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101907 Messages dans 7356 Sujets par 799 Membres - Dernier membre: carmeneu4 février 20, 2018, 22:30:25 pm
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Opale Campagnes  |  Cthulhu  |  IdF - Vincent B  |  CR (Modérateur: Vincent_B)  |  CR 2018/01/27
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Auteur Sujet: CR 2018/01/27  (Lu 26 fois)

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Hors ligne UNFOLD

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CR 2018/01/27
« le: février 13, 2018, 00:32:26 am »
Mike, Edmund et Frank entendent un étrange sifflement dans leur tête


12 décembre 1933.

Le moment deviendra peut-être historique. Le camp Lake était déjà situé à 3 500 mètres d’altitude et pourtant les avions de l’expédition Starkweather - Moore montent, montent, montent… Les pilotes sont mis à rude épreuve. Heureusement que Mike, copilote hors pair, est là pour rattraper les inexactitudes de Halperin. Au fil de l’ascension Frank constate que la radio capte de moins en moins, il reçoit l’autre avion 3/5 et le camp Lake 1/5 mais aucune trace du Northrop d’Acacia.

À 5 500m, tout le monde sort les bouteilles d’oxygène. Edmund vomi. À l’approche des 6 000 mètres l’équipage observe des structures carrées sur les montagnes. Mike constate que l’aéronef file à plus de 300 km/h en raison d’un puissant courant d’air dans le col. Le feu de l’action ne permet pas de s’investir plus loin dans la réflexion mais dans un bref éclair il se demande comment l’équipe repartira. Il se produit alors un phénomène inexplicable : Mike, Edmund et Frank entendent un étrange sifflement dans leur tête, comme un son de flute discordante. Ce son ne vient pas de la radio, et nul autre ne semble l’entendre. Cela ne semble pas avoir de conséquence… pour l’instant.

Alors que les avions peinent à 7 500 mètres les explorateurs aperçoivent des structures situées sur les parois, alors que les aéronefs s'engagent dans un col dominé par des sommets 2 000m plus haut. Les ouvertures qu’ils y distinguent sont trop régulières pour être liées au hasard, et pourtant les proportions défient l’entendement. Poussés par la tourmente les avions filent à plus de 400 km/h à travers la passe et franchissent les Montagnes Miskatonic, surgissant de l'autre côté... Devant eux se déploie une sorte de haut plateau qui semble situé à environ 5 000 mètres d’altitude et dont émerge une cité. Mike pense aux mirages thermiques et prévient les autres de faire attention.

Ils survolent maintenant le centre d’une zone de 1000km² de ruines cyclopéennes (allant jusqu'à 50 km des montagnes, et à perte de vue de part et d'autre de leur point d'arrivée). Mike et Frank remarquent un avion posé dans ces ruines, mais au second survol ne le retrouvent pas. S’agirait-il d’Acacia ? Frank fait un test radio : 2/5 avec l’autre avion, 0/5 avec Lexington.



Cet homme aurait fait carrière comme coach motivationnel



Il est midi lorsque les appareils se posent dans la cité. Altitude : 5 100 mètres. Le soleil rase les sommets, il est possible qu’une sorte de nuit tombe sur la cité le soir. La lumière est déjà rouge.

Les voilà sur une place de 600 mètres de diamètre. Starkweather sort de l’avion et produit une nouvelle fois un discours de motivation. Cet homme aurait fait carrière comme coach motivationnel… ou comme politicien. Il fait le tour du propriétaire avec Moore pendant que leurs subordonnés déchargent le matériel. Ils proposent d’installer le campement près des parois de ruines qui entourent la place. Ces murs font entre 3 et 4 mètres de hauteur, cela fait un bon abri.

L'altitude est plus basse que prévu : Moore anticipait un campement à 6 000 mètres, la pression atmosphérique est donc plus haute que prévue. Ce sera l’occasion d’économiser les bouteilles d'oxygène. Il donne quelques directives aux aventuriers : « Dès que le campement est établi vous devez vous reposer. Ces bâtiments sont en ruines mais ils sont peut-être habités, soyez prêts à vous défendre, gardez vos armes sur vous et alertez les autres en cas de problème ».

Dewitt et Halperin, avec Miles, prennent Mike à part pour évoquer le voyage de retour. Il faudra probablement contourner les montagnes à la recherche d’une autre passe, à cause du courant contraire dans le col qu'ils ont emprunté à l'aller. Ils conviennent donc ne pas utiliser les avions d’ici là.

À 13h30 Starkweather invite ses équipes à explorer les environs, armés, avec pour cela une plage de quatre heures.



Sous le tertre il y a une bâche, sous la bâche il y a une tête


Frank, Mike, Niels, Edmund et David partent vers la (fosse bordée d'une rampe en) spirale qui est au centre de la place, non sans s’étaler de tout leur long dans la glace. Sur ces entrefaites acrobatiques, ils traversent 100 mètres de décombres pour atteindre le puits qui est au centre. Ce puits mystérieux fait 70 mètres de diamètre et descend à 20 mètres sous le sol du plateau. Exactement ce que décrit le rapport Dyer !

David remarque des traces de pas palmés nervurés et Mike des traces de bottes. L’équipe entame sa descente. Les parois de la rampe sont ornées de panneaux de 3 mètres de large et 1 mètre de haut. 4 mètres plus bas, les panneaux s’écartent pour laisser la place à une ouverture latérale obstruée donnant au niveau du sol, mais le quintet continue tout droit.  Le fond du puits est entouré d’arches. Certaines sont obstruées par des blocs. Trois choses attirent l’attention des explorateurs : une des arches a été déblayée et il y a des empreintes de pieds palmés à proximité, visiblement plusieurs individus. Sous une voûte, glissé dans une fissure, David remarque un morceau de papier gelé. Il n’y a rien d’écrit dessus. Enfin, il y a là un tertre géométrique et trois monticules.

Edmund et Mike déblayent les monticules et trouvent trois traîneaux dont les skis ont été enlevés. Sous le tertre il y a une bâche, sous la bâche il y a une pierre en forme d'étoile, sous la pierre il y a une tête, celle de Gedney et son corps en-dessous. David se rappelle que d’après le rapport Dyer le corps de Gedney aurait dû se trouver sur le traîneau… quelqu’un, ou quelque chose, est passé sur les traces de Dyer. Edmund veut autopsier la dépouille de Gedney. Le corps est intact car littéralement congelé par le froid.  Docteur Edmund, comme Frank semble avoir décidé de le surnommer, suppose une blessure par une lame. Il n’y a pas trace d’opération.

Après cette macabre découverte et de longues tergiversations, le groupe décide de suivre la piste de papier laissée par Dyer. La galerie est large, ornée de bas-reliefs faits de cette même pierre sombre. Tous les 10 ou 15 mètres, un bout de papier attend nos petits poucets, qui s’arrêtent régulièrement pour écouter. Dans un calme sépulcral, ils ne perçoivent que chutes de pierres et craquements de glace.  Au bout de 200 ou 300 mètres, ils arrivent sur un vestibule donnant sur 5 couloirs. La température augmente, mais aucun signe de manchots. Peut-être est-ce l’effet des fresques, mais en son for intérieur, David se demande quel est le lien entre les choses très anciennes et Cthulhu. Frank teste son prototype radio pour découvrir qu'il est comme au coeur d'une cage de Faraday, entouré de parois imperméables aux ondes radio. Il est 16h30 et les apprentis spéléologues décident de retourner au campement pour éviter que leurs camarades ne s‘inquiètent. Ils achèvent leur ascension à 17h15.



Niels et David jouent aux ombres chinoises dans la brume et ont moins peur


Une brume rougeâtre émerge du sol. Le camp a été déplacé dans une vaste salle pentagonale, non loin du premier campement. Si quelque chose les observe, ils ne peuvent pas le savoir mais ils en ont l'impression, ainsi que la sensation étrange que quelque chose va arriver. D’ailleurs, les gens au campement sont tous plus ou moins angoissés. Endurci par la sélection naturelle canadienne, David reste plutôt optimiste. De temps à autre Niels a des absences. Mike, Edmund et Frank souffrent d’un trouble de la perception des proportions et du temps, qui leur paraissent tantôt trop petites, tantôt trop grandes. Seul Starkweather, qui revient de sa propre exploration, semble fidèle à lui-même. Il se montre dithyrambique quant à l’expédition. Avec ses compagnons, ils ont trouvé du bois pétrifié (bon, c’est moins extraordinaire qu’un cadavre, mais ne gâchons pas sa joie). En parlant de cadavre, Docteur Edmund explique à Moore les découvertes faites pendant la descente. Rappelons qu’à part nos cinq aventuriers, lui seul a connaissance du rapport Dyer.

L’équipe se répartit dans les tentes à oxygène. Miles, Moore, Edmund, Mike, Frank et David restent éveillés. Frank refait un essai radio, mais ne capte que des parasites. Les autres se rendent compte que Miles est complètement absent. Il ne comprend plus les mots « avions » ou « métier ». Il ne reconnaît même plus son nom ! Edmund prépare une piqûre de morphine mais doit d’abord utiliser du chloroforme face à un Miles peu coopératif. On réveille Niels pour mettre Miles à sa place dans la tente.

Mike, Edmund et Frank décident de s’adonner au poker pour se détendre. Niels et David explorent les alentours et jouent aux ombres chinoises dans la brume et ont moins peur. Ils reviennent au bout de deux heures. À minuit la brume se dissipe mystérieusement et tous se sentent mieux. Fatigués, mais détendus. Vers 1h30, ils prennent leur tour dans les tentes. L’occasion d’apprendre que Dewitt et Halperin ont mal dormi et ont la sensation désagréable d’avoir fait des rêves dont ils ne se rappellent pas. Des rêves très étranges. Seul Starkweather est, là encore, fidèle à lui-même. Frank dort avec son rameau tandis que Niels, Edmund, Mike et David dorment chacun avec un signe de R’lyeh.



Un poisson antédiluvien dans l’océan primordial


13 décembre 1933.

Tous ont bien dormi pendant ce second tour de repos. Cela ne sera pas de trop pour affronter la température : il fait -37 degrés Celsius.

Il est 8H quand Starkweather annonce son objectif, aller voir les deux statues cyclopéennes situées à côté du lit du fleuve gelé. Frank monte sur le bord de la cuvette pour regarder le plateau à la recherche de structures marquantes. Il aperçoit un obélisque blanc ! Il remarque aussi une grande terrasse en contrefort des montagnes : ce doit être l’endroit où Dyer s’est posé. À de nombreux endroits l’horizon est bouché par des édifices de 30m de haut… et qui datent d’éons.

À 9h30 le quintet part pour sa deuxième exploration du puits, équipés et armés. Au vestibule, il choisit le couloir le plus à gauche. Au bout d’une heure, il constate qu’il s’agit d’une sorte d’entremêlement de salles et de passages et que tous les couloirs vont dans la même direction. Certaines fresques sont endommagées, peut-être volontairement. D'après les sculptures, les anciens se sont battus contre des races extra-terrestres, dans l’espace et sur terre. Ils ont combattu Cthulhu et ses larves stellaires.

L’équipe finit par abandonner son traîneau. Le couloir se met à descendre et à tourner. Après un temps indéterminé, il débouche dans la grande salle évoquée par Dyer. Il est presque midi et il y a des déjections de pingouins sur la rampe. Au bout de dix minutes de descente supplémentaire, la température et l’humidité augmentent de façon notable. Les fresques sur les murs ont presque disparu, remplacées par des striures, comme si quelqu’un ou quelque chose avait voulu effacer l’histoire.

Nos explorateurs descendent pendant encore 30 minutes. La galerie-rampe fait 5 à 6 mètres de haut et des grottes naturelles s’ouvrent parfois sur les côtés. David remarque des traces de pas d’Anciens qui n’ont pas l’air trop anciennes, mais il ne peut être plus précis. Ils finissent par trouver un accident géologique, un décrochement d'un demi-mètre au niveau du sol,  et remarquent que les gravas ont été repoussés en leur milieu par une… large masse.

Tout le monde tergiverse à nouveau, Frank et Docteur Edmund prônant de faire demi-tour. Ils ont l’impression que cette exploration n’aura pas de fin. Mike, en véritable performeur, souhaite continuer. Passer les montagnes ne lui a pas suffi, il veut encore écrire l’histoire ! Niels est sur la même longueur d’onde que l’américain d’origine irlandaise : les fresques, les galeries, il est comme un poisson antédiluvien dans l’océan primordial. Finalement nos fortes personnalités s’accordent pour persévérer encore un peu, quelques mètres, quelques minutes encore. À 14h30 un bruit inhabituel se fait entendre. Certains croient apercevoir une lumière. Ils camouflent leurs torches… Il y a bien de la lumière en face, dans l’obscurité, et elle pulse de façon régulière ! S’agit-il des allemands ? D’un autre membre de l’expédition Starkweather - Moore ? D’une chose très ancienne ?

Les explorateurs continuent leur descente en direction de la lumière et arrivent une centaine de mètres au-dessus d’une vaste étendue d’eau, un lac souterrain situé dans une caverne géante mesurant 100 ou 200 mètres de hauteur. Une rampe descend jusqu'à la grève, taillée dans la paroi. L’esprit humain peine à transcrire ce spectacle autant qu’il peine à l’assimiler. Le lac et la caverne semblent s’étendent sur des kilomètres, à perte de vue dans les ténèbres. La lumière régulière, verdâtre, désagréable, vient d’une sorte de phare assez éloigné. Mais qui, ou quoi, saurait naviguer sur cette mer souterraine ? Le mot « vertige » n’est pas assez fort pour désigner le chavirement des certitudes vécus par nos têtes brulées. Un bruit dramatiquement familier se fait alors entendre : « tekililiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ».

Docteur Edmund sonne la retraite tandis que Niels nage en pleine béatitude cosmique. Il pourrait rester là éternellement.  Frank et Mike le tirent gentiment mais fermement par les épaules. Et alors que tout le monde décampe, David baisse les yeux vers la « rive ».  Il voit deux léviathans qui se battent dans une chorégraphie eschatologique.

Il faudrait 1h30 pour remonter jusqu’à la grande salle, et ensuite 45 minutes pour atteindre le campement, mais notre équipe y parviendra-t-elle ? Nos héros perdront-ils la raison, voire la vie ? Seront-ils repérés et dévorés par ces indicibles shoggoths ?
« Modifié: février 15, 2018, 13:04:46 pm par UNFOLD »

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