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Opale Campagnes  |  Trône de Fer  |  IdF - Moine Noir  |  La campagne  |  Récits des personnages (POV) (Modérateur: Moine Noir)  |  S1-Ep. 05 - Cederik
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Auteur Sujet: S1-Ep. 05 - Cederik  (Lu 247 fois)

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Hors ligne Moine Noir

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S1-Ep. 05 - Cederik
« le: août 10, 2017, 10:21:42 am »
Par Evergard

Mémoires de Cederik

Beau ciel bleu, soleil haut et…au galop !
Jamais aimé les canassons, ils font n’importe quoi et pense qu’à bouffer dès qu’on a le dos tourné. Remarque c’est pareil pour les hommes, sauf que les hommes…ça bouffe tout !
Nourriture, argent, temps, amour, haine, et j’ten passe…ça bouffe vraiment tout les hommes.
Pt’ être pour ça que j’aime pas les hommes aussi…

La ptite souris s’est barrée, enfin c’est ce que j’ai cru au début.
J’me suis dit « Ayé, elle a compris qu’elle avait rien à foutre là et elle s’est tirée ».
Me suis gouré…kidnappée par des gredins qui ont pas manqué occire le jeune fils. J’espère qu’il va s’en tirer le petiot. Je l’aime bien.

Le Ser Portifer m’a commandé de l’accompagner… bien entendu que j’vais t’accompagner Ser !
Tu crois quand même pas que j’vais te laisser essayer de récupérer la petiote tout seul non ?
On sait tous les deux que tu y arriveras pas. Voir même que tu vas te faire dézinguer en essayant.
Et après ça l’vieux seigneur il va se retourner dans sa tombe en murmurant mon nom parce que j’ai pas fait le boulot. Pas question, je fais toujours le boulot…
Marrant ça, il y a encore deux nuits il m’expliquait tranquillement avec des mots gentils et courtois qu’il avait plus besoin de moi. Que les choses allaient changer maintenant que c’était lui le seigneur.
Et aujourd’hui il déboule les larmes aux yeux en me commandant d’aller chercher la ptite souris…marrant…

T’étais où Ser quand ton père a failli se faire suriner ? En train de jouer à la lame de bois ?
Ben moi j’étais là ! J’étais là chaque fois que le vieux seigneur il avait besoin. Chaque fois qu’il avait une mission. Chaque fois qu’il avait besoin de se confier. Et si aujourd’hui t’as un ptit lopin terre à diriger et une belle armure à briquer c’est pt’être parce que il y des gars comme moi qui font le boulot.
Il l’avait compris le vieux seigneur…il a juste fait une connerie…il oublié de te l’expliquer !
Donc t’inquiète, j’vais la récupérer la petiote moi…

En attendant…au galop !

Une demi-journée sur la route mais pas l’choix, faut rattraper le brigand qui a kidnappé ma ptite souris. « Tout-miel » qui s’appelle.
T’inquiète mon gars, quand j’vais t’chopper on va t’entendre gueuler jusqu’à Bravoos.

Sur la route on rencontre 4 hommes. Alors qu’on arrivait à toute berzingue, z’ont même pas bougé… genre « on attend tranquille de se faire emplafonner par 4 cavaliers au galop mais c’est pas grave ». Des fêlés certainement…
Heureusement que le Ser a ordonné de s’arrêter mais c’est pas passé loin.
Dans le tas il y a 2 pauvs soldats blasés, 1 chevalier bizarre qui a l’air d’avoir envie de pleurer et un ptit seigneur de j’sais pas quel coin.
On leur a demandé si y z’avaient pas croisé le « Tout-miel » et ses brigands. « Pour sûr ! » qui nous répondent, « Ils sont partis en direction du relais ». Le Ser Portifer explique la situation au ptit seigneuriot et vlà t’y pas qu’il s’engage à nous filer la main.
Ça a quand même du bon la chevalerie …
Le gars il demande a un autre gars qui passe « Viens te faire zigouiller avec moi » et l’autre lui répond avec le sourire « Bonne idée, allons-y ! ».
Ouais…ça a du bon la chevalerie…et ça économise les dragons !

Et personne pense aux pauvs soldats qui se sont pas engagés pour ça eux ?!
Eux ils sont là pour protéger le ptit seigneuriot des dangers du ptit seigneuriot, pas des dangers des autres. Ils ont pas une famille aussi les ptits soldats ? Ils ont pas des bouches à nourrir les ptits soldats ?
Ben c’est pas grave hein ? On s’en fout tant que les chevaliers et les seigneurs s’font des cajoleries entre eux alors tout va bien.

On arrive finalement au relais le soir. Le ptit seigneur, le chevalier Triste et moi on s’rend à l’intérieur afin de voir si les gueux sont là en laissant l’Ser Portifer à l’extérieur. Ben ils sont là…
Forcément avec la façon insistante qu’ils ont de regarder les 6 gars qui bouffent on s’fait repérer…
Mais quel âne je suis ! Comment j’ai pu m’enfoncer là-dans avec 2 gars discrets comme des bouffons chez les sœurs du silence ?
Vlà t’y pas que le « Tout-miel » se pointe à notre table en posant des questions. On essaie tant bien que mal de baragouiner des explications foireuses, le seigneuriot s’embrouille, j’essaye de rattraper le coup en jouant les gars un peu outrancier…et j’me prends une calotte de la part du chevalier triste qui se met à défendre l’honneur bafoué de son ptit seigneur…

Mon gars… j’en ai croisé des durs, des vrais meurtriers, des gars qui égorgeraient pères et mères pour une chope de bière frelaté et pas un d’entre eux n’a osé me coller une baffe !
Et lui s’le permet... T’as du bol qu’il y a la mission…
Remarque il s’est excusé après en m’expliquant que c’était pour donner le change. Mouais…excuses acceptés…il a paniqué et a réagis comme il a pu. A la limite j’ai envie de dire que ça a fonctionné. Passe pour cette fois…c’était presque malin de sa part…
Par contre à la prochaine j’te surine comme un vulgaire poulet, j’t’enfonce ton épée là dans la gorge et je te la fait ressortir parcqu’y t’sert à évacuer ta bouffe à outrance.
Je ne manquerais pas d’te planter en plein milieu d’un croisement afin qu’les pauvs clébards puissent bouffer aussi.

Une fois le « Tout-miel » barré c’est un autre Ser qui se pointe. Un Florent…il s’met à invectiver le ptiot seigneur qui dît rien, qui laisse faire, qui la ramène pas…j’me demande même si il va pas se faire dessus là, devant nous, en plein milieu de l’auberge.
Pas grave j’me dis, le Ser Triste va s’lever lui en coller une comme il m’en a collé une à moi pour défendre le petiot…ben non !
Rien, nada , il bouge pas… Ben c’est certain que c’est plus glorieux de coller une rouste aux ptites gens qu’aux chevaliers. Pourtant il y est pas aller de mains mortes le Florent…
Comme quoi l’honneur et la susceptibilité passent vite fait à la trappe quand l’besoin s’fait sentir…

M’a fait d’la peine le ptiot seigneur. Il va jamais arriver à ses 20 ans à cette allure-là. Pt’être ben finalement qu’il aurait besoin d’un gars d’confiance. Un gars comme moi qui s’rait là pour faire les missions qui vont bien. Celles dont on parle pas et qui font que les grands d’ce monde sont…les grands d’ce monde.

J’m’en vais expliquer la situation au Ser Portifer et vlà qui m’fait la réponse à laquelle j’m’attendais…
On les attaque au matin, à la fraiche, en face à face, à 4 contre 6 dans un duel d’honneur en espérant qu’on nous prête la main et qu’il arrive rien à sa sœur par je sais pas quel miracle de ses septs (pour pas dire mes deux…).
Mais j’ai fait quoi pour mériter ça ? J’essaye de le convaincre de les exterminer pendant la nuit, de profiter du sommeil, que c’est que des gueux et des brigands. Ben non, il préfère risquer la vie de la ptite souris…
T’inquiète Ser, j’vais m’en occuper de la petiote, j’vais me chopper le « Tout-miel », vais le pointer comme il faut et il aura pas le temps de bouger. Les autres oseront pas s’en prendre à elle si on leur ordonne pas. C’est lui le danger !

J’me rentre à l’auberge pour la nuit et j’y croise justement le gredin. Il me propose de l’accompagner. Il a remarqué ma petite danseuse que j’porte et a bien compris que j’lai mérité. Il y a du pognon à se faire, des dragons, beaucoup de dragons…
J’m’en fout d’tes dragons mon gars. !
J’le connais ton maître, le Ser Clegane, la Montagne, c’est un chien enragé qui se fait passer pour un homme. Il profite des braves gens, il égorge, pille, viole et tue les petits et les faibles.
J’lui fait croire que j’suis intéressé, que j’suis avec lui et au moment venu…il va aller au bal avec ma danseuse !

J’vais voir le ptiot seigneur et lui explique la situation. Il propose d’intervenir en prenant les gueux à revers afin de les prendre en tenaille. Bon plan, il est malin le jeune. On va peut-être en faire quelque chose finalement. J’lui propose alors mes services. C’est certain qu’une fois qu’on aura récupéré la ptite souris mon temps sera compté au domaine. Tôt ou tard le seigneur va me congédier, il aime pas mes méthodes, il aime pas cette facette de son père que je lui rappelle.
Tandis qu’le jeune lui il a besoin. Besoin d’un gars a qui il peut confier des missions, une lame dans son dos qui ne le poignardera pas.
Et vlà t’y pas que l’honneur repointe le bout de son nez… J’croyais qui s’était barré avec les déjections lâchées sur le banc lors de la confrontation avec le Florent mais il devait en rester un petit bout qu’est pas sorti…
Il prend vachement mal la chose, me l’a joue outré et me dis que je me montre outrancier envers mon seigneur. Ben non ptiot seigneur, suis pas « outrancier » suis réaliste !
Dommage, tu passes à côté d’une belle occasion ptiot seigneur…et moi aussi…trop jeune, il a pas encore compris que pour s’en sortir faut être capable de bien s’entourer.
J’lui dis de réfléchir, de bien peser le pour et le contre. Il me dît qu’il va y penser mais ça à l’air couru d’avance.
Le lendemain matin à la fraiche, comme prévu, on s’oppose aux brigands. Le Ser Portifer donne le ton, le Ser Triste lui pique la politesse et le ptiot seigneur reste planqué dans l’auberge.

Moi j’m’occupe du « Tout-miel » et j’le surine autant que j’peux. Il est vif le bougre ! Durant c’temps là les autres s’occupent du reste de la bande. J’suis quand même contraint de constater que le Ser Triste se débrouille pas mal même si c’est bizarre comment il s’bat.
Finalement tout le monde s’fait crever à part le chef. La ptite souris s’en sort bien. De toute façon il pouvait rien lui arriver, j’étais là !

J’emmène le gars à l’écurie afin de l’interroger. C’est un dur ça, va pas être évident. J’vais devoir faire mal, très mal si j’veux en sortir quelque chose ou alors…trouver une autre solution…

……Passage illisible…..

Obligé de m’laver les pognes et mon pourpoint tellement il a pissé le sang pour donner le change mais au moins il a lâché l’info et elle est pas belle. J’vais seulement en être bon d’une dette pour le Mutlifaces mais lui et moi on se connaît bien depuis le temps et il sait qu’il peut me faire crédit. J’m’en vais la causer au ptiot seigneur afin de lui montrer de quoi j’suis capable mais il me renvoie vers Ser Portifer…enfin seigneur Portifer…
Alors j’vais le voir et j’lui raconte.

Hé oui mon pauv seigneur, à ta mine de chat égorgé tu comprends comme moi. Le « Tout-miel » est embauché pour trouver une fille qui correspond à la description et pendant ce temps-là une autre troupe cherche les bâtards de notre bon roi Robert. Il y a clairement un lien aussi évident que ton incompétence de nouveau seigneur notoire.
Tu t’rappellerais pas d’un temps où l’bon roi s’rait venu au château se faire tripoter les parties par ta mère par hasard ?
J’espère que mon pauv vieux seigneur qu’est mort me pardonne cette pensée. Me demande même si il devait pas le savoir. Le connaissant ça m’étonnerai pas…

J’lui propose alors une solution. Faut cacher le ptite souris et on a qu’à demander au jeune seigneur. Il a l’air assez naïf pour marcher et risquer d’se mettre à dos la montagne sans poser de questions. De plus j’l’accompagnerais afin qu’elle soit bien protégée.
Et ça marche !
De toutes façons il a pas l’choix l’ser Portifer. Il est dans la mouise jusqu’au coup et il sait pas quoi foutre de toutes ces emmerdes. Forcément là il fait enfin ce qu’il a à faire…il écoute ce qu’on lui dît !

Avant qu’il lui annonce j’retourne voir le ptiot seigneur. Il me propose une partie d’échec. « Oui j’sais jouer » j’lui dît, « même que je faisais semblant de perdre contre mon vieux seigneur pour pas qu’il s’énerve ».
Du flan tout ça, personne le battait l’vieux bougre, pas moyen…trop bon…
Vlà t’y pas qui me propose 1 dragon d’or si je perds et 2 dragons d’or si je gagne. Ego quand tu nous tiens…
M’a fait une drôle de technique en faisant des déplacements avec le roi, des coups bizarres et retords mais au moins j’me suis fait un dragon d’or facilement sans avoir à me bouger le derrière et en sirotant un bon vin qui plus est.
Il est au moins doué à quelque chose le ptiot seigneur…
Il me propose finalement de venir avec lui quelques temps mais là j’lui dît de patienter, que l’ser Portifer il a quelque chose à lui dire.

Le soir même on bouffe enfin un bout correctement. La ptite souris à l’air pas bien, elle est palotte. Tu penses qu’elle a dû flipper. Faut pas t’inquiéter ma petiote, t’as ton ange gardien qu’est là.
Tu t’rappelles pas le fils du l’armurier qui t’embêtais ? Le chien du chenil qui avait failli te morde ou l’saleté de canasson qui t’avais fait tombé ?
Ton ange gardien il a toujours été là ma ptite et j’crois bien que tu l’savais quand tu me voyais rentré avec le sourire en coin. A défaut tu t’en doutais comme ton père qui lui se contentait de me jeter un regard noir avec son air pas content.

J’me lève de table pour aller voir le « Tout-miel », j’lui file même un coup de bière. Ça aurait pu être moi le « Tout-miel » si j’avais pas rencontré mon seigneur. Quelque part j’me sens proche de ce gars-là…

Quand j’reviens ils sont tous barrés s’pieuter à part le ptiot seigneur et la ptite souris qui cause avec un soldat à côté. J’lui fait signe de s’carapater et que je vais faire le chaperon.
Et vlà ti pas que la petiote elle me cause, elle me demande si ça va, si je veux fonder une famille, si j’veux pas un ptit bout d’terre. Elle me dît même qu’elle va causer pour moi à son chevalier de frère afin qu’il me donne un bout de quelque chose quelque part. Oui ma ptite souris, j’veux bien tout ça mais il me faut la bonne personne. Mais j’lui dît pas, j’dis même tout le contraire. Elle cause ensuite avec le ptiot seigneur et là…j’le vois fondre sur place !
Mais en vrai, il fait pas semblant, j’entends même pas le son de sa voix, je comprends rien à ce qu’il baragouine, il se transforme sous mes yeux en une ptite flaque de seigneur. Ben ça y est, elle l’a ferré ! Elle a toujours été maline la petiote, elle a compris qu’elle était pt’être une batarde et qu’il fallait qu’elle se case rapidement. Ben c’est bon ma puce, celui-là tu peux lui demander d’se jeter dans le trident si besoin, il le fera !
Avec un peu de chance il y trouvera même un rubis de Rhaegar et te le ramènera.

Après la discussion on va enfin s’pieuter, enfin…ils vont se pieuter moi j’vais faire ce que j’ai à faire…

Le lendemain matin on est réveillé par les soldats qui gambadent dans tous les sens. Le « Tout-miel » s’est carapaté durant la nuit. J’dis à qui veut bien l’entendre qu’il devait encore avoir des amis dans le coin et que vu comment on a monté la garde c’est presque normal qui soit plus là. A la limite le contraire m’aurait étonné…

Le Ser Portifer se tire à sa recherche et nous on commence à s’barrer à dos de bourrin.
Sur la route on lui demande comment elle veut s’appeler. Il lui faut un nom d’emprunt, faut qu’elle passe pour une gamine du peuple et pas pour une petite nobliotte. Marrant, elle choisit « Flowers », un nom de bâtard, comme si même elle savait qu’elle en était une…

La journée est jolie, la compagnie plaisante, même le Ser Triste il a l’air content. On est peinard en train de causer la « bâtarde » et moi. J’lui explique comment parler le langue du peuple, comment éviter ses manières et se comporter comme n’importe qui et pas comme quelqu’un qu’a un balais dans l’cul.

A ce moment-là on croise 3 ou 4 péquenauds sur le bord de la route, ils ont pas l’air nets et portent des armes cachées sur eux. Même le Ser Triste les a vu. C’est pas clair tout ça, ça sent le traquenard à plein nez. J’dis au ptiot seigneur qu’ils doivent pas être seuls, qu’il y a forcément quelques gars embusqués en plus et qui vaut mieux que j’aille voir. Mais vous pensez bien que c’que je raconte il s’en moque. Il écoute que sa ptite tête et passe son temps à dire au Ser Triste (et à moi maintenant…) « taisez-vous », « si vous vous taisez pas ça va mal finir ».
Bon…c’est vrai qu’le Ser Triste y dît pas que des trucs réfléchis, il a l’air d’avoir pris un sacré coup sur la calebasse mais à priori faut pas en parler.
Bref…il nous dît de continuer d’avancer et là…Pfftttt… ! Une saloperie de flèche vient s’ficher dans la ptite souris !

Et là c’est le cauchemar, j’me retrouve à suriner le bouseu qu’était pas loin d’nous, le Ser Triste sait pas quoi foutre et fini par venir me filer la main (comme si j’en avais besoin pour égorger un pauv gars de la terre), le ptiot seigneur se met à chouiner auprès de sa belle à un tel point que j’pensais qu’il avait lui aussi pris une flèche et les gardes demandent ce qu’ils doivent faire. A ce moment-là on entend un bourrin s’barrer et j’ordonne aux soldats d’aller choper le brigand qui s’tire vu qu’personne leur disait quoi foutre.
J’y serais bien aller moi-même mais suis pas bon avec les canassons. J’y peux rien, j’les aime pas et ils m’aiment pas.
Sauf que ça a pas plu au Ser Triste qui vient enfin de se réveiller et qui ordonne aux gardes de rester auprès du ptiot seigneur qui chiale afin d’lui donner des mouchoirs en dentelles au cas où il en manque. Formidable, on est bien avancé avec ça…En fait le Ser Triste il se réveille que quand j’dis quelque chose…

Vlà donc que l’tireur s’est barré et moi j’essaye de choper les gueux qui s’carapatent dans tous les sens. Sauf qu’un gars qui courre pour sa vie, j’sais pas pourquoi, t’as toujours l’impression qui coure deux fois plus vite. J’en chope aucun…

J’reviens rapidement vers la petiote et là j’vois l’seigneuriot qui essaye de la maintenir en vie. Barre toi ptiot seigneur, laisse moi voir ça. J’suis pas bon dans les soins mais j’connais les blessures.

Ben voilà, elle va crever…ma ptite souris s’apprête à bouffer son dernier bout de fromage. Moi aussi, j’vais finir par lâcher une larme si ça continue. Là j’passe un contrat avec le Multiface, une vie pour une vie.  Ouais j’sais j’ten dois déjà une et là ça va faire deux. Allez, fait moi cette faveur. Celle-là j’veux la garder !

Finalement il semble qu’elle va s’en sortir. Elle est grièvement blessée mais ça va le faire. La flèche est passée pas loin mais c’est pas encore mortelle si on s’dépêche de faire quelque chose et d’lui trouver un mestre. Moi j’crois que c’est le Multiface qui m’a écouté et j’lui rendrais !

Le ptiot seigneur y propose alors qu’on construise un brancard, de quoi la transporter plus facilement sans trop la brusquer. J’fais en sorte de trouver d’quoi construire le truc et on repart. On envoie ensuite un soldat en direction du château le plus proche afin de chercher des secours et moi j’passe sur les flancs, un peu en éclaireur, j’m’dis que l’corniaud qui a fait ça est encore dans le coin. Pourquoi j’suis si certain ? parce que si ça avait été moi j’serais resté afin de m’assurer que la cible est bien canée…

Au bout deux heures j’remarque un truc pas clair. Un bout d’jsais pas quoi qui dépasse, un truc un peu brun et clair. J’m’approche tout doux afin de pas brusquer la chose et j’vois que c’est le pauv soldat qu’on a balancé dans un fossé. Pauv gars…
Et là, tout près, j’vois le corniaud tout tranquille qui s’apprête à rebalancer de la flèche. Le gueux m’a repéré aussi et va falloir être rapide…raté ! Il décoche et me choppe en plein dans le bide. Je me mets à gueuler comme si on m’avait mordu le bout afin de prévenir les autres et j’le charge comme un damné. Je le plante vite fait, proprement et en y mettant du cœur et vlà qui cille même pas le gredin !
Il essaye de m’chopper en me tirant à bout portant et m’explose le flanc. Jamais vu ça ! Il est bon aussi l’sagouin, il tire à bout portant, esquive comme un diable à l’ancienne et encaisse comme un bœuf. J’en reviens pas !
Finalement Ser Triste déboule et l’enchaine avec moi. On colle le gus à terre et j’lui enfonce ma pointe dans la bide. Il gueule tout ce qu’il peut. J’commence à le charcuter afin qui cause. Une épée dans le bide ça fait mal, c’est douloureux, mais une pointe…une pointe ça passe toutes les armures, ça rentre dans n’importe quoi comme dans du beurre et une fois que c’est dedans t’as l’impression que tu vas jamais mourir mais tu gueule tout ce que tu peux pour que ça s’arrête. D’ailleurs j’lui fait cracher le morceau… le balafré…le balafré à Vieilleville !
J’essaye de lui en faire dire plus mais Ser Triste se découvre une conscience et s’apprête à l’achever. Non mon gars, pas touche, il est à moi !
J’le finis…proprement, d’un coup sec…Valar Morghulis !
C’est fait Multiface, j’tai rendu la pareille, tu peux sauver la gamine maintenant…
« Modifié: juillet 29, 2018, 12:41:09 pm par Moine Noir »
“L’homme qui prononce la sentence devrait tenir l’épée.” – Ned Stark

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