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102340 Messages dans 7472 Sujets par 905 Membres - Dernier membre: pepeARea janvier 28, 2020, 11:26:01 am
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Opale Campagnes  |  Trône de Fer  |  IdF - Moine Noir  |  La campagne  |  Récits des personnages (POV) (Modérateur: Moine Noir)  |  S1-Ep. 05 - Eaan
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Auteur Sujet: S1-Ep. 05 - Eaan  (Lu 234 fois)

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Hors ligne Moine Noir

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S1-Ep. 05 - Eaan
« le: août 10, 2017, 10:21:01 am »
Texte de Quentin

Jour 24, Mois 12, An 296

Ser Omeris est devenu très silencieux. Lui qui parlait tant, sa voix semble avoir pris le chemin de son cœur...

Nous avons assisté à l'enterrement d'Andrea Omeris. Son mari n'a dit mot tout au long de la petite cérémonie et je l'ai imité. Son père, Georges Soros, était aussi présent mais il n'avait pas le même visage. Ce n'était pas la tristesse qui dominait son regard mais de la colère. Ser Orlando est parti lui parler. J'ai essayé de lui laisser un peu d'espace mais je restais à porter d'écoute. Je n'arrivais pas à comprendre l'attitude qu'il a eu lors du duel. Seuls les mots de Soros étaient audibles. Il était énervé et rejetait Ser Orlando, qui le retenait pas le bras. Après quelques minutes, ils se sont séparés. Je suis parti m'enquérir de son état mais il ne m'a pas répondu. Pour essayer de lui remonter le moral, je lui ai parlé de ses enfants, je voulais savoir s'il souhaitait les voir mais une fois de plus, seules quelques expressions furtives se sont affichées sur son visage. Je l'ai poussé à venir avec moi les voir. Même s'il ne l'a pas demandé, je me doute qu'il ne veut être nulle part ailleurs qu'à leur côté.
Nous sommes donc allés sur le Port, à la résidence Soros. C'est le maître de la maison qui nous a reçu. Je lui ai demandé si son beau-fils pouvaient rencontrer ses enfants. Ils ont perdu leur mère, il ne faudrait pas qu'ils perdent leur père... Je voulais au moins qu'il puisse les voir avant de commencer notre voyage vers Villevieille... Georges Soros a été catégorique : les enfants se reposaient, il n'acceptait pas de laisser Ser Orlando entrer. Il a eu ensuite bon nombre de paroles difficiles envers Ser Orlando... Je n'ai pas insisté plus longtemps et nous sommes rentrés...

Je comprends que Georges Soros soit anéanti par la perte de sa fille mais étais-ce une raison ? J'ai pourtant essayé de lui faire comprendre que Ser Orlando n'était pas responsable des décisions de sa femme... Mais avec le recul... Ai-je vraiment mon mot à dire ?

Jour 26, Mois 12, An 296

Le Seigneur Brevan est un homme qui n'hésite pas à exprimer son point de vue sur tout... Au détriment des formes...

Ce matin, Cléon et Lindal ont eux aussi entrepris un voyage, maritime dans leur cas. Ils sont partis visiter les Îles Bouclier. Nous aurons bien des choses à nous raconter lorsque nous nous retrouverons. De notre côté, nous sommes partis avec deux soldats vers Villevieille. Nous passerons par le domaine Dunn puis nous rattraperons Hautjardin avant de prendre la direction du Sud.

Nous sommes arrivés sans encombre en fin de journée au domaine. Le Seigneur Brevan et Messire Ethan nous ont accueilli. Le silence de Ser Orlando n'a clairement pas plu au seigneur mais je pense que cela est ma faute. Connaissant les petits manques d'étiquette dont Ser Orlando fait parfois preuve, je lui avais fait la demande de ne pas parler sans que je ne lui demande. Grossière erreur de ma part car cela conduit finalement à créer le problème que je voulais éviter... J'ai rapidement repris la main de la conversation en parlant du besoin des services de l'artisan officiant ici. Le seigneur n'a rien vu contre. Cela aura prit du temps mais la machine d'Amédée va pouvoir être réparée.

Au dîner, aucune dame n'était présente. Ser Léandre nous a rejoint. Nous avons abordé bien des sujets, même si le seigneur Brevan est un peu... Rustre... Il n'en reste pas moins agréable d'assister à des dîners en sa compagnie. Au moins, nous sommes toujours sûrs de ne pas nous ennuyer... Il a demandé des nouvelles de Cléon, s'est posé des questions concernant ma virilité et n'a pas hésiter à avoir quelques mots déplacés... Non, je n'aime pas les hommes... Je n'ai juste aucune expérience dans la séduction... Nous avons parlé aussi combat et stratégie car il me demandait si je savais bien manier ma lame. Il m'a donné un excellent conseil sur le sujet : la connaissance pure ne servait à rien si je ne voyais et ne vivais pas directement des batailles et combats... Il s'est moqué de mon envie de voir les environs de mes propres yeux... Pour lui, rester dans son domaine suffit amplement...

Bien que durs à encaisser, les propos du seigneur ne sont pas sans aucun sens... Et malgré le malin plaisir qu'il semble avoir à me rabaisser, je me sens comme chez moi ici. Le seigneur Brevan reste fidèle à lui-même et je ne pouvais et ne devais lui en vouloir...

Jour 27, Mois 12, An 296

Demain sera ma première vraie bataille... Il est de mon devoir de réussir...

J'ai profité de l'hospitalité du Seigneur Dunn pour m'entraîner aux côtés de Ser Orlando et Ser Léandre. Nous sommes partis peu après nous être remplis la panse.

En milieu de journée, nous avons laissé passer un groupe composé de six cavaliers et d'une femme allant dans la même direction que nous. J'ai préféré la sécurité à la bienséance et les faits m'ont donné raison... Ce groupe ne s'est même pas arrêté une fois arrivé à notre hauteur... Cela a été moins étonnant quand nous avons appris qui ils étaient... Deux heures plus tard, un autre groupe, de quatre cavaliers cette fois, se rapprochaient de nous. De loin, nous avons reconnu leurs couleurs: il s'agissait de la famille Woodwright. Nous avons tous mis pieds à terre. Le Seigneur Portifer Woodwright, également chevalier, s'est présenté, lui, un homme assez énigmatique nommé Cédérik et ses deux soldats, et nous a demandé si nous avions croisé une troupe montée conséquente. Il nous a apprit que les hommes que nous avons vu passé plus tôt avaient attaqué leur domaine. Son frère a été gravement blessé et laissé au soin de leur mestre tandis qu'ils avaient enlevé sa sœur... Je ne sais pas vraiment ce qui m'est passé par la tête sur le moment. Peut-être tout simplement l'envie d'aider un frère a sauvé sa famille... J'ai immédiatement proposé notre aide. Ils n'étaient que quatre face à ces lâches, je pense qu'il en allait de mon honneur de tendre la main vers le seigneur Portifer. Il est entré dans les détails et nous a apprit le nom de leur chef : Raph-Tout-Miel... Ce nom... Tom Sept Cordes en avait parlé il y a quelques jours. J'ai donc partagé toutes les informations que j'avais à ma disposition et la sinistre réputation de Ser Gregor Clegane a fait pâlir le seigneur Portifer. Nous nous sommes mis en route avec nos nouveaux "compagnons".

Sur la route vers Hautjardin se situe un relais servant de point de repos entre le domaine Dunn et le domaine Tyrell. Une fois atteint, le seigneur Portifer a demandé à Cédérik de partir en reconnaissance. Il espérait que les brigands se soient aussi arrêtés ici. Le seigneur a souhaité rester à l'extérieur. Quant à nous, après avoir laissé nos montures à l'écurie, nous sommes entrés dans l'auberge. Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour les repérer. Ils festoyaient à une table comme si de rien n'était. La jeune femme à leur table semblait effrayée... Elle devait être la jeune sœur du seigneur, Dame Alexandra... Nous avons manqué de discrétion et Cédérik n'a pas hésité à nous le faire remarquer. Bien que ce soit un homme dont le seigneur Portifer a confiance, j'ai du mal avec lui. Il a la mauvaise habitude de prendre tous ceux qu'ils croisent pour ses amis. Et malheureusement, ses amis ne semblent pas éduqués... L'un des brigands s'est dirigé vers nous, un grand roux assez massif. Malgré son apparence, il avait bien plus de manière qu'on ne pouvait le croire. Cédérik devrait peut-être s'en inspirer un peu... Après avoir échangé quelques mots, notamment sur la raison pour laquelle nous les observions, Cédéric a recommencé à me parler très familièrement. Ser Orlando lui a décoché, sans prévenir, une fulgurante gifle. Je n'ai jamais été aussi content que Ser Orlando soit là. Il a remis Cédérik à sa place. L'homme roux est reparti à sa table. Je ne sais pas du tout s'il se doute de qui nous sommes. Peu de temps après, j'ai eu des sueurs froides... J'ai vu que Ser Imry Florent était aussi dans l'auberge... Le meurtrier de feu Bedric... Pourquoi devait-il, lui parmi tous, se trouver à cet endroit précis, à ce moment précis...
Les soldats ont demandé la permission d'aller louer nos chambres. Ils nous ont donc laissé tous les trois à table. C'est à ce moment-là que deux des six malfrats ont emmené leur prisonnière à l'étage. C'est à ce moment-là que la beauté de cette demoiselle m'a frappé. Malgré son regard apeuré, ses yeux restent des plus magnifiques... Et puis j'ai entendu une voix. La voix de Ser Florent... Il m'avait repéré. Il a tenté, provocation après provocation, de me faire réagir. J'avais vraiment envie de lui répondre. Le tueur de mon frère me raillait... Mais ce n'était pas le moment. Je ne pouvais pas laisser la colère s'emparer de moi et créer des problèmes au seigneur Woodwright. Il y avait bien plus en jeu que mon égo... Il a fini par nous laisser... Cédérik en a profité pour aller parler avec son maître.
Avant qu'il ne revienne, les soldats sont revenus et nous sommes allés nous reposer dans nos chambres. Un peu plus tard, Cédérik m'a fait part de la décision du seigneur Portifer : il va les confronter demain matin. J'ai commencé à réfléchir à un plan qui nous permettra de prendre l'avantage. Les attaquer sur deux flancs est idéal. Nous les surprendrons et grâce à cela, gagnerons un avantage conséquent. Notre priorité est de mettre la demoiselle en sécurité. Si nous y arrivons, le seigneur Portifer pourra appliquer son droit de justice en toute quiétude. Il faut absolument éviter qu'elle ne serve de bouclier... Ser Orlando n'était pas très heureux du plan. Pour lui, attaquer sur deux flancs mettaient son honneur à mal... Parfois j'ai du mal à comprendre sa conception de l'honneur... Ce n'est pas comme si j'avais demandé qu'on attaque ces hommes lorsqu'ils seront désarmés. J'appliquais seulement l'une des tactiques les plus basiques de la guerre...

...Le combat va commencer dans quelques heures... Je tremble un peu... J'essaye de me concentrer sur demain mais... Je les revois. Ils étaient d'un bleu si envoûtant... Et il m'appelait à l'aide. Je sais que je ne suis pas un chevalier. Que je n'ai jamais fait de serment mais... J'ai donné ma parole au Seigneur Woodwright. Je lui rendrai sa sœur, coûte que coûte...

Jour 28, Mois 12, An 296

C'est bien la première fois que je me sens ainsi... Je n'ai jamais ressenti autant de détermination à accomplir un devoir, à tenir ma parole. Serait-ce parce que cela est mon tout premier choix hors du Nid ? Ma première "aventure" ? Ou...

Nous nous sommes apprêtés. Dès que nous avons entendu la voix du seigneur Portifer, nous nous sommes rapprochés de la sortie. J'ai jeté un rapide coup d’œil dehors, c'était parfait ! Nous étions situés idéalement. Il ne restait plus qu'à attendre le bon moment... Le seigneur Woodwright et Raph-Tout-Miel, qui s'est révélé être le grand roux d'hier, ont commencé à s'échanger des invectives. La tension est montée très rapidement. Cédérik et Ser Orlando s'étant installés dans l'ouverture de la porte, quelques uns des bandits leur ont fait face. Au moins, Ser Orlando n'aura pas son "honneur" bafoué... Raph s'est alors retourné vers Cédérik et lui a demandé s'il avait choisi son camp... Que cela voulait-il dire ?! Juste après, quitte à violer les règles de bienséance, j'ai décidé d'agir. L'adrénaline et le frisson qui ont parcouru mon corps m'ont poussé à lancer l'assaut. Ser Orlando et les deux soldats ont foncé tel un faucon vers sa proie, leurs "serres" mises au clair. Je me suis moi-même jeté dans la bataille. Les échanges de coups déferlaient. Les hommes de Raph tombaient un à un. Malheureusement, chacun était trop occupé à combattre et j'étais trop loin d'elle pour sortir Dame Alexandra du milieu de la tempête. Par chance, elle était dans l'oeil du cyclone, elle n'a reçu aucun coup... Lorsqu'il a vu ses hommes défaits, Raph s'est rendu. Le seigneur a accompagné sa sœur à l'intérieur de l'auberge. Cédérik s'est chargé du prisonnier et s'est éloigné avec lui, probablement pour l'interroger.

Une fois que nos soldats avaient évacué les corps des défunts, je les ai invité à notre table et je les ai félicités. Je suis vraiment fier d'eux. Chacun s'est battu vaillamment. Je me suis entretenu discrètement avec Ser Orlando. Je lui ai dit que nous ne tarderions pas à partir. Il m'a conseillé de rester mais je ne l'ai pas écouté... Pas tout de suite. Le seigneur Portifer est redescendu des chambres après avoir rassuré sa petite sœur. Il m'a proposé de ne repartir que le lendemain. Il souhaitait nous remercier pour notre aide. C'est aussi pour cela qu'il ne tiendrai pas rigueur de mon manque de respect quant aux ordres donnés pour l'assaut. En un coup d’œil vers Ser Orlando, j'ai compris. Compris qu'il avait tout à fait raison de m'avoir demandé de ne pas hâter notre voyage. Et, par les Sept, je l'en remercie...
Peu de temps après, Cédérik m'a demandé une entrevue privée. Nous sommes montés dans une chambre. Il a commencé à me flatter... Un coup il avait des paroles insultantes, le coup d'après il était tout mielleux... Il s'est mis à parler de façon très insultante du seigneur Portifer. Il m'a confié que c'était à son père qu'il avait prêté allégeance... Avait-il si peu de respect pour lui qu'il se permettait de cracher sur son fils et nouveau seigneur ?.. Il m'a expliqué que la situation aurait pu être simplifié si seulement le seigneur Portifer avait accepté qu'il assassine les brigands dans leur sommeil... J'ai approuvé la décision de notre allié. D'autant plus que notre plan avait marché. Il m'a ensuite fait la proposition de l'engager... N'avait-il aucun honneur ? Cependant, il avait aussi des arguments plus que convaincants. Cédérik est certes très irrespectueux mais il n'en reste pas moins excellent dans son domaine... Je lui ai demandé un temps de réflexion... Avant de finir notre conversation, il m'a confié avoir extorqué des informations à Raph. Je l'ai arrêté net, lui conseillant d'abord d'en parler au Seigneur Woodwright. Au moment de redescendre vers la partie commune, je lui ai demandé s'il jouait aux échecs. Il s'est vanté en disant qu'il laissait toujours le seigneur précédent gagné. Il avait peur de me vexer s'il me battait. J'ai du mettre un prix en jeu pour l'amener à m'affronter : un dragon s'il perd, le double s'il gagne. Il a accepté. La première partie étant très rapide, nous en avons fait une seconde. Je n'ai eu aucune difficulté. Bien qu'il ne se débrouillait pas trop mal, ce n'était pas son fort. J'avais espéré pouvoir en apprendre un peu plus sur lui grâce à sa manière de jouer, en vain...

L'heure du dîner avait sonné. Je dois avouer que j'étais curieux de rencontrer Dame Alexandra. En attendant le seigneur et sa sœur, j'ai pu remarqué qu'un chevalier était arrivé aujourd'hui. Ser Orlando m'a appris qu'il s'agissait de Ser Tanton Fossoway, un chevalier réputé issu d'une famille connu pour la bravoure et la dévotion de leur fils.

Et c'est alors que le seigneur est descendu avec Dame Alexandra...

Elle est... Elle est... Rien que d'y penser, j'ai le cœur qui bat la chamade... C'est la plus belle femme que je n'ai jamais vu. Ses yeux m'hypnotisent... Le seigneur l'a présentée et elle s'est assise en face de moi... Je ne pouvais m'empêcher de sourire bêtement, je ne pouvais m'empêcher de la regarder... Je touchais à peine à mon assiette, subjugué... Nous avons commencé à parler de notre voyage et la discussion à dériver sur les famille côtières proches du Nid. Enfin non, ce n'était pas une discussion vu que je ne parlais pas, je l'écoutais. Je ne savais pas comment réagir, quoi dire... Je devais vraiment avoir l'air stupide, elle doit avoir une piètre opinion de moi... Elle m'a parlé de Hautjardin et de son labyrinthe de haies... Puis elle m'a posé des questions plus... Personnelles. Elle m'a demandé si j'avais des enfants, une femme, une promise ou même une personne à qui je tiens. Je ne lui ai dit que la vérité : je n'ai rien de tout cela. J'ai cru déceler un petit sourire à chacune de mes réponses... Étais-ce mon imagination, mon envie, mon désir ? Je n'en reviens pas... C'est la première fois que je pense à ça : lui plaît-je autant qu'elle me plaît et m'attire ?.. Des femmes m'ont déjà attiré par le passé mais là c'est différent... Je ne sais pas... C'est peut-être la fatigue liée au combat... Oui, c'est ça. C'est sûrement ça... Le seigneur a pris un ton grave. À voir l'expression de Dame Alexandra, cela n'allait pas être plaisant pour elle... Il m'a demandé un service. Il m'a demandé si je pouvais emmener Dame Alexandra au Nid et assurer sa sécurité avec l'aide de Cédérik. J'ai réussi à me retenir d'accepter dans la seconde... Le seigneur est parti se reposer et nous a laissé pour le reste de la soirée. Mais qu'est-ce que j'ai, bon sang ?! D'habitude, je réfléchis à tout avant de prendre ma décision mais là je n'arrive même pas à penser refuser... Avant de l'annoncer à Dame Alexandra, je lui ai posé une question : je voulais savoir ce qu'elle désirait, elle. Elle s'inquiète beaucoup pour ses frères et cela lui déchire le cœur de ne pouvoir retourner chez elle. Mais en échangeant sur le Nid, elle semblait aussi ravi de pouvoir découvrir notre domaine. Cela a confirmé ma décision. J'ai donc déclaré que j'acceptais avec plaisir le service demandé. Nous sommes restés un peu plus longtemps à table, abordant divers sujets. Et nous nous sommes quittés.

J'ai du mal à m'endormir... Je... J'ai des flash qui surviennent dans ma tête. Je me vois lui montrer notre domaine, parcourir les rues en sa compagnie... Je me vois... Non, je ne dois pas. Je ne dois pas mais j'en ai envie... Je veux dormir maintenant... Juste dormir...

...Pour la revoir demain...

Jour 1, Mois 1, An 297

Par les Sept... Je vous en prie... Je ne veux pas la...

Tout allait bien ce matin... Enfin presque... Ce sont des bruits et Ser Orlando qui m'ont réveillé... Raph-Tout-Miel s'était échappé... Nous avons mis au courant le seigneur Portifer que sa demande était acceptée. Il nous a dit qu'il allait s'occuper de Raph et de cette histoire. Nous devions nous concentrer sur la sécurité de Dame Alexandra... Avant de partir, nous avons pris notre petit-déjeuner. Cédérik a souhaité que nous cachions l'identité de Dame Alexandra sous un faux nom, Sandra Flowers...

Nous nous sommes donc mis en route... Tout allait bien... Nous discutions, nous nous sourions... Puis...

Des hommes déguisés en paysans nous ont arrêté... Ça sentait le piège à plein nez et je n'ai pas su prendre la bonne décision... Je... Je suis responsable de son état... Une flèche l'a frappée de plein fouet... Je ne sais même plus ce qu'on fait les autres... Je me suis précipité vers elle et j'ai tout fait pour la sauver... J'étais impuissant... Je suis impuissant... Incapable de faire quoi que ce soit... Nous l'avons transportée sur une civière de fortune... Je crois que Ser Orlando m'a dit que Leo était mort... Mais...

...Je m'en fiche... Égoïstement, je ne pense qu'à elle... Je n'ai rien dit, je ne pouvais rien dire... J'ai donc fait comme si cela m'importait... Mais seule sa vie compte...

...Nous sommes arrivés dans la nuit au domaine Dunn... Ser Orlando et Cédérik étaient blessés, eux aussi... Quel pitoyable seigneur je ferai, incapable de protéger ceux qui sont à mes côtés... Les blessés ont été emmené pour se faire soigner dans la garnison, je crois, et Dame Alexandra a été allongée dans une chambre séparée... Je ne l'ai pas quittée... Un... Un soldat qui est habitué à soigner ces pairs l'a examinée... Je devais prendre une décision... Encore... Sa vie était encore entre mes mains... Et si je prenais la mauvaise décision... Non, je ne pouvais pas m'en remettre au sort... Je lui ai demandé de faire ce qu'il pouvait et que je l'assisterais du mieux que je peux...

Messire Ethan est venu me poser des questions... Je... J'ai fini par dire qui la recherchait... Ser Gregor Clegane... Il a immédiatement quitté la pièce en disant qu'il allait prévenir le seigneur Brevan... Peu importe... Je me fiche bien de ce qui peut m'arriver...

Le soldat est revenu... Il a brisé la flèche et... Son sang... Beaucoup de sang... J'ai failli craquer mais j'ai tenu, pour elle. Ma main n'a jamais quitté la sienne. Quand il a enfin réussi à retirer le corps de la flèche, le lit était couvert de sang... D'après lui, tout ne dépend plus que du temps...

Je ne veux pas m'endormir... Si je m'endors et qu'elle a besoin de moi... Je...
« Modifié: juillet 29, 2018, 12:40:48 pm par Moine Noir »
“L’homme qui prononce la sentence devrait tenir l’épée.” – Ned Stark

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