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102266 Messages dans 7466 Sujets par 811 Membres - Dernier membre: cernunos_wolf avril 25, 2019, 04:15:37 am
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Auteur Sujet: Légendes apprises à Madinat Al Mumin  (Lu 1698 fois)

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Hors ligne Sama64

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Légendes apprises à Madinat Al Mumin
« le: novembre 07, 2016, 15:53:23 pm »
Comment le Chacal a conquis sa liberté :
Dans les îles de la Mer Encombrée (c'est ce qui se dit et honte à celui qui prétend que je mens) se tiennent un groupe d'îles n’appartenant pas aux ins, où l'ordre du monde est inversé. Ici les ins vivent sous l'autorité des animaux et se taisent. La raison pour laquelle cela est ainsi s’est produite il y a longtemps.

Quand le monde a été créé à partir du Grand Océan, la Destinée, qui commande à toutes les choses, a convoqué ses enfants et a tiré au sort pour chaque division parmi les dieux, les génies, les ins et les animaux. D'abord se présenta le pacha des dieux. Pour lui la Destinée a dessiné les étendues au-delà de l'horizon mortel et cela a grandement plu à ce pacha. 
"Mes frères, ils ont pris le plus grand des domaines" a dit le chacal, seigneur des animaux, à ses cousins.
Ensuite apparurent les quatre vizirs des génies et cela fut leur lot d’habiter les royaumes élémentaires.
"Aucune chaleur, aucune eau pour nous," a déploré le chacal si fort que tous pouvaient l’entendre.
Le sultan des ins fut appelé en troisième sur quatre . Parmi les domaines qui restaient, la Destinée a décrété les ins maîtres du royaume mortel.
Alors le chacal se tourna vers les autres animaux et dit, "Frères, il n'y a plus de domaine à être attribué et seul le pire reste pour nous." Et en effet la Destinée assigna aux animaux le lot le plus bas d'entre tous, c’est-à-dire de servir les ins en toutes occasions.

Donc le chacal dit à ses frères, "Ne désespérez pas, car je nous gagnerai un droit imprescriptible et approprié." Alors, au sultan des ins, il dit, "Mon Oncle, bien que vous soyez sages, vos enfants le sont peu. Et pourtant, la Destinée vous a généreusement donné toute la terre sur laquelle régner. Nous, qui devons être vos serviteurs, sommes très nombreux et n'avons aucune terre. Devrait-il être dit que le maître traite ses esclaves ainsi ? Accordez-nous une petite terre afin que tous sachent que vous êtes vertueux. " Et le sultan des ins y a réfléchi et a finalement été d'accord. "Il y a quelques îles dans l'océan que mes enfants ne peuvent jamais apercevoir. Celles-ci vous pouvez les avoir à votre disposition."

Et le chacal est retourné parmi les siens et l’a dit à ses frères et ils ont été heureux, mais le chacal a promis plus. En retournant encore une fois au diwan des ins, il a fait comme s’il était endeuillé, se présentant devant la cour en gémissant et en pleurnichant. "Pourquoi êtes-vous peiné ainsi?" a demandé le sultan des ins.
"Mon Oncle, puisse l'éclat de la vertu rejaillir sur vous," le chacal a répondu. "J'ai montré vos terres généreuses à mes frères et ils ont eu grandement plaisir à courir librement parmi les forêts. Mais rapidement ils ont fini par se quereller pour savoir qui gouvernerait chaque île. Cher Oncle, vos serviteurs sont idiots, sans langage ni connaissance. Vous leur avez accordé un grand cadeau, mais ils n'ont pas l'esprit pour le comprendre. Vous seriez tellement plus grand si vos serviteurs pouvaient défendre et nourrir le cadeau que vous leur avez donné. Accordez-leur la sagesse pour qu'ils puissent comprendre votre véritable générosité."
Et de nouveau le sultan des ins a réfléchi jusqu'à ce que finalement il parvienne à une décision. "Vraiment chacal, vous avez raison. Plus grand je pourrai être si les animaux se gouvernaient eux-mêmes.  Laissez mes serviteurs avoir la sagesse dont ils ont besoin."
Alors le chacal s’est dressé sur ses pattes et dit avec un large sourire : "Ins imbéciles, vous avez donné le plus grand de vos cadeaux et jamais plus nous n’aurons besoin de vous servir!" Par les propres mots du sultan, les animaux furent libérés de leur servitude. Ainsi ils sont devenus sauvages et l'homme a dû travailler dur depuis.
Et sur un ensemble d'îles éloignées, les animaux sont plus que sauvages, car sur ces terres ils gouvernent et les hommes doivent satisfaire leurs caprices.


Récit de Jamila le Vertueuse :
Des jours après que le Lion de la Foi - que sa bénédiction puisse retomber sur nous – ait tout d’abord découvert la Loi, son esprit était incertain et douloureusement effrayé. Les émirs et maliks s’inclinaient à genoux et touchaient le sol de leur front devant lui, et pourtant il était inquiet. À son harem avaient été données les plus belles épouses, il s’était marié avec chacune d’elle, pourtant ses pensées ne trouvaient aucune paix.

Parmi ces femmes était Jamila bint-Susana, dont les yeux été décrits comme ayant la beauté de l'ocre, dont la voix était aussi douce que l'argent de la lune et dont la sagesse était plus grande que celle du plus haut vizir dans le diwan du Grand Lion. En sentant le désarroi dans l'esprit de son seigneur, elle a demanda, "Quelle est cette chose qui vous dérange, ô souverain si doux à mon cœur? La grandeur et la sagesse ne se plient-elles pas à votre volonté ? N'est pas la Loi de la Prophétesse n’est-elle pas honorée de Qudra la martiale à Afyal la lointaine ? Votre nom n'est-il pas prononcé avec respect par tous les hommes Éclairés? Qu'est-ce qui vous dérange, O mon mari?"
"Mon pouvoir est seulement ce que la Destinée m'a donné, mon honneur est seulement ce que les dieux décrètent, pourtant pour ceux-ci je ne me fais pas de souci. Je crains que les paroles de la Prophétesse, puisse sa bénédiction être sur nous tous, puissent être détruits comme la dune face au vent, une fois que je serai parti. Personne parmi mes vizirs en qui je puisse avoir confiance pour maintenir les mots de la Prophétesse. Toi, dont la sagesse s'étend au-delà des murs de mon harem, dont le corps ne connaît aucune trahison ou tromperie, dis-moi, Jamila de mon cœur, comment la Loi sera-t-elle entretenue une fois que je serai poussière ? "
Jamila ne réfléchit pas plus longtemps que le battement d'aile d'un colibri avant qu'elle ne donne sa réponse. "D'abord octroie moi une île la plus éloignée possible dans la mer, que je puisse détenir pour toujours. Puis, O mon mari, trouve trois ulémas, les plus sages d’entre les sages, qui ne connaissent pas la corruption et les amène les devant moi, paré de robes blanches, comme pour un mariage. Alors seulement je te donnerai une réponse."

Quoiqu'il n'ait pas compris son plan, le Juste fit comme elle avait demandé et envoya chercher les trois plus grands professeurs de la Loi (Oulémas), ordonnant que chacun soit vêtu comme pour se marier.
Quand les professeurs furent rassemblés, Jamila dit, "O mon amour, maintenant vous devez divorcer d’avec moi afin que je n'apporte aucune honte sur votre lignée." Quoique cela ait attristé le cœur du Vénéré et qu’il n'ait pas compris son but, le Premier Calife fit comme elle avait demandé.
Quand le moment de l’audience publique fut venu, tous les mauvais commérages parmi le diwan du calife pouvaient à peine se contenir, car Jamila était venue parmi eux dans la parure d'une jeune mariée. Se prosternant devant le Premier Calife, elle dit, "Noble seigneur, je vous prie une dernière fois, de me laisser choisir un de ces ulémas comme mari et votre esprit troublé sera à nouveau en paix." Le Grand Lion donna son consentement avec réticence, car cela signifiait que jamais plus Jamila n’honorerait son harem de sa présence.

Quand les trois (ulémas) furent présentés, le premier portait une robe blanc et or et était plein de dignité. Le Premier Calife ne pouvait que s'émerveiller de la richesse de l’habillement de l'érudit. « Pour sûr il ne peut y avoir aucun sage plus grand », pensa-t-il, mais Jamila le rejeta. Le second alim fut appelé à son tour et il portait un vêtement fait de guenilles et de chiffons. Une telle humilité et une pauvreté doivent signifier que cet homme est meilleur que le premier, le Premier Calife raisonna-t-il, mais Jamila ne choisit pas celui-ci non plus.
Finalement le troisième alim se présenta, paré dans des vêtements de deuil. "Pourquoi humiliez-vous ainsi ma cour?" demanda le Premier Calife, furieux que ses demandes aient été ignorées.
L'alim se tenait debout sans peur devant son seigneur. "O brillant maître, mes vêtements expriment la peine que je ressens à devoir prendre une épouse, car ne suis-je pas déjà marié à la vraie Loi ?"  répondit le sage.
Alors Jamila parla, "Cet homme, ô Noble Calife, sera mon mari, car il n'y a personne d’aussi fidèle que lui. Sachez que tant que nous et nos héritiers directs vivrons, les écrits de La Prophétesse dureront sur l’ensemble de la terre.
Si notre lignée s’éteint, alors les paroles de La Prophétesse seront en péril. "À peine avait-elle parlé qu’un grand djinn apparut à sa demande et emporta le couple.
Où sont-ils allés, seul le Premier Calife, béni soit sa mémoire, et peut-être le djinn capricieux le savent...

« Modifié: novembre 15, 2016, 18:02:47 pm par Sama64 »
Hope is being able to see that there is light despite all the darkness (Desmond Tutu)

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