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102533 Messages dans 7506 Sujets par 886 Membres - Dernier membre: AlexKet septembre 23, 2019, 01:02:44 am
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Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - jeff75006  |  CR (Modérateur: jeff75006)  |  El Ultimo Grand Finale - CR du 04/12/2015
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Auteur Sujet: El Ultimo Grand Finale - CR du 04/12/2015  (Lu 822 fois)

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Hors ligne UNFOLD

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El Ultimo Grand Finale - CR du 04/12/2015
« le: décembre 20, 2015, 15:04:24 pm »
Après l'explosion du centre de recherche de la NWI, nos investigateurs quittent la ville. Mathews tient à se rendre en Amérique du Sud pour y neutraliser les temples de Rhon Paku et se sépare du groupe. C'est donc à la gare de San Francisco que nos amis se disent au revoir. Au milieu des accolades, Willem a une intuition aiguë : quelqu'un, ou quelque chose, les observe... Comme chacun sait, même les paranoïaques ont des ennemis.


Le sang giclera trois fois

Tim, Ron, Leon et Willem embarquent donc à destination de New York. Lors de leur premier repas à bord, les anciens observent le personnel à la recherche de tout comportement suspect. Tim, qui oscille toujours entre l'investigation fiscale et l'incrédulité ésotérique, un brin frappé par toutes ces suspicions, demande des explications à Willem. Et se rend prestement auprès du barman pour badiner avec lui à la recherche d'informations sur le fonctionnement des équipes. Le charisme n'est pas le trait le plus reconnu des fonctionnaires de l'administration fiscale, et pourtant : notre ami barman tombe sous le charme de Tim. Ted n'a rien remarqué de spécial, mais c'est promis, il va se renseigner.

La nuit se passe sans surprise ni guet-apens. Le lendemain, Ted explique a Tim qu'un nouveau est arrivé dans l'équipe, et que son profil est louche. Il ignore certaines procédures basiques de la restauration, et Ted ne l'a jamais vu avant. Et pour le plus grand déplaisir de Willem, ce nouveau sert le repas : avec l'acidité d'un électrochoc, une certitude s'impose à l'esprit de Willem : grimé comme à son habitude, c'est Clarence qui s'est glissé parmi le personnel pour assassiner le dernier rempart de l'humanité. Soyons honnête : ce n'est pas du tout l'avis de Ron, qui, bien que n'ayant jamais croisé Clarence, est persuadé que ce serveur est quelqu'un de très sympathique. Une histoire de phéromones ?

Histoire d'éviter tout empoisonnement impondérable, la troupe se contente de commander du soda, en boite si possible. De retour aux cabines, un conciliabule se tient pour décider de la marche à suivre. Willem veut se débarrasser de Clarence. Son plan est simple : commander un room-service, et suriner le faux serveur dans la cabine. Par chance, le groupe se partage deux cabines voisines. Timothy ne semble pas comprendre le modus operandi willemien, et son obsessionnalité administrative contraste singulièrement avec sa naïveté relative aux enjeux de ce voyage : il croit donc que Clarence sera interrogé. Ce que lui laisse croire Kandys, qui sait n'avoir pas le temps de négocier dans cette course contre la montre.
Commande est donc passée. Leon sert de leurre. Le couinement des roulettes du plateau-repas se fait entendre. On frappe à la porte. Une fois. Deux fois. Trois fois. Et le plateau rebrousse chemin. C'est alors que Leon ouvre la porte de sa cabine : le serveur qui s'éloigne n'est pas Clarence...

Au troisième jour de voyage, Tim obtient de Ted une information cruciale : Clarence sera affecté au room-service le soir même. Avec une précision toute militaire, les rôles sont répartis : Leon commandera le repas, et pendant le plateau se trouvera devant sa porte, Willem et Ron surgiront de leur cabine, dont Clarence aura dépassé la porte. Pour l'interroger, bien sûr, ne vous inquiétez pas Timothy, ne vous inquiétez pas. D'ailleurs, Timothy fera le guet à l’extrémité de la voiture, ce serait regrettable de devoir « interroger » un passager malencontreusement témoin des événements.

Ainsi, sur les coups de 21h, commande est passée. Le couinement du plateau se fait à nouveau entendre. «  Quelques instants » répond Leon aux coups qui sont frappés à sa porte. Ron surgit alors de sa cabine et empoigne le postiché Clarence. Avec une habile prise d'étranglement, il immobilise l'assassin malgré la hargne de celui-ci. Dans la cabine exiguë, Willem brandit son couteau de chasse et plonge la lame dans le torse de Clarence, une fois, puis deux. Alors que Timothy arrive, Ron et Willem ont déjà fouillé le corps de l'infortuné. Par chance le train est en rase compagne et ils passent le cadavre par la fenêtre…

Le reste du voyage se déroulera sans encombre.



Intermissions

A New-York, le quatuor constate que trois bateaux peuvent l'emmener au Caire dans les temps. Willem, Ron et Timothy empruntent le premier. Leon, lui, attendra le troisième. Il souhaite s'entretenir avec Galloway au sujet de l’Égypte… et au sujet du livre de Lang Fu. Galloway donne à Leon un contact, le contremaître terrassier Zem, et l'oriente vers un chercheur de l'Université Miskatonic spécialisé en archéologie orientale, le chercheur Crawford. Leon, à la fois incroyablement confiant (?) et conscient de sa responsabilité – il ne reviendra peut-être jamais chercher ce livre – fait don au chercheur de l'ouvrage chinois. Quelques jours plus tard, il reçoit un coup de fil de Crawford qui lui annonce qu'il gardera le livre sous clef, mais abandonne toute velléité de traduction : à peine a-t-il déchiffré les premières pages que son sommeil n'est plus le même qu'avant… Il n'y est question que de meurtres, de sacrifices impies, et quelque chose de terrible semble s'en dégager en filigrane, presque suinter, comme si les abominations évoquées dans ce livre n'étaient que les marionnettes d'abominations plus sinistres encore.

Et pendant que tout ce beau monde traverse enfin l'Atlantique, Mathews voyage jusqu'à Mexico City où il sympathise avec l'homme qui dirige le culte de Pakhu, un certain Aldair. Comme Gloria à San Francisco, le quidam se révèle sincère et ignorant des motifs qu'il sert en réalité. Mathews séjourne en ville une semaine durant, une semaine passée à fréquenter le temple pour méditer, et la ranita mexicaine pour… méditer également. Il quitte ensuite la ville, le même jour que celui où le temple de Ron Pakhu est ravagé par les flammes…

Le trio qui lorgne vers les côtes de la Méditerranée fait bon voyage jusqu'au moment où il apprend une nouvelle inquiétante : le bateau parti de New-York après le leur a sombré dans des circonstances que personne ne semble être à même de décrire. L'inquiétude quant au reste du voyage est à son comble…

Mathews, lui, apprend la nouvelle à Rio de Janeiro. Car oui, il descend à Rio. La légende ne dit pas s'il porte un chapeau, mais les faits montrent qu'il utilise le même modus operandi qu'à Mexico : infiltration du culte local, substitution du Jean Bleu, et crémation du temple, si possible à une heure de faible fréquentation. Mathews, même aux portes de la folie, reste un homme intègre. Et un Don Juan. Après cet ultime fait d'armes, il remonte vers le Nord en direction de Buffalo, sa Buffalo, son passé de vétérinaire ignorant du Mythe, sa verte prairie. Et puisqu'il est question de prairie, mentionnons qu'il fait le trajet en privilégiant les voie terrestres.



La pire contre-attaque

Tim, Ron et Willem arrivent au Caire le 11 août, et sont accueillis par Sir Martins, membre de la diplomatie américaine et contact de Carrington. En parlant de Robert, son cousin Douglas Mc Coy fait partie du comité d'accueil, pipe au bec tel que Willem, Abraham et Paulus l'avaient laissé à Londres. Douglas ne semble d'ailleurs pas surpris de l'absence de ces derniers. Sa présence ravit Willem qui sent que Carrington, jetant toutes leurs troupes dans la bataille, a conscience du degré de gravité de ce qui se joue. Cela le change de Timothy et de son demi-scepticisme.

Logé à l'Excelsior, le trio s'entretient avec Martins sur la terrasse intérieure de l'hôtel. Celui-ci cherche à se rendre utile aux investigateurs, et a besoin pour cela d'en savoir un peu plus sur leurs ambitions. S'en suit un moment flottant où Willem cherche à en dire le moins possible, résigné à l'incrédulité des ignorants. Mais Martins insiste, et tandis que Timothy se lance dans des explications administrativo-fiscales sur le blanchiment d'argent de la NWA, Willem perd son sang froid et déclare tout de go qu'une conspiration cosmique menace le monde. Évidemment, Martins se montre circonspect. C'est donc très logiquement que Willem sort les lunettes du baron Hauptman et les glisse sur le nez du diplomate. L'effet est aussi efficace que sur Timothy, et il suffit d'arguer que la NWA vise à asservir le monde avec ce genre de technologie pour que Martins, encore en sueurs,  fasse jouer ses contacts au sein des « services »… C'est ainsi qu'américains et anglais proposent chacun 3 agents de terrain à Martins, tandis que les égyptiens lui répondent que bon, c'est sympa l'info, ils vont regarder, mais il est pas chez lui, alors les conspirations mondiales ça va deux minutes, quoique la NWA étant un société américaine, s'ils pouvaient les niquer, on vous rappelle… bref, nul ne sait alors quelle sera l'implication des égyptiens.

Leon, arrivé sain et sauf de sa croisière transatlantique, rejoint l'équipe et contacte le terrassier Zem. Celui-ci peut amener 30 terrassiers sur le site de Gizeh. Ces terrassiers sont fournis avec différentes aptitudes montées de série, comme manier la pelle, porter des seaux de sable, ou faire la prière. Mais la barrière de Naach-Tith n'étant pas exactement endémique au folklore musulman, Leon a l'idée de génie de leur apprendre. S'en suivent 24h d’entraînement mnémotechnique – oui, il y a des terrassiers qui ne savent pas lire, on ne peut vraiment pas se fier au prolétariat  dans ce monde – sous la direction du chef d'orchestre Leon.

Le 14 août Willem passe sur le site de Gizeh, et inspecte les environs du pylône d'amarrage du dirigeable personnel de Chandelier, au Nord du site. La grande poutrelle de métal de style Eiffel est visiblement reliée à un poste électrique situé 100 mètres plus loin. Après avoir envisagé de faire déterrer le câble par les terrassiers, il opte pour une méthode plus discrète : ouvrir l'armoire électrique et l'asperger de liquide. Une patrouille vient se renseigner sur les agissements du petit groupe, mais une petite contribution aux œuvres sociales de la police du Caire permet de poursuivre les préparatifs sans tracas.

Nous voici donc à la nuit tombée. Ron, Leon, Martins, Timothy, Douglas et Willem sont en place, accompagnés des six agents des renseignements et de... Robert Carrington lui-même ! Il les a rejoint, courageux et le coeur noble, pour se jeter dans la bataille. Car, oui, le 15 août commence à minuit, d'un point de vue strictement calendaire. Et effectivement, à une heure du mâtin, le dirigeable du machiavélique Chandler s'amarre. Une fenêtre de la cabine laisse passer de la lumière, mais nul mouvement à l'horizon. L'équipe attend, attend, attend, jusqu'à ce que ce soit Martins qui perde patience et fasse feu sur le véhicule… qui s'embrase alors de part en part. L'équipe migre plus au sud, près du cimetière de l'est, car l'incendie doit se voir depuis la ville.

Le temps passe et à par la fatigue rien n'émerge. Il est environ 5h du matin quand le jour se lève. Deux bus arrivent avec les terrassiers. Une heure plus tard, l'aréopage entend puis aperçoit au Sud du site, dans la zone où se trouve le sphinx, un convoi de jeeps. Vision hallucinatoire d'un système nerveux trop sollicité par cette longue nuit de veille ? Peu probable vu qu'il s'agirait d'une hallucination collective, mais l'aptitude à prendre des décision de nos hérauts de l'humanité semble amoindrie. Le temps passe encore, et ce sont alors des chants qui émergent dans l'espace, accompagnés d'une pulsation sourde qui semble venue de sous la terre. Cette nouveauté remplace le café et la compagnie commence enfin à se diriger vers le Sphinx. Comment n'y ont-ils pas pensé plus tôt ?

Le problème, c'est que le site de Gizeh n'est pas la cour du Louvre, et qu'il va falloir une bonne demi-heure pour arriver au Sphinx. Leon, Martins et Tim font remonter toute la troupe dans les bus pour se rapprocher par la piste. Willem préfère marche, courir en fait, accompagné de Ron. Le convoi s'arrête à 200 mètres du Sphinx. En descendant, le spectacle qui s'offre aux spectateurs est sans ambiguïté : une dizaine de silhouettes encapuchonnées aux pieds du Sphinx, accompagnées par ce qui semblent être des militaires, ou tout du moins des hommes armés de mitraillettes. Voyant la foule qui descend des bus, les hommes de main s'avancent. S'en suit une fusillade chaotique, Willem, Martins, Timothy, tous ceux qui ont des armes canardent les cagoulés et les bidasses de l'enfer. Tout en participant au combat, Leon commande les terrassiers et lance la psalmodie de la Barrière.
Les minutes qui suivent sont d'un chaos tel qu'il est délicat de les retranscrire. Malgré la qualité des agents dirigés par Martins, la supériorité militaire des cultistes dégénérés est indiscutable : les armes de poing ne font pas le poids face aux fusils-mitrailleurs. Alors que Douglas Coy est fauché par une rafale, Robert semble entrer en transe. La psalmodie de la Barrière s'intensifie, mais le Sphinx… le Sphinx, célèbre monument admiré à travers le monde, devient autre chose. Il s'anime, piétinant même certains cultistes dans sa frénésie. Et lorsqu'il se retourne, son visage n'est plus un visage, mais un abysse interstellaire. Plonger son regard dans cet abysse, c'est… trop dur pour pas mal de gens. La moitié des terrassiers s'enfuit, dépassée par un Ron qui aplatit ses précédents records, ah si le coach le voyait, il serait si fier. Timothy reste bouche-bée, Leon bafouille, tandis que Willem s'évanouit. Comme quoi, l'expérience…

Le Sphinx, ou plutôt la Bête se désintéresse des humains présents et met le cap vers la ville. D'un côté, les cultistes restant semblent abandonner leur invocation – ils ont ce qu'ils voulaient visiblement – et regagner les jeeps. De l'autre, Robert est toujours comme possédé - par une force positive, espérons-le – et la demi-douzaine de terrassiers restant continue à psalmodier. Leon a retrouvé sa maîtrise de lui-même et se plonge dans la tâche, peut-être pour ne pas avoir à contempler le chaos qui l'entoure.

Ron a lui aussi repris ses esprits et revient – toujours en courant – vers le théâtre des événements. Willem, qui sort lentement de son évanouissement, contemple les alentours jonchés de cadavres, immobile et hébété. Il peut voir Martins s'emparer d'un bus et foncer vers les jeeps qui remontent la piste, et faire effectuer à l'engin un magnifique dérapage contrôlé. Le bus tamponne la voiture de tête, la stoppant net. Martins recule avec le bus, mais la seconde jeep est déjà hors d'atteinte. Il descend du véhicule, rejoint par un agent ils inspectent la voiture accidentée et y trouvent…





…une triplette de choix.



Closure ?

A l'intérieur, Hauptman et Chandler sont morts, visiblement tués sur le coup. Reste Lang Fu, agonisant sur la banquette arrière, qui est achevé prestement de quelques balles dans la tête. Il a moins fier allure que sur la plage de Pearl Beach.

Le combat semblait bien mal engagé, et pourtant ! En plus de ce coup de grâce épique porté à la Confrérie de La Bête par Martins, l'abnégation de Robert et de tous ceux qui psalmodient avec lui porte elle aussi ses fruits : La Bête, qui a fait un bout de chemin en direction de la ville, stoppe sa marche, semble hésiter, tourner en rond, lutter contre un ennemi invisible, un champs de force… la chose s'assoit – gentil le chien – et avec l'ambiguïté d'une illusion d'optique, redevient le Sphinx, immobile, majestueux, et, surtout, en pierre.

Il doit être 7h du matin, une vingtaine de cadavres jonche le site historique de Gizeh, et le Sphinx a changé de place. Tout va bien. Robert a littéralement pris dix ans, Leon a des cheveux blancs, Ron et Timothy ont l'air de revenir de la Lune, Willem est dans un mutisme qui confine à la catatonie. Les corps sont brûlés, et tout le monde plie bagage avant l'arrivée des autorités égyptiennes.

Nul doute que dans quelques années, il sera évident que le Sphinx a toujours été là.
« Modifié: janvier 09, 2016, 03:19:55 am par UNFOLD »

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Re : El Ultimo Grand Finale - CR du 04/12/2015
« Réponse #1 le: décembre 21, 2015, 00:40:51 am »
La suite! La suite !
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Re : El Ultimo Grand Finale - CR du 04/12/2015
« Réponse #2 le: décembre 26, 2015, 01:04:08 am »
 ;)

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