gfxgfx
 

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
 
gfx gfx
gfx
102316 Messages dans 7472 Sujets par 914 Membres - Dernier membre: pepeARea novembre 15, 2019, 06:51:59 am
*
gfx*AssociationDonsForumMessagesgfx
gfx
Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - jeff75006  |  CR (Modérateur: jeff75006)  |  CR du 11/09/2015 : Le 5ème passager
gfx
gfxgfx
 

Auteur Sujet: CR du 11/09/2015 : Le 5ème passager  (Lu 932 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne UNFOLD

  • Newbie
  • *
  • Messages: 22
  • Willem Kandys
    • Voir le profil
CR du 11/09/2015 : Le 5ème passager
« le: septembre 24, 2015, 02:24:44 am »
C'est donc dans la nuit du 10 au 11 juin 1929 que le quatuor, en pièces détachées, prend la route en direction de San Francisco. Le trio qui a attaqué Lang Fu – pardonnez-les du peu - ignore en effet que Mathews était posté non loin de Pearl Beach, et Leon insiste pour repasser à l'auberge. Au regard de l'heure tardive, il laisse un mot sur la porte, des fois que Mathews eusse l'occasion de le lire. Pendant les 4h de route qui les ramènent à San Francisco, Leon songe qu'il va falloir envoyer à nouveau quelqu'un à Celaeno...


Scandale !

11 juin

Au petit déjeuner, la fine équipe a la surprise de retrouver Mathews ! Ce dernier est fâché, scandalisé même et demande à Ron des excuses pour sa dynamite dérobée.  Au milieu des palabres on prononce le nom de Paulus, et Leon en profite pour annoncer qu'il veut partir sur Celaeno. Il n'a pas vraiment le choix : il voit guère le vétérinaire dans ce rôle, et Willem plonge dans le mutisme à la seule mention de la bibliothèque céleste. Ne parlons même pas de l'érudition de Ron, qui implique une fine connaissance du savoir vivre en Ovalie mais aucune notion de grec ancien.

Mathews suggère de faire le rituel du « vampire stellaire » loin de la ville. Il est peut-être fou, mais sûrement pas con. Il va donc à l'accueil de l'hôtel pour demander un endroit où pêcher, et le directeur de l'établissement, tout en lui répondant, profite de l'échange pour lui demander de « cesser de harceler son personnel féminin » et de « mettre sa libido en sourdine »… Le Good Neighbor de Buffalo aurait-il la libido d'un bovin ? Scandalisé – oui, encore – il donne son salut à l’hôtelier. Il logera ailleurs.

Néanmoins, il a quand même reçu, en plus des remontrances, des informations. Il existe, à 2h de route en direction de San Mateo, un étang tranquille propice à la pêche – non, pas celle à laquelle Mathews s'adonne à l'hôtel. Le matin est consacré aux préparatifs (élixir de l'espace, signe des anciens) puis vient le moment de prendre la route. Pendant que Willem conduit la buick, Leon révise les notes d'Edward sur le rituel. L'équipe arrive à 13h. Le ciel est parfaitement bleu, il fait 25 degrés, ce serait vraiment idyllique pour une partie de pêche. Leon et Willem psalmodient pendant une dizaine de minutes, puis l'air au-dessus du lac se trouble, comme si une masse perturbait la fragmentation de la lumière à la manière d'un mirage… un mirage de 4 ou 5 mètres de haut et 3 ou 4 mètres de large.

Leon affale le contenu de sa petite fiole, perd conscience du temps et de l'espace, comme dans une bulle, une ivresse. Il chevauche le mirage, traverse des lieux inconnus par delà les sphères connues du cosmos, et arrive au-dessus d'un lac de mercure. Il voit alors les dix colonnes de basalte noir de la façade de la bibliothèque de Celaeno, formidables colonnes cyclopéennes de 80 mètres de haut...

A l'intérieur, une partie du toit est effondrée, permettant à la lumière de pénétrer l'édifice. Concentré, Leon suit les instructions à la lettre et prend la troisième rangée à droite. Il longe la gigantesque table noire jusqu'à un parchemin couvert de hiéroglyphes, à côté duquel il trouve un autre parchemin en anglais intitulé « appeler la Bête ». Il remarque une fiole vide… Paulus ?

Pendant ce temps, sur terre, Mathews pique un petit roupillon, Willem rumine et Ron… Ron ne fait rien, pas même dormir. Un stoïcien se cacherait-il sous le masque de l'athlète ? Toujours est-il que 5h plus tard, une forme apparaît sur le lac : encore cette image troublée telle un mirage, oscillation de flous avec... Leon assis dessus ! Leon court à la buick… dont il a laissé les clefs à l'équipe (« ramenez la à l'université si je ne reviens pas » avait-il dit solennellement). Willem et Mathews lui rendent donc ses clefs, et il s'empare d'un papier pour recopier ce qu'il a dans la tête. La barrière de Nachtith, qu'il a mis des heures à apprendre, des heures au milieu de cette funeste et majestueuse bibliothèque, dont les proportions écrasent la misérable espèce Homo Sapiens, poussière mammifère perdue au milieu d'un océan crypto-batracien qui menace de l'engloutir… et...
[celui qui narre le présent récit devrait y aller mollo sur l’élixir de l'espace, il devient un brin lyrique]



Viens poupoulpe, viens !

De retour à San Francisco, chacun transite par sa chambre - Mathews dans son nouvel hôtel – avant de se retrouver pour dîner. Mathews tente d'abord de rejoindre ses camarades en passant par l'entrée de service, mais qui trouve-t-on à l'entrée de service ? Les soubrettes de l'hôtel qui se mettent aussitôt à appeler à l'aide. Le nom de famille de Mathews commencerait-il par Strauss ? Toujours est-il que se dernier bat en retraite et passe par la réception de l'hôtel, qui vérifiera auprès de Willem que ce dernier se porte garant de son ami. A 23h, tous se couchent.

Willem, dans la quiétude de sa chambre, écrit à Robert Carrington. Devant la démesure des événements – Lang Fu ne craint ni les balles ni la dynamite, seigneur ! – il tient à confier à son mécène son témoignage ainsi que quelques instructions avant qu'une nouvelle révélation ne brise ce qui lui reste de lucidité et d'espérance...

Quelque part dans la nuit, alors que Willem est assoupi, il est réveille par un « shhhhhhhhhhhhhhh », puis un deuxième.
Il allume la lumière… et voit une infecte forme sombre, un cercle de 1m² de surface sur le mur face à son lit, juste à côté de la fenêtre. Il sort des draps, tente de s'enfuir, mais la créature fond sur lui comme la lèpre sur le moyen-âge. Paniqué, il frappe confusément la créature, en vain, et celle-ci se colle à son visage. Horreur ! Il sent à la fois qu'il commence à suffoquer, et qu'une substance corrosive lui dévore les chairs. Dans son horreur, une idée désespérée germe : il s'approche de la fenêtre à tâtons, la frappe pour briser le verre, s'empare d'un tesson et se frappe le visage, ou la créature, ou un peu des deux, à l'aveugle. Il réussi à la toucher, non sans s'écorcher le visage, mais cela ne semble pas suffire. Asphyxie, il s'effondre, et dans le coma qui le gagne il sent la créature pénétrer dans son nez et remonter dans ses sinus…

Parmi ses voisins de chambre - Mathews ayant, rappelons-le, changé d'hôtel - seul Ron est réveillé par les bruits de lutte venant de la chambre de Willem. Il tape à la porte, n'entend rien, alors il commence à essayer d'enfoncer la porte à grands coups d'épaule… pour se rendre compte qu'elle n'est pas fermée à clef. Entrant, il trouve le corps sans vie de Willem. Il appelle aussitôt le réceptionniste, qui donne les premiers soins et appelle les secours. Il réveille Léon, et tous deux, solidaires, vont à l'hôpital Bellevue où leur camarade est hôspitalisé d'urgence. Ron, dans la plus pure tradition de l'Ovalie, est une brute au coeur tendre et presse les soignants de prendre soin de son ami. Évidemment, au beau milieu de la nuit, les soignants les congédient, tout en étant très étonnés de la nature des blessures de Willem.

Personne n'a la moindre idée de ce qui s'est passé...



Rascar Capac ?

12 juin.

Leon et Ron petit-déjeunent, et Leon, en vrai gentleman, lit le journal. Dans la San Francisco Gazette, il découvre deux articles qui l'interpellent. Le premier, plutôt qu'un article, est une publicité de la NWI, qui propose des visites gratuites de ses locaux d'Oakland.  Le second, rubrique fait divers, est intitulé « étranges phénomènes célestes au-dessus de la baie » et dit en substance ceci :
Hier matin, à approximativement 1h20, la région de San Francisco a été témoin d'un bien étrange phénomène constitué de deux éclairs, éclatants sur le ciel découvert.
George Willkins, un policier du district de la rivière, l'a décrit ainsi « c'était assurément un éclair, mais c'est provenu de deux côtés à la fois, courant sur le sol. C'est comme s'il avait été envoyé de la baie, Oakland ou Berkeley. Puis, une minute après, il est réapparu dans l'autre sens. Très bizarre. »
Un professeur de l'université semble pencher pour la thèse d'un ballon météorologique.


Au même moment, Mathews appelle l'hôtel est découvre le sort de Willem. Tandis que Leon entreprend de se renseigner sur les activités hydroponiques de la NWI, le vétérinaire fait feu de tout bois : il inspecte le lieu du crime (il voit la tapisserie brunie et gondolée) sans prendre le temps d'entreprendre le personnel féminin, puis tente l'enquête de voisinage auprès des clochards. Ensuite, il va interroger le témoin oculaire, dont il retrouve la trace grâce au journaliste auteur de l'article.

Il est 15h quand une femme ouvre la porte à Mathews. « Oui c'est mon mari ». Un policier à la retraite fume la pipe dans le salon et lui demande avant toute chose si lui aussi est journaliste. Mathews, paradoxalement très psychologue quand il ne s'agit pas du petit personnel de ses lieux de résidence, lui assure que non. Il est « quelqu'un qui s'intéresse à ces phénomènes »… Le policier apprécie et s'ouvre. « C'était une lumière qui a rapidement traversé la baie depuis Oakland ou Berkeley, est venue dans le centre de SF, du côté de Colombus, et une minute après elle est repartie. Je n'ai jamais vu des ballons, les journalistes racontent n'importe quoi, je vous assure que ce n'était pas des ballons. Je n'ai aucune idée de ce dont il peut s'agir. C'est peut-être de la foudre en boule, il paraît que ça existe. »

Il est 16h quand Mathews, jamais à court d'idées, monte sur la Coit Tower (sic) pour observer la ville, à la recherche de quelque chose d'inhabituel.

Pendant ce temps, Leon, qui a passé sa journée en bibliothèque, appelle la NWI pour se renseigner sur les visites. Ils recrutent même des stagiaires et des guides pour les visites, victimes de leur succès auprès du public… Il a également profité de sa journée de recherche pour traduire le manuscrit espagnol qui en sa possession : c'est le sort pour appeler les Dholes...

Pendant ce temps, Willem se réveille, avec une douleur sourde à l'intérieur du crâne en plus des brûlures au visage. « Pourquoi suis-je ici ? » Il souffre d'une sorte d'amnésie sélective. Il se souvient par exemple du nom de ses camarades, mais pas de leur visage. Et il ressent une sourde angoisse, une angoisse d'autant plus pesante qu'il en ignore justement l'origine...
« Modifié: septembre 26, 2015, 00:46:52 am par UNFOLD »

Hors ligne Vincent_B

  • Full Member
  • ***
  • Messages: 141
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
Re : CR du 11/09/2015 : Le 5ème passager
« Réponse #1 le: septembre 26, 2015, 21:49:16 pm »
Ne pas oublier les suggestions de Ron pour "lutter contre ces engeances" : le canon de campagne, voyons!  :D
Quant à Mathews, il s'est empressé d'apprendre le précieux sort ramené par Léon.  ???

Hors ligne fredyl

  • Full Member
  • ***
  • Messages: 102
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
Re : CR du 11/09/2015 : Le 5ème passager
« Réponse #2 le: octobre 02, 2015, 16:48:21 pm »
Que d'aventures !
J'ai un plan !

Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - jeff75006  |  CR (Modérateur: jeff75006)  |  CR du 11/09/2015 : Le 5ème passager
 

gfxgfx
gfx
SMF 2.0.15 | SMF © 2011, Simple Machines
Helios Multi design by BlocWeb
gfx
Propulsé par MySQL Propulsé par PHP XHTML 1.0 valide ! CSS valide !