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102316 Messages dans 7472 Sujets par 915 Membres - Dernier membre: pepeARea novembre 14, 2019, 06:53:12 am
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Auteur Sujet: Liens inter PJ  (Lu 1181 fois)

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Hors ligne Dorothée

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Liens inter PJ
« le: février 21, 2015, 14:15:13 pm »
Investie de mon pouvoir tout puissant de MJ, j'exige de vous tous que vous vous connaissiez avant la partie.
Pas que vous connaissiez tout le monde, mais que vous connaissiez au moins deux PJ.
Je ne demande pas à ce que vous soyez les meilleurs amis du monde, mais vous savez comment s'appelle l'autre, ce qu'il fait dans la vie, et vous avez eu quelques conversations.

Bref, si vous vous retrouvez au même endroit, vous vous saluerez et vous pouvez même le présenter aux autres.

Utilisez ce post pour vous présentez et pour créer ces liens. Certains sont évidents et connus, d'autres restent à créer.

Et ceci n'est pas négociable. (j'ai toujours voulu pouvoir dire ça ^___^)

Hors ligne Valaar

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Aërys - Reyan
« Réponse #1 le: février 21, 2015, 19:23:43 pm »
Chez le gouverneur Hulrun.

3 semaines plus tôt.

Le gouverneur présentait aujourd’hui une haute délégation elfique, composé de l’héritier d’une puissante famille proche de la reine du Kyonin et de trois autres nobles l’accompagnant.

Parmi les invités de la noblesse mendévienne, l’étincelle du pouvoir profane attira l’attention du seigneur elfe sur un jeune homme discret. L’elfe délaissa sa garde rapprochée pour l’aborder.

« Messire Reyan de Kercyan.
- Monseigneur, en quoi puis-je vous être utile?
- En matière de magie profane, je présume…
- Je ne suis pas sur de bien comprendre ce que vous attendez de moi exactement, sire Aerys.
- J’en conviens. Vous surprendrais-je en vous disant que j’ai l’oeil pour reconnaitre la connexion au Voile? Depuis mon arrivée à Kénabrès, j’ai vu des paladins, des chevaliers, des sauvageons, des prêtres. Et quand je vois une personne qui pratique l’Art, que je la rencontre au milieu d’un aréopage, je ne saurais l’ignorer.
- Je constate que la réputation de maitrise des Arts de votre peuple n'est pas usurpée. Avoir pu discerner la faible flamme de mes talents en est la preuve la plus flagrante. Je suis toujours en formation, si bien que je crains de n’être point le meilleur interlocuteur en ce domaine, par exemple je ne connais pas ce terme de « voile » auquel vous avez fait allusion tantôt.
- Modeste… Et pourtant, sans présumer de votre devenir, je sais que nombre d’humains ont atteint le rang d’archimage… en si peu d’années, certains en moins d’un siècle. Etant donné que les réceptions du gouverneur sont les plus grands événements de la noblesse mendévienne et que vous êtes le seul De Kercyan présent, j’en déduis que vous en êtes soit l’héritier soit le dirigeant. Dans les deux cas, au regard de la culture du pays, l’on s’attendrait à vous trouver revêtu d’acier, le fer ceint à la taille : vous n’avez donc d’autres choix que de devenir « un très bon interlocuteur ». Les envoyés elfes qui m’accompagnent ont plus de prédispositions pour la voix martiale ou divine, mais moi… Je veux croire que l’Art sera la solution déterminante contre les fiélons. Les combattez-vous?
- C’est le devoir de tout seigneur du Mendev votre Grace. Dans quelques semaines aura lieu la cérémonie de remise des Armes. De par mon rang j’y participerai, devenant par la même Duc de plein droit avec responsabilité de libérer mon pays des engeances démoniaques. Toutefois comme vous l’avez noté, le Pouvoir est mon arme. Aussi, je veux croire que vous avez raison et que l’Art sera bien la solution. Est ce pour nous montrer la voie que vous avez quitter vos forêts? »


Une ombre passagère glissa sur le visage calme du haut elfe.

«  Non. J’ai moi aussi beaucoup à apprendre, à confronter, tester, expérimenter, essayer, recommencer pour trouver comment les vaincre. Durablement.
- La victoire sera totale ou ne sera pas j’en conviens. Peut être pourrons nous comparer nos approches respectives et ainsi avancer de concert dans la voie de la Maitrise qui rendra cela possible.
- J’y suis favorable tout en étant convaincu que je ne pourrais vraiment progresser qu’à travers la confrontation aux démons, n’en déplaisent aux dignitaires qui m’accompagnent. »


Souriant et le saluant, Aërys ajouta :

«J’assisterais à la cérémonie. La force des symboles, l’émulation vive qu’elle représente est une expérience que je veux observer.»

(Ecrit avec D. Herblay)
« Modifié: février 22, 2015, 11:01:14 am par Valaar »
Les décisions basées sur l'émotion ne sont pas des décisions. Franck Underwood, House of Cards.

Hors ligne Celena

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Xéna-Ali *** Rencontre
« Réponse #2 le: mars 20, 2015, 01:08:01 am »
Texte écrit par Céléna et Aliénor

Xéna est une jeune femme d'1m75 environ. Tu lui donnes 20ans.
Elle a les caractéristique des kelids: chevelure épaisse d'un noir de jais, peau mate.
Elle est vêtue d'une armure de cuir et porte croisées dans son dos 2 haches. Elle est en manche courte et porte de nombreux bracelets de cuir, certains avec des perles? des plumes, de la fourrure.
A sa ceinture, une dague, une bourse en cuir.
Elle porte a la taille des lacets de cuir avec des plumes et de la fourrure.
Elle est en armure de cuir mais "costumisée" comme on dirait aujourd'hui ^^
C'est plutôt joli.

Lorsqu'elle entre pour le première fois dans le Coeur des Défenseurs, elle est encadrée de 3 paladins. Le plus agé doit avoir entre 50 et 60 ans, cheveux argentés, visiblement un "vieux de la vieille". Les deux autres sont plus jeunes (25 ans). L'un d'eux, tu le reverras par la suite de temps en temps aux côtés de Xéna. Tu apprendras qu'il se nomme Cenred et vit ici, à Kénabres.

Ce que tu remarques: une tension palpable. Visiblement, ces trois hommes semblent davantage accompagner un prisonnier que venir boire un verre entre amis. Seul l'homme agé semble plus serein. Sans doute car il est plus expérimenté et aguerri.

***************

Quand Xéna entre dans l'auberge, elle sent une bonne odeur de poulet rôtis, avec une pointe de thym. Ça sent bon le gras de la viande qui rissole avec pommes de terre, tomates et herbes aromatiques. Derrière, il y a une légère odeur sucré. C'est très discret mais ça prend finalement le dessus sur l’odeur du poulet. L'odeur est aussi très alléchante. Enivrante, même. Ça sent le gâteau fondant, coulant, qui éveille les papilles, réjouis les enfants et fait briller les yeux des meilleurs pâtissiers de Kénabres. Une troisième odeur se jointe aux deux premières. Elle est chaude, sucrée aussi. Ça sent le pain sorti du four, à la croute croustillante et la mie moelleuse.
 
Autour de toi, il y a beaucoup de monde de race et de métier vraisemblablement divers. Mais une chose semble les réunir, malgré leurs différences parfois troublantes (qui aurait cru que s’uniraient à une même table un grand elfe rôti et élancé, et un petit et gros nain, grossier et glouton ?), ils se retrouvent tous autour de plats copieux, fumants et agrémentés d’une chope ou deux de bière. Partout où tu veux poser les yeux, tu vois des hommes et des femmes rire, manger, boire. Ce qui doit te sembler irréel : ont-ils oublié le mal qui ronge le pays ? Sont-ils fous ?
 
Tes yeux sont attiré par les couleurs et les formes de la pièce. Les murs de pierre gris s’harmonisent parfaitement avec le sol en bois. Ce sol foulé par des centaines et des centaines de bottes crottées, usées et puantes, est pourtant étrangement propre. Tu y remarques  quelques endroits des symboles, des dessins, de fleurs, de plantes et d'animaux, gravés ou peints. Sur les murs aussi, des plantes peintes encadrent des étagères sur lesquelles reposent des bocaux aux contenus aussi variés que mystérieux. En regardant plus attentivement, tu verras même quelques portraits, bibelots et autres souvenirs d’une histoire inconnue. Les tables rondes de l’auberge, en bois massif, sont frappantes par leur propreté. Au centre de chacune des tables sont délicatement posés une fleur et un trèfle. L’emplacement de ces tables semble relativement anarchique. Il arrive même que d’une fois à l’autre elles aient été déplacées. Tout comme les chaises, bougent en même temps que leur propriétaire d’un soir. Comme éclairage, il a aux murs des bougies sur les étagères, des torches délicatement gravées ou sculptées qui brûlent à l’abri de malencontreux gestes déplacés.

Et quelle foule ! Il y a toujours du monde. Et parmi toute cette foule, il y a une hobbit que tu remarques au comptoir. Elle est très active, n’arrête jamais de nettoyer un verre, sortir une tarte du four ou même de râler contre ce qui vraisemblablement est un petit être qui n’en fait qu’à sa tête (en fait, tu la vois parfois monter le doigt, une main sur la hanche, et froncer les sourcils vers quelque chose que tu ne peux pas voir à cause du comptoir…). Ses cheveux roux bouclés ondulent avec ses déplacements. Elle a toujours le sourire et rie beaucoup avec les clients de l’auberge. On dirait presque qu’elle connaît tout le monde. A son tablier et son allure tout de même autoritaire, tu comprends qu’il s’agit de la patronne. Tu apprendras rapidement qu’elle s’appelle Rosemarie.

Puis il y a aussi un halfelin joufflus, bon vivant, mais plus réservé, qui l’aide dans ses tâches. Il a l’air de s’occuper surtout de la cuisine. C’est Sam, son époux. Il est en retrait et se mêle relativement peu avec les clients. Puis il y a un bout petit d’halfeline que tu vois à chaque fois. Petite, avec une touffe impressionnante de cheveux blonds et bouclés, les joues bien rondes, le nez retroussé, les pommettes roses et le sourire toujours aux lèvres et les yeux pétillant sans cesse. C’est Ali. Elle court partout d’une table à l’autre, chanter une chansonnette, réciter un poème en servant une chope de bière ou riant aux éclats avec un groupe de nains. C’est ce petit bout de femme qui accueille tous les clients de l’auberge. Même les plus tristes, dépités, angoissés, se détendent en quelques minutes en écoutant Ali parler ou chanter. Tu vois beaucoup d’amour, ou en tout cas, beaucoup de chaleur et de gentillesse dans tous ces gens. Leur joie de vivre est contagieuse. Leur amour se propage le temps d’un plat chaud à une de leur table. Il y a vraiment dans cette auberge un sentiment de sécurité, de familial. 
 
Il n'y a pas que l'odeur ni la vue qui titillent tes sens. Un bruit constant se diffuse dans tout le bâtiment. Dans le brouhaha tu entends une mélodie. Elle est amenée par le doux son d’une harpe. Un chant l’accompagne. Une voix grave, profonde et envoutante chante ce que tu comprends être l’histoire d’un aventurier brave et courageux. Étrangement, le chant est plutôt triste, mélancolique. Ca ne semble pas choquer pour autant la clientèle. Au début, tu ne vois ni ne comprend d’où vient cette musique. On dirait la voix de l’auberge, son âme qui chante la beauté du monde, l’espoir et l’amour.
Ton regard a beau courir d’un bout à l’autre de l’auberge, tu ne vois pas l’homme qui produit une si belle mélodie. Ce n’est qu’en Levant les yeux que tu verras, assis sur une des poutres de la toiture, un vieil halfelin jouant de la harpe tout en chantant. Tu comprendras rapidement que, privé de son estrade (visiblement louée par un jeune nain fier et gourmand des bières de l’auberge, aux prétentions de barde à creuser encore….), Alabran Sonnecolline, le plus grand barde de Kénabres, s’est réfugié en hauteur.
 
 
Le petit bout de femme d’Ali vient vers toi, un plateau à la main, un bouquet de carottes de l’autre.
 
« Bonjour ! Je suis Ali. Et toi ? Tu es nouvelle, je ne t’ai encore jamais vu ici ! Fais comme chez toi ici, maman peux te faire une tarte aux champignons frais du jardin, si tu veux ! Papa a les meilleurs bières de tout Kénabres ! Tu en veux une ? Tes amis aussi en veulent une ? *elle regarde les paladins* Il faut que j’apporte ces carottes à Totor, sinon il va encore dévorer tous les petits pains farcis de Zack ! Mais j’irai aussi vite que la pousse des fraises sauvages pour vous apporter vos bières et de quoi grignoter un peu ! » *elle débite son texte d’une vitesse hallucinante et sans même te laisser le temps de répondre part donner ses carottes à Totor (??!!!!) et vous chercher des bières*
 
« Voilààààà ! » *Ali pose sur la table que vous avez choisi des chopes de bière, une miche de pain encore fumante, une écorce d’arbre pleine de charcuterie bien grasse, un plateau avec des tourtes dégageant une odeur incroyablement alléchante et une grosse part de ce qui semble être une Charlotte aux fraises crémeuse et riche en fruits.*
 
*Ali s’assoie à genoux sur une chaise en face de toi, pose les coudes sur la table, le Menton dans les paumes et te regarde fixement avec un grand sourire aux lèvres et les yeux brillants et pétillants de malice, de curiosité et de joie. Clairement, elle est fascinée par toi.*
 
« Que tu es belle ! Tu viens d’où ? »
 
*Elle sort de la petite poche de son tablier un petit trèfle à quatre feuilles, qu’elle te tend*
 
« Tiens ! Il te portera chance tout le temps ! »
 
« Il est comment ton pays ? »
 
« On y mange quoi ? C’est aussi bon qu’ici ? Tu as goûté aux tourtes ? Si tu n’aimes pas, c’est pas grave ! Totor mangera tout, ne t’en fais pas ! Tu préfèrerai autre chose ? »
 
« Tu as une drôle de façon de manger, hihi ! Oh ! Tu as du jus sur ton Menton. Tiens, pour d’essuyer *elle te tend un bout de tissu rose avec gravé dessus un « A »*»
 
« Je peux voir tes bracelets ? Je peux en avoir un moi aussi ? Et je t’en donne un à moi ! *elle te tend un bracelet de fleurs fraiches, avec une petite coccinelle comme habitant temporaire* »
 
« Il faut que j’aille aider maman, mais tu peux m’appeler quand tu veux et je viendrai ! *chuchote à son oreille* Surtout si ces drôles de personnages continuent à faire la tête comme ça ! Ils vont finir par devenir tout moches à froncer les sourcils ! »

**********

Xéna regarde Ali avec stupéfaction. L'apparition d'un démon en ce lieu lui aurait créé moins de surprise que cette ... petite fille? petite jeune femme?
Que lui veut-elle? Qu'est-ce que c'est que ces histoires de carottes fraiches, de bracelet de fleurs et de ... Tottor? C'est quoi ça Tottor? Un plat? Ca se mange?
Elle se raidit et perçoit l'agacement de ses "compagnons" devant les questions d'Ali.
Elle recule et se mure dans le silence, suivant des yeux cette petite tête blonde qui finit par disparaitre entre les armures.

Les visites suivantes se ressemblent. Ali vient de nouveau vers elle, sans se préoccuper des paladins. Elle lui parle comme une amie. Une amie... à combien de temps remonte le souvenir d'avoir employé ce mot? Des mois, des années peut être.
La-bas, de l'autre côté du fleuve, le temps ne s'écoule pas de la même façon.

Aujourd'hui, Xéna est nerveuse. Elle s'apprête à entrer pour la première fois dans le Coeur des Défenseurs, seule. Elle hésite. Elle doit trouver du travail. Elle entre.
Le même bruit, la même foule, les mêmes rires. Ici aussi le temps semble s'écouler différemment. Elle s'assoit et se sent rapidement oppressée. Elle prend sur elle et sent la sueur descendre le long de son dos. Le moindre dérapage et elle paiera le prix fort, elle le sait.

Focalisée sur les armures de paladins, elle ne voit pas la petite tête blonde glisser vers elle et surgir sous son nez. Xéna se fige. L'air flotte. Le sourire d'Ali efface le reste de l'auberge. C'est une bouffée d'air frais. La gentillesse de ce petit bout de femme inonde l'air ambiant. Xéna l'a perçue dès le premier jour.
Ali pose devant elle chope, miche de pain et charcuterie. Elle parle seule. Elle a prit l'habitude du silence de la barbare et fait comme si de rien n'était.

Xéna entrouvre les lèvres mais nul son ne sort. Que lui dirait-elle? A part lui conter les horreurs de ce monde, que lui apporterait-elle? Elle se ravise et se tait, comme toujours. Ali lui sourit et comme à son habitude, lui donne son bracelet de fleur.
Xéna le touche du bout des doigts puis pousse vers elle sa chope vide.
Ali s'eclipse et revient en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Là, sur la table, son bracelet de fleurs à disparu, remplacé par un bracelet de cuir paré de perles, de plumes et de fourrure
Celena

Hors ligne Aliénor

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Liens inter PJ, Zack, Ali et Samson
« Réponse #3 le: mars 27, 2015, 17:57:56 pm »
« Et il est évident que rien n’arrive par hasard ! Vous m’avez compris vous deux ? »
Les deux en questions dormaient à poing fermé et n’entendait qu’un murmure lointain, comme une vague se retirant doucement d’un rocher. La petite halfline enfonça ses poings sur ses hanches et tapa plusieurs fois du pied, attendant une réponse de ses deux garçons qui avaient décidé de prendre leur temps pour se réveiller.
« Et bien évidemment, si vous avez remporté le tournoi hier soir, c’était bien évidemment, Shelyn soit loué, pour accomplir une bonne action ! » Ali s’avança et s’assis à califourchon sur le dos du plus grand des garçons, et entrepris de lui tirer le nez pour lui basculer la tête de droite, et puis de gauche. L’innocente victime devait avoir environ seize ans, et avait une musculature qui annonçait un futur guerrier. Mais dans sa situation actuelle, il faisait d’avantage pitié, harcelé par une halefline qui avait décidé d’obtenir ses réponses au prix de tortures !
« Ali … qu’esch-tu veuch … » bafouilla la pauvre victime mal réveillé.
« Que tu me dises que mon plan est bon Zack, et que tu vas me donner ces quarante pièces d’or.»
Le dénommé Zack refusait toujours d’ouvrir les yeux alors que sa tête avait roulé pour la cinquième fois. Il n’avait aucune idée du plan de la petite Ali, mais il savait qu’il n’aurait pas la paix et ne pourrait pas continuer à dormir tant qu’elle n’aurait pas satisfaction. Refusant l’effort suprême de réfléchir, ce qui pourrait l’amener à se réveiller complètement, il décida de botter en touche.
« Ches Fririch qui réponch che matin, on a jit hier choir ». Il tenta de décrocher ses narines des mains de la petite hobbit qui venait de tourner son regard vers le dénommé « Fririch », qui, en bon hobbit, dormait du sommeil du juste, habillé d’une robe de chambre bleu lavande, les pieds aussi poilu que le ventre de Totor la marmotte, les orteils en éventail.
Ali sauta aussitôt sur le dos de sa deuxième victime et lui infligea le même traitement qu’à Zack.
« Fririk ! Alors, tu me réponds oui ?! » Le hobbit glapit sous l’attaque et tenta de sauver son nez en vain. Il avait l’air d’un parfait chinois, les narines retroussées vers l’arrière par Ali qui maintenait une prise ferme.
« Mais Alich, k’esh ke tu feuch ? » demanda Fririk apeuré.
« Que tu m’aides à sauver Samson ! Mais vous m’écoutez à la fin, ou alors je parle à des murs ! » répéta Ali un brin agacé par ces deux garçons, qui décidément ne faisaient pas d’effort pour l’écouter.
Fririk tentait de respirer par la bouche, et tira la langue. Ali ne pu s’empêcher de le comparer à un bébé phoque qui appelait sa mère, et pouffa de rire. LE garçon quant à lui, essayait de penser droit. Avec Zack, ils avaient copieusement arrosé leur troisième victoire consécutive, et il ne savait pas si la prise d’Ali lui faisait plus mal que la barre qu’il avait dans le cerveau.
« Okich touch ke tu veuch, mais pitiech lache moich. » ahana Fririk. “Ches Jack qui ach lech chous, Alich”. Termina-t-il. Ali le relâcha et tourna sa tête vers le premier des garçons, comme un hibou Grand Duc venant de repérer une souris. Zack s’était rendormi et ronflait comme un sonneur, cuvant le vin de la veille tel un bien heureux. Tel un oiseau de proie, Ali fondit sur Zack.

De son côté, Fririk avait tiré la couverture et s’était tourné pour ne pas être dérangé par les glapissements de Zack. Après tout, il n’y avait pas de raison qu’ils soient deux à souffrir. Autant qu’un seul des deux se sacrifie pour la cause, surtout si seul là, ce n’était pas lui. Il décida dans un ultime effort de prendre sa part de sacrifice. Il dormirait très fort pour Zack, profitant du lit au maximum pour son ami et lui raconter plus tard. Après tout, un bon hobbit doit savoir partager.

********************************************************************

Ali chantonnait, heureuse, juchée sur les épaules de Samson. Elle avait entreprit de confectionner une couronne de fleur pour leur nouvel ami. Zack quant à lui, avait posé son front dans sa main gauche, comme pour apaiser l’armée de forgerons qui tapaient tous en cœur dans son cerveau. Il tenait une gueule de bois terrible, et ne rêvait que de son lit ou de vomir. De son autre main mal assuré, il tentait de guider le groupe, tirant sur la bride ou en se tenant à elle au gré de sa démarche mal assuré. Samson remua un peu la tête comme pour indiquer à Zack qu’il tirait trop fort la bride vers le bas. Le garçon ne réagissant pas, Samson meugla de dépit.

« Zack, tire moins fort. Son anneau le blesse, ce pauvre Samson. » dit Ali, en flattant l’encolure de l’animal. « Là, mon brave Samson, plus personne ne te fera de mal. On t’a sauvé et tu seras notre ami et la mascotte officielle du cœur de Shelyn ! » Termina triomphante la jeune hobbit. Zack tourna lentement sa tête vers son amie, et posa sa main sur le front du bovidé, le grattant distraitement entre les deux cornes. Il n’avait pas osé monter sur le dos de Samson, craignant une trahison de son estomac, maltraité par le roulis des côtes du bœuf. « Désolé, mon vieux », bredouilla le garçon qui souffrait le martyr. « T’en fais pas, on va bientôt arriver à l’étable de l’auberge, et tu pourras te reposer, et personne n’essaiera de te manger. » termina Zack comme pour s’excuser. Ali posa sa couronne de fleur autour des cornes de Samson et renchérie « Oui, et tu verras, tu y seras très bien. Et Zack va te laver, et après Zack va te panser, et après Zack va t’apporter du foin à manger, et après Zack va te couper des pommes du verger que tu pourras grignoter. Tu verras, les pommes de maman sont très bonnes ! Et après Zack va … », Zack s’effondra sur sol la tête la première avant qu’elle ne puisse finir sa phrase. Il était allongé par terre, inerte comme un ballot de foin abandonné dans une grange.

« Zack ? ça va ? » Demanda Ali inquiète. « Zack ne t’entend pas. Zack est mort » murmura le garçon entre ses dents. Ali pouffa de rire. Elle adorait le sens de l’humour de son ami, et là, elle se demandait quel jeu il avait encore inventé. « Oh Zack, tu veux jouer ? Tu ne veux pas qu’on ramène d’abord Samson ? On est presque arrivé à l’étable. C’est au bout de la rue, là.» dit-elle tout de même. « Tu dois d’abord inventer une chanson en l’honneur de Samson et de comment tu l’as sauvé », dit le garçon, pour gagner du temps et tenter de dormir un peu. Il avait tellement mal au crâne que dormir au milieu de la route devant les passants lui importait peu. « Bon d’accord, si tu y tiens vraiment, je vais chanter pour Samson ! »


**************************

(la chanson d'Ali, sur l'air : https://www.youtube.com/watch?v=s)

A Kénabres il y a tant d’animaux sans joie,
Et sans amour,
car la peur est dans les cœurs et les hommes sont sans foi,
Jusqu’à ce jour.

Car Samson tu verras les cœurs de Shélyn sont là,
Ensemble nous sauverons tous les maux,
Car les hommes et les bêtes,
Par le cœur ne font plus qu'un,
tous ensemble avec eux nous sommes un.

Tu étais seul et triste, malheureux dans ton étable,
Et sans amour,
Un jour on t’a remarqué,
Et aujourd’hui on t’a acheté,
pour te sauver.

Ceux qui vont t’aimer serons là pour te guider,
Ton voyage vient de commencer,
Par l’amour de Shélyn,
Et avec les cœurs de Shélyn,
Avec nous oh! combien tu seras bien !

Toi et moi sommes pareil tout comme la terre et le ciel,
Une seule famille à Kénabres,
Ton courage et ta force au service de notre dessein,
Car nos cœurs et le tien ne font qu'un.

**************************

La foule s’était rassemblé autour du groupe des trois amis et applaudissait chaleureusement la performance d’Ali, la petite fille d’Albrane le barde. Celui-ci était à la fenêtre de l’auberge et regardait cette foule qui se rassemblait juste à l’extérieur de l’auberge. Intrigué, il ouvrit la porte et rejoignit le groupe de badaud. « Que se passe-t-il, là? » demande le vieux barde. Un habitué de l’auberge qui l’avait reconnu lui répondit « C’est Ali votre petite fille. Elle chante une chanson de Samson et d’Ali, là ». « Ah ? Brave petite. » Albrane remarqua l’adolescent qui avait décidé de dormir à même le sol. Il sourit et toussata un peu pour s’éclaircir la voix. « Oh mais, qui va là ? Comment allez-vous, Dame Amaëlle ? » Cria Albrane bien fort. Zack poussa un cri un sauta sur ses pieds comme si le sol l’avait brûlé. Le garçon s’époussetait vigoureusement tout en regardant de droite et de gauche, semblant chercher le diable lui-même. La foule éclata de rire devant l’air ahurit de Zack qui commençait à comprendre que le vieil hobbit lui avait fait une bonne blague. L’adolescent fit la moue, puis pris doucement la bride de Samson dans sa main droite et le guida vers sa nouvelle maison. Ali était toujours juché sur son encolure et saluait son public de la main.

Samson :

NB : texte de Zack, chant d'Ali

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