gfxgfx
 

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
 
gfx gfx
gfx
102326 Messages dans 7472 Sujets par 913 Membres - Dernier membre: pepeARea décembre 10, 2019, 19:33:31 pm
*
gfx*AssociationDonsForumMessagesgfx
gfx
Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - jeff75006  |  CR (Modérateur: jeff75006)  |  CR 15/11/2014 - Carpates Show
gfx
gfxgfx
 

Auteur Sujet: CR 15/11/2014 - Carpates Show  (Lu 1140 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne UNFOLD

  • Newbie
  • *
  • Messages: 22
  • Willem Kandys
    • Voir le profil
CR 15/11/2014 - Carpates Show
« le: novembre 17, 2014, 01:43:05 am »
Rêver c’est déjà ça…

Pourquoi diable ai-je l’impression de toujours vivre en hiver ?

C’était la question que se posait Willem Kandys en ce 20 décembre 1928. Il faut dire que les semaines passées à l’hôpital de Boston ne lui avaient pas permis de goûter l’étrange climat bostonien autant que ses camarades.

Ses camarades, précisément, étaient partagés entre la joie du devoir accompli et l’amertume d’être intervenus trop tard pour sauver le petit John Smith. Abraham se prenait toujours pour le messie (marchant sur une mer d’alcool ?), Paulus vaquait à ses antiques occupations, Léon communiquait avec enthousiasme la progression de ses recherches à son université néo-orléanaise, Matthew faisait… Que faisait donc Matthew ?

Quoiqu’il en soit, tous étaient conscients d’avoir une seule piste : celle du baron Hauptmann, qui n’avait rien à voir avec le français ayant rénové Paris à l’aire napoléonienne. Voyager jusqu’aux confins – probablement barbares – de l’Europe n’étant pas du goût de tous, nos camarades commencèrent par rentre une visite de courtoisie à leur ami Paul Lemond. Qui sait ? Peut-être leur annoncerait-il la fin des périls innommables qui menacent le monde.



Cookies for rookies

Nous sommes le 23 décembre, nous sommes à Buffalo et nos amis contemplent un plat de cookies fumants. Madame Lemond est indéniablement une cuisinière sans pareil pour ce qui est des gourmandises. Voilà au moins une certitude en ce monde dont la réalité menace de s’effondrer sur elle-même face à Ce qui Se tapit dans l’ombre.

Une certitude accompagnée d’une excellente nouvelle : Paul va beaucoup mieux. Et, une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, celle-ci s’accompagne d’une mauvaise augure : Paul rêve toujours qu’il est une bête immense piétinant une antique cité. Il assure le sextet que, oui, le temps est compté. Un péril colossal menace toujours le monde des hommes, et c’est bien à la troupe d’investigateurs que revient la tâche de freiner ce péril.

De plus, Lemond demeure toujours dans l’ignorance la plus totale de ses pérégrinations passées aux côtés du sinistre Clarence. Hauptmann est définitivement la seule trace qui mènera nos héros – oui, quand on doit sauver le monde d’indicibles périls cyclopéens, le terme héros n’est point usurpé – à la racine du complot. Car c’est bien d’un complot qu’il s’agit, les lettres de Hauptmann mentionnant une « Confrérie ».

Encore des cultistes de merde, songea Willem.



Carpates Show

Un mois plus tard et quelques formalités plus loin, les américains sont sur le départ.

Paulus a été convaincu de faire le déplacement par la promesse d’antiquités européennes.
Matthew a obtenu du consulat américain l’adresse d’un hôtel à Klausenburg ainsi que des informations pratiques et légales. Willem, évidemment, lisaient les Pnakotiques, nonobstant sa santé. Il contactera Robert Carrington pour obtenir un mécénat de sa part. Carrington octroiera 6 000 dollars à l’expédition.

Léon a écumé les bibliothèques pour faire le portrait robot du sinistre Baron.
Voici ce qui ressort de ses recherches :
En 1242, un château est construit sur les falaises de Drosvona par Hauptmann, 1er du nom. Un des ses descendants sera expulsé de l’ordre des chevaliers teutoniques pour hérésie.
En 1389, le château est assiégé par l’armée turque. Au 4ème matin, le commandant turc et son scribe sont retrouvés mort et exsangues. L’armée lève le camp.
En 1629, un moine local et des paysans insurgés prennent le château d’assaut. Le baron d’alors prend la fuite et la bâtisse reste inoccupée jusqu’en 1792.


Le voyage commence le 28 janvier à bord du paquebot France. Il se poursuit en train une fois les protagonistes arrivés au Havre. Du 2 au 5 février, les américains s’encanaillent à Paris, ville notoirement dégénérée où l’alcool et la syphilis coulent à flot. S’en suivent deux jours plus sages à bord de l’Orient Express, qui arrivera à Sebes le 7 février.

Arrivé à Klausenburg, Willem suggère de contacter le pope local. Il faut dire que seul Léon a su assimiler quelques rudiments de roumains. Le pope, logiquement, devrait parler latin.
C’est le cas. Le pope Lionescu, ravi d’avoir des interlocuteurs latinistes est tout disposé à les renseigner. Petit problème, l’excuse officielle de nos voyageurs est… la chasse. Du coup, pas évident de justifier leur destination finale.

Lionescu leur explique que les vampires sont des légendes, du folklore de paysans superstitieux. Il accepte cependant de leur trouver un guide germanophone. C’est ainsi que le 8 février 1929, Paulus peut exercer son allemand avec Gert. Ce dernier refuse catégoriquement de se rendre à Drosnova, « zone maudite ». Mais la superstition du roumain trouve ses limites face aux talents de négociateur du polonais : moyennant finance, il accepte d’accompagner la troupe jusqu’à Drosvona. Il repartira aussitôt pour les attendre une semaine durant à Bistreta.

Et pendant ces âpres négociations, Willem soupire intérieurement. C’est précisément parce que c’est maudit qu’on doit s’y rendre, espèce de crétin. Si tu savais dans quel pétrin on va encore se fourrer…



Polansky nautique

Une église, une étable, une auberge, une dizaine de maison. Et un cimetière, of course, c’est la moindre des choses dans un village présenté comme une terre de « mort-vivant ». Voilà à quoi se résume Drosvona. Enfin presque : il y a aussi un charmant lac dont nul n’a envie de connaître les profondeurs, et la bâtisse Hauptmann qui surplombe le village, perchée au sommet d’un pan de montagne qui surplombe lui-même le lac.

Et le château, c’est là qu’ils doivent se rendre. Certains penchent pour de très diplomatiques mensonges, d’autres pour une approche basée sur la testostérone. Willem, lui, meurt d’envie de tirer dans le tas tout en sachant pertinemment que cette approche se soldera sans doute par un décès prématuré : le sien. Une conviction qui lui vient de la cicatrice qui orne désormais son abdomen.

N’arrivant pas à trancher, les voyageurs comment par prendre chambre à l’auberge tenue par Dorobne. Celui-ci se révèle sympathique. La nourriture est bonne, la boisson aussi. A part les américains, il n’y a que deux paysans ivres dans la salle à manger, et un jeune homme. John Kopeche est son nom. Il étudie l’histoire et la géographie locale. Il parle anglais (un peu ) et allemand. Alors que nos héros s’entretiennent avec lui, trois hommes rudes entrent dans l’auberge. Les deux paysans semblent dessaouler immédiatement.
Les magyars sont des serviteurs du prince, pardon, du baron. Dorobne recommande de se méfier d’eux, et aussi des bohémiens qui campent à l’extérieur du village.

Après une bonne nuit de sommeil harmonieusement protégés du froid glacial par les peaux de bêtes qui recouvrent leurs lits, nos héros tiennent un énième conciliabule pour se décider. Tous nos héros ? Non. Deux irréductibles tiennent position dans leurs chambres : malgré les peaux de bêtes, Nathaniel et Abraham ont attrapé froid. A moins que ce soit l’alcool local qui perturbe leur métabolisme.

Néanmoins, on ne change pas une méthode qui fonctionne : c’est vers l’église que se tournent les investigateurs. Ils assistent à l’office. Quand ce dernier prend fin et que les villageois s’en vont, le pope Peter Cuscescu vient spontanément à eux.

Il est bienveillant et accepte d’aider Léon à fouiller les archives locales, toutes rédigées en roumain. Il se souvient d’un enfant, le maître Edward évoqué dans les lettres du baron au défunt docteur Cornwallis. Il évoque également un anglais blond qui aurait rendu visite au baron il y a un an.

C’est par Peter que les américains découvrent, stupéfaits, que les « bohémiens » dont se méfient tant les villageois ne sont qu’une vieille voyante et son fils. Ils vont immédiatement leur rendre visite.

Une vieille voyante et son fils ? songeait Willem. Les gens font vraiment des histoires d’un rien.



Serenade pour Veck

La voyante se prénomme Serena. Son fils se prénomme Veck. La vieille dame les accueille volontiers dans sa roulotte et envoie Veck chercher du bois.
Elle leur explique qu’elle a vu plusieurs barons différents en 70 ans. En fait, les barons meurent, mais comme les villageois ne sont pas au courant ils croient à un vampire.
Pourtant, si les héritiers apparaissent régulièrement, jamais les barons ne prennent femme…

Voulez-vous tirer cartes ? demande-elle.

Léon se prête à l’expérience. Son esprit de chercheur sans doute. La Mort, la Tour, l’Epée, le Diable. Serena est inquiète. Elle ne demande pas de paiement pour le tirage et propose aux trois autres de retirer les cartes. Ce sont les mêmes qui ressortent au tirage suivant, et Serena devient de plus en plus anxieuse. C’est alors qu’une chose curieuse se fraye un chemin jusqu’à la conscience des occupants de la roulotte : les bruits de hache se sont tuent.

Puis un cri déchire le ciel et tous se ruent dehors.

Prenez un corps. Suspendez-le à deux mètres du sol sans qu’aucune explication rationnelle ne soit envisageable. Voilà la scène que contemplent les compagnons d’infortune. Matthew, pragmatique, fait feu dans le vide. Alors qu’il semble faire mouche, une forme définitivement non-humaine commence à se matérialiser. Willem tire à son tour, avec moins de succès. Matthew se rue vers Veck mais rebondit sur un mur invisible. La forme continue de devenir de plus en plus discernable. Léon est pris de panique et s’enfuit derrière la roulotte, emmenant Serena avec lui.

Il sera raisonnable de penser que le comble de l’horreur est déjà atteint, malheureusement ce n’est en fait pas le cas : le corps de Veck, dont on espère pour lui qu’il était déjà mort, commence à se plier… se plier… se plier… jusqu’à ce que la colonne vertébrale se brise dans un bruit qui donne à tous la nausée.

Matthew vide ses chargeurs, et Willem en fait autant. La bête, dont les dimensions sont celles d’un rectangle de chair rouge de deux mètres sur trois, lâche le corps de l’infortuné bohémien et s’envole. Car oui, en plus de ses dimensions, la chose possède des ailes, diablement efficaces.

Veck a été vidé de son sang. Matthew, aidé par un Willem au bord de la régurgitation, redonne un semblant de dignité au bohémien. Ils retournent ensuite auprès de Peter pour l’informer de ce sinistre évènement. Peter prévoit d’emporter le cadavre une fois la nuit tombée pour évider tout vent de panique dans la population. Léon se replonge dans les archives de l’église, qui mentionnent à la fois le retour d’un héritier Hauptmann en 1792 (nous le savions déjà) et le soulèvement de 1628 (nous le savions déjà, bis). Les archives mentionnent le nom du moine qui mena la révolte : Ian Savechik.

Ian Savechik, qui a narré les évènements dans une lettre que Léon retrouve, protégée par un étrange sceau ésotérique. Nos aventuriers seraient bien inspirés de prendre quelques cours de dessin. Vite. Très vite…
« Modifié: novembre 17, 2014, 02:39:04 am par UNFOLD »

Hors ligne jeff75006

  • Moderator
  • *****
  • Messages: 227
  • Sexe: Homme
  • Mike Mullins, aviateur
    • Voir le profil
Re : CR 15/11/2014 - Carpates Show
« Réponse #1 le: novembre 17, 2014, 12:40:31 pm »
Admirable!

Juste par souci de précision, voici les bonnes orthographes:
- Hauptman
- Pope Ion Iliescu
- Aubergiste Drobne
- Pope Peter Cousescu
- Sarena et Vech


Je volerai au-dessus des Montagnes Hallucinées, j'en reviendrai et le monde se souviendra de moi!

Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - jeff75006  |  CR (Modérateur: jeff75006)  |  CR 15/11/2014 - Carpates Show
 

gfxgfx
gfx
SMF 2.0.15 | SMF © 2011, Simple Machines
Helios Multi design by BlocWeb
gfx
Propulsé par MySQL Propulsé par PHP XHTML 1.0 valide ! CSS valide !