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102535 Messages dans 7508 Sujets par 887 Membres - Dernier membre: AlexKet septembre 23, 2019, 13:17:50 pm
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Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Faery Tales  |  Livre 5ème : Terre d'asile (Modérateur: Sstrad)  |  Chap. 23 : Dead End
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Auteur Sujet: Chap. 23 : Dead End  (Lu 2267 fois)

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Hors ligne Valaar

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Chap. 23 : Dead End
« le: septembre 15, 2014, 12:40:35 pm »
Griffe. La fameuse épée tant convoitée par Fiona, celle qui devait lui permettre de vaincre Raynor, aujourd’hui connu sous le nom de Gabriel. La relique avait enfin été trouvée par les membres du conseil de Dragonrise: Aëlynn, Cassandra et Valaar.
Ce dernier était étonnamment calme depuis des jours, peut-être l’effet des entretiens avec Cassandra qui l’enjoignait à se comporter comme son statut de comte et de dirigeant de Dragonrise l’exigeait.

Valaar avait rangé ses griffes ou plutôt ses crocs. Il ne faisait plus de vagues et avait conscience que quelque soit ses préoccupations, tout près de lui, des destins faisaient et feraient date dans l’histoire de Golarion.
Lors de l’incroyable voyage dans le passé, soit dix mille ans plus tôt, Cassandra avait rencontré son ancêtre, un Tinax et distillé les prémices des préceptes d'Abadar. Et que dire d’Aëlynn, qui était à la fois le passé et le présent, destinée à transformer le Galt en un havre de paix et de prospérité au coté du nouveau roi Gabriel ou le plonger dans le chaos si l’antique déesse parvenait à la corrompre?

Qu’il était loin le temps des jeux, des aventures et de l’innocence. L’enfant demi-orque avait souvent fait les frais des mauvais jeux de Raynor et Jovien mais Dragonfall demeurait un souvenir fort, fort comme ce père invincible aujourd’hui disparu à jamais emporté par la maladie. Encore un mystère dont il faudra attendre les secrets révélés faute d’avoir retrouvé Griff, son frère kobold.
Valaar avait beaucoup voyagé mais aucun endroit ne valait la Verduran à ses yeux. Chargée de magies avec Dragonfall, son havre de paix lové, elle représentait l’espoir fou que tout reprenne enfin sa place.

Afin d’attiser le désir collectif de voir Dragonfall reconquise aux trolls, Valaar avait fait confectionner par Louis Valmont des bracelets en tissus cousus au fil de soie portant les noms de ses compagnons suivi des mots : « Dragonfall will Rise ». Il en avait fait faire pour chacun des membres du conseil et escomptait leur remettre pour la prochaine réunion. Mais être revenu à Dragonfall l’avait conduit à ne pas différer davantage la remise de ce modeste présent à Cassandra et Aelynn. Il avait aussi celui de Corwyn sur lui mais ce dernier n’avait pas fait partie du voyage dans le temps ni donc du retour non loin de Dragonfall, ou de ce qu’il en restait... L'endroit était exsangue et sans vie.

La forêt avait peut-être reconnu un des ses enfants car Valaar eut des visions. Il vit, comme si cela se passait à l’instant présent des hommes regarder Dragonfall d’un oeil expert, comme d’une cible qui ignore le danger qui plane sur elle.

Il y avait loin pour revenir à Dragonrise. Une fois là-bas, tout irait très vite. Le Roi Gabriel serait informé que l’épée antique était réelle et fort de son pouvoir, il pourrait assoir le sien durablement sur le Galt. Un roi fort signifiait que Dragonrise serait à l’abri. De mauvaise grâce vis à vis de Raynor qui le surpassait en tout, Valaar avait ravalé sa fierté dans le but de protéger les anciens habitants de Dragonfall.

Soudain, Falco le faune téléporteur apparut : il était venu à eux parce que Corwyn les cherchait ardemment. L’amant de la dryade pris sa flute et entonna sa mélopée qui devait les ramener au nord de la forêt… sans résultat. Une magie puissante refusait le déplacement : l’épée de Gabriel 1er.

S’ensuivit une longue conversation pour savoir qui rentrerait avec Falco et qui resterait avec l’épée et traverserait toute la Verduran. Aëlynn se rangea aux avis de Cassandra et de Valaar : le demi-orque était le seul qui ne se perdrait pas dans l’immense étendue verdoyante.

(…)

« Gabriel… Gabriel… Souviens-toi… »

La neige crisse sous mes pas, la neige qui tombe à gros flocons. Mon déplacement est à peine ralenti par le phoque que je traine au bout d’un crochet. Là, la glace est plus fine. J’y fais un trou et j’attends, assis et immobile. L’animal s’approche, sort son museau de l’eau glacée pour chercher de l’air quand je l’embroche d’un geste vif et assurée. Nous aurons à manger et de quoi nous protéger du froid…

J’approche de mon foyer et de mon clan. Ma petite soeur court vers moi, heureuse de mon retour. Elle m’a fabriquer un collier de dents.


Valaar se réveille en sursaut, le rêve semblait si vrai. Autour de lui, la nuit est noire, plus noire qu’elle ne l’a jamais été. Et tout près, empaquetée, l’épée antique de Gabriel 1er et ponctuellement cette voix dans sa tête.

« Gabriel… Gabriel… »

Valaar progresse dans la Verduran, cette forêt qu’il connait bien et dont il a vaincu tant de dangers. Mais Dragonrise reste loin, très loin.

C’est l’été maintenant, le soleil est présent mais il fait très frais. Je vois la fumée qui sort de ma bouche quand je respire. Et une fumée plus épaisse encore au loin. Je cours, cours à perdre haleine. Des traces de batailles ou plutôt de massacre. Des traces de pas nombreuses, l’ennemi en surnombre venait du sud avec leur acier et leur armure à en juger par les corps de ceux que ma tribu ont pu vaincre avant d’être massacrés. Tout les hommes sont morts. Toutes les femmes sont mortes. Tout les enfants sont morts. Et beaucoup ont été violées quand bien même elles n’était pas encore des femmes. Là, sous les décombres. Non. Pas toi. Non.


"Noooooon !"

La voix du demi-orque transperça la nuit. Il se frotta les yeux et essuya la sueur son visage. Rien, il ne voyait presque rien. Levant les yeux au ciel, il vit un maigre quartier se dessiner au dessus des branchages. Alors il comprit : il commençait à ne plus voir dans la nuit.

Dans un craquement sourd, la banquise se morcèle annonçant le changement de saison. Un bruissement sur le coté et j’ai déjà ma lance en main. Ce n’est qu’un renard de neige qui s’est figé devant mon geste. Je rabaisse mon bras et celui-ci s’éloigne. Je vais dans les villages et parle aux hommes des envahisseurs. Ils ne me croient d’abord pas. Mais je leur montre le collier que je sers dans mon poing levé. Ils entendent la colère, le chagrin et une vérité sans détour. Ils entendent qu’il faut prendre les armes ou se résoudre à être détruit.


Valaar est debout, galvanisé, le poing levé. Il tient le masque de gladiateur qu’il portait à Oppara. Il est seul. Il n’y aucun pécheurs autour de lui, levant les armes, prêts à se battre et le suivre jusqu’à la mort. Il lâche le masque criard et reste bouche bée devant le ridicule de la situation.

« Gabriel… Gabriel… »

Cette voix, cette maudite voix! Valaar à un geste rageur et éloigne l’épée de là où il à choisi de camper.

« Je sais qui je suis. Je suis Valaar. » se répéte le demi-orque. La voix de Cassandra lui revenait à l’esprit « Vous êtes le comte de Dragonrise. Vous avez décidé d’être le protecteur. »

« Gabriel… Gabriel… »

« Silence! », tonna le demi-orque. Il ramasse le sac sans fond que lui avait laissé sa grande prêtresse et s’écarte pour le fouiller et y trouver ce dont il avait besoin, plume, encre et parchemin.

Plus tard, déterminé, Valaar revient vers l’encombrant paquetage. Il n’abandonnera pas. Il ramènera l’épée à Dragonrise. Il en est le comte, le protecteur.

"Gabriel... Gabriel...»

La litanie n’a de cesse de marteler son esprit, jouant avec ses nerfs. Le sommeil est un faux refuge pour ne plus l’entendre.

Je remporte victoire sur victoire. L’ennemi paie le prix fort. Nous n’avons que trop endurer la proximité du dirigeant dément de cette nation du sud qui prétend nous briser, nous qui vivons dans la couronne du monde. La prochaine action sera déterminante : mes éclaireurs ont repéré le cortège de la sorcière blanche qui essaie d’échapper à notre vigilance. Je la veux vivante. Elle servira d’exemple et ensuite ce sera le tour du roi fou!

Valaar est réveillé en sursaut par le groin d’un sanglier qui le renifle, allongé qu’il est sur un parterre de fleurs. Il bondit sur ses pieds et l’animal, aussi surpris que lui, détale rapidement. Le demi-orque renifle. Rien, le sanglier ne sent rien? A vrai dire, les fleurs ne sentent rien non plus. Valaar s’essuie le coin de la bouche et voit que son avant-bras est moins poilu, moins sombre. Un clapotis indique un cours d’eau tout près. En réalité une mare au diable qui se joue de lui, lui renvoyant le reflet d’un demi-orque à la peau presque rosâtre, des canines moins proéminentes et des yeux à l’iris moins jaunâtre.

"Gabriel... Gabriel... Je suis là, j'ai toujours été là…»

Valaar rit comme un dément, comme s’il était ivre. Il… il est le comte. Il n’abandonnera pas. Il ramènera l’épée. Il ramasse son épée et reprend le chemin du nord.

Mes hommes l’ont attrapé. Je rentre dans la tente voir cette sorcière pour la briser et tout savoir des dernières défenses de son maitre. Elle… elle est d’une telle beauté. Qu’importe, rien ne peut effacer ce qu’ils ont fait. Je lève la main pour lui faire passer l’envie de me défier davantage de ses yeux azurs.
« Je préfère ta violence à la sienne. » me répond-elle.
Ma violence à la sienne? Oh non, tu ne sais rien de ma violence, de ma colère, de ma douleur. Je la bouscule et lui arrache sa robe et là, je comprends. Son corps est couvert de cicatrices, de brûlures.


Cela fait des jours qu’il traverse la Verduran sans rencontrer âme qui vive mais voilà enfin un lieu habité. Un homme sort d’une chaumière sans prétention et interloqué, pose un genou à terre et dit :

« Bienvenu, Roi Gabriel ».

*********

Citation de:

[quote="Cette lettre est à remettre à Flinn, aubergiste à Isarn qui saura quoi en faire"

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Les décisions basées sur l'émotion ne sont pas des décisions. Franck Underwood, House of Cards.

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