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102526 Messages dans 7502 Sujets par 881 Membres - Dernier membre: PassAdjoughroro septembre 21, 2019, 00:59:19 am
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Auteur Sujet: Une rencontre...  (Lu 742 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne Valaar

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Une rencontre...
« le: août 17, 2014, 18:30:22 pm »
Il y’a de nombreuses années…

Annonçant le début de l’été, la foire battait son plein. Deux fois par an, le nombre d’âmes présent à Yanmass passait du simple au triple, atteignant presque la population de Cassomir. Cette ville marchande du nord du Taldor accueillait alors de très nombreuses caravanes venues pour grand nombre du Casmaron pour commercer.

Jim O’Flannagan et son fils Flinn, déjà agé de plus de vingt ans, tenait une échoppe fort prisée mais plus que la valeur de leur établissement, leur fortune résidait dans un secret de fabrication de bières transmis de génération en génération. Durant les grandes foires, O’Flannagan déplaçait son commerce dehors car la petite échoppe ne pouvait accueillir tout les clients de passage.

Ce soir là, une rixe débuta. Cela n’était pas inhabituel sauf que celle-ci impliquait… des soldats de l’empire. O’Flannagan tenta de calmer la situation, car chez lui, les clients étaient « ses amis » et que des amis se devait de boire une bonne bière ensemble.
Mais les représentant de l’ordre étaient particulièrement déterminés. Leur cible, une petite famille de marchands qui ne semblaient pas sortir de l’ordinaire.
La situation bascula quand un homme encapuchonné vêtu de noir avança, accusant la famille d’être des rejetons de l’enfer. Joignant le geste à la vindicte, il prononça des paroles magiques qui révélèrent la véritable apparence du père et de la jeune fille. La mère était une humaine mais les deux autres portaient des cornes auxquelles s’ajoutait pour le père un bras disproportionné et une main griffue.
Les badauds étaient partagés entre stupeur et indignation. Tandis que l’étau des soldats de l’empire se refermait sur les tieffelins, Shabard, un négociant local qui essayait depuis des années d’acheter le secret de fabrication familial vociféra pour exhorter la haine en chacun. A l’écouter, O’Flannagan protégeait là des espions du Chéliax, la nation des diables cornus et de leur seigneur Asmodée.
O’Flannagan compris à voir l’expression peu engageante de l’officier taldorien qu’il ferait les frais d’un jugement rapide pour un crime monté de toutes pièces. Nulle doute que le concurrent jaloux n’ait payé le prix fort pour acheter cette garde d’élite. Loin d’Oppara, la corruption étaient monnaie courante et comme si cela ne suffisait pas, le rival avait également payé des agitateurs qui commençait à renverser des tables.
Dans le tumulte qui s’ensuivit, Jim empoigna son fils par le bras et eut juste le temps de lui glisser quelques mots avant de ressentir une vive douleur dans les reins. Serrant les dents, il continua d’agripper son fils et ajouta : « Tu m’as bien compris, mon garçon? Regardes-moi, ça va aller. Fais ce que je te dis et ne te retournes pas ».

A quelques mètres d’eux, l’interpellation vira au cauchemar, une dague mortelle fut lancée à l’humaine accompagné de jurons sur la perversité Chélaxienne. Le tieffelin repoussa avec violence les soldats qui essayaient de les appréhender. La jeune fille fit apparaitre des gerbes de couleurs qui eurent deux effets : faire tomber le premier rang des badauds ainsi qu’un soldat mais aussi exacerber l’ire de la foule présente. Le tieffelin s’interposa, semblant mesurer maintenant près de sept pieds et continuer à grandir. Il tint un moment la garde à distance puis sentant sa défaite proche, protégea sa fille de son corps, frappé sans relâche comme s’il était responsable des siècles de rancoeur et de haine envers la nation voisine.
Quand l’on souleva sa carcasse inanimée, la jeune fille avait disparue.

« Trouvez là! Trouvez la fille du monstre! » hurlait-on. Les  tréteaux encore debout furent renversées, les toiles déchirées.

« Je sais où elle est ».

Les gens s’écartaient. Les mots avaient été prononcées par Jim O’Flannagan qui s’approchait en titubant, une main pressée sur son flan rougi par le sang. Le marchand rival triomphait en le pointant d’un doigt accusateur :

« Je vous l’avait bien dit : il est complice du Chéliax. Se tournant vers Jim, Tu es fini!
- C’est toi qui est fini : j’ai goutté ton vin et c’est de la pisse. »

L’officier impérial repris la parole en levant son épée au nez d’O’Flannagan, ce qui fit cesser les quelques rires.

« Où est la fiélonne?
- Hé. P’tet qu’il l’a mangé, puisque vous dites tous que c’est un monstre.
- Attention à tes mots.
- Attention, quoi? C’est vous qui vous acoquinez avec un prêtre de Norgorber. Personne n’est dupe, pas vrai? »

Le sorcier qui accompagnait les soldats blêmit. La tête qu’il fit signifiait qu’O’Flannagan disait vrai à son sujet. Les murmures dans l’assistance n’augurait rien de bon. Il n’y avait pas que des Taldoriens qui avaient assisté à tout cela. Le culte de Norgorber, l’empoisonneur dit aussi le Faucheur de Réputation, est banni dans toutes les nations.

O’Flannagan tomba à genoux, se redressa dans un dernier effort et désigna les trois hommes : le marchand rival, le prêtre de Norgober et l’officier corrompu pour lâcher avant de s’écrouler.

« Vous… Vous auriez mieux faut de vous contenter de boire un verre au lieu… au lieu de me faire fermer boutique. Soyez maudits… non… soyez enculés. »

(…)

Par prudence, l’officier et ses soldats encore debout battirent en retraite. Qu’advint-il du marchand trop ambitieux et du prêtre démasqué? Ceci est une autre histoire.

Se faufilant dans la nuit, un jeune homme quitta Yanmass sur une carriole puis à l’écart tambourina sur un des tonneaux qu’il transportait. La jeune tieffelin sortit timidement de sa cachette. Le jeune homme se montra rassurant et compatissant.

Ils voyagèrent tout deux avec d’infinies précautions. Quelques jours plus tard, la jeune fille lui demanda où il l’emmenait.
« Mon père m’a parlé d’un endroit, d’un patelin au milieu d’une forêt bizarre. »
La jeune fille grimaça ce qui lui fit ajouter.
« euh… pas que je te trouve bizarre, non, je voulais pas… Si l’endroit te plait pas, tu seras pas obligé de rester, hein. J’ai un nom et un héritage à préserver, j’ai pas le droit d’abandonner et je crois mon père s’il m’a dit d’aller là-bas. Et puis, un de nos aïeux y tenait autrefois une taverne.
- Pourquoi vous faites ça pour moi? »

Flinn hésita un moment, repensa aux dernières paroles de son père, qui lui avaient ordonné de vivre, avant de répondre en souriant :
 
« Chez nous, on prends soin des clients. »

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Les décisions basées sur l'émotion ne sont pas des décisions. Franck Underwood, House of Cards.

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