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102339 Messages dans 7472 Sujets par 905 Membres - Dernier membre: pepeARea janvier 26, 2020, 18:37:18 pm
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Auteur Sujet: Cher journal, je n'ai jamais eu autant de noms.  (Lu 1242 fois)

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Hors ligne manquedebol

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Cher journal, je n'ai jamais eu autant de noms.
« le: juin 05, 2014, 06:52:38 am »
2010 - là où j'apprends qui je suis
Jane Sullivan, Scorpions, Ariane, Paola, Jasper fils de Caïn, Caroline Stepenfield et le Catalyseur


14/10/10

Ça fait deux semaines que le Changeur a fait de moi un vampire, deux semaines que les Moires me forment, deux semaines que je reste con. J'ai des nouvelles de maman, elle veut me voir pour Noël. J'ai appelé monsieur Peterson pour prendre un rythme nocturne au taff. Je vais plus en cours. Je sais pas trop quoi faire.

J'ai été étreinte en rentrant chez moi, après un shift de nuit. Je me suis réveillée en frénésie et EMMANUEL MONCRIEF tenait un de mes voisins inconscient. Je l'ai vidé de son sang, puis il m'a ramené chez lui, dans un théâtre abandonné appelé le Hyde, où il habite avec un groupe d'autres malkaviens.

Emmanuel est calme, toujours assez classe et un peu paternaliste. FAYE semble être sa chose, mais LYZZIE m'a dit qu'elle faisait semblant. Elle elle est vraiment sympa, très joyeuse, mais j'ai l'impression qu'elle cherche une relation fusionnelle. JACK râle toujours contre tout et rien, un rebelle quoi. GARCIA est dans la lune, souvent absent, il chuchote plus qu'il ne parle. Il a l'air triste que Fay se réveille aussi tard et se couche aussi tôt. Si j'ai bien compris ça veut dire qu'elle est éloignée de son humanité et que la bête a une certaine emprise sur elle. Ou une emprise certaine.

On a calfeutré mes fenêtres, on a retiré mon nom de la boîte aux lettres et de l'interphone, on m'a appris des trucs. Emmanuel me demande souvent ce que je veux faire de ma non-vie. J'en sais rien.

Ce soir j'ai rencontré Blairwitch Project. En vrai il s'appelle LÉONARD CURSEDWOOD, mais les Moires trouvent cette dernière appellation trop compliquée. Il m'a un peu réexpliqué ce que font les Anarchs, ce qu'ils veulent. Il m'a lui aussi demandé ce que je veux faire de ma non-vie. J'en sais rien.

On a un peu discuté et vu que je m'y connais en informatique et que j'ai écrit quelques articles à la fac il m'a filé le mail de THEODORE BANNING, propriétaire de la Presse Anarch Libre, un journal. On verra.

Il a fini par m'emmener dans un gymnase où il m'a tapé dessus pour voir ce que la bête ferait ressortir. En deux semaines chez les Moires j'avais commencé à apprendre auspex, en une soirée chez lui j'ai appris à parler aux animaux. Vu qu'aucune réelle malédiction ne semble s’abattre sur moi, ils en ont tous déduit que je suis caïtiff. Pour ce que ça m'avance.

En tous cas ça a duré jusqu'à ce que je tombe, et je me réveille en pyjama dans mon lit. Bien, une nouvelle journée et une nouvelle vie commencent.


15/10/10

Je suis de retour au Hyde. J'ai passé la nuit dans mon quartier puis je suis allée bosser, mais Jack est venu me chercher à la sortie. Apparemment il FAUT que je dorme chez eux ce soir. M'ok.

Je suis allée visiter le bar anarch dont Cursedwood m'a parlé hier. Bar à putes. J'y ai reconnu quelques dealers de mon quartiers. Je les ai jamais fait chier et, au moins, ils assurent une certaine sécurité. Au rez-de-chaussée du bar y'avait INTOX. J'en ai déjà entendu parler, il sert de pourvoyeur d'armes et de receleur d'informations. Donne lui assez et tu as de l'info, propose trop peu et il te file une intox. Il était entouré de 6 hommes en armes. Et il respire pas. Ouais.

Sur l'étage au dessus, ouvert, y'avait trois blacks. Clairement des caïnites. Ils m'ont dit de faire mes preuves pour que leur gros bras me laisse passer. Je l'ai mordu et j'ai bu. C'était une goule. Bah, il faut bien apprendre.

FAT est dans le bâtiment. Si t'as un corps à cacher ou des travaux à faire, tu l'appelles. Il est communiste, assez calme et plutôt sympa. DOLLY est un faux malkavien (il est caïtiff, son sire/mentor est Fat), il a l'air assez sur ses gardes. Ancien médecin dans une mission. SPEED est un brujah raciste et anti-communiste, homophobe et machiste, je le soupçonne très fortement d'être juste con, en fait. Il s'occupe d'une casse et d'un garage, son dada c'est les bagnoles.

Je me suis présentée comme SCORPIONS, gangrel. C'est comme ça que les Moires m'ont toujours appelée.

INTOX est monté pour se présenter aussi. On a baissé la lumière et j'ai pu voir sa tête de squelette, son goitre violet, sa lèvre inférieure énorme, son absence de pilosité. Nosfératu. Il a reçu de l'argent pour qu'on me protège, du coup il a proposé aux trois autres de partager le travail et la thune. Il a voulu leur refiler 10 000 par tête mais Dolly a dit que c'était de l'intox et ça s'est fini par Speed qui accepte 25 000, Fat 28 000 et Dolly 30 000. Prime en sus en cas de danger.

Intox est retourné à sa place et quand Speed est parti Dolly nous a dit qu'il pensait qu'Intox avait été menacé plutôt qu'engagé à faire ce taff. Fat se sert de Dolly comme d'une sorte de détecteur de mensonges je crois. Bref.

Du coup ils m'ont demandé qui avait demandé ma protection et j'ai répondu que j'étais plus ou moins de la famille de Cursedwood. Du coup ils m'ont dit de jamais le dire à BAILLY, archonte et primogène gangrel qui a apparemment une dent contre lui. Faut aussi que j'évite de ramener des camaristes dans le quartier, le Prince, VITEL, serait pas content s'il leur arrivait quelque chose sur un territoire anarch. C'est un ex-anarch qui a trahi ses idéaux à la fin des guerres de l'est. Un vrai connard. Ils m'ont aussi parlé du fléau, l'Ombre Grise, de la primogène nosfératu, FRAU quelquechose, plutôt anarch-friendly, du préfet et primogène brujah, CASTELLO, qui tient son clan d'une main de fer et a un droit de vie et de mort sur eux et de la primogène malkav, PANDI, qui est bizarre et de gère ni son clan ni son domaine.

Bref, je leur ai raconté ma vie et j'suis allée bosser. À la sortie y'avait donc Jack et j'lui ai demandé comment s'appelle le fléau. GUILLOT. Et il a l'air flippant, parce que Jack qui râlait contre tout et tout le monde il a fermé sa gueule après ma question.

Je leur ai demandé si c'est eux qui ont menacé Intox, Lyzzie a dit que oui, Emmanuel a dit que non et Faye a dit à Lyzzie de fermer sa gueule. J'ai l'impression que Garcia a des trous de mémoire...


16/10/10

J'ai fini par comprendre pourquoi Faye voulait que je reste dormir chez eux. Jack m'a réveillée super tôt, il était complètement à l'ouest et il voulait que je le suive, le chemin allait être long. J'ai réussi à enfiler des fringues en vitesse, lui il en avait rien à carrer, puis on est partis. Il m'a fait marcher une heure dans des quartiers crades et glauques puis on a fini par s'enfoncer dans les égouts, en passant par une salle des machines désaffectée dans je ne sais quel immeuble. On est arrivés à une porte en bois et il m'a jetée à l'intérieur.

Jack agissait toujours comme un automate, il disait rien. C'est là qu'un petit vieux rachitique, noir, super-ridé, en chaise roulante, est arrivé. J'ai appris que Jack a été son élève politique et qu'il lui a déjà ramené deux autres personnes, qui ont échoué à un moment. Il s'est présenté comme LE VIEUX MO'. Au bout de 5 minutes de conversation sur son anonymat, ses 2 anciens élèves, le Sabbat, la Camarilla et les Anarchs, il m'avait renommée ARIANE. Parce que je retrouve le fil quand il digresse.

Jack lui a dit que j'étais l'infante du Changeur, puis il est parti.

Vu que je n'ai pas su lui dire vers quelle secte mon cœur balance, il m'a parlé de leurs créations, ainsi que de l'Inconnu et des Autarkis. Il est très vieux. Il m'a parlé de l'âge des ténèbres, des traditions, de l'inquisition, des différentes révoltes anarchs. De la liberté, du mouvement, de SMILING JACK et des attentats de l'IRA, du mathusalem qui est Prince de Londres, de l’État Anarch Libre, qui n'a duré que deux ans, des Guerres de l'Est, de beaucoup de choses.

Après ça il m'a parlé de mon Sire, de ce qu'il en savait. Il m'a même montré des images. C'est un monstre. Une sorte de grand monstre squelettique et musclé, couvert de poils roux, avec de grandes griffes et des crocs. Ouais. Ouais. Il est souvent là dans les périodes de troubles et il change les gens qu'il rencontre. Sauf moi.

Il m'a dit que je connaissais le chemin et qu'il voulait bien m'enseigner. Mais il tient à son anonymat, je ne dois parler de lui à personne et jamais lui poser de questions sur sa vie. J'ai accepté.

Du coup il m'a présenté les grandes figures camaristes et quelques anarchs, ainsi que les Moires. J'en ai retenu plein de trucs importants :
  • le Prince Vitel est un leader d'hommes charismatique qui a renié toutes ses convictions pour le pouvoir,
  • HADRIEN, son infant, a plus de titres qu'un double-album de Lady Gaga,
  • Frau SHEIN est une fine politicienne qui a l'air ici pour s'amuser, comme en vacances,
  • Pandi porte ce nom parce qu'elle était déguisée en panda et chantait pandi/panda lors de la première bataille des guerres de l'est,
  • JULY, la primogène toréador, est un bisounours,
  • RICHEMOND Bailly et Léonard Cursedwood sont frères, ils ont le même sire, et le second a dit du premier qu'il est « une brute de cour de récréation qui a grandi trop vite et à qui on a donné une arme et le droit de s'en servir »,
  • ACHMET FINKELSTEIN est un ventrue anarch de salon pédant qui jouit d'un bon statut,
  • SAMUEL BOWENS est un brujah anarch violent qui jouit d'une bonne réputation.

Et d'autres trucs quoi, ça a duré longtemps. Mais j'ai quand même fini par aller bosser. À la sortie Jack était là encore. Cette fois-ci il m'a engueulé parce qu'ils se demandaient tous où j'étais. Je lui ai répondu qu'il m'avait emmené quelque part mais il a dit que je mentais. Tain ils sont compliqués. Je dors encore chez eux ce soir, Emmanuel voudrait que je leur serve de témoin, demain, à l'Elyseum, pour une prophétie je crois. J'ai accepté, Lyzzie a pris mes clés et est partie me chercher des fringues pour l'Elyseum. À part la robe que je portais au bal de promo, je vois pas trop ce qu'elle pourrait me rapporter. Bah.


17/10/10

Leur témoin tu parles. Ils m'ont emmené à Downtown et on est allés au dernier étage du Bank of America Building. Au sous-sol j'ai été fouillée et Emmanuel m'a présentée comme PAOLA, infante de DUMPSTER. J'aurai bien aimé qu'on en discute avant, parce que d'un Paola c'est LAID, de deux je sais foutrement pas qui c'est ce Dumpster... Parce qu'en plus quand on est arrivé en haut un type de plus de deux mètres, en costard, pianotait sur son Ipad et m'a posé plein de questions sur moi. Il avait l'air de connaître Dumpster et mes réponses l'ont satisfait a priori. J'ai appris plus tard que c'était Castello, le préfet.

La primogène Toréador est venue se présenter. J'ai senti un truc dans ma tête et je l'ai laissée y entrer, elle a commencé à me dire un truc genre « si vous résistez à la soif de sang de votre primogène... », ça m'a fait paniquer mais elle a tenté de me rassurer. J'ai un peu compris en voyant Bailly, qui fait pas mal la gueule. J'espère que c'était rien de plus... J'ai rencontré plein de gens dont je me souviens pas le nom.

UTHER O'MALLEY, le primogène Lasombra, est plutôt mignon. Et assez charmeur. Hadrien s'est présenté rapidement. Castello me collait au train, impressionné que je sache fermer ma gueule quand il le faut. Ouais ouais ouais. Frau Shein, super canon, m'a dit qu'elle avait beaucoup entendu parler de moi. Ça a fait lever un sourcil au préfet et elle en a rajouté en se moquant de lui parce qu'elle est autorisée à utiliser une discipline dans l'Elyseum. Après y'a une paire de jambes et un torse glabre qui se sont pointés, SEREINE et JUSTIN. Mo' m'a dit que le premier biopic des Moires était sur eux, ou plutôt sur leur vie sexuelle débridée. J'ai eu du mal à pas y penser quand ils se présentaient.

Ensuite j'ai rencontré mon primogène, Bailly. Toute sa pilosité est rouge et il a des oreilles un peu pointues, comme un renard. Avec moi il a été plutôt sympa, il m'a filé sa carte et m'a dit de le contacter si je voulais être formée et sortir de chez les Moires. Il m'a dit que Dumpster aurait pu passer dire bonjour. J'ai pas répondu grand chose. On a un peu parlé de la dernière prophétie des Moires mais il m'a dit d'aller voir les harpies pour en avoir une version exacte.

J'ai rejoint Emmanuel et les autres sur une balustrade. Ils attendaient le Prince, qui est sorti d'un entretien avec Pandi. Björk déguisée en papillon. Elle annulait complètement le charisme de Vitel. Qui est assez canon. Un vieux beau. Elle est venue nous dire bonjour et j'ai eu droit à un « Vent du changement ». J'ai répondu « vous aussi », alors elle m'a dit Myosotis, puis elle est partie. Spooky.

Emmanuel se faisait engueuler par le Prince quand ses yeux se sont révulsés et qu'il s'est mis à parler.

Citer
La vasque la douce du changement et claire mutateur touchera reine de le soleil promo deviendra du bal rêche et dur dans le sillage du freux chaos confusion vice mal et mort se répandront crains la vasque une fois la fleur dedans

Les yeux de toutes les Moires se sont révulsés, Faye s'est mise à le répéter avec lui, puis ils l'ont tous répété une dernière fois. Castello avait dégainé un dictaphone, plus vite que son ombre, et j'ai compris pourquoi : l'intonation changeait, la ponctuation aussi, c'était complètement inintelligible.

Après ça ils ont dit au revoir et ont pris congé du Prince. Du coup je me suis présentée en vitesse et j'ai filé avec eux, quand Vitel s'est mis à engueuler Castello parce qu'il était hors de question que l'affaire du giovanni se répète.

Mo' m'en a parlé de ça aussi, un Giovanni était en ville, les Moires, arrivées y'a 8 ans, ont fait leur première prophétie 9 mois après leur présentation. Personne n'a compris ce qu'elles voulaient dire et, 9 jours plus tard, l'infant de Castello et un autre Ancilla ont été kidnappés par le Giovanni... Y'a eu une autre prophétie, qui elle a été prise au sérieux, et le Prince a réussi à empêcher un duel à mort entre le fléau et le préfet en la comprenant.

Apparemment c'est pas habituel que les Moires donnent deux prophéties aussi rapprochées. En filant vers la sortie avec elle j'ai demandé à quelqu'un ce que disait la dernière.

Citer
À trop se rendre indiscret aux lois du Havre le manche du fléau d'arme se calcine piqure réflexe de scorpion.

Je me suis dit que ça puait pour ma gueule, mais j'ai pas vraiment pu y réfléchir. On attendait devant l'ascenceur quand il s'est ouvert sur un mec en robe, super grand lui aussi mais tout maigre, et tout gris, avec un œil borgne et une aura terrifiante.

Les Moires se sont inclinées donc j'ai fait pareil. Il s'est approché de moi, j'ai reculé, morte de trouille, puis je me suis présentée et il a tendu sa main pour me faire un baise-main. Quand ses doigts ont touché les miens il s'est mis à hurler et son bras s'est changé en cendres, très rapidement. Il a été plus rapide et se l'est tranché au niveau de l'épaule, en sortant des griffes gigantesques. J'étais par terre, roulée en boule, et je ne pouvais pas détacher mon regard de lui, plein de rage, alors que son bras finissait de bruler dans une flamme noire.

Les Moires se sont misent entre lui et moi, Pandi les a rejoint et les primogènes Nosfératu et Toréador se sont offusquées parce que le fléau avait voulu user d'une discipline sur moi. Ça allait trop vite et je comprenais rien. Emmanuel a rappelé que j'étais leur témoin et que ma protection devait être assurée.

Le Prince et Castello venaient de nous rejoindre quand Guillot s'est excusé et a reconnu que je ne l'avais apparemment pas voulu, que ce n'était pas de mon fait. Le Prince a excusé le fléau et a lancé un avertissement à Emmanuel. Il m'a demandé si j'exigeais réparation, j'ai répondu que non, puis il s'est ré-excusé au nom de la Camarilla et m'a assuré qu'il n'y aurait aucune représailles de la part du fléau.

Dis bonjour à tes nouveaux amis.

On est partis et Pandi nous a suivis. Elle a récupéré son arme, une baillonette pleine de fanfreluches, puis elle est montée sur le toit d'une petite voiture électrique jaune poussin et elle s'est mise à nager. Ou à couler. Je sais pas trop.

Ils étaient tous silencieux. Lyzzie était déprimée, j'ai essayé de discuter avec elle mais ça n'a rien donné. Je crois qu'elle est maniaco-dépressive. Emmanuel a fait un truc flippant, il a tripoté les boutons du lecteur radio, éteint, puis il l'a allumé quelques minutes après. The wind of change et The final countdown. Ok. Je leur ai demandé de me lâcher devant le bar de Fat.

Un connard m'a mis une main au cul en me demandant combien le prenais mais je l'ai recadré direct, une baffe et une engueulade. Ne pas venir en robe de promo dans un bar à putes, noté. J'suis montée et je me suis changée, suivie d'Intox qui voulait savoir s'il devait s'en charger. Bwarf, ça ira. J'ai parlé à Fat de ce qu'il venait de se passer à l'Elyseum et lui m'a parlé de mon sire. J'ai expliqué qu'il m'avait pas vraiment raconté sa vie, qu'il était parti trois jours après mon étreinte et que j'avais plus de news.

Du coup lui et Intox m'ont parlé de Dumpster, « fervent défenseur des églises ». Pendant les guerres de l'est il s'est battu à une église, Sainte Irène, dans laquelle il a défoncé trois meutes de Sabbat à lui tout seul. Une brute. Il refuse de se battre si on l'attaque pas. Ils m'ont expliqué un truc qu'il faisait, une brume somnifère, mais j'ai pas trop compris le principe.

Intox m'a refilé une URL. La primogène Nosfératu veut me rencontrer. Chuis rentrée chez moi, ce lien mène à un logiciel de vidéo-conférence, du coup j'ai décidé de faire ça plus tard. La même pour Banning, il m'a proposé une visio-conférence le jour de mon choix. Ce sera pour le 21, quand je serai de congé.

Là je rentre du taff. Fat m'a conseillé de faire de mon patron une goule, pour arrêter de me faire chier à travailler et toujours être payée. Du coup je suis montée dans son bureau, y'avait un petit frigo avec quelques trucs, j'ai foutu une goutte de mon sang dans tout ce bordel. On verra bien.


18/10/10

Mon appartement a été fouillé pendant la journée. J'ai appelé Garcia, Emmanuel m'a dit de regarder s'il me manquait quelque chose. Un vieux RIB, une vieille facture de téléphone et mon collier de baptême. Faye et Jack sont passés, ils ont touché un peu partout et m'ont dit que ça devait être la goule d'un homme de Castello : régnant mort de trouille et de colère contenue. J'ai prévenu Fat et Dolly puis je suis allée brûler tous les papiers où figuraient mon vrai nom. Fat est arrivé avec 12 hommes pour me refaire la sécurité, Dolly est passé dans la nuit, pendant que j'étais au travail.

Au taff j'ai repéré une table avec 3 types un peu louches, dont un très livide. J'ai laissé traîné mes oreilles, c'est des hommes de Castello. Ils se plaignaient de la vie de merde qu'il leur fait vivre. Sereine m'a appelée à la fin de mon service, elle aimerait qu'on se voit pour un deal. J'ai délayé. Elle est mignonne mais me proposer un truc le lendemain que j'ai défoncé le bras de son sire, ça m'inspire pas confiance.

Au final Fat a renforcé mes fenêtres avec du béton et changé mes verrous. Ça fera que ralentir des gens qui veulent vraiment entré, mais bon. Il m'a indiqué le mur le plus faible, si j'ai besoin de m'enfuir. Oki. Quant à Dolly, il a déposé des cartes postales dans l'appartement. Je dois pas les changer de place. Fat m'a dit que toutes ses goules avaient du quitter l'endroit tellement ils étaient mal à l'aise. Je vais pas chercher à comprendre.


20/10/10

Ce qui vient d'arriver est TROP bizarre.

Hier je suis allée à l'Elyseum. En jean-basket, je pensais que y'avait que la première fois qu'il fallait être classe, qu'après on pouvait être nous-même. Du coup au rez-de-chaussée (j'étais à pieds), en attendant l'ascenseur avec O'Malley et deux autres nanas qui me dévisageaient, il m'a prise à part pour me dire que ma tenue ne convenait pas vraiment et des trucs comme ça. Mais il m'a dit aussi que les harpies auraient sûrement un truc à me prêter. Quand on se dirigeait vers l'ascenseur on a été arrêtés par Cursedwood qui faisait le gros lourd avec les deux nanas et a commencé à taunter grave le primogène. Il a dit qu'il venait voir la petite nouveau-née, mais j'ai pas relevé et j'ai re-trainé O'Malley plus loin pour lui parler d'un truc qui me chiffonnait : « Castello m'a volée, est-ce que je dois lui en parler ? ». Il m'a dit qu'il devait déjà être au courant, étant donné qu'il y a des caméras et des micros partout dans ce bâtiment. Quelques secondes plus tard il recevait un texto de Castello qui lui disait qu'il m'attendait en haut.

Dans l'ascenseur, O'Malley m'a expliqué que les Lasombras n'avaient pas de reflet, donc il n'apparait pas sur les caméras de sécurité, mais qu'en plus par une curiosité inexpliquée sa voix n'imprime pas non plus. Ce qui emmerde le préfet et l'amuse, même s'il l'a pas dit comme ça. En haut Castello nous a accueillis, assez froidement pour Uther. Il m'a emmenée au bout de la grande salle, on a passé une salle de surveillance remplie de vampires terrifiés en train de bosser sur des PCs et il m'a fait rentrer dans son bureau. Il m'a appelée par mon vrai nom et on a discuté. J'ai un peu pris ça pour une menace, lui disait que c'était pour ma protection. Par contre ça n'était pas normal qu'il me manque un bijou et il s'est engagé à me le rendre avant que je parte de l'Elyseum.

En sortant de son bureau le Prince m'attendait. Il m'a dit qu'il avait « appris pour mon vrai nom » et que même s'il ne le connaissait pas il pouvait m'aider à le cacher, surtout si je lui apportais des informations sur la prophétie. Ça fait un peu menace, encore. Il m'a proposé son bras et m'a emmenée jusqu'à July.

J'ai passé une heure à me faire préparer pour ma présentation. Habillée en homme, pour le côté décalé. Il y a une salle qu'on appelle les coulisses, à côté de la grande salle, qui est remplie de portants et de tenues, de coiffeuses comme dans les films. Y'a aussi « la salle blanche », une salle qu'on peut fermée de l'intérieur, capitonnée, qui sert quand on sent qu'on va péter un câble. Bref. Y'a une des harpies, CÉLIA, est venue pour me maquiller et me coiffer. Femme fatale pour le coup.

Quand je suis sortie de là y'avait des regards intéressés et amusés, et j'avais l'impression qu'ils allaient me bouffer. Le régent a des yeux de poisson mort – de faim. J'ai vu passer Bailly, super vénère, qui m'a pas calculée puis s'est arrêté et a fait demi-tour, surpris par ma tenue je crois. Il m'a emmenée dans une pièce séparée, il m'a parlé de Cursedwood, m'a dit de m'en méfier. Il m'a dit que je pouvais monter et m'a filé le numéro d'une de ses goules, ANTON PRESTON, qui aurait un travail pour moi. Puis il est parti. J'ai attendu un peu et, au moment où j'ouvrais la porte, mon sang s'est mis à pétiller, puis à bouilloner. Mes yeux se sont recouvert de sang et j'ai vu Guillot. Ca s'est arrêté et je me suis aperçu qu'il était invisible mais que mon sang réagissait à sa présence, je sentais la direction dans laquelle il était. Soit.

J'ai continué à observer les gens et les mouvements de l'Elyseum, puis je suis allée parler au Prince de la prophétie. Selon moi, ça donnerait :

La vasque du changement mutateur touchera le soleil du bal. La douce et claire reine de promo deviendra rêche et dure. Dans le sillage du freux chaos, confusion, vice, mal et mort se répandront. Crains la vasque une fois la fleur dedans.

Je lui ai dit que de mon point de vue ça parlait probablement de July, mais que j'en savais pas vraiment plus. Il m'a répondu qu'il allait préparer mes papiers, après m'avoir demandé sous quel nom je voulais être connue pour l'état civil.

Je lui ai demandé comment ça se passait pour ma présentation, vu qu'ils voulaient mieux la faire. Il m'a expliqué que c'était une série de questions et réponses traditionnelles, que je pouvais choisir mes réponses parmi plusieurs ou demander à quelqu'un de me les souffler. Du coup c'est Bailly qui m'a soufflé les réponses. Après il m'a dit que tout ce blabla datait de l'époque de l'Inquisition et des hunters. Au final j'en suis ressortie avec un révolver, après avoir prêté serment de défendre la Camarilla et des trucs comme ça.

J'me suis changée et j'suis partie au taff, après que Cursedwood ait fait son lourd en me disant qu'on se verrait une autre fois.

D'habitude M. Peterson est pas là la nuit, mais là si. Il m'a fait venir dans son bureau, m'a proposé de passer manager et d'aller au restaurant avec lui pour en parler. On a pris rendez-vous pour la nuit suivante, puis je suis rentrée chez moi.

Dans ma cage d'escalier j'ai senti une présence, un truc qui allait pas. Je suis allée voir en dessous mais y'avait rien. Jusqu'à ce qu'à force de regarder je vois ce qu'il y avait à voir : un monstre, qui prenait toute la place. Je suis partie en hurlant, morte de terreur, et je me suis cachée dans une benne à ordure, sentant la torpeur m'envahir.


Je me suis réveillée dans un peignoir blanc en soie, sur un lit, dans un sous-sol. J'étais propre et je sentais la rose, mes fringues étaient dans un sac de pressing. J'ai ouvert la porte et le livreur du pressing était accroché à une sorte de porte-manteau, par la nuque. Mort. Sur le mur il y avait écrit PAOLA, avec son sang. Je l'ai bu et je suis sortie des égouts. C'était juste à côté de chez moi. Y'vait un clochard vidé de son sang, je l'ai ramené avec l'autre.

J'suis retournée à mon immeuble et M. Peterson attendait en bas. Je l'ai fait monter et je lui ai fait boire de mon sang dans un verre d'alcool, puis je l'ai emmené dans la pièce des égouts, pour... je sais pas trop pourquoi en fait. Les deux cadavres étaient plus là. J'ai vaguement expliqué à M. Peterson ce que j'étais et ce qu'il devait faire pour moi, me payer à ne plus venir au travail et faire disparaître mon nom de tous les papiers de sa boite, des trucs comme ça. J'étais un peu gauche et je savais pas trop quoi lui dire de plus, du coup je l'ai renvoyé.

Mais quelqu'un a pris le contrôle de mon corps. Quelqu'un qui lui a expliqué bien mieux que moi, a imposé son esprit pour lui faire oublier mon nom, lui a fait boire de mon sang en lui susurrant que s'il faisait bien son travail il aurait plus. Ensuite M. Peterson est parti, et mon Sire est apparu.

Il s'est approché très près de moi, il m'a reniflée, il a touché mon visage avec ses griffes. Ça faisait vraiment bête sauvage. Il a soufflé sur moi, une brume rose. Ça sentait la barbe-à-papa. J'ai tendu ma main vers son torse et il a reculé vivement. Il l'a reniflée, puis il m'a laissée faire. Son duvet est très doux, sa peau très chaude. Il a approché sa gueule pleine de crocs de mon visage, lentement, et sérieux, j'ai cru qu'il allait m'embrasser.

J'ai reculé ma tête au fur et à mesure, en lui disant que... Ben je crois que j'ai dit « euh... », le temps pour lui de s'apercevoir que je reculais et il est parti en courant. J'ai essayé de le poursuivre mais quand il a sauté dans l'eau des égouts là j'ai pas suivi. Faut pas déconner. Sur lui elle semblait changer, il semblait la traverser, mais moi ça m'aurait juste dégueulassée.

Du coup je l'attends. Je sais pas s'il reviendra.


21/10/10

Je me suis réveillée avec une orchidée blanche près de moi, mais il n'était pas là. Il y avait aussi un coffre, avec une vieille robe, en bon état, et une ombrelle. J'ai touché à rien, laissé la fleur sur le coffre, puis je suis allée dans un cybercafé.

La primogène Nsofératu m'a dit qu'elle a reçu ma photo avec trois mots, « pour la protéger », et des biens matériels dont elle n'arrive pas à déterminer la provenance. Assez pour un an. Plus tard, les Moires ont payé pour trois mois de ma protection. Donc j'ai du crédit chez eux quoi. On a parlé de la Camarilla et des Anarchs, elle voulait savoir vers où tendaient mes convictions mais j'ai pas voulu répondre. Elle m'a dit qu'on pouvait être ennemies ou amies et que le premier supposait simplement que je fasse du mal à son clan ou que je m'occupe de ce qui ne me regarde pas (en l’occurrence, des Trémères Anarchs sous sa protection). Oki.

Banning a été surpris par ma non-motivation. Il m'a demandé de lui écrire un article, on a réfléchi un peu ensemble et j'ai choisi les caïtiffs comme sujet. On verra bien. Il m'a dit qu'il viendrait d'ici une petite semaine, pour qu'on se rencontre. La Presse Anarch Libre est envoyée par une petite vingtaine de personnes triées sur le volet mais des exemplaires circulent. Apparemment y'a pas mal de nosfératus qui bossent pour lui. En tous cas il était content de voir que j'en étais pas « encore » un.

Après ça j'ai fait un tour à l'Elyseum pour récupérer mon collier et voir le coupable crucifié au plafond. J'ai appris vite fait que July était ultra-protégée à cause de la prophétie.

M. Peterson, enfin David, m'a téléphoné pour me dire qu'il avait fait ce que je lui avais demandé. Ok, euh, ok. Je lui ai dit que c'était bien.

J'aurais du réfléchir avant de faire une goule, parce que là je sais pas quoi en faire.

Bref, chuis allée voir le vieux Mo' et je lui ai parlé de ma rencontre avec mon sire. Il m'a fait tout décrire avec minutie, ça a pris trente plombe. Il m'a dit que le Changeur était censé pouvoir exhalé une brume rosâtre qui change la chair et les os en bouillie. Funky. Il pense que mon Sire peut savoir où je suis et utiliser ses pouvoirs à travers mon sang, d'où le bras de Guillot. Bref, après ça on a parlé de ma voie, parce que je me lève avant Faye mais après la plupart des autres Moires. Il m'a montré des films pour réveiller mon humanité mais ça m'a juste grave saoulé.

Je suis rentrée là où mon Sire m'avait emmenée. J'espère encore qu'on pourra se parler.


22/10/10

Une couleuvre est montée sur le lit pendant la journée, mais je me suis rendormie. Au réveil il n'y avait qu'une orchidée blanche. Cette fois-ci je lui ai laissé un mot, pour lui dire que j'aimerais le revoir, le connaître. Et que je reviendrai.

J'suis allée voir Mo' mais l'était pas là, Dolly était injoignable et chez les Moires y'avait que Faye, qui m'a demandé si j'avais vu Garcia puis m'a fait signe de partir, avec son gros flingue.

Du coup je suis allée voir Fat au bar, pour savoir comment rencontrer des Caïtiffs. Y'avait personne dans le bar, Speed s'est acheté une nouvelle caisse, tellement tape-à-l'oeil qu'ils sont tous persuadés que ça va rameuter les flics. Il est parti après qu'on se soit moqués de lui avec Fat.

Il m'a dit qu'au nord de Baltimore y'avait un caïd local, un ancien red-list nommé FOSTER, un truc comme ça. Il m'a dit de laisser un message sur le panneau. Il m'a expliqué que c'était un coin à petites annonces pour les anarchs, il m'a dit que contre un peu de thune j'aurais probablement des réponses et il m'a aidé à rédiger mon annonce, puis j'y suis allée.
« Cherche Caïtiff nouveau-né pour job safe mais mal payé »

J'ai tourné un peu et on m'a indiqué que le panneau était derrière la piscine municipale. En fait derrière les grands édifices publics y'a des gens pour t'indiquer où est le panneau. Pratique.

Y'avait 8 personnes avec des pamphlets et autres tracts, puis une camionnette à côté d'un panneau en liège recouvert de papiers. HANNABI, celui qui tient le panneau, m'a expliqué comment ça fonctionnait. Et vu qu'il était intéressé, je l'ai interviewé.

Citation de: Ébauche d'article
Hannabi tient le tableau des petites annonces. Il y a 6 ans à peu près il meurt par overdose, s'éveille en frénésie dans son squat et tue ses potes. Première semaine très floue, très défoncé. Semaine suivante sur les nerfs, à se rendre compte que se piquer ne le fait plus décoller. Après un mois de désintox', avec pas mal de thune et beaucoup d'héroïne, il s'est fait un petit business. Le dealer local est venu le plomber et tous les deux se sont aperçus que ça ne fonctionnait pas. Hannabi l'a vidé de son sang et l'Ancilla qui chapeautait le trafic de drogue est venu le prendre sous son aile. Mensonges, liens de sang et missions pourries. La dernière impliquait des hunters et la mort du boss d'Hannabi. Il était pas à un sevrage près. Maintenant il a une place qui lui permet d'être en sécurité.

J'avais envie de me bourrer la gueule donc il a cherché sur le tableau et m'a trouvé une soirée, une « Frat'Party » pas loin d'ici. Se bourrer la gueule quand on est caïnite c'est à chier. Tu redescends en deux-deux. J'y ai croisé SAMUEL BOWENS. Il a empêché un mec bourré de m'emmerder, mais quand j'ai su qui il était, vu son regard gourmand, j'ai préféré l'éviter et picoler tranquille.

Le temps de rentrer et j'ai déjà dessaoulé. De toutes façons j'aurai pas de mal à m'endormir.


24/10/10

Hier y'avait plus de coffre, plus de mot, pas de réponse, personne. Du coup j'ai téléphoné à la goule du primogène Gangrel, pour son taff.

Anton Preston est assez condescendant. Pour une goule je veux dire. C't'un avocat de trente ans, dans un bureau à la con. Des types devaient de l'argent à Bailly, et moi j'ai été envoyée le récupérer. Il me dit de faire ça comme je le sens, mais si je dois tuer des gens je crame la maison. Pourtant je pensais pas tuer des gens.

Au final y'a eu 20 minutes de taxi, 5 minutes de discussion avec un chien très bête dressé pour manger les gens et six morts. Ou sept, je sais plus. J'ai récupéré les 100 000 $ du boss, 4kg de pure et une call-girl enfermée là depuis trois jours, pour être violée. Je lui ai fait enfiler une taie d'oreiller sur sa tronche, on a pris sa bagnole, je lui ai filé 50 000$ que j'avais trouvé en plus et je lui ai dit de se faire plaisir mais de ne jamais parler de tout ça.

Du coup Preston était déjà au courant. Vu que la maison cramait. Il m'a laissé la coke et 10 000 $. Moi je lui ai pas parlé de la nana, ni du chien. Ouais, j'ai récupéré le chien. Il m'a dit qu'il m'appellerait pour la suite.

La nana morte de trouille m'a quand même fait prendre conscience de ce que j'avais fait et je suis allée voir Mo', en lui disant que j'avais un problème. On a passé la fin de la nuit et la nuit suivante à discuter et à travailler sur ma voie. Je crois que ça va un peu mieux, donc je suis rentrée chez moi.


25/10/10

J'ai passé une nuit tranquille. J'ai appelé mon chien Carte-à-Puce. Son nom c'était « hé toi » ou « abruti de chien ». Ça me plaisait moyennement. J'essaye de lui apprendre la politesse. J'ai acheté plein de bouffe pour être sûre de voir venir. Ma mère m'a appelée en début de soirée. Je l'ai rassurée sur mes cours, toutes ces conneries. Oui, j'irai la voir pour Noël. Je sais pas trop comment ça se passera.

Ensuite je suis allée voir SAMSON, un Caïtiff qui avait pris contact avec moi.

Citation de: Ébauche d'article
Evan me dit qu'il a eu une étreinte « normale », il y a moins d'un an. Par surprise, puis il a été jeté dans un appartement et s'est nourri, en frénésie. Autodidacte et connaissant des légendes sur les caïnites, il a testé certaines choses. « Mais pas le pieu en plein cœur, j'ai vu Buffy quand même ». Il a repris son coin de rue et vend de la dope ; son chef est devenu sa goule, ça lui facilite le travail. On lui a expliqué les règles, il les a notées consciencieusement et les a vérifiées. Beaucoup d'intox. Il a un rival Caïtiff, dans une autre bande de dealers. Au final quand l'un apprends quelque chose qui pourrait aider l'autre ils partagent leurs informations. Après notre entretien il est parti lui dire qu'en s’entraînant on pouvait développer et entraîner les pouvoirs vampiriques.

Après je suis retournée dans la salle des égouts. Quatre clochards. Je suis pas restée. J'ai croisé Dolly et on est allés dans un cybercafé pour que je lui montre comment on sécurise un PC et sa vie sur le net. Il est vraiment stressé ce type. J'avais pas mal de mails pour mon petit boulot mal payé, du coup j'ai acheté un téléphone jetable. Paraît que c'est plus safe, et qu'il faut en changer souvent.

En rentrant chez moi j'ai vu un mec chelou taper sur les dealers du coin de ma rue, en leur disant que c'était « pas bien » de dealer... J'ai pas cherché à comprendre.


26/10/10

Ce soir j'ai rencontré plein de gens, plein de Caïtiffs. Bon, j'ai aussi revu le mec louche, il a renversé un gros en voiture, parce que « ça aurait pu être une réincarnation de Bouddha »...

ANDREW FIRSK d'abord. Pas aimable.

Citation de: Ébauche d'article
Quant à Andrew, étreint il y a seulement 3-4 mois, il n'est clairement pas là pour la thune. il veut se faire connaître. Appel pour homicide, Andrew est le flic en patrouille le plus proche, il y va. Un vampire le boit, l'étreint, le pieute et lui dit qu'il a jamais pu blairer les flics. Les renforts arrivent, deux personnes, l'un le dépieute et les deux meurent. Il fait de sa chef une goule, en profite en passant. Passe ses deux mois d'arrêt en apprenant à vivre avec sa condition et en cherchant des contacts. Avec lui, on est réglo. Parce qu'il a qu'un coup de fil à passer pour te foutre dans la merde. On lui a quand même fait comprendre qu'on pouvait pas vraiment avoir d'amis dans ce milieu. Il compare ça à la police. Il connaît bien les luttes de pouvoir pour l'avancement, sauf que là les joueurs sont immortels.

MAX ensuite. Je me demande si son sire est pas le Giovanni qui s'est enfui avec l'infant de Castello et l'autre ancilla. En tous cas il est flippant, il est très grand et il a des crocs très gros, qui sortent. Puis il reste toujours au même endroit, à attendre que son sire revienne...

Citation de: Ébauche d'article
Abby était déjà à la rue quand elle s'est fait étreindre. Y'a 6 ou 7 ans, par un mec qui sortait d'un restaurant derrière lequel elle fouillait les poubelles. Il la prend sur son dos, l'amène aux docks, la boit, s'excuse, la reboit et finit par ne pas se retenir. Il l'étreint. « Vous êtes un vampire, je suis désolé, nourrissez-vous de sang humain et craignez la lumière du soleil. Je dois y aller. » Elle s'est cachée pour le regarder se faire poursuivre. Elle a cherché à survivre, puis elle a vu quelqu'un comme elle, pâle et qui ne respirait pas. Elle l'a suivi jusqu'à une tour en verre. Elle y a rencontré un grand monsieur, gris et borgne, flippant. Elle lui a tout raconté. Il l'a laissée partir. Informations suffisamment intéressantes pour que le fléau s'en remette à leur seconde rencontre pour la tuer. Le sire d'Abby a pris un bateau pour l'Europe, de ce qu'elle en sait. Mais elle s'en fout.

Après j'ai vu EMMA. Elle était toute ensommeillée. Elle travaille de jour dans l'orphelinat où a été placé son fils. Elle a l'air tellement humaine, c'est impressionnant.

Citation de: Ébauche d'article
Jo s'est endormi, a ressenti un plaisir immense dans son sommeil et s'est réveillé en frénésie, pour tuer sa femme. Pas d'explication, rien. Il s'est caché et s'est servi de ce qu'il avait appris au taff pour se faire déclarer mort, se dégoter un certificat médical de porphyrie et des faux papiers. Hébergé par un Ventrue Anarch pendant deux ans, il a observé et mimé pour apprendre ses disciplines. Le mec pensait le dominer sur une base régulière, mais Jo a fini par lui faire oublier son existence. Il s'est complètement mis au ban de la société caïnite. Il bosse dans un refuge pour animaux, est devenu assistant vétérinaire. Il pensait que j'avais besoin d'aide en tant que nouveau-né Caïtiff. Il m'a dit de garder mon argent.

WILLOW m'a ensuite agressée.

Citation de: Ébauche d'article
Willow m'agresse et me menace. Qui m'envoie ? Personne. Dire que le fléau est un fils de pute et que je n'hésiterai pas à tuer le préfet ? D'accord. Une fois ses enregistrements bien au chaud il me traite de connard d'intellectuel et me raconte son expérience de la non-vie. Étreinte de masse du Sabbat, il y a 6 ans. La Camarilla arrive, leur botte le cul et la fosse où lui et tous les autres se trouvaient est imbibée d'essence. Il sort le premier et sera le seul à ne pas être repoussé au fond. Il observe la scène et voit un groupe défoncer les véhicules de la Camarilla pendant que celle-ci subit une contre-attaque du Sabbat. Il a fait siennes les théories sur la loi du plus fort et la méritocratie. Je pense endoctrinement mais continue de l'écouter déblatérer sur son camp, son choix. Personne ne l'emmerde. Il a prouvé qu'il était méritant. Il a prouvé qu'il tapait assez fort.

Puis j'ai rencontré CLARISSE, LA LYS.

Citation de: Ébauche d'article
Une pute notoire, contente que je fasse cet article. Étreinte il y a 14 ans, par un Ventrue Sabbat tué par sa meute dès le lendemain. Elle n'a jamais développé sa malédiction, ils l'ont faite passer pour une Panders. Lors des guerres de l'est, elle a trahi les siens et gagné sa vie à la Camarilla contre toutes les informations dont elle disposait. Mais on lui a fait comprendre qu'elle ne resterait pas longtemps en lice si elle revenait à l'Elyseum. Elle est un rebut de l'humanité et fait avec, reste avec les Anarchs. De toutes façons, « quoiqu'en disent les Anarchs ça reste des camaristes ». Elle baise avec des vampires, elle baise avec des humains, elle économise pour emmener sa famille vivre en Europe. Elle me tend un billet de 100$, pour que je paye plus les suivants. Quelque chose semble mort en elle.

Et cette dernière m'a envoyée voir RAMON, qui pouvait me mettre en contact avec le Caïtiff red-list. Elle m'a dit qu'il était Caïtiff lui aussi, mais faut pas lui dire, ça le vexe. Il se fait passer pour un Brujah et il est pas super méga aimable non plus. Il m'a dit de revenir demain, pour avoir la réponse de LARAMI FIRSK. Rien à voir avec Foster, il a vraiment un problème avec les noms Fat.


27/10/10

J'ai zyeuté mes mails et filé chez Ramon. Il était nerveux. Le Firsk a accepté de me voir mais à ses condtions. Quatre types m'attendaient. Blancs, coupes militaires, airs burinés et un je ne sais quoi de ressemblance entre eux. Du coup j'ai été fouillée très professionnellement mais très précisément, m'apercevant que j'avais pas été touchée par un homme depuis vraiment longtemps, puis on m'a pieutée, mis un sac sur la tête, foutue à l'arrière d'une camionnette et on a roulé bien 1h30 en faisant des tours et des détours avec la musique à fond. Great.

Ils m'ont sortie comme ça de la camionnette et ne m'ont enlevé le sac qu'en face de Larami Firsk. Cheveux jaune paille, une cicatrice le long de son visage, un gant renforcé à la main droite et une doudoune orange passé, sans manche. Plutôt mignon. Après les politesses d'usage on a attaqué le jeu des questions/réponses.

Citation de: Notes d'article
Pas de lien de parenté avec Andrew Firsk (mais lui peut-être avec le fils de pute dont il a pris l'identité y'a un siècle et demi).
246 ans, il sortait d'un saloon bourré, il est en frontière de la ville, un vampire arrive en frénésie de soif, le vide et il lui donne un peu de son sang mais le fléau lui lâche deux balles dans les yeux. La reine de la ville a mis la responsabilité de le former au fléau (elle était sensible), il a fait tout ce qu'il a pu pour le faire tuer, sauf l'attaquer lui-même (missions difficiles, fausses informations, informations manquantes). Chance, rapidité d'esprit (adaptabilité), imprévisibilité. Il a pris la place de fléau en ramenant ses assassins pieutés à la reine (après en avoir dézingué la moitié). Puis guerre de sécession. Les caïtiffs ont la capacité à développer leur propre discipline, ça aide (lui c'est kinesthésie, il appelle ça Matrix et me fait une démo, il contrôle l'énergie cinétique).
Il est redlist depuis peu, il a décidé qu'il en avait marre qu'on poursuive et exécute son clan, du coup il a attaqué une fondation trémère, a tué 8 d'entre eux, 10 gargouilles, incendie du précédent Elyseum et vol de documents après avoir fait perdre son œil au fléau). Il connait bien Baltimore, population caïtiff importante et alliés etc. ici. Primogène autoproclamé de son clan. Il connaît très bien la moitié des justicars (bons rapports). État de service resplendissant durant les guerres de la côte est. Très peu de caïtiff à l'époque où il a été étreint, prolifération pendant la guerre de sécession et après. Quelques sabbat ont abandonné le statut de panders et se sont ralliés. Ce sont les grandes guerres mortelles qui en créent.
Là il est Anarch activement. Quand on est Caïtiff on a besoin de protection plus qu'ailleurs. Ne pas appartenir à une faction est impensable (sauf protecteur très puissant), donc 3 possibilités : Sabbat (Panders, mal éduqués, fanatisés, main d’œuvre bon marché, chair à canon ou bouc émissaire – Panders lui même a été tué car il prenait trop de galon et ça plaît pas à ceux qui ont un clan), Camarilla (dans sa tradition même que quiconque étreint sans en avoir le droit doit être détruit, avec sa progéniture, donc tout caïtiff doit être détruit), Anarchs (enfants chahuteurs de la Camarilla, certains anarchs réfléchissent au fait que les Caïtiffs soient reconnus comme un clan à part entière.

Il m'a demandé de lui envoyer l'article avant que Banning ne le modifie et m'a filé une adresse mail. Il en avait plein dans un bocal, probablement à usage unique. J'en sais rien.

Il m'a ramenée chez Ramon, j'ai discuté un peu avec lui de son armurerie, mais moi les armes... Ça me tente moyennement de commencer à m'en servir. Il pense que je devrais. On verra.

J'ai commencé à écrire mon article. Mine de rien, rencontrer toutes ces personnes me donne envie de faire quelque chose de ma non-vie. C'est plutôt un bon point.


28/10/10

Le Prince m'a envoyé tous les papiers de ma nouvelle identité. Du coup j'suis allée m'acheter une caisse chez Speedy, un truc renforcé au béton dans les creux. Avec amortisseurs qui vont bien et tout. M'enfin j'y connais rien.

J'ai commencé à apprendre ma nouvelle vraie-fausse-vie, mais j'ai surtout fini mon article. Demain Banning débarque et je lui ferai lire.


29/10/10

Théodore est encore plus mignon en vrai qu'à la webcam. Enfin, il est surtout taillé comme un joueur de rugby. Sexy quoi. Chuis allée le chercher à la gare puis on est allés dans un hôtel. Il a pas compris pourquoi j'avais imprimé mon article au lieu de lui envoyer par mail. Il m'a fait plein de critiques et je dois en réécrire une bonne partie, mais l'encart sur Laramy Firsk il a kiffé.

Ensuite on est sortis, il voulait profiter de son jour de congé. On a fait quelques bars pour se nourrir puis je l'ai amené au stade, vu qu'il voulait se défouler. Ça a été assez facile de rentrer, trop facile. Assise sur les gradins pour le regarder jouer au football américain avec des anarchs, j'ai repéré deux camaristes puis toutes les caméras de surveillance. J'ai échangé quelques textos avec Cursedwood et il m'a dit d'improviser.

Du coup j'ai pris un air de nana gênée qui s'emmerde et quand Banning est revenu je l'ai vouvoyé et je lui ai demandé si on pouvait terminer l'interview. Il est de suite rentré dans mon jeu et on est retournés à son hôtel. Je lui ai expliqué puis il m'a demandé pourquoi il m'interviewerait. J'lui ai dit que j'étais l'infante de Dumpster. Je m'étais présentée à lui comme Scorpions, mais il a fait « ah, LA Paola... ». Et il m'a expliqué que Dumpster était mort il y a quelques années, lors d'une réunion de la Presse Anarch Libre. Frénésie dont il n'est jamais sorti, il a gagné des traits animaux jusqu'à devenir une bête et ils ont fini par le tuer. Ils sont à peu près 5 au courant. Génial. Du coup il m'a interviewé par rapport à ce qu'il s'est passé avec le bras de Guillot. J'ai fait la nana coconne qui sait pas. Ça fera en petit encart pas génial quoi.

J'ai appelé Mr. Peterson pour qu'il vienne chercher Carte-à-Puce demain, pour s'en occuper quelques jours.
« Modifié: juin 10, 2014, 06:44:34 am par manquedebol »
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Re : Journal - Je n'ai jamais eu autant de noms.
« Réponse #1 le: juin 05, 2014, 06:56:07 am »
31/10/10

Deux nuits pleines de rebondissements. Trop peut-être.

Le 30, David est passé. On a un peu discuté. Il m'a dit qu'il s'était jamais senti aussi bien. Je sais pas trop comment me comporter avec lui. Déjà je lui ai dit de m'appeler Caroline (c'est mon nouveau vrai-faux-nom), parce que sinon il me donnait du madame. Et moi faut que j'arrête de l'appeler David ou mr. Peterson, maintenant il se fait appeler Jack. J'me suis dit qu'un faux nom ce serait mieux pour lui aussi.

'Me suis aperçue que demain c'était Halloween, du coup je suis allée au bar pour demander à Fat si y'avait un truc de spécial. J'sais qu'il y a une trêve entre la police et les dealers, je me suis dit qu'il y avait peut-être un truc du même acabit pour les vampires. Quand je suis arrivée un type passait par une vitre, suivi de près par Speed, au bord de la frénésie. Je me suis interposée, ça l'a énervé encore plus, du coup je l'ai dominé à coup de « calme-toi ». Ça a un peu surpris Fat, beaucoup Intox et j'ai vu Dolly devenir très méfiant. On a réussi à le calmer un peu, mais il est parti vénère, après que Dolly ait un peu soigné le type. D'ailleurs Speed lui a filé de son sang. Fat a peur qu'il le fasse participer à un jeu anarch, un truc moche. Le jeu du 9 c'est un paintball pour vampires, à balles réelles, et dans le jeu du 69 y'a au moins un participant qui sait pas que c'est un jeu. Pourtant il a juste emboutit sa caisse quoi...

Les mecs sont tendus. Le type qui tape sur les dealers n'arrête pas, il leur pète la gueule et défonce leur came devant eux. BARKSDALE, le parain local, est sur les nerfs. Il donne chez pour des informations le concernant.

Dolly aussi est parti rapidement. Fat lui a juste dit « merci doc' », la bête de Dolly a fait un bond et il lui a demandé de plus jamais l'appeler comme ça. Il aime pas la période d'Halloween, il nous a dit qu'on le reverrait dans une ou deux semaines. Apparemment la frontière avec le monde des morts est mince et il y a plus de chances de croiser des spectres. Ca a pas l'air fun, les spectres.

Fat m'explique que les Nosfératus font un peu moins d'efforts ce jour-là. Mais les bris de mascarade sont toujours interdits, donc pas de crocs ni de disciplines trop voyantes. Lui il va voir sa femme et ses enfants. Elle est remariée, a déménagé. Tous les ans à cette époque il va voir comment ils vont. Il emmène ses goules avec lui, pour pas faire de conneries. Il me dit de faire attention aux enfants, vu qu'y'en a plein les rues ils peuvent suivre des gens et remarquer des trucs louches. L'Elyseum fait un grand bal masqué.

Du coup j'suis allée m'acheter une robe dans une friperie, un truc assez classe qui passe quoi. Ensuite j'suis allée en caisse jusqu'à Downtown, j'ai fait un magasin grand luxe pour m'acheter un complet homme et réserver une robe, puis je me suis dirigée à pieds jusqu'à l'Elyseum. En m'en approchant je me suis sentie vraiment mal, mon sang s'est mis à pétiller, puis à bouillonner, puis j'ai vraiment été à deux doigts d'être malade. Mais ça s'est calmé une fois dans le sas.

À la sortie de l'ascenceur y'avait Bailly. On a discuté de la prophétie, qui n'a pas eu lieu, et de la soirée de demain. Le Prince attend tout le monde à l'Elyseum, puis à 23h tout le monde sera transporté ailleurs pour un événement qu'il qualifie d'inoubliable, imprévisible et exceptionnel. Il dit à tout le monde de venir avec un costume surprenant. Bailly avait l'air content, du coup il m'a proposé d'aller chercher des costumes ensemble. Bien sûr il paye. Bah, allons-y.

On a pris sa voiture et j'ai appris que la conservation et la culture du sang était de ses hobbys. Il m'a parlé des vins de sang des Trémères, de certaines maladies qui donnent un goût particulier, de trucs comme ça.

On arrive au Buffo's Imperium, où je rencontre monsieur BUFFO. Son magasin est immense, il a des tenues du costume le plus cheap aux robes les plus classes. Bailly lui claque la bise avec une accolade, l'autre reste très froid et sérieux. Il me fait un peu penser à un hibou dans son comportement. Il m'a dit que pour impressionner je pourrais m'habiller avec une robe d'ancienne, alors c'est une tenue très... très classe je dirais, qu'il m'a fait revêtir. Un peu genre Marie-Antoinette je dirais. Mais j'y connais rien. Il m'a filé plein d'accessoires différents pour changer la tenue selon mon envie, et une ombrelle. Bailly avait l'air content en tous cas. Même quand il a raqué ses 25 000 $.

J'ai laissé les sacs au primogène pour qu'il les dépose à l'Elyseum et j'ai récupéré ma voiture. Je suis allée au Hyde. J'ack était devant, assis sur les marches, l'air pensif. À l'intérieur j'entendais Lyzzie pleurer depuis les coulisses et Emmanuel était sur scène, marmonnant en boucle une scène d'Hamlet, celle où le spectre se lamente sur sa mort et ceux qui l'ont trahi. Garcia était là, mais il se souvenait plus de qui j'étais, puis il s'est souvenu qu'il avait un truc à faire et il est parti... Emmanuel m'a dit qu'ils étaient en pleine crise, qu'il y avait des pots brisés à réparer, qu'il fallait que je fasse attention à mes prochaines 24h et que certaines personnes qui avaient besoin de compagnie seraient sûrement contentes de me voir... Et il m'a gentiment raccompagnée à la sortie.

Au début j'ai pas compris, donc j'suis allée voir Mo'. Après tout il est tout seul, il a besoin de compagnie. Il m'a dégoté un livre d'initiation à l'alchimie, pour m'introduire à l'occultisme. On discute de mon article, on discute de mon sire, et là je me rends compte qu'Emmanuel parlait probablement de July ou de mon Sire. Du coup je téléphone à la primogène et me retrouve en route vers sa maison.

Ou plutôt son manoir. Sécurité triplée pour la nuit. Apparemment la prophétie devrait se réaliser incessamment sous peu, mais on en parle pas. Elle m'accueille joyeusement, je rencontre ses goules (deux femmes de chambres assez jeune et un ancien boxeur en guise de garde du corps). On discute des soirées, d'Halloween, de la surprise du Prince. Puis on en vient à regarder une vidéo d'un spectacle de mime de Pandi. Ça dure une heure et il se passe quelque chose. Non franchement, 16 ou 17 costumes différents, une agilité surnaturelle, il y a quelque chose. Et il y a quelqu'un. Une vingtaine de figurants, membres du clan malkavien, dont le gars qui terrorise les dealers de ma rue. Elle m'explique qu'on le considère en règle générale comme étant hyper-violent, il suit une voie de kohans et se sert de la violence pour résoudre les conflits. Il ne semble pas vraiment ressentir d'émotions. Elle cherche son nom dans un calepin quand je m'endors. Je me réveille en sentant qu'on me déplace pour me couche ailleurs, on me dit qu'il ne faut pas hésiter à prévenir quand la torpeur m'envahit et on me demande à quelle heure je veux être réveillée. Tôt, au coucher du soleil. Je sombre de nouveau dans l'inconscience.

Puis en pleine journée je me réveille. Mon sang pulse en moi, je me sens oppressée. Il y a des pas lourds dans le couloir. Je vais ouvrir ma porte et Changeur est là. Je manque de partir en rötschreck mais il me fige. Je lui parle, essaye de savoir ce qu'il va faire. Il me demande si je m'oppose à lui. J'entends sa voix dans ma tête. Je crie, essaye de l'empêcher d'avancer. Mais c'est quand même un monstre. Les goules de July sortent et commencent à lui tirer dessus, il a l'air de régénérer ça de façon innée. Ghislain, le boxeur, essaye de le tuer. Changeur en fait une vasque d'os, remplie de sang. Je lui crie dessus, il me met la tête dedans et reste appuyé. Je résiste et ne bois pas, je détruis la vasque. Sans vasque, pas de Reine de promo qui touche la vasque et devient rêche et dure. Sans vasque, pas de changement. Mon sire me regarde bizarrement. Je lui dis que si je peux l'empêcher, cela n'arrivera pas. Il reforme Ghislain en Ghislain, puis me répond que ce qui devait être fait de l'a pas été, et que je dois en assumer les conséquences. Il semble avoir une obligation, ne pas avoir de libre arbitre. Je perds connaissance.

À mon réveil ce soir, July était près de moi, les traits tirés. Elle m'a dit qu'elle avait tout entendu. Malgré les coups de feu, le combat, son couloir n'en a plus aucune trace. Ghislain et ses femmes de chambres ne se souviennent de rien. Elle nous a tous retrouvés couverts d'une substance rose. Elle me demande ce qu'il s'est passé. Je lui réponds que si on lui pose la question elle pourra dire que je dormais. Elle a l'air un peu blessée mais accepte ma réponse. Elle prends un visage joyeux, comme elle sait le faire, puis nous nous préparons à partir à l'Elyseum : son costume à elle y est aussi.

À la sortie de chez elle Castello est là, furieux. Les 150 hommes qu'il avait posté ont disparu. Leurs corps ont disparu, leurs fringues et leurs armes sont là, éparpillées. Y'a 20 caïnites avec lui, morts de trouille. Ça a pas l'air cool d'être Brujah dans cette ville. July lui met un coup de pression et lui dit qu'elle considère me devoir une dette de vie, qu'on doit partir et que si interrogatoire il doit y avoir, ce sera en sa présence. Il nous laisse passer.

Dans sa voiture elle m'a dit qu'elle s'appelle JULIA, et qu'officieusement elle considère me devoir 4 dettes de vie. Elle tient beaucoup à ses goules. On a discuté de nos costumes, de films, de voyages. Elle a beaucoup de contacts en Europe. Puis on est allées dans les coulisses pour nous préparer.

Et on était pas les seules. J'ai pu re-rencontrer toutes les harpies et apprendre à les connaître pendant qu'on s'habillait. MARIA était styliste, c'est une Malkavienne hystérique qui parle beaucoup, en passant souvent du coq à l'âne. Célia était maquilleuse, c'est une Toréador qui semble plus sérieuse et moins gentille que les autres harpies, mais elle a beaucoup d'admiration et des sentiments forts pour July. BERNICE aussi est Toréador, elle a une voix splendide et a failli être étreinte par une « Fille de la Cacophonie ». MAY, ou Anita Mayflower, est Toréador et sculptrice. ARMAND et JOHN/JANE DOE (ou M. SMITH) sont Ventrue et Brujah, travesti et videur de boîte, gays tous les deux mais y'a qu'entre harpie que ça se sait. Ils sont tous très agréables et très sympas. DAME CATHERINE est un peu plus sévère et guindée. C'est une femme de 40 ans, très belle, intimidante. Elle reste à l'écart et parle peu. Elle me donne des conseils sur comment me tenir pour ne pas abimer ma robe et me gratifie d'une moue appréciative et me dit que j'ai une extrêmement belle robe, ce qui met Célia sur le cul. July m'apprend à me déplacer avec et m'explique à demi-mots qui est Catherine, une ancienne, une harpie de la vieille école. Elle est étonnée et ravie que je lui ai fait bonne impression.

Ça frappe à la porte et des femmes entrent, dont Frau Shein. Elle est habillée en Baba Yaga, avec une petite maison avec des pattes de canards sur l'épaule et un bâton noirci et noueux dans lequel je devine des dizaines de visages sculptés. Elle l'a eu en échange d'une dette de vie, du coup elle le rentabilise et se costume toujours de cette façon. Elle me dit que je suis radieuse et qu'on m'accepterait probablement à la cour de Londres, dirigée par un mathusalem bloqué à l'ère victorienne. Elle commence à me parler en ancien anglais et je lui réponds dans le même dialecte. Elle éclate de rire, me dit qu'on pourrait faire des cercles avec des anciens et va prendre Dame Catherine par le bras en lui chuchotant à l'oreille. Elle lève un sourcil en me regardant, puis nous sortons toutes.

J'ai droit à un regard qui en dit long d'Hadrien, mais je me fais sauver par Pandi. Elle débarque habillée en Prince. Elle ressemble parfaitement à Vitel. Tout le monde s'est tu et la regarde, ne sachant comment réagir. Elle se déplace comme un robot et se met à parler aux gens « Pompom, popopom, popom ». Le préfet a les yeux exhorbités et je sens sa bête qui ne sait pas comment réagir. JE SENS SA BETE. C'est mauvais signe. Et là, le Prince sort de son bureau, habillé en Prince Charmant de Disney. Elle se dirige vers lui et le houspille du doigt en disant « Popopom Pandi, popopom », puis elle se retourne vers l'assemblée en continuant, en « Popopom, lois de la Camarilla, popopom ». Vitel explose de rire et applaudit, ce qui détend vachement l'atmosphère. Pandi en rajoute, « Popopom, Guillot, popopom Sabbat, popopom », sauf que le fléau apparaît derrière elle : « Oui, mon Prince ? ». Elle se fige. Vitel demande à Guillot de ne pas l'embêter et dit à Pandi que « Popopom tout va bien ». Elle se remet à bouger pour marcher droit vers les coulisses, suivie par les malkaviens présents.

Au final on est tous montés dans un bus scolaire aménagé. Le chauffeur avait un costume de yéti qui pue, jusqu'à ce que je me rendre compte que ce n'était pas un costume. J'étais installée à l'avant avec le Prince et il avait l'air de beaucoup s'amuser par avance, surtout quand il a vu ma tête.

On a été emmené à une fête foraine, remplie de gens plus ou moins pas humains. La cour des fées, qui n'en serait plus une après cette nuit. Castello, Guillot, Dame Catherine et Frau Shein n'ont pas été autorisés à rentrer. Du coup les deux dernières sont allées faire une contre-soirée en laissant un numéro de téléphone au yéti, pour qui voudrait les rejoindre. On nous a expliqué qu'on pouvait être volés ou subir des farces, surtout si on se comportait mal. Que si on voulait partir, le bus serait toujours là et pourrait nous emmené là où on veut. Le Prince est parti avec un homme à la peau dorée en armure étincelante, en chuchotant. Deux femmes-renardes se sont jetées sur Bailly, très tactiles, et ont commencé à l'entraîner plus loin, et, l'air de rien, les fées ont commencé à nous séparer les uns des autres. Deux petits hommes joufflus m'ont proposé de faire un remake de Blanche-Neige et m'ont demandé ce que j'aimais comme attractions, en m'emmenant vers les stands. Je me fais emporter par un homme très maigre qui me dit que quoi que je cherche je le trouverais en mieux avec lui, mais ils me récupèrent en disant que je ne suis pas pour lui, ordre du roi. Ils l'appellent Papa-Longues-Jambes et m'explique que c'est un assassin, qu'il mange les rêves, qu'il ne faut surtout pas l'embrasser. Je passe deux heures à écouter des contes puis nous nous en éloignons. Ils cherchent à m'amener dans une direction opposée à une forme sous une robe de bure, qui fait plus ou moins la taille de mon Sire.

Je vais à sa rencontre, les deux nains lui disent que le Roi ne veut pas et lui répond que le Prince n'a rien d'un roi, mais que lui en est un autre. Ils finissent par acquiescer et nous laisser. Il m'emmène dans une tente, en privé. Il baisse la luminosité et retire son vêtement. C'est un golem de diamant, il a un regard de diamant. Il m'explique qu'il est le Roi des Trolls. Il n'y en a jamais qu'un seul, celui dont le but est de protéger les Trolls. Il me dit que je suis la fille de Changeur et que mon père a décidé de protéger le destin. Mais il n'aurait pas du m'étreindre. Il me demande pourquoi il l'a fait, et moi j'en sais rien. Lui pensait que mon sire m'aurait pris sous son aile, comme son précédent infant. Je lui dis que je pense que je ressemble à une femme qu'il a connue, vu le nom qu'il me donne, Paola. Il comprend quand je lui dis le nom, mais me répond qu'il ne me parlera pas de ce secret. Le Changeur a toujours suivi et renforcé les trames majeures du destin. Seule la présence d'un catalyseur peut lui faire modifier le destin, et c'est sous ce nom que je serai connue chez les fées.

La trame majeure du destin tendait vers une chute sans douleur et sans larme de Baltimore. J'ai rendu impossible son accomplissement. La trame amène toujours à la chute, mais brutale cette fois. Je dois modifier les choses. Je lui dis que j'aimerais tendre à une harmonie entre les créatures surnaturelles. Il me répond que la trame est très faible. Si les caïnites chutent, beaucoup chuteront avec eux. J'ai plusieurs années devant moi, la deadline est en 2016. Il me dit que le peuple fée ne peut intervenir directement mais que les Moires peuvent percevoir les fils du destin et œuvreront pour empêcher la chute de Baltimore. Elles sont mon principal atout, même s'il doute qu'elles sachent qui tire leurs ficelles et qu'elles restent bien longtemps. Il me conseille de lire des ouvrages qui parlent de la roue du destin. Il me dit que des fées pourraient me donner des informations sur le futur, mais cela se compte en dette de vie, c'est quelque chose de très important. Je suis jeune mais pas faible, des capacités dorment en moi et il peut m'en débloquer certaines. Il me regarde et je plonge dans son regard, en lui. Je deviens lui et je suis aussi dure que le diamant, plus résistante.

Il veut m'aider. Je lui dit que j'aimerais rencontrer l'autre infant de mon sire. Il me dit qu'il a été étreint comme un outil, il était le plus grand obstacle de la trame. Le Roit des Trolls s'est levé, s'est rhabillé et m'a tiré d'un coup sec. J'ai senti une sorte de voile d'eau et nous étions dans un monde gris, décomposé, glacial. « Cela s'est passé il y a très longtemps, très loin d'ici, c'est pourquoi nous allons l'appeler ». Il a fait un dessin sur le sol, s'est concentré dessus en tremblant et des dizaines de cadavres et fantômes se sont réunis à 20 mètres de nous. C'était terrifiant. Un homme est apparu au milieu d'une sorte de mandala complexe de 20 mètres de diamètre. Le Roi des Trolls m'a dit que les traits formaient un labyrinthe et que j'avais 10 minutes avant qu'il ne trouve la sortie. L'homme était assez beau, malgré ses crocs gigantesques, ses yeux crevés et sa peau noircie recouverte de bubons purulents. Ouais, il était pas mal au premier coup d’œil quoi.

J'ai eu la bêtise de commencer en lui disant que j'étais Paola. Il m'a traitée de catin égoïste et corruptrice, a parlé de nos chaînes à tous les deux. Il portait la peste et la maladie et se rachète pour son maître. En essayant de le faire parler j'amplifiais sa colère et il a fini par briser le sceau. Le roi nous a fait revenir dans la tente quand tous les autres morts se sont jetés sur nous. Et dans la tente, y'avait Vitel et le monsieur doré avec son armure. Qui a commencé à dire au Roi des Trolls qu'il outrepassait son autorité. Ce à quoi le géant a répondu qu'à partir du moment où il est là c'est son autorité qui compte, et que je suis son invitée, tout en nous forçant à mettre un genoux en terre. L'autre a lutté contre sa rage et il a fini par s'excuser, difficilement. Le Roi lui a proposé d'aller boire le verre de l'amitié, avec beaucoup plus de blabla et d'étiquette, mais l'autre a refusé, toujours très poliment, puis il est parti. Je me suis retournée pour demander son nom au Roi des Trolls, mais il n'était plus là. Vitel était resté surpris mais silencieux, et il n'a pas pris l'air d'un Prince fâché et blessé dans sa dignité d'avoir du s'agenouiller devant une fée. Il a juste l'air... je sais pas trop.

Il a profité qu'on soit seul, parce qu'il voulait me parler. Il sait que Dumpster est mort. Cinq personnes, tu parles. Il m'a dit qu'il avait rien contre les Caïtiffs, s'ils sont bien formés et n'enfreignent pas les règles. Je disais pas grand chose, j'avais pas grand chose à dire, mais lui il m'a lâché des trucs auxquels je pouvais pas vraiment croire. Qu'il croit toujours aux idéaux anarchs, qu'il pense qu'il faut un changement furtif, progressif et interne de la Camarilla. Apparemment il aurait des alliés qui ne savent pas qu'ils bossent pour lui. Oui donc des gens qu'il manipule quoi, pas étonnant. M'a dit que j'étais une femme pleine de surprise et probablement le pion de quelqu'un de plus puissant. Vu que je lui répondais rien il m'a proposer d'être son pion.

C'est super sympa comme proposition, non ? Il m'a dit qu'il est un grand défenseur des libertés, notamment celle d'assumer les conséquences de ses actes. Il a un rêve pour cette cité, d'en faire un lieu d'évolution, de renouveau, pas un lieu d'égalité pour tous mais une ville accueillante pour les Caïtiffs et les nouveau-nés en règle générale.

Il attend de moi une loyauté sans faille, il ne me demandera rien qui irait contre mes convictions. Notre alliance doit rester discrète, comme le seront les récompenses. Et en public, rien ne doit filtrer. Il pense que j'ai été créée pour nuire à Guillot. Il espère me convaincre de son rêve.

Après m'avoir menacé en cas de trahison, il m'a expliqué qu'on pouvait manger ici et m'a offert une barbe-à-papa. Une jolie porte de sortie, pour moi qui lui décrochait pas un sourire. Après ça on a profité de la fête foraine tous les deux. Il faisait le fou, me parlait de tout et de rien, de trucs de nouveau-nés, des changements technologiques, de Castello qu'il n'apprécie pas vraiment mais qui lui offre une certaine sécurité, de July à qui il tient vraiment, de plein de trucs. Il avait l'air de rajeunir au fur et à mesure des attractions. Il est très rapide d'ailleurs, j'ai remarqué ça sur les tasses tournantes, dans la bataille de baffes généralisée qui nous a opposés aux fées.

Pour le contacter, je dois venir en tout début ou en toute fin de nuit à l'Elyseum. Au moment de reprendre le bus, je me suis aperçue qu'on m'avait volé tous mes accessoires. Bah. Je suis retournée chez July. Ghislain est très mal à l'aise en ma présence, il a l'impression que je suis entrée en lui, un truc comme ça, ça le rend nauséeux. Les femmes de chambres m'ont demandé si j'avais des souvenirs de la journée dernière, mais je n'ai pas répondu.


10/11/10

Après toutes ces histoires je suis allée parler à Mo' du Prince. Il y croit pas une seconde. Il m'a montré une vidéo d'un de ses discours anarch. Au premier visionnage j'ai été subjuguée par son charisme et sa façon de haranguer la foule. Au second il m'a fait me concentrer sur le champs lexical et c'est vrai que ça volait pas haut. Peut-être que Vitel a été remplacé, ou changé. Ou alors il est beaucoup plus intelligent que ce qu'il faisait croire, mais toutes les personnes qui lui étaient proches sont mortes pendant les guerres de l'est... J'ai testé le pouvoir de mes yeux qui me permet de voir Guillot sur le vieux Mo'. Il brillait faiblement, vu qu'il connait quelques bases de la thaumaturgie, mais surtout il y avait une grande gravure derrière lui, dont je n'arrivais pas à saisir les détails. Un champs de bataille, des morts, lui seul debout au milieu de tout ça. Pour des raisons personnelles il aimerait que je ne le regarde plus avec ces yeux. Après tout ça fait partie du deal, de ne pas chercher à en savoir plus sur lui.

J'ai passé une semaine avec Emma. Je voulais essayer de me rapprocher de mon humanité encore un peu. Ça a fonctionné. J'ai travaillé de jour, avec elle et les enfants. C'était horriblement dur de lutter contre la bête et la torpeur. On a discuté de ma mère, des goules. Elle m'a beaucoup appris.

Après ça je suis rentrée chez moi mais j'ai failli m'endormir au volant, en pleine nuit. J'ai appelé Fat et une de ses goules est venue me chercher. En l'attendant j'écoutais un talk-show, Crappy truth, dont l'animateur parle de trucs à la limite du bris de mascarade, de mon point de vue. J'ai eu du mal à pas m'endormir et après ça j'ai passé trois jours à pioncer, sans me réveiller.

Cette nuit je suis allée voir Fat au bar avec mes 4kg de coke. Sur le chemin j'ai croisé le sensei, le malkavien qui tape sur les dealers. Il m'a proposé de m'accompagner sur mon chemin, pour me protéger, mais je lui ai dit que j'étais de la famille et que ça irait. Il a essayé de me taper, j'ai esquivé puis il m'a laissé continuer. Au moment de rentrer dans le bar j'ai compris que tous les dealers étaient là bas. Les esprits étaient bien chauffés par le mec et j'ai eu la bêtise de dire que j'avais des informations sur lui. Déjà que j'avais eu du mal à entrer, il a fallu que Bozer, la goule de Dolly, pète les bras de deux types pour que je puisse monter. Fat a un peu gueulé et ça s'est fini en poignées de mains, genre je te respecte, tu me respectes, on se respecte.

Speedy avait l'air complètement indifférent au bordel. Au final j'ai discuté avec Dolly, qui soignait les bras des deux types, et ils savaient déjà que c'était un malkavien camariste ultra-violent. Fat a pris mes 4kg et a appelé 3 dealers concurrents pour leur vendre. Il a picolé avec eux, sorti trois pains et a gardé le quatrième pour la fin, pour faire monter les enchères. Au final il m'a filé 550 000$. Avec tous les problèmes que le malkavien occasionnent ils avaient bien besoin de drogue en plus. Dolly s'est cassé direct avec sa part, sans rien dire (comme d'hab), puis Speedy aussi, pour investir dans sa casse. Moi je suis restée discuter avec Fat et au final je lui ai tout laissé : il va construire un immeuble près du sien, qui m'appartiendra et sera bien protégé. Avec les loyers j'aurais une certaine rente. Ce sera près d'ici un mois et demi.

Chuis retournée chez moi, j'avais trois relances de Banning pour mon article. La troisième était pas très polie. J'ai commencé à le réécrire puis Jack et Carte-à-Puce sont arrivés. Je leur ai donné du sang puis on a discuté de choses et d'autres. Jack a remarqué les vampires qui passent au Burger King, ça a l'air d'être leur lieu de rendez-vous quand ils sont en congés, pour discuter tranquilles. Je lui ai demandé de mettre la table sur écoute et de s'occuper de mes comptes, pour me servir plutôt de ma nouvelle identité.

J'ai fini mon article et vu les derniers changements avec Banning, qui m'a demandé un RIB pour me payer. C'est pas grand chose mais il y tient, pour qu'on puisse pas dire qu'il doit quelque chose à qui que ce soit. Il m'a proposé de m'occuper du courrier des lecteurs du mois prochain, vu que mon article soulèvera probablement les foules. J'ai accepté mais je lui ai aussi dit que m'occuper 20h par semaine de son système informatique j'aurai clairement pas le temps ni la régularité nécessaires. Il y réfléchira.


11/11/10

Jack a fait mieux que ce que je lui demandais au niveau de la mise sur écoute de la table et de mes comptes. Il est plein de ressources, c'est plutôt cool.

Chuis allée voir Cursedwood, on a parlé de pleeeeeeeeeeeiiiiin de choses. De Vitel, très intelligent et qui sait s'adapter à son public, d'Hadrien, fils à papa qui représente tout ce que détestent les anarchs, de Laramy Firsk, un combattant avant toute chose, de Bailly, gentil avec ses alliés mais peu regardant sur les pertes, de Buffo, neutre et aime être seul, des gens qui savent que Dumpster est mort (Théodore, Achmet Finkelstein, Samuel Bowens, Frau Shein et lui-même), des hommes de Bowens qui sont pas tous des agressifs bas de plafond, etc.

Ensuite chuis allée à l'Elyseum, mais l'ambiance était pas au rendez-vous. Déjà à l'entrée j'ai croisé Guillot sous occultation. Il a fait un truc au mec qui s'occupe du sas et je me suis retrouvée coincée et malade pendant qu'il m'observait. Génial. En haut, Pandi était sanglée à un piano, en tenue de cowboy, avec un gros cigare, et putain, elle joue bien. Y'avait plein de fumée autour d'elle, ainsi que des malkaviens qui s'évertuaient à rattraper les cendres et un homme de Castello qui vérifiait que rien ne tombait sur le parquet. Tout ça faisait beaucoup de bruit et, de toutes façons, les gens semblaient pas disposer à me parler. J'avais même l'impression qu'ils m'évitaient. Frau Shein m'a fait un discret signe des yeux vers la sortie, donc je suis partie.

À ce moment Anton Preston m'a appelée pour me filer une mission qui devait être fait dans les trois jours. J'lui ai dit que je passerai demain. Puis dans la foulée j'ai reçu un texto du 96969 (…) « Parfois les pythies aussi ont besoin d'aide. Allez voir les Moires. » J'ai considéré que c'était Frau Shein et je suis allée au Hyde. Y'avait une benne à ordure enfoncée dans la porte, du coup j'ai appelé Emmanuel. Il m'a raccroché au nez puis m'a rappelée. Et pendant qu'il me parlait, j'entendais ma voix qui me disait autre chose. « Guillot est là aussi. Dis que tu as oublié des affaires et que tu passes juste les chercher. Il est là à cause de notre dernier biopic, mais on l'a caché ailleurs. » Il m'a même pas fait entrer, il m'a juste donné un sac contenant des tas de fringues et un bric-à-brac énorme.

J'suis allée chez Mo' et j'ai fouillé le sac. J'y ai trouvé un récépissé d'envoi postal, sans l'adresse de destination... Ça a été envoyé ce soir en tous cas. J'ai brûlé le papier puis on a discuté de l'Elyseum, et beaucoup de Dame Catherine. J'lui ai laissé un peu de mon sang, pour qu'il l'étudie, et j'suis retournée à l'Elyseum.

Au rez-de-chaussée l'ascenseur s'est arrêté avec Pandi, toujours en train de jouer de façon entraînante, toujours sanglée à son piano, toujours accompagnée des ramasseurs de cendres et de Castello, blasé, qui m'a dit d'attendre qu'il remonte pour monter. Elle a vraiment des costumes intéressants. Le préfet m'a dit que j'arrivais bien tard, qu'ils allaient fermer. Le Prince était toujours en train de parler avec Bailly, mais Hadrien était descendu. Il sirotait un... vase de sang, on peut pas appeler ça autrement. Je me suis assise pas loin de lui pour attendre et on a discuté un peu. Je pensais que son truc était spécial, pas que du sang, genre un cocktail. Mais non. Mais il m'a proposé de venir boire du vin de sang chez lui, avec un regard qui en disait long et un air de dragueur qui m'aurait fait exploser de rire si je m'étais pas retenue.

Mais je me suis pas assez retenue, j'ai senti sa bête monter d'un coup, son verre/vase s'est fendillé, il s'est levé rapidement et s'est dirigé vers une porte dans un mur et l'a claquée derrière lui. J'ai entendu un bruit de verre brisé, une autre porte qui claque puis plus rien. Le Prince s'est penché à la balustrade et je lui ai dit que je pensais avoir froissé son infant. Plus tard je l'ai entendu dire à Castello, très méprisant, qu'il devait me parler et que ma voie était basse, donc je dormirai à l'Elyseum. Puis il s'est approché de moi, l'air assez froid, distant voire carrément inquiétant et il m'a demandé de lui expliquer ce qu'il s'était passé avec Hadrien. « Le régent et primogène Ventrue vous propose sa compagnie et cela vous fait rire ? ». J'ai répondu que c'était un rire nerveux et il m'a fait avancer vers la porte qu'avait pris Hadrien.

On a passé une salle d'interrogatoire de polar (je vois pas comment le dire autrement), puis on est arrivés dans un appartement assez douillet, avec plein de consoles de jeux et de CDs. Sur le côté une chambre ouverte, lit king size, miroirs partout, draps en satin ou une connerie comme ça. Hadrien s'est levé, toujours vénère, et a voulu s'enfermer dans sa chambre, mais Vitel lui a dit de rester. Puis il lui a dit « Bas les masques ».

Hadrien a hésité, puis ils ont changé tous les deux du tout au tout. On aurait dit un vieux couple, ils déconnaient, ils étaient sympas, ils ont sorti de l'alcool de sang et on a parlé de beaucoup de choses. Du rôle que tient Hadrien, du grand plan du Prince pour faire changer la Camarilla, de musique électro. Au final, il veut affaiblir Bailly (c'est en cours), Castello (il aimerait récupérer son infant pour ça) et Guillot (d'où ma participation au complot). Du coup je lui ai parlé de Max, que je pense être infant du Giovanni qui s'est enfui. On a monté un plan à ce sujet.

J'ai pas voulu leur parler de mon Sire, et j'ai du refuser qu'ils le rencontrent (…). Par contre je leur ai parlé du Roi des Trolls et de la chute de Baltimore. Ça a vachement abattu Vitel, mais Hadrien l'a rassuré en lui disant qu'ils avaient déjà travaillé avec une deadline. Ils m'ont montré un bouclier Sidh qui pourrait servir à un échange avec des fées, pour connaître avec plus de précisions l'avenir. Il est très terne, mais quand on met du sang dessus, beaucoup, on voit un blason apparaitre, furtivement.

On a discuté des gens qu'Hadrien a déjà tué, des autres personnes qui connaissaient ce plan (les généraux de Vitel étaient ses amant(e)s, ils sont tous morts en connaissance de cause), d'un infant de Guillot qui serait dans la nature, d'un Niktuku qui terroriserait les Nosfératus et de Frau Shein qui ne serait pas Frau Shein. C'était long, et c'était dense.

J'ai fini la soirée en jouant à la console avec le Prince, en discutant de ce qu'on pouvait faire pour s'amuser quand on est un vampire. J'ai pris la « chambre d'Hadrien » (en fait ils dorment ensemble). Elle est pleine de sextoys, de costumes sexy divers et variés et j'ai trouvé une caméra dans un des tiroirs d'une commode. Au moins les draps en satin, ou soie ou je sais pas ce que c'est sont vraiment doux.


12/11/10

Hadrien est parti chercher « le café » et Vitel m'a dit qu'ils s'inquiétaient pour les Moires. Si elles s'attaquent à Guillot ça a va être la lose, faudrait que leurs biopics s'occupent pas que de raconter les petits secrets des camaristes. Noté. Chuis sortie par l'arrière, si je puis dire. Hadrien m'a filé un tel pour le recontacter et m'a claqué la bise avant de partir. Ça, c'était vraiment chelou.

Emmanuel m'a téléphoné donc je suis allée les voir. Ils avaient l'air de tous aller très bien et même Jack a été très gentil avec moi. Ce qui était super suspect. Emmanuel m'a emmenée sur le toit. Je lui ai dit que ce serait bien, à propos des biopics, de taper aussi un peu sur les Anarchs, des fois. Il m'a dit qu'il y réfléchirait. Il avait l'air de vouloir me dire quelque chose mais finalement y'a eu un grand silence plein de non-dits et il m'a simplement remerciée pour le soutien.

Chuis allée voir Mo', il a beaucoup rigolé quand je lui ai parlé du Niktuku, beaucoup moins quand je lui ai dit que Frau Shein était pas Frau Shein et avait peut-être dominé Castello. Il m'a dit que Castello était probablement un True Brujah, en m'expliquant ce que c'est. À propos du bouclier il pourrait m'aider s'il avait l'image du blason, donc faut que je la demande au Prince. Puis il m'a parlé de Cursedwood, de sa puissance et des autres exemples d'archontes ayant quitté la Camarilla. Tous redlists. Sauf Léonard.

Hannabi ensuite. On a discuté du tableau, du prochain colloque d'Achmet (sur les traditions, le 16/11) et de la prochaine « réunion » de Bowens (plutôt vers la fin du mois en général). Il m'a aussi parlé de PIERRE-LOUIS, aka Plan-Lose, un vampire super poissard pour les autres mais qui arrive, lui, à survivre. Après ça j'ai appelé Maria. Elle fait partie du « primogénat malkavien », le groupe de Malkaviens qui gèrent la politique à la place de Pandi. Je lui ai parlé du type qui défonce les dealers de mon quartier, elle m'a dit qu'elle ferait ce qu'elle peut.

Ensuite je suis allée voir Max. Je lui ai montré la photo du Giovanni que m'avait filé le Prince et il est parti au quart de tour. Il a été très abattu quand je lui ai dit qu'il était pas en ville, mais j'ai réussi à le convaincre que Cursedwood pourrait le former pour qu'il puisse aller le confronter en Italie. On est allés lui acheter des fringues et je l'ai ramené chez moi pour qu'il prenne une douche, parce qu'il puait la mort. Il a une tête assez patibulaire sous ses haillons, de grands crocs. Il est baraqué et fait assez peur, en tous cas Carte-à-Puce à pas chercher à rester à l'avant.

Je l'ai amené à Cursedwood et je lui ai présenté, en lui expliquant que j'aimerais qu'il le prenne sous son aile. Il m'a prise à part pour me demander ce que j'y gagnais. Je lui ai parlé du Giovanni et des deux infants. Il m'a dit que Castello est puissant et qu'il est pas sûr de se le faire en un contre un. J'lui ai dit que c'était pas pour le menacer ni le faire chanter, du coup il a accepté si on le laisse rendre l'Ancilla, l'infante de Dame Catherine, à Dame Catherine. J'ai dit ok, je sais pas trop si j'ai bien fait. Il m'a dit que pour bien le former il fallait qu'il sache où est son sire. Pour orienter sa formation. Je demanderai au Prince.

J'suis rentrée chez moi et j'ai nettoyé ma caisse. Max sentait pas la rose et Carte-à-Puce faisait la gueule. Y'a un blanc qu'est venu me voir, notable dans le quartier. Il s'est présenté comme représentant nosfé et m'a demandé si j'avais des informations sur les disparitions de nosfés. Il m'a aussi dit qu'ils achetaient les cadavres qu'on trouve. Je l'ai regardé partir en utilisant mon pouvoir spécial, mais y'avait rien de spécial. Par contre y'avait un de mes voisins près de sa caisse et flamme orange gigantesque émanait de lui. J'me suis dit que c'était peut-être un hunter, donc chuis pas allée le déranger.
« Modifié: juin 10, 2014, 06:46:55 am par manquedebol »
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Re : Cher journal, je n'ai jamais eu autant de noms.
« Réponse #2 le: juin 10, 2014, 06:56:57 am »
13/11/10

J'suis passée au bar en début de nuit, j'ai échangé nos nouveaux numéros de téléphone avec Fat mais pas de news de Dolly. En sortant y'a un mec qui m'a proposé de la thune pour acheter Carte-à-Puce pour des combats de chiens, je l'ai envoyé chier. J'ai déposé mon bébé à la maison et je suis allée voir Anton Preston.

La porte de chez lui était défoncée. À l'intérieur c'était dévasté, il s'est fait maraver la gueule. Ils étaient au minimum trois, ils ont embarqué les plans des égouts que je devais aller repérer. Lui avait fait le repérage extérieur. Il m'a bassiné pour qu'on prévienne pas Bailly et que j'aille récupérer les plans. Ça puait, donc j'suis d'abord passer voir Intox pour avoir plus d'informations. À peine il m'avait dit que c'était pas les Nosfératus que Bailly m'appelait, sérieux, pour me dire de passer chez lui dans la nuit, pour mettre des choses au clair.

J'ai eu une bonne heure de route pour me faire une idée de la sauce à laquelle il allait me manger. J'suis arrivée devant un manoir, j'ai donné mon nom à la grille, des militaires m'ont fait entrer puis un autre m'a amené au bureau de l'archonte. Il a mis en route un métronome puis il m'a demandé ce qu'il s'était passé avec Preston. Je lui ai expliqué en essayant de pas le mettre dans la merde, donc en omettant le fait qu'il voulait mentir à son régnant et régler ça entre nous. Il a eu l'air assez satisfait. Je lui ai dit que ça devait pas être les Nosfératus. Il le savait et m'a dit qu'il allait s'en occuper, mais qu'avant il allait s'occuper de Preston, qui a paniqué et lui a dit que je les avais trahis. Il a commencé à relever ses manches en le faisant entrer, pendant que je redescendais vers la sortie.

Y'a un des militaires qui s'est approché de moi quand j'allais rentrer dans ma voiture. ROTARY, roux, assez mignon, assez poilu. Il s'est foutu de la gueule de Preston, qui lui a fait des misères aussi au début, et m'a conseillé de l'envoyer chier et de lui rappeler qu'il n'était qu'une goule. Après il m'a dit qu'ils allaient partir pour le repérage avec son équipe et m'a proposé de les suivre. J'avais peur d'être un gros boulet mais il m'a rassurée et j'ai fini par accepter. Il m'a proposé son équipe et j'ai presque regretté. Y'avait KARL, alias Klar, un grand type très moche, typé insecte, et muet, SIMPSON, aka Simplet, qu'est pas capable de ne pas jurer quand il ouvre la bouche, et TOUT-COURT. Un loup. Ils m'ont donné du sang à boire, puis on s'est équipés et on est partis.

Ils ont fait tout le repérage extérieur. J'étais impressionnée par leur technique. Pas de vampire dans les environs, une douzaine de personnes dans le bâtiments, un mec avec un katana et pas mal de grenades. Ils se sont mis en positions pour entrer et m'ont donné mes instructions : rester derrière Klar. No soucis. On a commencé à avancer, à lancer des lacrymos, à assomer des gens. Ils se sont vite barricadés au premier étage. On s'est regroupés derrière la porte, Rotary nous a redonné des instructions et on est entrés. Beaucoup d'encens, une grande salle avec un autel, une croix en forme bizarre.

Je restais derrière Klar et observait... Le katana du mec en face de Rotary s'est enflammé, Tout-Court luttait pour atteindre un mec dans une cage et commençait à roussir et le mec à mains nues en face de Klar lui a fait exploser la cage thoracique, créant un petit tas de cendres. Rotary a hurlé « HUNTERS » et Simpson s'est mis à mitrailler tout ce qui bouge en me hurlant de bouger mon cul de connasse pour tuer leur soigneur, vu qu'ils régénéraient tout ce qu'il leur faisait. J'ai observé la scène et fini par voir une nana en train de prier près de l'autel, couverte de sang et de plaies.

J'ai galéré à la tuer. J'avais aucune arme, j'avais pas vraiment envie de le faire, et au final elle s'est empalée sur un morceau de chaise que j'essayais de lui enfoncer dans le cœur (j'avais pas réfléchi). Après plusieurs essais, et pourtant elle avait l'air de m'aider hein, c'est rentré. Il y a eu un grand flash de lumière blanche, crue, qui m'a brûlé. J'ai hurlé et je suis partie me cacher loin de l'autel, sous la cage d'escalier, en rötschreck. Quand j'ai repris le dessus sur ma bête, Rotary était devant moi et tentait de me rassurer. Il m'a regardé en me disant « J'espère que Bailly m'en voudra pas, porte-le fièrement », et il m'a relevée. J'ai réalisé que mes oreilles étaient un peu plus pointues et poilues. Et que je venais d'apprendre à modifier mon corps.

On a récupéré les affaires de Karl et on est rentrés quand les renforts et couvreur de Mascarade sont arrivés. Personne disait rien. Bailly nous a demandé un compte-rendu rapide puis il a envoyé les autres préparer une cérémonie pour Karl. Je savais pas trop quoi dire, il m'a demandé comment ça allait etc. Je pensais que c'était parce que j'avais tué quelqu'un, mais en fait c'est parce qu'un des gars de l'équipe était mort. Mais bon, je le connaissais que depuis quelques heures quoi...

Chuis restée pour l'« enterrement », une cérémonie militaire très carrée. Y'avait tous les hommes de Bailly, deux équipes de quatre personnes en plus de ceux que je connaissais déjà. Karl en moins. Rotary est resté sur la tombe après ça, moi j'ai demandé à Bailly si je pouvais passer la nuit chez lui. Il m'a fait visiter vite fait. Des dortoirs et douches communes au rez-de-chaussée, son bureau, ses appartements et la chambre d'amis à l'étage. Pour ce que j'en ai vu, parce que c'est vraiment grand. Toutes les lattes font du bruit et beaucoup de sons différents, on dirait qu'elles sont accordées et harmonisées pour qu'on puisse savoir où sont les gens. En tous cas c'est luxueux.


14/11/10

En me réveillant mon corps a utilisé plus de sang qu'à l'accoutumée. Pour mes oreilles. Ça s'est fait assez automatiquement, mais je crois que j'aurais pu m'en empêcher. C'est bizarre. Mais au moins je suis un Gangrel crédible.

Quand j'suis allée dire au revoir à l'archonte il m'a dit qu'il voulait récupérer l'influence de CALVIN HOBBES, le plus grand trafiquant de drogue de Baltimore. Ils se demandent si sa dope est pas capée avec une substance qui tuerait les vampires. En tous cas là où on a attaqué c'était une de ses planques. J'lui ai parlé du Malkavien aux tonfas de mon quartier, vite fait, puis une de ses goules m'a emmenée à la chambre de l'équipe de Rotary, pour que je leur dise au revoir. D'ailleurs la nana était vachement méprisante. Pour une nana que Bailly appelle MARLÈNE alors qu'elle s'appelle Wilow et qui s'écrase parce qu'une goule aime le nom que son maître lui donne même si c'est juste parce qu'il a aucune foutue idée de son nom...

Bref. Bailly m'avait dit que s'il avait su que c'était des hunters il aurait pas envoyé qu'une seule équipe et il y serait allé aussi. Rotary m'a dit de voir le bon côté des choses : sans moi ils seraient probablement tous morts.

J'suis rentrée chez moi et j'ai papouillé Carte-à-Puce. Théodore m'avait envoyé un mail pour me dire qu'il préférait que j'écrive des articles plutôt que je l'aide sur l'informatique, à choisir, et il me demandait si j'avais des informations concernant l'attaque du SWAT sur les dealers. Je lui ai expliqué l'histoire avec les hunters et on s'est mis d'accord sur le fait qu'il valait mieux pas en parler.

Chuis sortie de chez moi pour promener CAP et j'ai croisé mon voisin à la grande flamme. Je lui ai dit bonsoir et je lui ai fait la causette trente secondes, mais ça a été assez pour qu'il s'inquiète. La politesse gratuite, il a trouvé ça over chelou. Il a pas tort. Intox était déjà au courant pour les hunters, et il a fait une réflexion sur mes oreilles, comme quoi maintenant on savait que j'étais Gangrel. Bon. Du coup j'essaye de les cacher maintenant, c'est pas super discret. Pourtant c'est relativement mignon. Enfin bon.

J'suis allée à mon appartement, je me suis entraînée à prendre une voix de greluche pendant 10 minutes, pour ne pas rire, et j'ai appelé Hadrien. Il m'a répondu avec une voix de tombeur, je lui ai dit que j'aimerais trop de revoir, qu'il me manquait, que ça avait été génial la dernière fois et il m'a donné rendez-vous après quelques réflexions sur sa perfection. J'ai vraiment eu du mal à ne pas rire sur la fin. On s'est retrouvés entre chez moi et l'Elyseum et je suis montée dans sa voiture.

Je lui ai demandé si on pourrait avoir une image du blason de l'écusson, en prenant des photos ou en filmant. Il m'a sorti différents clichés et m'a dit qu'il avait perdu un pari. Après ça je lui ai demandé l'adresse du Giovanni. Il m'a répondu Rome, depuis deux ans, en disant qu'il avait gagné son pari. Après ça je lui ai demandé pourquoi ils m'ont pas dit que Castello est True Brujah, et il a pris un air un peu renfrogné. Ils ont aucune certitude. Ils ont réussi à avoir quelques gouttes de son sang et ils ont repéré un mage du temps qui pourrait leur analyser, mais ils peuvent pas se permettre d'y aller, trop surveillés. Du coup j'ai pris la carte du mage.


J'ai pensé à Mo' et je lui ai dit que je pouvais prendre le sang pour le faire analyser, mais il était franchement pas chaud, trop dangereux. Après ça on a discuté de la veille, Bailly leur a expliqué ce qu'il s'est passé donc ils s’inquiétaient. J'ai pas vraiment su quoi lui dire. J'lui ai parlé du Malkavien, que peut-être j'aurais pas du en parler à l'archonte mais que je sais vraiment pas ce qu'il branle à taper sur les dealers, que ça a peut-être un rapport avec les hunters. Et du coup, il l'a appelé. Parce que VIERGO est un de leurs pions. Et il lui a dit qu'il savait rien à propos des hunters, que lui devait simplement tuer toutes les réincarnations de Dieu. Oui oui oui. J'ai reparlé à Hadrien de mon but d'harmonie, du hunter de ma rue auquel j'aimerais bien parler. Il était vraiment inquiet à la fin, et m'a demandé de pas faire de conneries. Enfin, de ne pas « prendre de risques inutiles ». Mais c'est pareil.

J'ai textoté Cursedwood, juste en lui mettant « Rome », ce à quoi j'ai eu un « ooooooookkaaaayyyy » qui en disait long. J'suis allée au tableau voir Hannabi, on a discuté squats et dealers, mais lui a plus vraiment de liens avec tout ça et y'a peu de vampires accros. Ils le restent pas longtemps en tous cas. Cursedwood a débarqué peu après et Hannabi lui a donné à corriger une annonce de CRAPPY, alias Fautes d'orthographe. Il a commencé à me parler de lui pendant que Léonard notait les erreurs au crayon rouge.

Crappy est donc persuadé que les vampires sont des extraterrestres qui contaminent les humains lors de l'étreinte et leurs injectent un parasite, la bête. Et il a tout un tas de théorie concernant les autres créatures surnaturelles. J'ai trouvé que c'était pas déconnant et j'ai commencé à lui expliquer pourquoi. Hannabi était assez surpris et un peu con. Il a fini par demander à Cursedwood si ce que je disais était vrai et on a trouvé les faiblesses du raisonnement, c'était une discussion assez marrante.

Chuis repartie à pieds et là je viens de rentrer, après une révélation : les fautes d'orthographe permettent à Crappy de passer un message. J'ai pas réfléchi et j'ai appelé Léonard pour lui dire. Il m'a répondu que Crappy est son informateur et qu'ils allaient changer de code. Bah. C'est pas comme si je voulais l'espionner.


15/11/10

Je suis fatiguée. L'attaque sur les hunters m'a vraiment fatiguée. Je suis allée au bar et Dolly, Fat et Speed était là. Le dernier faisait la gueule donc le premier m'a pris à part pour me parler. Apparemment il a eu un vrai choc quand le mec a abîmé sa caisse, ça faisait une semaine qu'il sortait plus de sa casse, bichonnait sa bagnole et faisait rien d'autre, donc Fat l'a forcé à venir en le traînant. Ils vont essayer de le remettre d'aplomb. Moi j'ai parlé de mes dernières journées et Dolly m'a proposé une décoction pour me reposer.

On est sortis de la pièce et j'ai voulu faire un câlin à Speed avant de partir. Il m'a agressée et j'ai failli lui péter les doigts et me mettre à pleurer, donc je suis partie. Dolly m'a rejoint chez moi, a préparé sa mixture dégueulasse et m'a dit de penser à quelque chose de joyeux. Je me suis aperçue que je me sentais seule et j'ai à peine eu le temps de penser à mon chien.


16/11/10

J'ai dormi comme une masse une nuit et une journée, mais je me sens mieux. J'ai rêvé de Carte-à-Puce, de ballades et de jeux. C'était sympa. J'ai ouvert les yeux pour voir Dolly faire à manger. Et juste pour tester, j'ai essayé de le regarder avec le pouvoir de mon sire. Et je l'ai vu quasiment aussi net que Guillot. Au début j'ai pas compris puis j'ai réalisé que c'était son infant, et j'ai commencé à paniquer. J'ai coupé mon pouvoir et il s'est tourné vers moi. Il a senti que quelque chose allait pas, il m'a dit de pas dormir chez moi ce soir et il est parti rapidement. Moi je me suis préparée en essayant de pas y penser et je suis allée au colloque d'Achmet.

Putain que c'était chiant. On m'a un peu regardé bizarre au départ, parce que la mode y était au tweed et pas au jean-baskets, mais Achmet m'a accueilli assez cordialement. Il a été moins sympa quand je l'ai interrompu pendant son discours sur les traditions pour lui demander ce qu'était un « balayeur » (des recenseurs de population caïnite chez les Anarchs, en gros), puis que je l'ai encore dérangé pour lui dire que son discours était incohérent et absolument pas clair. Là il a été carrément condescendant (ce qui changeait pas trop du style général qui était très très TREEEES loin de la vulgarisation) et je me suis expliquée. Il a commencé sa réponse en me disant que le premier ennemi des Anarchs est le Sabbat, et là c'est parti en couilles. Personne était d'accord, ils ont commencé à s'engueuler et très vite c'est parti en frénésies. Cursedwood, qui avait passé tout ce temps à lire un livre, s'est levé et interposé.

Pendant le bordel y'a PROF, ou SOBIEKOWSKI, qui est venu me voir blasé et m'a expliqué la réponse à ma question. Après ça on a discuté des colloques, de leur petit groupe d'intellectuels et de trucs comme ça. Je lui ai demandé si ils avaient déjà réfléchi à la notion de liberté chez les autres créatures surnaturelles. Il a trouvé ça intéressant, il a sifflé et attendu que tout le monde se calme puis il m'a fait répéter. Ils ont d'abord objecté qu'ils ne connaissaient pas d'autres créatures surnaturelles, ce à quoi j'ai répondu qu'il fallait s'ouvrir aux autres pour ne pas tourner en rond. Achmet a pris la parole pour parler de la complexité de systèmes inconnus et de l'analyse nécessaire de chaque faction et organisation. Je lui ai rétorqué qu'il se compliquait la vie pour rien : pour qu'il y ait révolte et soucis de liberté il suffit qu'il y ait des pauvres et des riches, des puissants et des opprimés. Cursedwood m'a regardé comme s'il avait trouvé un diamant dans une poubelle, Achmet a éludé en me disant de leur ramener des mages et autres pour en parler et ils ont commencé à discuter de leur prochain sujet.

J'ai appelé Dolly mais il avait encore changé de tel. Du coup j'ai appelé le bar, on m'a filé sa goule et je lui ai dit de lui dire que je voulais le voir, s'il passait. Finalement j'y suis allée moi-même (de toutes façons je pouvais pas récupérer le tel de Dolly autrement), et j'ai discuté un peu avec Fat. Speedy avait l'air d'aller mieux, il draguait une nénette et est venu s'excuser. Je me suis excusée aussi et on s'est dit sans rancune. Je sais pas ce qu'ils lui ont fait mais ça a fonctionné. Moi je suis partie, Boz' avait contacté Dolly et il m'attendait dans la casse de Speed.

J'aime bien Dolly et ils m'ont tous bien accueillis, alors je voulais être clean. Je l'ai rejoint dans un camping-car renversé, il y était à moitié installé et m'a dit qu'on pouvait parler ici. La casse de Speedy est vraiment glauque. Bref, j'ai essayé de lui dire que je savais qui il est, il a tourné autour du pot, je lui ai dit que je savais qu'il était Trémère, il m'a répondu qu'il était pas le seul Trémère Anarch, et là j'ai été emmerdée. Je lui ai demandé de me laisser parler et finir ma phrase. Je lui ai dit que je savais qu'il est l'infant de Guillot, que je comprendrais qu'il veuille me dominer pour que j'oublie mais que j'aimerais qu'il ne fouille pas dans ma tête, parce que j'ai des secrets aussi. Il m'a dit que j'avais très bien pu en parler à quelqu'un, je lui ai répondu que non, et là c'est lui qui a été emmerdé, qu'une nouveau-née l'ait découvert en un mois. Il m'a posé des questions des trucs sur moi, sur mon sire, mais je lui ai pas répondu grand chose. Alors il m'a demandé si je lui faisais confiance, en tendant ses mains. Je ne le regardais plus dans les yeux mais je les ai prise, et il a tiré violemment. Je me suis sentie comme entrer en lui et on était ailleurs.

Son refuge n'a ni porte ni fenêtre. Y aller coûte beaucoup de sang, encore plus avec moi, mais il a une jarre bizarre avec du sang comestible dedans, qui se remplit toute seule. On a recommencé à parler et il a fini par me lâcher son secret : Guillot prépare un rituel pour diabler une partie de la ville. Là j'ai recommencé à le regarder. Il m'a raconté sa vie, son étreinte, son Sire qui lui demande de l'aide et lui qui, horrifié, prépare un rituel pour le tuer et échoue de peu, envoyant une partie de son âme dans le monde des morts (d'où le fait qu'il soit toujours tout gris). Dolly a pris toutes ses affaires pendant que son rituel échouait, il a dominé Sereine pour qu'elle oublie son existence (trop facile, Guillot la domine tous les jours) et il a fui.

Du coup je lui ai parlé de mon Sire. Il en avait entendu parler, mais en version « magique », qu'il a eu du mal à m'expliquer. Donc le Changeur est une créature statique (un vampire), de l'enthropie, mais aussi du Chaos, qui a décidé de servir le Questif, le Destin. Il voulait le rencontrer pour qu'il le change et le rende méconnaissable, mais je lui ai dit que c'était pas une bonne idée. Après tout, d'après Mo', je suis la seule personne qu'il ne change pas irrémédiablement. Il pense que peut-être Guillot représente la plus forte probabilité et donc la trame principale du destin, du coup mon Sire le protège en m'empêchant de l'approcher, d'où mes réactions près de lui. Plus on détisse la trame principale plus une autre devient forte, donc en inclinant le destin on peut pousser Changeur à protéger et encourager une autre issue. Il m'a donné quelques pistes pour contacter mon Sire, par la méditation, en me concentrant sur mon sang. Il m'a demandé qui sont celui qui modifie le changement (le rond) et celui qui le guide (le triangle), je lui ai répondu moi et Emmanuel. Apparemment le changement et le guide ça a un rapport avec le symbole du clan Trémère.

Je lui ai parlé de Mo' sans le nommer ni rentrer dans les détails. Son protecteur à lui c'est Frau Shein, mais il est intéressé par le mien et m'a dit qu'il pouvait lui apprendre thaumaturgie. Je lui ai parlé du Prince et Hadrien, mais il y croit pas une seconde. Il m'a interpellée à propos de mes oreilles, je lui ai expliqué comment elles sont apparues et ce que je sentais de mon corps et il m'a appris que je connais la viscissitude, une discipline de Tzimisce (Sabbat) que je dois donc cacher. On a parlé de mes autres disciplines, de comment je les ai acquises, et il a voulu faire des tests. D'abord il a essayé de me brûler avec la voie des flammes. Ça a fonctionné, jusqu'à ce que son bras se mette à cramer exactement comme le mien. D'après lui mes pouvoirs portent surtout sur la modification de mon corps et ce genre de trucs, alors il a essayé de m'apprendre célérité. Il m'a harcelé avec des balles de jonglages en utilisant télékinésie et j'ai fini par réussir à les esquiver, en augmentant ma vitesse. C'était éreintant, et chiant.

Il a voulu quitter la ville mais il se sentait toujours responsable, il n'a jamais réussi à aller bien loin. Puis il aime bien Fat et Speed (même si c'est un gros con), ils sont reposants. Je lui ai parlé du biopic. Il m'a dit qu'ils avaient du me l'envoyer à moi, du coup j'ai téléphoné à Jack en sortant de chez lui, pour qu'il aille le chercher à la poste. Vu que j'ai viré mon nom de la boîte aux lettres, il doit attendre bien sagement. Là j'suis crevée, j'vais me pieuter. Mais pas littéralement. Ça doit faire mal.


17/11/10

Guillot est venu, chez moi, pendant la journée. CHEZ MOI, PENDANT LA JOURNEE. Je me suis réveillée parce que mon sang pétillait et je me suis vite sentie nauséeuse. J'ai entendu la porte de mon studio s'ouvrir. J'ai appelé Carte-à-Puce qui commençait déjà à aboyer et je me suis plantée devant la porte en recouvrant mes yeux de sang. Il était derrière ma porte, en face de moi, curieux, effrayé, fasciné. Et très lourdement vêtu. J'étais mal mais j'ai fait un pas en avant en essayant de le cacher. Il a reculé. J'ai réussi à articuler un « Plus jamais ». Il a acquiescé de la tête, m'a encore regardée puis il est parti par l'escalier, à reculons. Je me suis traînée à mon lit et je me suis écroulée.

'Me suis réveillée de mauvais poil et je suis partie à pieds chercher le colis, chez Jack. Ensuite je suis allée à pieds chez Mo'. Ça me permet de chasser et de promener Carte-à-Puce, double-combo de la mort. J'ai mis deux bonnes heures à trouver l'entrée du refuge de Mo', mais bon, il m'avait prévenu. Finalement je me suis retrouvée devant un mur d'araignées et de chauve-souris. J'ai pris mon petit toutou mort de peur dans mes bras et je me suis avancée. C'était dégueulasse.

J'ai commencé par lui parler du rituel. D'après lui Guillot doit avoir un deal avec la technocratie pour virer les mages de la zone : diabler un mage ça ne fonctionne pas. Il est pas chaud pour rencontrer Dolly, il a pas le temps pour apprendre thaumaturgie, mais si un jour on a pas le choix il accepte qu'on vienne se cacher ici. Ceci étant dit, on s'est installés pour regarder le biopic des Moires.

Citation de: Biopic des Moires sur Guillot
« La vie de Guillot »

Guillot a été expulsé de Vienne pour une obscure raison et envoyé dans un bled pourri et paumé : Baltimore. Il y est allé en trainant des pieds et en se faisant des alliés sur le chemin. Arrivés à destination, il se retrouve à participer aux Guerres de l'Est. Il assassine alors le quart des généraux de Vitel et s'apprête à le tuer aussi, quand Castello, Bailly et d'autres camaristes arrivent. Il accepte le poste de fléau pour le pouvoir, les diableries et sa collection de sang. Il lui en faut plus, il veut se venger de son clan, du conseil des sept, de son antédiluvien : il a volé une partie du rituel qui a permis la diablerie de Saulot en partant de Vienne et veut le modifier pour l'utiliser à plus grande échelle. Il va couper le courant sur la ville et seul son pentacle sera allumé. Il travaille donc tranquillement à son rituel et demande à son infant de l'aider. Celui-ci tente de le tuer et part en volant des affaires et en dominant Sereine. Cela le ralentit un peu, tout comme l'attaque de Laramy Firsk, qui lui crève un œil, le biopic sur Justin et Sereine, qui le met dans une colère noire et lui fait détruire une partie de son bureau (même s'il l'a très bien caché en public) et plus récemment la perte de son bras. Il est ralenti et retardé.
Conclusion du film : « Guillot, il est pas gentil. »

Bon, c'est le premier que je vois, mais j'aime bien les biopics des Moires. C'est du fait maison, c'est kitsch, c'est bien joué, c'est vraiment sympa. Et je dis pas ça parce que Fay qui joue mon rôle et dit à Guillot « Tu mourras de ma main » c'est over-classe. Et flippant.

On apprend aussi dans le film qu'il peut se déplacer par le téléphone et fait des alliances très puissantes avec les entreprises de téléphonie. Dolly m'en avait parlé de ça, de la branche de la technomancie et de son alliance avec la Technocratie.

J'ai laissé à Mo' la cassette, malgré le mot des Moires qui disait de diffuser en Elyseum cette vidéo, et la photo du blason que m'avait donné le Prince. Il m'a dit qu'il voulait pas se lier au sang d'une quelconque manière à Castello, d'ailleurs. Mais bref, vu que le film dure sa petite heure et demie et qu'on en avait discuté ensuite, c'est en courant que j'suis allée à l'Elyseum.

Le mec de l'accueil a pas voulu m'ouvrir, ensuite il m'a dit que c'était fermé, puis finalement il a appelé en haut quand j'ai dit que c'était pour une urgence. On lui a dit que j'avais rendez-vous et l'ascenseur s'est ouvert sur Hadrien, torse nu et une rose entre les lèvres, qui m'a attrapée par la taille et a commencé à m'embrasser et à me tripoter partout pendant qu'on montait. Je savais pas trop quoi faire, je lui ai rendu son baiser mais je lui ai aussi planté mes griffes dans le dos. Vitel s'est moqué de lui quand on est arrivés, et je leur ai raconté le film.

Le Prince était au courant de pas mal de trucs. J'en ai profité pour leur dire des choses que Dolly m'avait dit mais qui ne sont pas dedans, comme le fait que Guillot ne peut être lié au sang à des vampires de plus mauvaise génération que lui. Ce qui a expliqué à Hadrien pourquoi il n'était pas lié à lui (apparemment le Prince a fait croire à Guillot que pour la formation d'Hadrien il allait essayer de le lier au sang, le problème étant qu'ils sont sûrs qu'il a réussi à différentes reprises sans que l'attitude du fléau ne change).

Sinon ils trouvent ça normal que mes alliés leur fassent pas confiance et ils m'ont conseillé de prendre des vacances. Rien que ça.


18/11/10

Des vacances. Je rentre chez moi et je lis lu la PAL. Banning a publié mon article et une analyse de son cru, mais ce qui me choque le plus ce sont les nouvelles de New-York. Un groupe d'anarchs a mis le feu à une bijouterie du Prince, après l'avoir volé. Tous les Anarchs sont pourchassés et exécutés. Apparemment ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, après la disparition de l'infant du Prince. Les intellectuels anarchs sont acceptés à Boston et le Baron de New-York part en guerre.

Des vacances. Je vais courir avec Carte-à-Puce. Je faisais beaucoup d'athlétisme à la fac, mais ça n'a plus vraiment la même saveur. Je passe au tableau et je file mon article en douce à Hannabi. Bowens et sa bande sont super remontés, ils veulent partir pour New-York après leur débat de fin de mois, qui sera avancé, du coup.

Des vacances. Je vais au bar et j'y retrouve Speed et Fat. Ils jouent à la bataille navale pour de la thune. Je leur dis que j'aimerais voir Dolly parce qu'il doit m'apprendre la méditation. Ils me charrient et Speed me conseille de tirer mon coup une fois de temps en temps, ce sur quoi je me fous de sa gueule à mon tour, puisqu'à mon arrivée il a caché sous la table un sac de vidéos pornos, dont certaines dont il est l'acteur principal. Bref, j'attends une heure qu'ils aient fini un deal et je pars avec Speedy dans la casse d'un pote à lui où on pourra peut-être trouver une presse à livres. Oui parce que Mo' en aurait besoin pour... euh... faire des livres quoi.

Viergo a fouillé le sac de Speedy, deux flics qui nous suivaient lui ont demandé des informations sur la bagnole d'un voleur et arrivés à la casse on s'est fait attaquer par des Sabbats.

Vacances quoi.

Il s'était énervé parce que la grande grille de sécurité avait mis du temps à s'ouvrir, il m'avait fait laisser Carte-à-Puce dans la bagnole parce que la casse était un vrai labyrinthe et moi, quand on a commencé à s'avancer, j'ai eu un très mauvais pressentiment. Je lui ai dit, il m'a jetée à couvert et après tout est allé relativement vite. Il m'a envoyé ses clés et m'a dit d'ouvrir le portail, j'ai couru jusqu'à la caisse et j'ai mis en torpeur un type horriblement difforme qui, a priori, n'avait pas le cœur au bon endroit. Je l'ai foutu dans le coffre, j'ai fini par ouvrir cette putain de grille et on s'est barrés en trombe. On est retournés au bar et lui et Fat sont partis voir le préfet.

Demain j'vois Jack. Ce sera probablement plus reposant.


19/11/10

J'ai pas vu Jack longtemps. Je lui ai expliqué que je dois lui donner du sang régulièrement et on s'est fixé sur le 7, le 14, le 21 et le 28 de chaque mois. Comme ça j'oublierai pas. J'espère. J'suis allée au bar avec lui et je l'ai présenté à Boz', puis à Fat, Dolly et Speedy. Bozer est allé dire aux dealers que c'est un ami à Fat et qu'il serait pas content qu'il lui arrive quelque chose. En même temps je l'ai amené comme il est : blanc et habillé comme un patron de boîte. Faudra changer ça. On est repartis peu après, mais j'ai proposé à Jack qu'on y retourne un autre jour, pour lui présenter d'autres goules. Ce sera probablement mieux. Puis moi je pourrais demander à Fat ce que je dois faire avec Jack, au juste.

Bref, j'suis allée m'acheter ma super-jolie-robe-de-luxe qui avait été mise de côté puis je suis allée à l'Elyseum, avec. Au détour d'une ruelle j'ai vu O'Malley discuter avec quelqu'un, du coup j'ai fait demi-tour et, même s'il le cachait, je suis sûre que c'était Hadrien. Il a poussé deux jurons et s'est enfui dans les égouts. Uther m'a plus ou moins demandé si j'étais là par hasard puis il m'a parlé du Sabbat en ville (deux en torpeur et un en plein interrogatoire) et du fait qu'il était dangereux de se promener seul, à pieds, dans la rue. Pendant qu'il me parlait son aura le décrivait surpris, agacé et perplexe. Après coup, je me demande s'il a pas essayé de me dominer.

J'ai voulu lui parler un peu plus du Sabbat mais il a refusé. Il m'a dit que mon archonte ou Castello pourrait m'en dire plus sur son histoire, si ça m'intéresse. Il a changé de sujet pour me dire qu'il savait que je fréquentais les hauts lieux intellectuels anarchs. Il m'a cité François Villon, m'a dit qu'il aimait bien l’argot Anarch, qu'il en connaît quelques uns. J'avais l'impression qu'il cherchait quelque chose en me disant tout ça, mais je sais pas vraiment quoi. Il m'a dit que pas mal des hommes de Bailly étaient anarchs avant, mais qu'à sa connaissance non, il n'existe aucun Tzimisce anarch ou antitribu.

Quand on est arrivés à l'Elyseum il a récupéré du courrier et on est montés tous les deux vers la tempête. Bowens était en train de hurler sur Castello qu'il y allait y'avoir des morts avec Bailly lâché en ville, Cursedwood était en train d'aboyer sur Bowens et le Prince attendait que tout ça se tasse, en haut de sa mezzanine. Guillot a fini par apparaître près de Bowens, en lui disant qu'il serait temps qu'il aille jouer ailleurs. En gros. Du coup eux deux et Cursedwood ont pris l'ascenseur pour partir. Pandi est arrivée avec le retour de Guillot, habillée de bambous, d'un chapeau haute forme et de chaussons en forme de lapins roses.

Je suis allée parler à July et Frau Shein. Hadrien était avec elles mais quand je me suis approchée il m'a saluée très froidement et s'est barré. Les deux autres étaient plutôt contentes de voir que j'avais pas cédé à ses avances, mais elles m'ont conseillé de m'excuser publiquement ou de lui proposer quelque chose pour briser la glace. July m'a proposé d'aller à l'opéra le 22 et on a commencé à parler du Sabbat quand le Prince nous a rejoint. Il a fait remarquer que ça occupe Castello, ce à quoi Frau Shein a précisé « les esclaves de Castello ». Il n'a pas relevé.

Les Moires sont arrivées peu après. Elles se sont dispersées dans la pièce et Emmanuel s'est approché du Prince et lui a demandé une audience pour discuter avec lui d'un projet de biopic sur les guerres de l'est, dans lequel chacun pourrait jouer son rôle s'il le désire. Ils sont partis tous les deux et Frau Shein m'a emmenée discuter dans la salle blanche, après avoir envoyé July aider Maria et Lyzzie qui essayaient de calmer un Brujah à la limite de la fren' à cause de Jack.

J'ai parlé à la primogène Nosfératu de l'intrusion de Guillot à mon domicile. Elle a pris note. Après ça elle m'a donné des astuces pour me remettre bien avec Hadrien et m'a fait savoir que la meute de Dumpster est en ville. Sur les docks. Elle sait que je suis pas l'infante de Dumpster, mais elle veut m'aider à garder le change. C'est plutôt cool.

J'suis directement allée voir Hadrien après ça. Il m'a ignorée quelques minutes puis il est descendu de la mezzanine pour savoir ce que je voulais. Je lui ai dit qu'on était partis du mauvais pied et qu'on pourrait peut-être passer une soirée ensemble loin des mondanités de l'Elyseum pour mieux faire connaissance. Il a hésité, dédaigneux, puis m'a répondu qu'il allait réfléchir à une date et me rappellerait. Je l'ai remercié, ai fait demi tour, trois pas puis je l'ai entendu dire « Ça y est, j'ai réfléchi ». Putain, il le joue bien son rôle de fils à papa pédant et insupportable.

« D'accord pour demain, début de nuit. Je vous laisse tout prévoir. »

C'est assez penaude que je me suis dirigée vers la sortie, en me disant que j'avais le reste de la nuit pour trouver ce qu'on allait faire le lendemain. July m'a choppée au passage en me disant qu'elle aurait des accessoires très jolis à me montrer dans les coulisses, qui iraient très bien avec ma robe. À l'écart elle m'a demandé si je savais où l'emmener et m'a conseillé Le Penthouse. Elle a réservé dans la même phrase et m'a dit qu'elle payait tout. C'est son domaine, c'est safe, ce sera apprécié.

Elle me le décrit comme un club hype du type cabaret, me conseille d'y aller dès cette nuit pour ne pas donner l'air de découvrir l'endroit et je suis en route. Entre le garage, le vestiaire et l'entrée on chiffre déjà à 90$. On me dévisage, je suis pas assez bien habillée pour l'endroit. Une entrée surélevée, une grande salle avec une scène ouverte, un dancefloor à gauche, une salle de danse à droite, une piscine dehors, des petits recoins, une sécurité omniprésente. Et un mec très sexy qui s'approche de moi et me propose à boire, le moins qu'il puisse faire pour celle qui a mystérieusement sauvé la vie de sa primogène.

Il se rappelle à ma mémoire. NIKOLAS, Toréador, on s'est déjà vu à l'Elyseum. Ah, oui, peut-être. Il m'invite à le suivre à l'arrière du Penthouse, dans une partie que je comprends être réservée aux vampires. Il y a plusieurs appartements (dont le sien et un au nom de July), mais il m'emmène dans un très grand salon rempli de personnes qui semblent attendre. Le troupeau du clan Toréador de Baltimore. Une caïnite se nourrit plus loin, devant les regards envieux d'autres humains. Il m'amène à un petit asiatique joufflu, au goût « fruité ». Nous somme chacun d'un côté, je mords le cou, il en fait de même, et entre la respiration et les gémissements du petit gros, le regard de Nikolas qui ne se détache pas de moi et sa façon de lécher la plaie, je sens que je suis un insecte pris dans la lumière.

Heureusement j'avais rendez-vous avec Dolly pour méditer. Je me défile et m'excuse pour filer à l'anglaise. Son au revoir n'est pas un adieu et je sens qu'il voudra me rencontrer de nouveau. Aïe.

Boz' m'attend au bar et m'emmène à son régnant, installé dans une salle dans les égouts, un dojo qu'on peut louer au Nosfératus pour être au calme (200 $ la nuit, faut en vouloir). Dolly passe une heure à me parler sémantique et théorie de la méditation. Une fois le principe compris il me dit de méditer, et me regarder faire. Autant dire que j'ai passé une heure à pas pouvoir me concentrer, puis une autre à commencer à entrevoir une zenitude avant de péter un câble trente minutes plus tard.

Méditer c'est dur. Et c'est chiant. Il a créé un lien mental entre nous pour que je puisse lui parler en toute sécurité et je lui ai dit que Guillot était venu chez moi. Il a voulu me voler mes souvenirs mais s'est retenu. De toutes façons je ne lui ai pas longtemps caché la scène. Il m'a expliqué qu'il pouvait apprendre la thaumaturgie à quelqu'un en très peu de temps. Un rituel d'une journée, éreintant, qui demande sept jours entiers de repos. Un truc dangereux que tous les chefs de fondation connaissent.

J'suis rentrée chez moi à pieds, assez crevée. Au croisement d'une rue j'ai vu mon voisin à la flamme orange avec un gros pistolet, une clope au bec, qui regardait le privé résolument planté devant chez lui. Je l'ai accosté et lui ai proposé mon aide. Il m'a filé ses clés et je suis allée draguer le planton, en lui taxant une clope pour ensuite l'entraîner dans l'immeuble et me nourrir dessus jusqu'à ce qu'il soit inconscient. Autant lécher un cendrier froid, c'était dégueulasse. Mon voisin le mage m'a remercié et je l'ai aidé à le monter jusqu'à son appartement, devant lequel je me suis sentie très mal à l'aise, comme si je pouvais pas entrer. Il m'a dit de repasser quand je voudrais, pour qu'il réponde à mes questions.

(y'a un truc qui cloche, j'ai du oublier de noter un passage avec lui où j'apprends qu'il est pas hunter mais mage, entre la fois où je le rencontre et cette fois-ci)


20/11/10

Le début de nuit c'est pas la même heure pour tout le monde. J'ai du temps devant moi, je sors CAP et passe au bar. Y'a que Speedy, qui fait de la police scientifique sur un morceau de tôle de bagnole. Six trous. J'arrive pas vraiment à l'aider. Je lui parle du mage vite fait mais il pense qu'une alliance protection/entraide va coûter trop cher à Fat. Il lui en parlera. Je retourne chez moi, me pompone pour ma soirée avec Hadrien et pars pour l'Elyseum.

Pour une fois je me gare directement dans le parking souterrain, en me disant qu'on prendra ma voiture. La sotte. J'y croise Rotary, Simpson et Tout-Court, qui jouent aux cartes en attendant Bailly. Apparemment ils aiment pas vraiment l'Elyseum et Rotary a eu une mauvaise expérience avec Hadrien. Je lui dis qu'il va probablement descendre d'ici peu et je monte, les laissant pendant qu'ils ferment le van.

Au rez-de-chaussée Pandi monte avec moi. Un gros costume de nounours, un maquillage de chat et des stabilos fluos accrochés aux doigts. Elle tartine la tête de l'homme de Castello qui s'occupe du code de l'ascenseur et se dirige vers les meubles dès que l'on arrive dans l'Elyseum à proprement parler. Je lis dans le regard des membres de son clan quelque chose comme « Oh non, c'est un jour comme ça », pendant qu'ils s'élancent vers elle pour préserver l'intégrité du mobilier du Prince.

Castello me demande où je compte emmener le Régent et me lâche un « ah, forcément » dédaigneux quand je lui dis. Pour des raisons de sécurité on ira là bas en hélicoptère. Classe. Mais pas autant qu'Hadrien quand il sort de l'appartement, à vingt-deux heures pile. Il salue tout le monde, vient me faire le baise-main et me prend le bras en me disant qu'il me suit. Je bafouille que c'est plutôt moi qui vais le suivre, vu que je ne sais pas où est l'héliport.

Au final, malgré son envie de prendre l'hélicoptère de combat, on y est allés en hélicoptère privé. Il m'a rapidement fait un signe quand le pilote était concentré, pour me faire comprendre que nous étions écoutés. À partir de là, il ne s'est jamais départi de son air poli et condescendant, ce petit truc qui fait de lui un caïnite détestable et détesté. J'ai eu le droit à pas mal de mépris et j'ai essayé de l'écouter poliment me parler de lui tout en le flattant de temps en temps. Quand on est arrivés y'avait un groupe de death métal sur la scène. J'ai eu beaucoup de mal à garder mon sang-froid quand il m'a parlé de ses goûts musicaux, m'expliquant qu'il aimait le classique et qu'il n'était pas très musique moderne.

On a parlé de lui, beaucoup, de moi, un peu ; j'ai esquivé les questions à propos du sauvetage de July et, heureusement, Nikolas est venu m'expliquer comment on commandait à boire. Et donc, au bout d'une heure, après avoir aussi parlé du reste, on avait plus rien à se dire. Y'avait un DJ qui venait de s'installer sur scène, ses morceaux me disaient vaguement quelque chose mais je lui ai proposé d'aller dans une autre salle et il m'a dit qu'il allait m'apprendre à danser.

Oh mon Dieu. C'était grisant. Après quelques pas pour me tester il a demandé un tango et s'est mis à me guider. Et par je ne sais quel miracle, j'ai réussi à suivre. Mieux, on a enflammé la piste de danse. Au bout de dix minutes il n'y avait plus que nous et nos spectateurs, qui couraient en chercher d'autres. Et il en rajoutait, et il en demandait une autre, imbu de lui-même et fier. La bimbo en rouge que j'avais repéré la veille dans la piscine ne le lâchait pas des yeux, et l'émissaire Sethite qui me regardait. À un moment Hadrien s'est rapproché tellement près que j'ai cru qu'il allait m'embrasser, il s'est glissé jusqu'à mon oreille pour chuchoter « Si avec ça tu n'attires pas l'attention de tout le monde ». Je savais pas que c'était le plan, mais ça en avait l'air.

Applaudissements, hourras. Grisant. À la fin de ces danses je suis redevenue la jeune nouveau-née qui suivait le Régent pour se faire pardonner de l'avoir offensé. Rageant. Il m'a demandé si j'avais un maillot de bain (ce que j'avais prévu !) et nous sommes allés dans la piscine. S'en sont suivies de bien trop longues minutes où des gosses de riches parlent à des gosses de riches. Conversation insipide. Les nouveaux fans sont partis, Hadrien a nagé dix minutes, puis nous nous sommes rhabillés et il est parti.

« L'offense est pardonnée, j'ai passé une bonne soirée. Je vous renvoie l'hélicoptère. »

J'ai attendu qu'il ait disparu dans le lointain et je me suis tournée vers le Penthouse. Deux heures du matin et tout ça pour moi. Je sentais que ça n'allait pas aller. J'ai envoyé un texto à Rotary pour savoir s'ils ont des jours de congé parfois. « Quand y'a rien à faire y'a rien à faire ». Je lui ai demandé qu'on se voit quand il pourra, il m'a dit qu'il me recontacterait probablement la semaine prochaine.

J'ai commencé à avancer vers le club mais Barbie venait déjà à ma rencontre. Vu comment Hadrien l'avait évitée je savais pas trop ce qu'elle allait me dire, mais elle a été très correcte et m'a demandée quelques minutes de mon temps, m'emmenant dans la partie réservée aux vampires, au dessus des machineries, dans le centre de sécurité. Beaucoup d'écrans, une chaleur assez élevée et une climatisation très opérante. MIRANDA s'est présentée comme co-gérante du Penthouse avec NikolaÏ, qui l'a reprise en l'appelant Reminder, ce sur quoi elle m'a dit qu'on l'appelait Réma. Taquineries. Elle m'a présenté ARTHUR, l'Auteur, Toréador, responsable de la sécurité du Penthouse (pour s'amuser) qui écrit pendant son temps libre (auteur à succès, frère de sa goule pour la publicité) et SPIKE, Toréador anarch-friendly, responsable de la maintenance et de la gestion du personnel du Penthouse qui fume comme un pompier et a un air sévère. Bowens est son ex' (elle trouve que c'est un gros con, mais apparemment il baise super bien), elle est anarch' friendly (surtout ceux qui quittent Bowens) et elle fait du déminage pour qui a besoin.

Sur leur temps libre, Miranda et Nikolas font du « social ». Spike rajouterait « ouais, du social ». Et donc, pendant que le second me dévorait des yeux, la première m'a décrit le Penthouse. Des micros à toutes les tables, les émissaires sethite et assamite qui y viennent, les anarchs intellectuels accueillis, O'Malley, Castello, Guillot et tous les Brujahs interdits de séjours pour des raisons de sécurité, etc. Les mêmes règles qu'en Elyseum avec une tolérance pour les disciplines discrètes. Castello a payé un million de dollars pour les enregistrements me concernant, mais ils ont « oublié » la clause de confidentialité. Ils ont deux goules qu'ils appellent leurs Snifers. Ils ne développent aucune discipline vampirique mais savent reconnaître au premier coup d’œil les caïnites et, plus intéressant et important, les Sabbats.

Nikolas me propose de faire quelque chose et il m'emmène dans une salle à côté de la salle de danse, pour m'apprendre à danser plus en douceur. Il est charmant et charmeur, mais quand nous arrivons près de l'heure du lever du soleil je lui dis que je dois partir, malgré sa proposition de m'héberger. Il m'appelle Cendrillon et je m’éclipse, reprenant l'hélicoptère vers l'Elyseum.

Castello est toujours là, il me dit que le Prince veut débriefer la soirée avec moi, si j'ai du temps à lui accorder. Bien sûr. On attend tous les deux que le Préfet soit parti et il me demande comment s'est passé la soirée, en m'expliquant qu'Hadrien devait me mettre mal à l'aise avec certaines questions. Je lui dis en toute franchise que ça a été, malgré mon envie de rire quand Hadrien m'a parlé de ses goûts musicaux. Il ne lui a apparemment pas parlé de ça, par contre il a été dégouté quand David Guetta est arrivé et que je ne l'ai pas reconnu. Il aurait aimé que je lui propose d'écouter pour le mettre à jour sur les musiques modernes. Il est revenu en pestant contre son poste, son sire, leur mascarade et il a fini par aller dormir dans leur autre refuge (celui dont Castello ne connait que vaguement l'emplacement).

Vitel me met en garde contre Nikolas et Miranda, deux ancillas manipulateurs dont il vaut mieux éviter l'agenda. Du coup je lui demande pourquoi Hadrien a soigneusement évité Miranda, et la réponse est moche : elle se sert de son corps sans problème pour manipuler les gens et lui aussi, sauf qu'il l'a jetée le lendemain avec un billet de 50$ et quand elle l'a incendiée en Elyseum il lui a juste dit « Si vous ne vous comportiez pas comme telle on ne vous traiterait pas comme telle » et a du la dominer derrière pour qu'elle rentre pas en frénésie.

Quant à Rotary, il a tenté de menacer Hadrien en privé après des taunts de l'un sur l'autre, mais il aurait pas du : il s'est retrouvé incapable de dormir, emmerdé jours et nuits, il a fini par aller voir Cursedwood qui lui a dit de faire profil bas et de s'excuser mais non, il a préféré devenir un homme à Bailly. Ensuite on a un peu parlé d'O'Malley, que le Prince trouve difficile à cerner : il évite toutes les opportunités sociales, il semble simplement satisfait d'exister. July, elle, a un but. Je lui parle d'Achmet et il m'explique qu'il existe un schisme entre son petit groupe et le Club de la Liberté de Boston, qu'il décrit comme un ramassis de nouveau-nés riches, rebelles, geignards, poseurs et arrivistes. Ça donne envie. Il m'a dit qu'il connaissait pas Prof et voulait bien que je me renseigne sur lui, il pourrait être dangereux ou se révéler être un atout pour leur but.

Il m'a parlé des débats anarchs comme de quelque chose de dangereux. Une arène sociale qui nécessite du charisme. Achmet et ses suivants ont peur des questions, ils ont été piégés de trop nombreuses fois. Vitel reprenait leurs idées pour ses discours, en les modifiant pour le « peuple ».

Le Prince n'a pas voulu m'avouer qui lui a dit que Dumpster est mort, pour se garder une cartouche. Et il m'a envoyé dormir dans les coulisses, pour pas faire trop louche. Ben c'est moi confortable que du satin.
« Modifié: juin 10, 2014, 07:41:06 am par manquedebol »
Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles.
Oscar Wilde

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