gfxgfx
 

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
 
gfx gfx
gfx
102303 Messages dans 7481 Sujets par 859 Membres - Dernier membre: uplicle septembre 16, 2019, 10:33:31 am
*
gfx*AssociationDonsForumMessagesgfx
gfx
Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Faery Tales  |  Livre 4ème : Construire sur les cendres. (Modérateur: Sstrad)  |  Chapitre 13 : Nuit de noce
gfx
gfxgfx
 

Auteur Sujet: Chapitre 13 : Nuit de noce  (Lu 952 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne Dorothée

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 576
  • Sexe: Femme
  • Pourvoyeuse en M&M's
    • Voir le profil
Chapitre 13 : Nuit de noce
« le: avril 11, 2014, 10:55:32 am »
Le douzième coup de minuit retentit lorsque Lyssandaria de Porth sort du Palais Royal de Cassomir. La nuit est depuis longtemps tombée mais la large avenue menant au Palais brille de mille feux. Une longue file d'hommes en armes portant chacun un flambeau borde chaque côté de la rue, éclairant d'une lumière chaude et dorée la route couverte de lys jusqu'au Palais de Ménas de Porth. De l'autre côté des porteurs de flambeaux, la population de la ville s'est pressée pour voir la mariée rejoindre la chambre nuptiale. La ville qui, il y a un instant, retentissait des exclamations de la foule, des cris des vendeurs de saucisses, d'oublies et de vin chaud est maintenant silencieuse, attentive.

Lyssandaria avance, foulant les fleurs des pieds, faisant sortir leur parfum, les flammes des flambeaux donnent à sa robe des reflets dorés. Elle est accompagnée de huit femmes. La première n'est autre que sa belle-mère, Dame Cassandra de Porth, superbe d'élégance dans sa robe blanche et bleue aux armes de la famille dans laquelle la jeune fille vient d'entrer. Les sept autres sont toutes des femmes mariées, natives de Cassomir. Elles sont brunes, blondes et rousse, jeunes et vieilles. Elles portent toutes une robe bleu azur sur laquelle sont brodés au fil d'argent des dessins représentant leurs fonctions. Les spectateurs reconnaissent sur chacune, au fur et à mesure qu'elles apparaissent, les symboles de la noblesse de Cassomir, des prouesses militaires de la ville, de sa puissance navale, du corps des Dragons du Taldor, du clergé d'Abadar, et de la bourgeoisie commerçante.

Alors qu'elles remontent l'avenue à pied, un chœur de voix féminines s'élève dans la nuit. Le chant joyeux célèbre l'union de l'Homme et de la Femme.

« Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt
Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.
J'ai désiré m'asseoir à son ombre,
Et son fruit est doux à mon palais.
Il m'a fait entrer dans la maison du vin :
Et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour.*
Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui,
Il fait paître son troupeau parmi les lys.** »

Marchant d'un pas lent, Lys frissonne, sa peau se couvre de chair de poule, submergée d'émotion en écoutant les voix cristallines. Les paroles de l'hymne ancestral font écho à son âme et il lui semble qu'elles ont tout juste été écrites pour elle.

Les portes du Manoir s'ouvrent devant elle sans qu'elle n'ait besoin de ralentir le pas. Elle entre dans ce qui est maintenant sa demeure. Celle-ci est illuminée, des dizaines de torches, flambeaux, lanternes encombrent le moindre espace vide. La route de lys se poursuit à l'intérieur et monte le long de l'escalier d'honneur. La jeune femme suit le chemin floral jusqu'à une vaste chambre. Ce soir, elle quitte les appartements qu'elle occupait jusque lors pour intégrer officiellement ceux de la Maîtresse de Maison. Elle pénètre dans la pièce et regarde avec curiosité la chambre où elle n'avait pu entrer jusqu'à cette nuit.

Elle se fige sur le seuil en voyant le meuble qui domine l'espace : un immense lit de bois de rose aux montants sculptés. Des guirlandes de lys de bois enlaçant des mousquets courent le long des piliers pour se rejoindre en deux initiales entrelacées, L et M, Lyssandaria et Ménas. Sur le brocard bleu des draperies vogue le navire des de Porth, un dragon noir surmonte les nefs, remplaçant la clé habituelle. Mais ce qui fait rougir la jeune épousée ne sont pas les motifs floraux, martiaux ou encore la soie bleue et blanche, c'est bien la taille du lit lui-même. Elle n'en a jamais vu d'aussi grand, six personnes pourraient s'y coucher et il lui semble qu'il resterait encore de la place. Elle sait que Ménas aime les grands espaces mais à ce point ? Sa respiration s’accélère alors que surgissent dans son esprit des images de son homme et elle, enlacés dans ce lit, sur les draps froissés, explorant la moindre parcelle de peau de l'autre... Un toussotement sec la fait revenir à la réalité, elle est restée figée sur le seuil et les femmes attendent pour avancer. Elle se dépêche de rentrer dans la pièce, essayant de ne plus prêter attention au gigantesque lit.

C'est plus facile qu'elle ne pensait, au centre de la chambre, elle découvre avec stupéfaction les scènes représentées sur les tapisseries couvrant le grand mur du fond. Tout au long des draperies, sa vie défile : sa naissance au Manoir de son père, la fête du troc où elle échange une dînette contre un symbole d'Abadar, la forêt de Verduran, la Grande Chasse, Cassomir la Magnifique, Ménas qui lui apprend à utiliser Destin, la naissance de leur fils, son ordination, le retour dans son village détruit, le combat contre le Seigneur Cerf, et son entrée triomphale à Cassomir accueillie par Ménas qui lui fait franchir les portes de la ville. Les dessins sont saisissants de réalisme, tous les détails y sont, du réverbère devant la maison de son père, aux petites fées cachées sous les frondaisons des arbres de la forêt, jusqu'à la robe verte qu'elle portait il y a trois jours.

Elle détourne les yeux et demande à sa belle-mère :

« Qui ? Qui a fait exécuter cela ?
- D'après vous, qui cela peut-il bien être ? Mon fils, évidemment.
- C'est magnifique...
- Cela peut, en effet. Vous aurez tout le loisir d'admirer votre chambre plus tard, pressons, nous n'avons pas beaucoup de temps. »

A peine Dame Cassandra a fini de parler que les femmes du cortège entourent la jeune épousée et commencent à la déshabiller tout en se présentant. Devant leur précipitation, Lyssa s'inquiète sur le sort de sa précieuse robe de mariée, il lui semble que la nacre de la centaine de petits boutons va exploser sous les mains brusques. Mais la robe finit par être enlevée sans le moindre accroc et Clélia, une jeune femme brune, l'emporte prestement pour la suspendre à un mannequin d'osier dans un coin de la chambre. Sans attendre, la rousse Danaé arrive tenant un large bassin de cuivre remplit d'eau. La représentante des Dragons du Taldor aidée de celle du Culte d'Abadar prennent deux éponges gorgées d'eau et rafraîchissent le corps de Lyssandaria. Après avoir séché son corps, une femme aux cheveux gris, qui s'est présentée sous le nom de Niobé, passe sur sa peau un linge couvert d'huile de jasmin, parfumant le corps de la jeune fille. En même temps, Astarté et Isabella défont le chignon compliqué et entreprennent de lui dénouer les cheveux à grands coups de brosse, faisant grimacer de douleur Lys à chaque passage.

Enfin, on lui passe une chemise de fine dentelle blanche, sans lacet ni bouton, lui laissant une épaule nue mais la couvrant entièrement. Lorsque le tissus blanc tombe sur les pieds de la jeune fille, un chant masculin retentit, porté par l'air de la nuit, s'engouffrant dans la fenêtre ouverte.

Ménas remonte à son tour l'avenue illuminée suivi de son escorte. L'aria féminin a laissé la place à des voix mâles, graves, qui célèbrent également l'amour entre deux jeunes mariés. Lyssa se tord les mains, sa nervosité augmente au fur et à mesure que les voix se rapprochent. Elle ne devrait pas être aussi fébrile, ce n'est vraiment pas la première fois que Ménas la rejoint, mais cette nuit tout lui paraît différent. L'émotion contenue dans les paroles du chant lui font monter les larmes aux yeux.

« Comme le lys entre les ronces, telle est mon amie entre les jeunes filles.***
Qu'elles sont belles, tes amours, mon épousée ! Qu'elles sont bonnes tes amours : meilleures que le vin !
L'odeur de tes parfums, une exquise senteur !
Un miel pur coule de tes lèvres, ô fiancée, le miel et le lait, sous ta langue ; l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Taldor.
Jardin fermé, mon épousée, fontaine close, source scellée.
Tes formes élancées : un paradis de grenades aux fruits délicieux, le nard et le cypre.
Le nard et le safran, cannelle, cinnamome et tous les plus fins arômes.
Ô source des jardins, puits d'eaux vives qui ruissellent du Taldor !***** »

Le chant s'arrête alors que les hommes rentrent à leur tour dans le Manoir, le bruit des pas dans les escaliers couplé à celui métallique des armures d’apparat envahissent la demeure et s'arrêtent devant la porte de la chambre nuptiale.  Le silence se fait pendant des secondes interminables. Lyssandaria et trois autres femmes font un véritable bond lorsque une main frappe lourdement à la porte. Dame Cassandra s'approche et demande d'une voix impérieuse.

« Qui vient à cette heure frapper à la porte de la jeune épousée ? »

A travers le bois épais, une voix d'homme que Lys ne reconnaît pas retentit.

« C'est le Seigneur du Monde ! Il vient remettre aux pieds de la jeune épousée tous les Trésors de Golarion. »

La noble dame de Porth se retourne vers la jeune fille et lui demande d'une voix forte :

« Est-ce là l'homme que vous attendez et à qui vous avez prêté serment ?
- Non, ma Mère, ce n'est pas là l'homme que j’attends et à qui j'ai prêté serment. »

Lyssandaria lui répond d'une voix d'abord tremblante puis de plus en plus ferme. Dame Cassandra se tourne à nouveau vers la porte :

« Ce n'est pas là l'homme qu'elle attend et à qui elle a prêté serment. Elle n'est pas son épousée. Partez ! »

Au bout de quelques secondes, un nouveau coup à la porte retentit. Cette fois-ci, attentive, Lys ne sursaute pas et écoute sa belle-mère poser à nouveau la question rituelle.

« Qui vient à cette heure frapper à la porte de la jeune épousée ?
- C'est le Général du Monde ! Il vient remettre aux pieds de la jeune épousée le souffle du dragon capable de renverser les empires.
- Est-ce là l'homme que vous attendez et à qui vous avez prêté serment ?
- Non, ma Mère, ce n'est pas là l'homme que j'attends et à qui j'ai prêté serment.
- Ce n'est pas là l'homme qu'elle attend et à qui elle a prêté serment. Elle n'est pas son épousée. Partez ! »

Une dernière fois, on tape à la porte.

« Qui vient à cette heure frapper à la porte de la jeune épousée ?
- C'est Ménas de Porth ! Il vient remettre aux pieds de la jeune épousée sa vie, son cœur et sa foi.
- Est-ce là l'homme que vous attendez et à qui vous avez prêté serment ?
- Oui, Ma Mère, c'est bien là l'homme que j'attends et à qui j'ai prêté serment. »

Dame Cassandra de Porth se tourne à nouveau vers la porte et dit avec un véritable sourire dans la voix :

« C'est bien là l'homme qu'elle attendait et à qui elle a prêté serment. Elle est bien son épousée. Entrez, Mon Seigneur, Entrez ! »

Joignant le geste à l'invitation, elle ouvre dans le même moment la lourde porte de chêne. Ménas de Porth entre dans la chambre nuptiale, il a troqué son armure d'or et d'argent pour une tenue blanche et bleue frappée aux armes de sa famille. Son regard balaie la pièce et il sourit tendrement quand il trouve celle qu'il cherche. Sa petite Lys est magnifique, ses longs cheveux châtains ruissellent sur son corps, couvrant en partie la dentelle blanche de sa robe, elle le regarde de ses grands yeux comme si rien ni personne d'autre n'avait d'importance et devant son regard il se sent l'homme le plus puissant du monde. Il aperçoit ses pieds nus et une vague d'émotions le submerge. Elle semble en cet instant si fragile, si innocente, les cheveux déliés, sans maquillage, les cernes marquant ses beaux yeux, elle est vêtue d'une chaste robe blanche, et elle parait si petite dans la vaste pièce. Il veut la protéger de tout et de tous. De nombreuses mains ont parcouru sa peau mais cela n'a pas d'importance, elle n'a toujours appartenu qu'à lui. Elle a peut-être prêté son corps à d'autres hommes, mais elle lui a donné depuis longtemps son âme. Ce soir, elle sera totalement à lui. Corps et âme. Il tuera quiconque la touche à nouveau.

Lyssandaria déglutit difficilement devant le regard sombre de son époux, elle a l'impression qu'il lui perce l'âme et qu'il peut lire en elle comme dans un livre ouvert.

Les hommes de l'escorte de Ménas ont fini d'entrer dans la chambre, tous portent une armure bleue portant les mêmes motifs que ceux brodés au fil d'argent sur les robes des femmes. Hommes et femmes regardent le couple se dévorant des yeux à quelques pas l'un de l'autre. Dame Cassandra toussote sèchement en direction de sa bru. Lyssandaria se réveille, plonge en une profonde révérence, yeux baissés et dit d'une voix remplie de fierté :

« Seigneur mon époux. »

Ménas s'avance vers la jeune fille toujours inclinée, il lui pose une main sous le menton et lui relève le visage.

« Ma Dame mon épouse. Relevez-vous, je vous en prie. »

L'aidant de la main sous son visage, il fait relever sa femme. Puis il se penche vers elle et couvre ses lèvres des siennes, buvant son petit soupir de contentement. Un mois qu'ils ne se sont pas vus, se savaient si proches et tellement loin, cette nuit la torture est terminée, ils consommeront leur mariage. Encore et encore. Il parcourt sa bouche, la poussant à l'entrouvrir, il sort le bout de sa langue, la passe sur ses lèvres, force le passage, la fait gémir de plaisir. Le son de son gémissement le fait revenir à la réalité, il relève la tête brutalement, ils ne sont pas seuls ! En d'autre temps, il n'en aurait que faire, appréciant même le fait d'être regarder, mais pas cette fois, pas cette nuit, pas avec son épouse et pas avec sa mère comme spectatrice ! Le souffle court, il n'arrive pas à détacher son regard du visage haletant de Lys. La voix de sa mère l'aide à se calmer.

« L'époux vient de rejoindre l'épousée. L'Union peut être consommée. Qu'Abadar rende fertiles vos épousailles. »

A peine ses paroles prononcées, elle sort de la chambre suivie des dames et des hommes de la ville qui referment la porte derrière eux.

Ils restent immobiles au centre de la pièce, se dévorant des yeux.

« Madame de Porth. Enfin... »

La voix rauque de Ménas la fait sortir de sa torpeur, elle lui sourit et recule de quelques pas en parlant.

« Lyssandaria de Porth... Cela sonne bien en effet. »

Puis elle change totalement de sujet.

« Merci pour cette chambre. Elle est magnifique.
- Elle te plaît ? Je n'étais pas certain...
- Bien sûr qu'elle me plaît ! Je n'en aurai jamais rêvé de plus belle. Comment as-tu fait ? Comment sais-tu pour toutes ces scènes ?
- Il m'arrive de t'écouter quand tu parles... Mais tu n'as pas encore tout vu... »

L'hésitation qu'il a montré en demandant si la chambre lui plaisait laisse place à un sourire charmeur et espiègle. Sans lui laisser le temps de répondre, il l'entraîne à côté du lit immense. Troublée, elle lui chuchote.

« Il est bien trop grand ce lit.
- Chuuuut. Il a une taille parfaite au contraire. Mais regarde plutôt ça. »

Il appuie sur un bouton dissimulé dans les gravures du lit, s'assoit sur le matelas moelleux et fait venir sa femme devant lui, tournée vers le mur. Il l'enlace, le nez plongé dans son cou, savourant l'odeur de jasmin, et entreprend de faire glisser la robe, dévoilant son corps à la même vitesse que les tentures qui couvrent le mur dévoilent de nouvelles tapisseries. Lys pousse un petit cri en voyant les nouvelles images.

« Ménas ! C'est... c'est...
- C'est beau.
- Mais...

La main de Ménas se pose sur son sein qu'il commence à soupeser, caresser. Le souffle court, elle ne parvient pas à détacher les yeux des dessins les représentant, Ménas et elle, faisant l'amour. Comme sur les autres tapisseries, les détails sont criant de réalisme. Elle reconnaît la petite maison du temple à Oppara, le lit mais aussi le fauteuil dans lequel il s'asseyait toujours et où il adorait qu'elle vienne le chevaucher. Ménas repousse les cheveux dévoilant une épaule et la couvre de baisers brûlants pendant que les doigts de la main toujours sur son sein pressent doucement le téton déjà durci. Sa deuxième main caresse la cicatrice sacrée au moment où Lys la remarque également sur les représentations. Elle se met à gémir lorsque la main quitte la cicatrice pour descendre d'abord sur le ventre et enfin plus bas, dans le centre de sa féminité déjà ruisselant. Devant elle, leur couple se mêle dans toutes les positions, se prodiguent toutes les caresses, leurs visages sont magnifiés par la jouissance. Elle halète, gémissant doucement de plaisir sous le travail de ses doigts.

« Comment... Qui ?
- Peu importe, regarde...
- Pourquoi ?...
- J'aime te regarder, j'aime voir ton visage quand tu jouis. »

La barbe lui caresse le visage et son souffle chaud la brûle alors qu'il murmure à son oreille. N'y tenant plus, les yeux toujours rivés sur les tapisseries, elle passe les mains derrière elle et entreprend de dégager la virilité triomphante de l'homme qui lui procure autant de plaisir. Elle le caresse doucement, sentant entre ses doigts ce que les dessins détaillent si bien, de la grosseur qui l'impressionne toujours jusqu'à la veine qui coure tout le long. C'est au tour de Ménas de gémir, les baisers qu'il dépose dans son cou se transforment en morsures, ses doigts se font plus vifs, plus rapides, plus profonds, arrachant à la femme qu'il aime ses premiers cris de plaisir de la nuit. Le souffle court, il halète :

« Dis le ! »

La réponse fuse, elle sait ce qu'il veut entendre, ce qu'il exige d'elle depuis Dragonfall, depuis la première fois qu'elle lui a dit.

« Je t'aime. »
« Dis le !
- Je t'aime. »

Brusquement, il pose ses mains sur les hanches si féminines, la soulève et la pose sur son membre dressé, l'empêchant de descendre malgré ses supplications.

« Comment t'appelles-tu ?
- S'il te plaît, viens en moi...
- Comment t'appelles-tu ?
- Lys... Lyssandaria...
- Lyssandaria, comment ?
- De Porth. Lyssandaria de Porth. »

Alors qu'elle gémit son nom, il la pénètre profondément et sans attendre lui imprime un mouvement puissant. A chaque fois qu'il la fait redescendre sur son corps, elle pousse un cri de plaisir, sa peau se couvre de sueur, elle luit, reflétant la lumière des flambeaux. Alors qu'elle va et vient sur son membre viril, elle ne quitte pas les tapisseries des yeux, revivant les scènes qui ont inspirées Ménas, mélangeant réalité et souvenirs, son esprit s'embrume, et elle crie sa jouissance sans pouvoir la retenir. Les bras de celui qui restera à tout jamais son beau Capitaine l'enserrent, il la colle à son corps et se déverse en elle dans un cri rauque.

Ils restent un moment ainsi sans bouger, reprenant leur souffle. Les mains viriles de son mari parcourent doucement son corps, l'apaisent, l'aident à reprendre son souffle. Elle sent dans son dos le tissu des vêtements qu'il n'a pas eu le temps d'enlever.

« Et dire que je m'étais juré que cela serait tendre et doux. Que je te ferai l'amour comme on doit le faire à une jeune mariée. »

La voix de Ménas est tellement basse qu'elle doit se concentrer pour réussir à l'entendre. Comprenant ce qu'il dit, elle rit doucement prenant les mains de son époux pour mieux se blottir contre lui.

« Tu n'en aurai jamais été capable. Pas après un mois. Et je ne t'aurai pas laissé faire, pas après un mois, et surtout pas après avoir vu ces dessins !
- Madame de Porth, vous êtes une dévergondée.
- Je sais, Monsieur de Porth, vous m'avez bien appris... Mais maintenant, rien ne m'empêche de t'aider à te déshabiller et une fois que tu seras aussi nu que moi, tu me feras l'amour de façon lente et douce... si tu en es capable. »

Un rire grave fut sa seule réponse avant de tourner la tête de son épouse pour l'embrasser passionnément. Et ce ne fut qu'un peu avant le lever du soleil qu'il réussit à faire l'amour à la femme à qui il venait de se lier pour la vie de la façon qu'il voulait, tendrement, lentement...

           
____________________________________________________
* Cantique des cantiques, 2:3-4
** Cantique des cantiques, 2:16
*** Cantique des cantiques, 2:2
**** Cantique des cantiques, 2:10-15 (légère adaptation)
« Modifié: avril 11, 2014, 14:01:16 pm par Dorothée »

Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Faery Tales  |  Livre 4ème : Construire sur les cendres. (Modérateur: Sstrad)  |  Chapitre 13 : Nuit de noce
 

gfxgfx
gfx
SMF 2.0.15 | SMF © 2011, Simple Machines
Helios Multi design by BlocWeb
gfx
Propulsé par MySQL Propulsé par PHP XHTML 1.0 valide ! CSS valide !