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102387 Messages dans 7485 Sujets par 903 Membres - Dernier membre: Helenavtj septembre 18, 2020, 13:04:47 pm
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Auteur Sujet: Chapitre 12 - Décision  (Lu 1129 fois)

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Hors ligne Dorothée

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Chapitre 12 - Décision
« le: mars 19, 2014, 17:52:39 pm »
Les premiers rayons du soleil éclairent l’intérieur de la tente, le tissu aux armes des De Porth teinte la lumière de reflets bleus. Le bruit des hommes d'arme en train de préparer le départ du campement trouble le silence du matin et un peu plus loin retentissent les voix des villageois venant de se réveiller.
Dans le vaste lit de camp, sous l'épaisse fourrure de loup couvrant leurs deux corps, Lyssandaria,  lovée sur le corps de Ménas, sort lentement des brumes du sommeil. Ses doigts jouent paresseusement avec la toison qui couvre le torse de l'homme qu'elle aime.  Le visage dans le creux de son cou, le nez plongé dans les cheveux un peu trop longs de Ménas, elle inspire profondément plusieurs fois, les yeux mi-clos, s’enivrant de l’odeur mâle. Un mélange d'odeur de cuir, de celle si particulière du bois de santal qu'il utilise pour se laver, de la sueur de la nuit passée et de l'odeur musquée de leurs ébats.
Elle reste ainsi un long moment, savourant les doigts tendres qui ne cessent d'aller et venir sur sa chevelure jusqu'à lui caresser la nuque. Elle ne veut pas bouger de peur de briser la magie de l’instant, soupirant de bien-être. Son corps las se souvient de la nuit. De leurs retrouvailles. Ménas l'a prise sans relâche ni retenue, la marquant de son corps, la faisant à nouveau sienne. Il  lui a fait l’amour avec passion, tendresse et un désespoir qu’elle ne lui connaissait pas. Il lèche les larmes qui coulent sur les joues de la jeune fille, l’agrippe et la maintient par le cou sans qu’elle puisse l’arrêter, puis il la prend, encore et encore, noyé dans son regard. Ses doigts lui enserrent le menton, il l'oblige à le regarder pendant qu'il la dévore des yeux jusqu’à l’orgasme où il la rejoint dans un grand cri. Ses yeux ne l'ont pas lâchée un seul instant, il a joui les yeux grand ouverts, fixés sur le visage de la jeune fille. Il grave dans sa mémoire des souvenirs qu’il gardera à jamais. Pour demain, lorsqu’il partira loin d’elle, quand il devra apprendre à vivre sans elle.
Gémissant en réveillant les courbatures de son corps fourbu, elle se redresse légèrement pour l'observer. Il détourne vivement le visage, se perdant dans la contemplation de la toile de tente. Il n’a pourtant pas été assez rapide. La douleur qu’elle a aperçue dans ses yeux et qu’il essaie de cacher sous un air détaché lui transperce le cœur comme un poignard. Elle se blottit à nouveau dans le creux du cou viril de Ménas, ses lèvres se posent sur la barbe et sa langue goutte instinctivement le sel de sa peau.

« Tu tiens donc tant que ça à ce que je me marie avec une autre ? »
« Laisse-moi décider ce que je veux. »

La voix de Ménas retentit dans sa tête sans que l’homme sous elle ne remue les lèvres. Elle comprend que ce qui vient de résonner si fort sont les paroles qu’il a prononcées la veille et qui tournent en boucle dans son esprit.
Est-elle vraiment prête à ce qu’il épouse une autre femme ? A ne plus jamais le revoir ? Jusqu’à présent elle en était persuadée, elle est la maîtresse de Ménas jusqu’à ce qu’il épouse une femme digne de lui et elle partira sans regret ni rancune. Mais cela paraissait si loin. Si abstrait. Dès son retour à Cassomir, il épousera l’héritière du Galt et l’oubliera, elle, la fille d’un petit baron dont le domaine lutte pour simplement survivre.
Leur fils viendra la rejoindre dans quelques semaines ainsi que Ménas le lui a promis et tous les liens seront brisés. Elle sera libre de refaire sa vie. Libre d’expliquer à Méléarn pourquoi elle a refusé d’épouser son père, faisant de lui un enfant illégitime, lui refusant son héritage, sa place dans la vie.
Et plus jamais elle ne le verrait, lui, le seul homme de sa vie, plus jamais il ne la couvrirait de son corps puissant et viril la soumettant à ses désirs, plus jamais ils ne feraient l'amour. Aucun amant n'a jamais pu lui faire oublier celui qui a fait d'elle une femme. Qu'importe dans les bras de qui elle est, c'est toujours son visage noble et barbu qu'elle voit au moment de jouir.

Est-elle vraiment prête à vivre loin de lui ? A le perdre à jamais ? A ne plus jamais se sentir femme ? A séparer un père et son fils ?
Pourquoi refuse-t-elle ?
Dragonfall.
Tout est dans ce simple nom : Dragonfall. Peut-elle abandonner les villageois maintenant alors qu’ils ont tant besoin d’elle ?

« Le Seigneur Cerf. L’homme qui a tué Kelvan…  c’était mon plus jeune frère. Méléarn. »
Il ne répond pas, la laisse parler. Mais son corps est tendu, attentif aux paroles de la jeune fille qui lui raconte tout ce qu’il s’est passé depuis leur départ des prisons de Cassomir. Le visage reposant sur la toison couvrant le puissant poitrail du futur vice-roi, elle garde les yeux fixés sur le siège dans lequel il était assis hier lorsqu’elle est venue le voir sous la tente. Elle ne voit pas la lueur de rage froide lorsqu’elle parle de sa mort sous les coups d’Arturak le dinosaure, destrier de Griff le Paladin d’Abadar. Mais elle entend les battements de cœur de son homme s'accélérer et sa respiration devenir plus difficile alors que ses muscles se tendent faisant saillir les veines. Elle lui raconte sa résurrection, l’absolue conviction d’être sous la protection du Maitre du Premier Coffre. En parlant, sa main court lentement sur les larges épaules de Ménas, elle cherche à l'apaiser, à calmer la colère qu'elle devine en lui. 
Puis elle parle du dernier combat, de la mort de Kelvan, du Seigneur Cerf, de Corwyn. Du choix qu’il a fallu faire, on ne pouvait en faire revenir qu’un seul et c’est Corwyn qui est revenu. Une larme s'écoule le long de la joue de Lys pour atterrir sur la peau de son beau capitaine et glisse lentement en suivant le dessin de ses muscles. Vite rejointe par d’autres, la larme et ses sœurs se transforment en rivières qui se mélangent à la fine pellicule de sueur couvrant le corps de son amant. Lyssandaria n'essaie même pas de les empêcher de couler et il la laisse pleurer, lui caressant le dos afin de la consoler. Elle lui parle du poignard découvert sur le corps de l’assassin de son frère, ce même poignard qu’elle voyait si souvent dans ses cauchemars. Celui qui l’avait marqué si profondément dans sa chair quand elle n’était encore qu’une enfant. Et qui affirmait sans le moindre doute que le Seigneur Cerf était Méléarn, son frère devenu fou. Elle a gardé le secret, ne le disant qu’à Aëlynn. Elle avait besoin que quelqu’un d’autre soit au courant, sache ce qu’il s’était réellement passé.
Elle veut également que Ménas le sache. Qu’il sache ce que les Hern ont donné à ce village. Il reste silencieux, ses mains caressent les cheveux et le dos de la jeune prêtresse sans discontinuer, cherchant à l’apaiser. Elle n'aura plus de cauchemars, elle ne se réveillera plus en hurlant dans leur lit, il ne lui fera plus l'amour pour la consoler, l'apaiser, lui prouver qu'elle est vivante.

Ils restent un long moment ainsi, laissant les larmes couler et se tarir d'elles-mêmes. Rompant le silence, Lys prononce d'une voix un peu rauque :
« Tu mérites d'avoir une épouse digne de ton nom. »
Il sursaute puis s'enfonce dans un mutisme obstiné et déçu. Il avait vraiment espéré repartir avec elle. L'obstination de la jeune fille le fait souffrir. Les mois passés loin d'elle et la conviction qu'elle était en danger l'avait torturé sans discontinuer. Pour elle, il est prêt à affronter son père, mais il devra apprendre à vivre sans elle, sans son fils et il sait que ce sera difficile.
« Je ne suis que la fille d'un petit baron dont le domaine est ravagé... Je ne suis même plus vierge... Ton père me déteste... Dragonfall a besoin de moi... Si je pars je les abandonne...Il ne reste que mon grand-père et moi... Tu dois épouser l'héritière du Galt... »
Il sert les dents, l'écoute énoncer un à un les arguments les empêchant d'être ensemble. Sa main sur la chevelure de la jeune fille se fait plus rude, plus lourde. N'y tenant plus, enroulant les cheveux de la femme qu'il aime autours de sa main, il la force à se relever, met son visage au niveau du sien et commence à parler.

« Lys...
- Chuuuut... »

Elle lui pose un doigt sur la bouche, l'empêchant de continuer. Elle lui sourit doucement, son doigt glisse sur sa mâchoire, caresse la barbe virile. Elle s'humidifie la bouche du bout de la langue gouttant le sel de ses larmes et se mordille la lèvre inférieure en le regardant. Puis elle prononce d'une voix qu'elle veut assurée.

« Lorsque tu partiras, si tu le veux toujours, je partirai avec toi. »

Ménas se fige. Puis, dans un mouvement rapide et brusque, il la bascule et la couvre de son corps, son puissant torse lui écrase les seins, il la domine de toute sa force, les yeux fixés dans les siens, aux aguets, tendu, nerveux. Dangereux. Il pourrait la briser d'une main s'il le voulait, elle le sait et frémit en se sentant à sa merci.

« Ne joue pas avec moi, prêtresse. »
Elle le fixe à son tour, les yeux encore rouge d'avoir pleuré, mais maintenant résolue.
« Je ne joue pas, capitaine.
- Tu quitteras ton village ?
- Oui.
- Tu me suivras à Cassomir ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Pour toi. »
Il la regarde. Ses yeux scrutent intensément les siens, elle ne cille pas et soutient son regard. Une des mains de Ménas retient les siennes au-dessus de sa tête tandis que l'autre tient toujours ses cheveux, maintenant sa tête en arrière, l'empêchant de bouger, captive. Ses genoux se placent entre les jambes de la jeune fille, d’un seul mouvement puissant les ouvre et s’engouffre dans ce corps qui semble n’avoir été créé que pour lui. Elle pousse un petit cris de surprise et de plaisir, cherchant instinctivement à se cambrer.

« Tu vas m’épouser. Il n’y aura plus que moi. Pour toujours. Dis-le.
- …
- Dis-le !
- Il n’y aura plus que toi. Il n’y a jamais eu que toi.
- Pour toujours.
- Oui. »

Elle essaie de bouger, ses hanches veulent onduler, l'inciter à commencer un rythme qui les amènera au plaisir, mais il reste immobile, pèse encore plus sur son corps, lui empêchant le moindre mouvement. Le visage dur. Il la scrute avec attention.

« Pour toujours. Dis-le !
- Pour toujours.
- Pourquoi ?
- S’il te plaît… viens…
- Pourquoi ? Dis-le !
- Je t’aime… »

D'un mouvement sec de la main qui tient toujours les cheveux de la prêtresse, la faisant grimacer de douleur, il l'oblige à se cambrer plus encore et il plonge à nouveau puissamment dans le corps de la jeune fille qui lui avoue pour la première fois son amour.
« Dis-le !
- Je t’aime…
- Dis-le ! »
Et elle le répète encore et encore, à chaque passage de Ménas dans ses entrailles, jusqu’à ce qu’elle le crie submergée par le plaisir.

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