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Auteur Sujet: Notes d'enquêtes et réflexions personnelles - Alex Miller  (Lu 2638 fois)

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Hors ligne Cianers

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Notes d'enquêtes et réflexions personnelles - Alex Miller
« le: février 27, 2014, 17:26:18 pm »
Jeudi 20 décembre 2012 - Ma prise en main du dossier débute par un appel de Sacha aux alentours de 19h30. Elle porte à mon attention la mort d'un certain Harry Wallace et me demande de m'occuper du potentiel bris de mascarade à sa place car elle est débordée. J'accepte promptement, cependant, ne pouvant me fournir plus de détails, elle me renvoie vers Brad Lovas à qui elle vient d'envoyer une copie de son dossier. Je m'abstiens de lui faire remarquer le profond manque de logique de sa démarche car je souhaite pour l'instant conserver des relations amicales avec elle.

Brad : Bradley ou Bradford ? N'ayant jamais pu percer le secret de son prénom en un an, ce doit être Bradford.

Brad me transmet le dossier et semble bien incapable de m'éclairer sur les éventuels caïnites ayant des intérêts dans cette affaire. Qu'importe, j'ai suivi le règlement, je pourrais donc fourrer mon nez là où je veux. Cette soirée commence bien !

Le mort s'appelle Harry Wallace, décédé le 16 décembre, le temps de réaction de la préfecture me parait long, à moins que Sacha ait laissé traîner le dossier avant de me le refiler. Le rapport d'autopsie mentionne une agression à l'arme blanche. "inconnue et remarquablement grande" précise le médecin. Une large plaie béante à la gorge et deux parallèles au niveau du torse. J'espère de tout cœur que le bougre a énervé des gangrels et pas leurs cousins diurnes.

Mr. Wallace travaillait dans la Mode où il exerçait la profession de "fashion headhunter" - Quelqu'un l'a vraisemblablement pris au mot. Il était récemment divorcé après un mariage de 2 ans. Suite à sa séparation il était venu à Death Valley où il travaillait en freelance. Trouvé chez lui par la police - ça explique les quatre jours - il est le quatrième décès suspect dans le quartier. Il devient donc urgent pour moi de connecter ou séparer son meurtre à celui de 3 jeunes filles retrouvées à près d'un mois d'intervalle depuis septembre. Chacune d'entre elle semble s'être systématiquement laissée mourir de faim et de soif.

J'encourage Flint à se joindre à moi et nous partons vers l'appartement du plus récent défunt. Dans l'appartement déjà nettoyé, je ne trouve pas grand chose. Je suis tout de même à l’affût d'éventuels indices qui m'indiqueraient que Wallace serait une goule. Trop de fois le fait de passer à côté d'une telle information a compliqué outre mesure mes dossiers. Je trouve donc une quantité importante de porno sur son ordinateur (ainsi qu'un dossier proprement caché avec des vidéos amateurs "comme à la maison") et un usage massif de préservatifs. Une libido exacerbée, je suis peut-être bien sur la piste d'une goule. En dehors de ça je relève les numéros de son carnet d'adresse et j'appelle le contact préfectoral du commissariat local pour obtenir son téléphone et son ordinateur.

Dans les numéros relevés, un nom me saute aux yeux et je peux jurer que mon cœur à battu d'un seul coup sec et net à sa lecture. Sal Acosta. Je connais ce nom. Comment oublier l'enflure qui prenait un malin plaisir à me suivre, me harceler, me stalker même en dehors de la bouche de l'enfer qu'ils osent appeler Lycée et où j'ai passé les pires années de ma vie. Sal me rentrait dedans au détour d'une rue et s'éloignait à reculons en me regardant sans jamais ciller avant de placer son index et son majeur de part et d'autre de sa trachée et foudroyer ensuite mon regard avec les deux même doigts. Sal sonnait à ma porte à des heures interdites pour laisser sur le paillasson un cadavre de rat, de mulot ou d'écureuil. Sal taguait "Je sais que tu es là..." sur mon vestiaire à la salle de sport que j'avais spécifiquement choisie pour être la plus éloignée de mon lycée.
Mais Sal n'a jamais rencontré Carl Applewhite et Sal n'a aucune idée du monde qui existe dans l'ombre du sien. On verra ce que Sal fera face à la légendaire puissance du clan Brujah.

Cette soirée est décidément exceptionnelle.

Ses courriels et sms m'apprennent que Mr. Wallace recrutait effectivement des jolies filles mais plus pour de l'escorting que pour du mannequinat.

Harry, un ami qui vous veut du bien, n'est-ce pas ?

De plus il possède dans son répertoire les numéros des trois premières victimes. Coïncidence? le rasoir d'Ockham ne semble pas le penser.

Un passage à la morgue confirme mes doutes. Pas de perte de sang due à autre chose que ses blessures. Ce sont bien des griffes mais impossible de dire si elles sont gangrel ou garou. Il a des blessures défensives sur les bras, probablement celles de jeunes filles, définitivement pas celles de son égorgeur. Si l'assassin de Mr.Wallace n'avait pas été aussi amateur et négligeant, il ou elle aurait pu être mon ami(e). Harry consommait beaucoup d'alcool, sans sembler en souffrir énormément et quelques marques d'abrasion sur son pénis viennent renforcer mes soupçons sur sa nature mais sans en apporter une preuve définitive.

Puisque mon enquête semble mener vers un réseau plus ou moins établi de prostitution, j'appelle Yuri afin d'éviter de piétiner une de ses entreprises. Je lui demande s'il sait quelque chose sur la situation dans le nord de la ville. Il me répond que je n'ai pas d'inquiétude à avoir, que tout va bien chez lui. Je lui suggère tout de même d'inciter ses proches collaborateurs établis au nord d'Eastend à prendre des vacances le temps que je termine mon travail.

Mon téléphone sonne alors que nous passons une heure du matin. Un certain Mr. Bogen - seul séthite en ville si ma mémoire est bonne - me demande des renseignements sur un dénommé Mr. Wallace. Je lui apprends donc qu'il est mort et lui demande en qui cela le concerne. Il m'assaille alors de questions et ne voulant pas en parler au téléphone, j'accepte de le rencontrer au Key Note. Jazz club en vogue parmi les harpies.

Une fois sur place je fais la connaissance de Mr. Bogen et de son acolyte Drake Finmor, jeune gangrel un peu trop bavard à mon gout. Mr. Finmor a été chargé par son primogène d'enquêter sur un fléau qui frappe sa goule.

... Depuis le temps que j'écris au préfet et au prince pour imposer la déclaration des goules aux vampires de cette ville. Cette affaire serait résolue dans l'heure si c'était le cas.

Esther, c'est le nom de la goule du primogène gangrel, refuse de se nourrir ou de boire et semble se laisser mourir de faim, en dépit du sang que son domitor lui donne. Un bref coup d’œil au répertoire des contacts de Mr. Wallace me montre qu'il la connaissait.

En résumé nous avons : Une goule souffrant de la même affliction que les trois précédentes victimes, un seul dénominateur commun désormais mort pour cause de mutilation à la griffe démesurée et un primogène gangrel qui charge le plus jeune de ses sujets d'enquêter sur l'affaire malgré le fait que sa goule lui tienne particulièrement à cœur. Nous nous rendons donc au domicile d'Helms pour l'interroger.

Et aussi examiner sa goule.

Si on survit.

Flint, j'espère que ta réputation ne sera pas démentie ce soir.

Nous rencontrons Helms, le primogène gangrel, aux alentours de 3h00 du matin. La confrontation est brève, malgré la pertinences de mes sous entendus, il coupe notre souffle et nos spéculations par une confession inattendue : Sa goule a tué Mr. Wallace.

Sa goule maîtrise la discipline de protéisme à un niveau avancé.

Il faut impérativement et systématiquement recenser et contrôler les goules de cette ville.

Le primogène étant visiblement en deuil, je m'abstiens de lui demander une preuve de ce qu'il avance. Quoi qu'il arrive si un verdict est émis par la préfecture, Helms pourra choisir d'en subir les conséquences pleinement et son statut le met à l'abri de tout ce qui serait plus fort qu'un rappel à l'ordre.

J'examine le corps de la pauvre Esther et constate qu'il y a deux traces de morsure à peine perceptibles au niveau de sa cheville. Clairement pas celle d'un vampire, probablement celle d'un serpent. Les animaux n'étant pas ma spécialité, je me retourne avant de me féliciter d'être en présence de deux gangrels et d'un séthite, le problème serpent n'aura pas lieu d'être.

Drake demande si des gangrels sont connus pour manifester des traits ophidiens dans l'usage de leur discipline ou suite à des frénésies. Helms répond qu'il n'y en a qu'un seul à sa connaissance : Frank T. Davis.

Helms élimine l'hypothèse d'un serpent connu de l'homme. Mr. Bogen confirme la piste séthite. Je me précipite aussi calmement que possible entre eux deux. Mais Helms fait preuve de sang froid, du moins dans ses actes. Mr. Bogen se défend de savoir maîtriser les disciplines permettant l'accomplissement d'un tel crime. Le primogène lui donne ensuite trois jours pour élucider l'affaire avant de finir comme Mr. Wallace. Nous remercions le primogène pour son temps et sa patience et nous quittons prestement son domaine.

Mr. Bogen fulmine et veux aller déposer une plainte à la préfecture. Je l'en dissuade, lui expliquant les raisons du primogène et attirant son attention sur le probable retrait de telles menaces une fois l'affaire élucidée et/ou le coup de sang passé. S'il porte plainte maintenant et qu'elle est amenée à l'oreille du primogène, il est probable que cela entérinera la rancune. Mieux vaut tenter de résoudre l'enquête, profitant du délai qu'il nous a laissé pour désamorcer la situation. Si rien n'a changé dans deux jours, je m'engage à témoigner en sa faveur. Très honnêtement, rien m'ennuierait plus que de devoir le faire. Je les considère tous deux comme des alliés potentiels, aussi vais-je tâcher de calmer les esprits. Mr. Bogen se montre très compréhensif et répond très positivement à ma suggestion. Il envoie Drake s'occuper d'une quelconque besogne et nous regagnons mon véhicule. Je texte Flint pour qu'il aille surveiller T. Davis, je n'ai nullement besoin d'un affrontement entre gangrels.

Dans la voiture, nous discutons de l'affaire, il m'éclaire sur son clan et me dit qu'un séthite essaye probablement de s'immiscer dans le réseau local de prostitution. Je manque de perdre mon calme. Je ne m'attendais pas à ce que Yuri se foute de ma gueule. Je ne l'appelle même pas, je fonce au Гастроном son repaire habituel. Mr. Bogen commence à comprendre ce qu'il se passe, si je veux en faire un allié, autant sembler honnête, sur ce genre de détails ça ne me coûte pas grand chose. Je lui confie mon exaspération à l'idée qu'un de mes alliés essaye de me cacher des choses alors que je l'ai spécifiquement interrogé sur ce sujet. Il me propose d'avoir recours à la légendaire présence des séthites pour soutirer la vérité à Yuri. Intelligent et utile, mais j'espère encore ne pas avoir à en arriver là.

Je confronte Yuri, qui est réticent au début mais finit par comprendre que je suis pas un simple baveux à sa disposition. Les échos de mon passe temps favori a du remonter d'une manière ou d'une autre à ses oreilles et il regarde les poings et mon visage à la recherche d'une confirmation visuelle. Aucune si ce n'est un regard disant :"Yes Yuri, I'm THAT good !" Il finit par me cracher le nom de l'Avtorityet local : Pirogov (employant à ma grande surprise et satisfaction Sal Acosta), qui a reporté à leur Pakhan le meurtre des filles et ses inquiétudes concernant une future "OPA hostile". Je me lève et fait virilement comprendre à Yuri que c'était sa seule et unique opportunité de se foutre de ma gueule, il n'y en aura pas d'autre. Une fois qu'il a compris, je le réinvite à prévenir ses proches de déguerpir du quartier avant que j'y mette les pieds. Je quitte les lieux et rejoins Mr. Bogen alors que nous retournons dans Eastend pour la suite de nos investigations.

Cette nuit est décidément fantastique.

Vendredi 21 décembre 2012 - Bien qu'ayant commencée sur les chapeaux de roues, les lenteurs du système juridique humain ont mollement clôturé la nuit d'hier. Ne pouvant aider Pirogov, je rechigne à aller jouer les gros bras, ces ruskofs ont tendance à être violents, téméraires et orgueilleux, un cocktail assez déplaisant. Je prends donc mon début de soirée pour réfléchir à l'affaire. Pour ce qui est d'étouffer le bris de mascarade, je pense demander un cougar (pas une) à Helms, si j'arrête le tueur il me devra bien ça. Les fanatiques du second amendement en feront surement une récupération politique, mais ce n'est pas plus mal. Cependant, avant de crier victoire, il me faut trouver ce vampire. S'il est récemment arrivé en ville et qu'il n'a pas de territoire officiel, ses chasses doivent être hasardeuses. Je pense donc aller jeter un œil à l'hôpital local pour voir si quelques cas d'anémies inexpliquées n'auraient pas été recensés.

Pour ce faire, un peu d'aide ne me pénaliserai pas. J'accepte donc une invitation de la part de mes deux compagnons d'infortunes rencontrés la veille.

Dans un bar à vampire appelé le Blue Mile, je retrouve monsieur Bogen. Je me force à répondre le plus cordialement possible aux banalités que constituent les débuts de conversations et j'y arrive même relativement bien jusqu'à l'arrivé de Drake Finmore. Il entre fier comme Artaban accolé d'une caricature de brujah anarch.

L'indésirable surnuméraire est prénommé Dorian. Et s'il continue à rouler en Harley pour revendiquer sa liberté fraîchement "gagnée" Il finira comme le portrait du héros de Wilde : mal.

Je me considère comme quelqu'un de patient, pouvant supporter les mondanités lors d'un tête à tête, mais trois bouches - dont deux mal rincées - paillant constamment sont trop pour moi. J'envoie poliment chier les deux merdeux en les autorisant à s'occuper de la collecte d'information concernant les trois putes déjà mortes.

Une fois le calme retrouvé, nous spéculons avec Mr. Bogen sur la meilleure piste à suivre. Les russes et l'hôpital sont nos meilleures chances, le dossier sur les ruskofs étant en transit, nous commencerons par l'hôpital.

N'ayant pas pu lui laisser faire usage de sa présence surnaturelle la veille, je l'encourage à s'en servir ce soir pour nous faciliter l'accès aux dossiers.

C'était sans compter sur son éclair de stupidité aiguë.

Décidant de jouer la carte des malades, il entre dans le service des urgences en prétendant se sentir mal et faisant jouer notre pâleur naturelle. Non content de devoir attendre une heure et demi avant d'être reçu, il envoie le docteur me chercher, incapable de tirer son épingle du jeu. Consterné, je suis tenté de le laisser là mais j'ai besoin des informations. Je le laisse vider le docteur de son sang et enfile une blouse, profitant du trousseau de clefs récupéré sur son repas pour ouvrir la porte d'un bureau ayant accès aux dossiers médicaux.

J'y fais une découverte inattendue, Lea Kittleson, jeune fille de 16 ans, a été victime des mêmes symptômes que les victimes mais elle a survécu ! Je tiens donc la première erreur de mon tueur.

Je n'ai pas la patience, ni la confiance nécessaire pour confier l'investigation à une goule, qu'importe l'heure tardive, j'estime qu'il est acceptable de déranger de pauvres mortels. Ce n'est pas de l’arrogance vampirique, une vie humaine à une valeur qui peut se mesurer le long de sa vie, un vampire étant amener à vivre éternellement, sa (non-)vie a donc intrinsèquement infiniment plus de valeur.

Je coupe court à mon agréable séance de masturbation intellectuelle en m'avouant que j'aurais également tiré les Kittleson de leur sommeil pour une seule vie humaine.

Et puis faut arrêter de déconner, de nos jours, qui dors à 22h ?

Je m'excuse outre mesure au près des parents. Je prétend faire partie de l'incompétente brigade criminelle de Death Valley County et je commence par les rassurer en leur expliquant que j'ai besoin de parler à leur fille au sujet d'une camarade de classe. S'en suit deux interrogatoires : le premier inintéressant en compagnie des parents et le second en tête à tête avec la petite Léa.

Je comprends assez vite que la petite a été violée par son coach : Aaron Bowen. Un nom qui ne m'est pas inconnu car il faisait parti du carnet d'adresse de Wallace. Un autre nom déjà aperçu, un dénommé Marvin Reese, est prof dans le même lycée. Les salauds seraient capables de les prendre au berceau s'il le pouvaient. Je feins la compassion et explique à la petite qu'il n'y a rien de mal dans ce qu'elle a fait, lui promettant de ne pas toucher un mot de ses confidences à ses parents. Je suis contraint de subir ses états d'âmes pendant une dizaine de minutes avant de pouvoir poser la seconde question qui m'intéresse : Quand, où et comment s'est-elle fait injecté le venin. Je la travaille doucement et elle m'avoue s'être réveillée un jour avec une morsure/piqûre à la cheville.

Pourquoi elle ? Elle était surveillée ? Elle n'était pas seule comme les autres ? Pourquoi l'avoir laisser survivre ?

La stupidité des caïnites locaux m'atteint.

...

La solution est pourtant évidente : C'est ta première ! Tu expérimentes mon salaud. Quelle que soit l'immondice sur laquelle tu travailles, tu la perfectionnes.

Mais comment trouver où tu te terres ? Tu sembles garder un œil si ce n'est la main sur le réseau des professeurs sans reproches.

J'ai donc la mouche et le fil de l’araignée, à moi de le remonter sans faire trembler toute la toile.

Je fais mes adieux aux Kittleson et quitte leur domicile en remerciant intérieurement Hollywood et Ben Laden, le patriotisme de ce pays donne un pouvoir incommensurable à ses flics, dommage qu'eux respectent la loi qu'ils protègent.

Ils feraient tellement plus autrement.

Je reçois un coup de fil de Drake, je tais ma stupeur quand il m'apprend être allé déterrer les cadavres des jeunes filles - Ce garçon a vraiment un problème. Cependant, la chance lui sourit dans son malheur sa démence et nous offre un indice capital : Les sépultures qu'il a profanées contenaient des corps trépanés, auxquels l'intégralité du cerveau manquait.

Cette affaire prend des tournures de plus en plus intrigantes. Malheureusement poursuivre cette piste requiert une certaine ingérence humaine. Je charge donc mes contacts respectifs de s'occuper de la chose à la première heure demain matin et relance la piste de Pirogov.

Son dossier me parvient enfin et le bougre est inattaquable, ce qui veut dire que je n'ai aucune épine à enlever de son pied. Cela m'énerve  mais je dois la jouer fine. Il me faudra attendre pour aller secouer l'amateur de petite eau, je ne voudrais pas donner l'alerte malgré moi.

Pour passer ma frustration, je monte quelques rues au nord et me rend dans un de mes cercles de combat.

Les voitures sont garées en cercle et leurs phares allumés éclairent le centre, déformant les ombres des spectateurs regroupés autour des combattants. Je laisse traîner mes yeux en  attendant mon tour. Quand l'heure arrive, enfin, je me retrouve face à un chauve patibulaire et globalement inexpressif. Mais en réalité, il se bat comme d'autres jouent au poker, il ferme son visage, n'offrant rien à son adversaire. Il bouge bien et frappe redoutablement fort.

Tout ce que je voulais.

Comme à mon habitude, j'oublie mes pouvoirs, j'oublie mes problèmes, j'oublie tout. Mon adversaire est un grand maigre au crâne rasé avec un visage aux traits simiesques. Il bouge redoutablement bien. Je le laisse venir, essayant de comprendre comment il se bat, pourquoi il se bat ou en l’occurrence, pour qui. Avec une nonchalance typiquement slave, il m'envoie des coups de poings dont la force surprenante brûle mes entrailles mortes. Au bout de cinq minutes la chair endolorie a ranimé en moi la brève sensation d'être vivant. Mais cela n'arrête pas mon rival. Je suis donc contraint de riposter, j'encaisse les pierres qu'il ose appeler poings et lui rend le double. Je n'ai jamais appris à me battre, toute ma connaissance viens des coups que j'ai pris. Frappe autant que tu veux Boris (tous les russes s'appellent Boris) tu ne m'arrêteras pas. Je reste concentré, pensant même à faire couler un peu de mon sang. Alors qu'il reprend son souffle après un uppercut qui a du lui retourner l'estomac, je le regarde, ressentant l'immense gratitude que je ne pourrai jamais lui exprimer.

Un détail viens troubler ce parfait moment.

Il se soigne, à grande vitesse, les ecchymose disparaissent, ses veines se gonflent, son épaule démise se remet en place toute seule. Il est discret mais rien de ce qu'il fait ne m'échappe. Il veut tricher. Soit. Lorsqu'il revient vers moi, j’accueille sa saisie avec un direct dans le bas ventre armé de toute la puissance qui a fait la renommée du clan brujah. Ses yeux se figent, son souffle se coupe, il a survécu, de peu.

Alors qu'on traîne son corps hors du ring imaginaire, je laisse les combattants suivants venir, j'en aligne deux avant de raccrocher. Pendant que je me remets tranquillement de cette soirée sur le côté, un peu loin du cirque, pour profiter du silence de ce quartier déserté la nuit quelqu'un a l'outrecuidance de venir briser le calme que je cherchais. Non, que je méritais.

Waow ! Cétait.... Super, Génial ! Comment tu bougeais, tes coups, Fizz, Bang, Pif, BaAAam ! Je suis Howard, et j'ai adoré ce que tu faisais...

Je me concentre, j'ignore ses vocalises, si je me tais, peut être qu'il partira.

... Bon par contre tu as cassé mon jouet. Ça coûte chère une goule, je vais de voir la jeter celle là.

Le pauvre n'a pas conscience de la gravité de ses propos, je n'ai pas d'affection particulière pour sa goule, j'ai peut être aimé comme elle se battait. Mais avec les dernières affaires, mon point de vue sur les goules, leurs situations en ville, et l'ignorance crasse que mes suggestions rencontrent en permanence, Howard vient de déclencher une tempête qui grandissait depuis longtemps en moi.

Contenant à peine ma colère, je saisi l'idiot et le projette en l'air. Sa chute amortie par quelques spectateurs du combat qui se retournent avec un air de violence marqué sur le visage, Howard reste le cul par terre et recule piètrement vers le centre du ring. La colère froide irradiant de mon visage calme l'affront subi par les badauds qui m'ouvrent un passage vers le ring et ma victime. Cette fois-ci, pas d'attente, pas d'analyse, il va comprendre manu militari le problème des goules dans cette ville.

Le visage en morceau, la chair tuméfiée, et les côtes brisées, Howard n'est plus que l'ombre de ce qu'il était. Étrangement il ne semble ni vexé, ni humilié, ni même énervé. Il a un air de béatitude idiote qui ne m'intéresse en rien. J'assume qu'il un dément et me retire. Toute cette activité a réveillé ma bête et quelqu'un dans cette ville va se faire un plaisir d'étancher sa soif.

Je passe un coup de fil à Rachel pour qu'elle vienne cherche ma voiture. Après avoir raccroché  je commande un taxi et je donne une adresse calme et isolée. Une fois sorti, je m'approche de la vitre conducteur avec un Franklin à la main. Il baisse inconsciemment sa vitre pendant que j'observe les alentours pour m'assurer de notre intimité. Je le sort de son siège d'une main, écrase ses cordes vocales d'un coup de poing et plante mes crocs dans son cou avant qu'il ait compris ce qui se passe. Une fois inconscient, je coupe le contact et je l'installe tranquillement pour la nuit et inspecte la voiture. Il a une flasque dans la poche de son manteau. Très bien. Je prends soin de marcher jusqu'à un liquor store où j'achète deux flasques de whiskey. Je renverse le premier sur notre chauffeur et laisse la bouteille à moitié vide sur le siège avant passager avant de disparaître avec l'autre en poche.

Je me dirige vers une boite de nuit proche des environs. Dans la ruelle juste avant, j'asperge ma nuque de whiskey et place le flash ouvert dans la poche avant de ma chemise. J'avance en titubant vers le club. Le videur fait son travail mais il est trop professionnel, il me faut le motiver un peu. Je lui postillonne mon whiskey dessus, toujours rien. J'insulte les habitudes sexuelle de sa génitrice, il me rabroue à peine. Qu'à cela ne tienne, je lui envoie un crochet bien placé sous la mandibule.

Aaaaah la voilà l'ivresse des beaux jours, mes pieds ne touchent plus le sol et la seule chose qui vient interrompre mon bonheur est le choc soudain qui se produit quand un ivrogne est lancé à vive allure contre une benne à ordures. Le videur m'insulte et me dit qu'il ne veut plus me revoir. Je sors le portefeuille que j'ai ôté de sa poche, lui fait un bras d'honneur et m'enfuie en courant. Il me poursuit jusque dans une ruelle assez éloignée de son lieu de travail. Personne ne s’inquiétera pour lui avant que j'ai fini mon affaire. Mon ivresse et ma faiblesse disparaisse quand j'arrête son coup de poing et que je tord son poignée. Une fois de plus, mon poing écrase ses cordes vocales pendant que mes crocs se plantent dans son avant bras. Je bois et le laisse inconscient, caché sous des cartons et aspergé de whiskey.

Je rentre chez moi, mes vacances sont terminées. On a un Séthite à attraper.

Alors que je me traîne péniblement vers mon appartement, une voix irritante vient injustement briser le calme trop rare de cette ville.

- Hey ! C'était cool tout à l'heure !

Je continue de marcher, rien ne dit que c'est à moi qu'il s'adresse, à cette heure de la nuit, les gens parlant seuls ne sont pas choquants.

- Le combat et tout, tu bouges super bien.

Si c'est maintenant sur qu'il s'adresse à moi, mon mutisme vaincra peut être ses ambitions sociales.

- Je m'appelle Howard.

Je m'arrête une fraction de seconde, puis reprends machinalement ma marche en espérant que ma stupeur n'ait pas été remarquée. Que fait-il ici ? Pourquoi ? Il est masochiste ? Suicidaire ? Non c'est un vampire, cela cache surement quelque chose. Le pauvre rembourse peut être une dette ! Mais qui s'intéresserait à moi ? On s'intéresse à moi ? Ça ne va pas aller si c'est le cas. Damn it ! Je vais devoir lui parler pour en apprendre plus.

Je me retourne et n'ai nul besoin d'ouvrir la bouche, celle d'Howard déverse déjà son flot d'inepties.

- C'est pas si grave que t'ai cassé Vlad, les goules c'est facile à avoir, tu peux le prendre si tu veux, ou bien je peux t'en avoir une autre, j'ai un tuyau pour en avoir facilement.

Je serre la mâchoire et les poings, sa dernière affirmation retient mon attention et donc ma colère.

- Un tuyau ?

- Ouais, un super plan, un plan en or, sans accroc, sans sobres, sans aucun souci !

Je fronce les sourcils, ça s’annonce dur, il dévie à la moindre remarque, je dois me taire, facile et me concentrer, ce qui s'avère plus difficile.

C'est pour ça que j'ai laissé Vlad sur le parking, maintenant qu'il ait tout cassé... C'était du beau travail hein, bravo, faudra remettre ça. Av...

-Pardon ? L'interromps-je brusquement.

- Ouais Avant c'était chaud, il fallait s'en occuper, ça valait le coup de réparer une goule, mais aujourd'hui c'est le XXI° siècle, on est dans l'air du jetable, du consommable, de l'efficien...

Mon poing coupe son souffle et son monologue.

- Ou se trouve-t-il ?

- Sur le parking, dans un motel, à la morgue, qu'est-ce que j'en sais, je l'ai laissé la bas, il est cassé, t'écoutais pas ? L’ère du jetable, tout ça ?

J'enfonce ma carte de visite dans sa bouche.

- Toi et moi on va se revoir, et tu as intérêt à ce que "Vlad" soit toujours en vie, sinon.

- Finon quoâ ? peine-t-il à articuler ?

- Exactement !

Je m'éloigne d'un pas pressé et assuré.

- Fe Fera mon pon plaivir ! Rajoute-t-il tout en enlevant ma carte de sa bouche. Enchanté Alex ! MOI C'EST HOWARD !
« Modifié: mai 02, 2014, 16:08:00 pm par Cianers »
Sally est terrifiée par les monstres qui l'entourent, elle veut juste rentrer chez ses parents qu'elle a tués.

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