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102641 Messages dans 7591 Sujets par 950 Membres - Dernier membre: vatknive octobre 19, 2019, 09:33:12 am
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Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Faery Tales  |  Livre 3ème : Retour au pays. (Modérateur: Sstrad)  |  Chap.9: Deux hommes et une femme
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Auteur Sujet: Chap.9: Deux hommes et une femme  (Lu 932 fois)

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Hors ligne Celena

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Chap.9: Deux hommes et une femme
« le: février 08, 2014, 20:50:19 pm »
« Vous n’avez pas l’impression que l’on tourne en rond ? »

La question émanait de l’ensorceleuse. Marchant en avant aux côtés de Lyssandaria, elle s’était subitement arrêtée et opérant un demi tour, leur faisait face, les mains sur les hanches.
La surprise passée, Valaar eut un haussement d’épaules.
« Tu te fais des idées. La berge est longue voilà tout. »
Aelynn le dévisagea, visiblement insatisfaite de la réponse du demi-orc. Corwyn réprima un sourire. Ce regard effronté, ces lèvres pincées si caractéristiques de son amie d’enfance lui avaient décidemment manqués. Lui coupant l’herbe sous le pied, il répondit à la jeune femme, évitant ainsi à Valaar un retour cinglant.
« Il y a un moyen simple de vérifier cela », dit-il d’une voix calme où il peinait à laisser transparaitre son amusement.
Joignant le geste à la parole, il sortit de sa sacoche une craie et marqua d’une croix l’arbre le plus proche, non s’en s’être excuser auprès du végétal.
« Eh voilà ! Ainsi serons-nous sur de ne pas repasser au même endroit. »
Aelynn le dévisagea d’un air mitigé.
« Je n’avance plus » décréta-t-elle soudain.  « Je suis certaine que cette forêt est enchantée. Tout est identique depuis que nous longeons cette berge. Soit nous nous éloignons et retournons dans la forêt, soit on la traverse. »
Son intonation ne laissait pas de place au compromis. Corwyn soupira. Elle était têtue et discuter ne mènerait à rien.

Le jeune druide s’approcha alors du bord de l’eau. L’eau cristalline scintillait sous les rayons du soleil que la frondaison haute des arbres acceptait de laisser passer. Il avait beaucoup voyagé mais jamais, il n’avait eu à admirer si beau paysage. Un calme et une sérénité extraordinaire se dégageaient de ce lieu. Il perçut Aelynn bouger sur sa droite. La jeune femme l’avait imité et se tenait au bord, à quelques mètres de lui. Tous deux se concentrèrent à la recherche des mêmes réponses.
Quelques instants s’écoulèrent sans qu’aucun d’eux ne bouge. Puis ils se tournèrent vers leurs compagnons.
« Tout est magique ici. » décréta Corwyn, dont la curiosité semblait piquée au vif.
« Et ce n’est pas une magie d’illusion » compléta Aelynn.
Les quatre amis se regardèrent, indécis. Il était clair que continuer de longer ainsi la berge ne les mènerait nul part.
« Eh bien, on plonge alors ! »
La voix forte de Valaar venait de rompre le silence. Il avança vers l’eau d’un pas décidé et entra. Les trois autres échangèrent un regard et lui emboitèrent le pas.

La fraicheur de l’eau fit frissonner Aelynn. Chose étrange, ils nageaient avec leurs équipements et ne semblaient ressentir aucune gêne à évoluer avec. Ils plongèrent et passèrent entre deux rochers avant de revenir à la surface.
Le spectacle leur coupa le souffle. Les arbres avaient disparu, laissant place à un ciel habité par plusieurs soleils. L’eau s’étendait à perte de vue autour d’eux. Devant eux, une petite ile dont l’herbe balayée par la brise, caressait de grandes pierres debout. Il ne leur fallut pas longtemps pour en gagner la rive. Ils avancèrent vers ces dolmens dressés. Les inscriptions leur étaient étrangères. Ils firent rapidement le tour de l’ilot lorsque Corwyn détecta une présence magique, faible mais bien là, enterrée au pied de l’une des pierres. Fatigués, ils décidèrent d’un commun accord de dormir et d’étudier la question le lendemain. Les soleils, immobiles, ne semblaient pas décliner dans le ciel.
Quelques heures plus tard, ils se réveillèrent en très grande forme. Ils auraient dormi au chaud dans un bon lit que le résultat eut été le même.
Aelynn s’étira, ravie de cette sensation de bien être. Cela faisait bientôt…quatre mois (?!) qu’elle n’avait plus dormi ainsi. Comme le temps passait vite ! 
Corwyn se mit à la tache et déterra l’objet. Il sortit de terre un tissu au creux duquel reposait une bague en or. Un anneau moulé représentant une grosse femme au ventre arrondi et à la poitrine plus que généreuse.

Aelynn se saisit de l’anneau. Ce dernier se mit à briller d’une aura blanche et chaude, la faisant sursauter. Lyssa s’approcha à son tour. Après un moment d’hésitation, Aelynn lui tendit l’anneau qui se mit à briller de la même façon entre les mains de la prêtresse. Le voir entre ses mains la dérangeait en réalité. Cet anneau était fait pour elle, elle en avait la certitude.
« Donnes le moi s’il te plait. » dit-elle en tendant la main vers Lyssa. Cette dernière hésita, regarda l’anneau, puis Aelynn, et finit par déposer à contre cœur la bague au creux de la main tendue.
Aelynn s’en saisit aussitôt et le passa à son doigt.  Elle se sentit instantanément bien. Oui, un véritable bien être. Ce sentiment était indescriptible.
« Je peux l’essayer ? »
La voix de la prêtresse la tira de sa torpeur.
« Non. » répondit-elle presqu’agressivement.
« Et pourquoi ? Je veux juste l’essayer. Je te la rends, promis. »
« Et moi je t’ai dit non. »
La voix d’Aelynn se fit plus rauque et la colère en faisait vibrer les intonations. Qu’est-ce qu’elle lui voulait celle-là ? C’était SA bague et elle ne la prêterait à personne. Aelynn sentait son sang s’agiter. Si Lyssa continuait à la chercher elle allait la trouver ! Pour qui se prenait donc cette pinbèche ? 

« Je trouve qu’elle te va très bien moi. »
Valaar s’était interposé entre les deux femmes. Il tendit la main vers Aelynn et lui caressa le visage, laissant sa main glisser le long de son cou puis de ses épaules. Aelynn réprima un frisson de plaisir. Enfin une personne saine d’esprit !  Soudain, une main s’abattit sur le bras du demi orc et le tordit, l’obligeant à ôter ses pattes de la jeune femme. Corwyn, visiblement agacé par la scène, venait d’intervenir. Il se tourna ver Aelynn, la saisit par le bras et la tira en lui adressant des remontrances. Voilà qui en était trop ! Pour qui se prenait-il aussi celui-là ?!
« Je ne suis pas un objet ! » Une voix profonde et puissante émana de la jeune femme, saisissant de stupeur ses compagnons. Les tatouages commencèrent à courir sur la peau blanche de l’ensorceleuse, tandis que sa chevelure se mit à flotter doucement autour d’elle.
Corwyn lui lâcha aussitôt le bras et recula.
« Calmes toi. Nous ne te laissons tranquille. »
Elle les toisa d’un regard mauvais, visiblement prête à en découdre.
« Calmes toi. S’il te plait. Nous te laissons la bague mais il faut quitter l’île maintenant. »

(…)

Voilà deux jours qu’ils avaient repris leur route à travers la forêt. Le chant des oiseaux et le bleu du ciel annonçaient une belle journée en perspective. Lyssa rangea les ustensiles dans lesquels elle avait cuisiné comme chaque jour maintenant, leur frugal petit déjeuner. Enfin, à présent elle avait une ration de moins à préparer. Depuis leur retour de l’île, Aelynn évoluait dans un tel bien être qu’elle ne ressentait plus ni faim, ni soif. La jalousie très certainement, avait de nouveau pousser Lyssa à tenter de lui ôter sa bague durant son sommeil. Bien mal lui avait pris ! Aelynn lui avait alors décroché une gifle cinglante qui avait définitivement ôté l’envie à la prêtresse de s’essayer de nouveau à ce petit jeu.

Ils reprirent donc leur route. Corwyn s’arrêta soudain et se mit à observer les arbres, passant de l’un à l’autre en murmurant des mots inaudibles.
« Que ce passe-t-il ? s’enquit Lyssa.
« Les arbres. Ils sont différents ici. Ils sont bien plus jeunes que le reste de la forêt.
« Et ?
« Et je ne sais pas ce que cela signifie. Mais voilà quelque chose de bien curieux… »
Valaar eut un haussement d’épaule et se remit en chemin.

La forêt s’écarta soudain, les laissant déboucher sur une sorte d’esplanade dallée bordée de colonnes en ruines. Ils restèrent muets devant cette trouvaille inattendue.
« Ca alors… murmura Lyssa en se promenant sur les dalles brisées. Un vieux temple d’Erastil ! »
Effectivement, les têtes de colonnes aujourd’hui décapitées étaient sculptées de scènes sacrées du culte du dieu. Mais Aelynn et Valaar avaient déjà leur regard attiré par tout autre chose. Un énorme bloc posé à même le sol et qui, de toute évidence, avait été bougé.
Le demi orc s’arcbouta contre la pierre et, au prix de quelques efforts, réussit à la faire glisser, dévoilant un escalier de pierre grossièrement taillé à même le sol.
Aelynn invoqua ses lumières dansantes et, avant qu’aucun d’eux ne puisse l’en empêcher, s’engouffra dans les entrailles de la terre.

Elle DEVAIT descendre. C’était d’une telle évidence. Inutile de discuter avec eux. Ils ne pouvaient pas comprendre.
Elle fut rapidement en bas. Ses lumières virevoltaient le long des parois courbes de la grotte, éclairant des scènes peintes à même la roche plusieurs fois centenaire. Au centre, une sorte d’autel en pierre noire, grossier, représentant une femme au ventre arrondi et à la poitrine généreuse. Aelynn se sentit infiniment bien. Elle était là où elle devait être.
« Aelynn ? »
La voix de Corwyn résonna derrière elle. Elle se retourna et fit face au jeune druide, prête à se défendre contre d’éventuelles remontrances.
Il parvint à sa hauteur en quelques enjambées. Elle ne put s’empêcher d’admirer la souplesse de son déplacement presque félin avant de se reconcentrer, aux aguets. Que lui voulait-il ?

Il se tenait devant elle, séparé de quelques centimètres seulement. Contre toute attente, il se pencha et déposa un baiser des plus doux sur ses lèvres avant de reculer, hésitant.
Aelynn sentit son cœur s’accélérer tandis qu’une bouffée de chaleur envahissait son corps. Elle sentit son bas ventre la tirailler, hurlant de désir. Elle s’approcha et l’embrassa à pleine bouche. Le jeune homme lui rendit aussitôt avec passion, attrapant à pleine main sa chevelure d’or, respirant le parfum envoutant de l’ensorceleuse. Elle caressa son torse, remontant dans son dos avant de redescendre vers sa ceinture. Il l’embrassait fougueusement et cela lui plaisait.

Lyssa, enfin parvenue en bas à son tour, retint un cri devant cette scène surréaliste.
Corwyn caressait Aelynn dont le corps à présent dénudé s’offrait à lui sans pudeur. La jeune femme qui n’était pas en reste, venait de réussir à défaire le druide de ce maudit pantalon, libérant ainsi l’épée familiale. Il étouffa un gémissement de plaisir, la saisit par la taille et la plaqua contre lui. La maintenant fermement d’une main, sa bouche abandonna la sienne et entreprit d’explorer son cou, tout en laissant son autre main caresser cette si belle poitrine.
Nu comme un vers, Valaar dépassa Lyssa que le choc laissait sans voix et rejoignit le couple.
Il se positionna dans le dos de l’ensorceleuse qui, la surprise passée, accepta bien volontiers ce nouvel amant.
Elle sentait leurs mains parcourir son corps, leurs bouches sucer, caresser sa peau, tandis qu’ils la retenaient entre eux de leur poids. Aelynn gémit de satisfaction. Elle tendit les bras en arrière et caressa le bassin du demi orc. D’ailleurs… Il était encore mieux bâti que Corwyn. Ses muscles, sa carrure. Il avait tout du mâle dominant. C’était avec lui qu’elle devait s’accoupler. Bien sur.
Aelynn se retourna et fit face à Valaar qu’elle embrassa avec passion.

Lyssa ne parvenait pas à détacher les yeux du trio. Ce n’était pas possible ! Pas eux ! Elle invoqua Abadar et leur déversa plusieurs litres d’eau sur la tête.
Corwyn se raidit et recula. Au grand soulagement de Lyssa, il semblait recouvrir ses esprits.
Le résultat ne fut pas le même sur Aelynn et Valaar. Ce dernier, visiblement irrité de cette intervention, saisit la jeune femme par la taille et la déposa sur l’autel. Aelynn frissonna au contact de la pierre, s’allongea, soupira de bien être et s’ouvrit à lui.
Le demi orc s’approcha émettant un grondement de satisfaction, lorsqu’un coup sur son bras gauche l’arrêta. Corwyn, parfaitement lucide à présent, tentait d’interrompre leurs ébats. Lyssa profita de cette diversion pour déclencher de nouveaux litres d’eau.
Valaar secoua la tête et observa Aelynn s’offrant à lui. Non. Il ne pouvait pas lui faire ça.
« C’est la faute de cette bague ! » hurla Lyssa.
Valaar saisit les poignets de l’ensorceleuse et lui plaqua les bras sur la pierre.
« Retires-lui ! Vite ! »
« Comment osez-vous ?! »
Pour la première fois, ils virent ses tatouages naitre d’une cicatrice à gauche de son ventre. En un autre moment, ils s’en serraient certainement extasié, mais dans le cas présent, cela ne présageait rien de bon pour eux.
Et avant qu’il ne puisse faire quelque chose, Aelynn dégagea ses mains et déclencha son attaque.

Elle serra une dernière fois les liens de cette prêtresse qui ne faisait que la contrarier, puis se redressa et se dirigea vers les deux mâles, étendus par terre, inconscients eux aussi. Comme avaient-ils osé la contraindre ?
Une colère sourde l’habitait. Ils lui avaient manqué de respect et ils allaient payer.
Elle noua de solides liens, les attachant l’un à l’autre, puis, entreprit de hisser le mâle dominant sur l’autel.
Valaar reprit peu à peu conscience au contact du froid glacé de la pierre. Que c’était-il passé ? Ah oui… Aelynn…
Il n’eut pas le temps de penser davantage. Il vit la superbe jeune femme monter sur l’autel et l’enfourcher. Par tous les dieux qu’elle était belle.
Elle entama une danse ondulante contre son bas ventre qui ne mit que peu de temps à répondre à ces avances.
Valaar grogna, tira sur ses liens, tentant de se libérer. C’était plus qu’il ne pouvait en supporter.  Il voulait la tenir et onduler avec elle.
Il tira une nouvelle fois sur ces maudits liens sans parvenir à relever ses bras et comprit tout à coup. Le corps inerte du druide faisait tout bonnement office de contrepoids. Il grogna de fureur et de frustration lorsque soudain, Aelynn s’immobilisa, les yeux agrandis d’horreur.
Elle se releva, sauta à terre et s’enfuit.

Cette fois s’en était trop ! Valaar se retourna, arracha des dents ses liens, sauta à terre et courut après la jeune femme.
La brusque luminosité du dehors l’obligea à se voiler le visage.
Puis il ne tarda pas à retrouver Aelynn. La jeune femme se tenait nue, prostrée contre un arbre, le regard vide.
Il se dirigea vers elle, furieux.
« Pardon. Je suis désolée.
« Tu peux. »
Et il lui asséna un coup à la tempe qui lui fit perdre connaissance.
Aelynn s’écroula, dévoilant un corps d’albâtre sculptural. Valaar l’observa sans mot dire, luttant contre une envie folle de la prendre.
Nox apparut soudain, portant en gueule la robe de l’ensorceleuse.
Valaar s’en saisit et recouvrit ce corps qu’il ne reverrait probablement plus.

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« Modifié: février 08, 2014, 23:43:41 pm par Celena »
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