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102284 Messages dans 7472 Sujets par 814 Membres - Dernier membre: Cakela juillet 19, 2019, 06:34:13 am
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Auteur Sujet: Valaar  (Lu 2215 fois)

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Hors ligne Valaar

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Valaar
« le: août 12, 2013, 00:43:48 am »


Valaar a 7 ans.
Il a la peau grise, des oreilles pointues, les ongles longs et sales.
Il est assez maigre et ne fait pas grand cas de la saleté, de la poussière, et de la terre dans ses cheveux noirs et filasses.
Peu attentionné de sa personne, il se contente de peu.
Ce n'est peut-être pas plus mal car les enfants peuvent être cruels entre eux...
« Modifié: septembre 26, 2013, 23:11:54 pm par Valaar »
Les décisions basées sur l'émotion ne sont pas des décisions. Franck Underwood, House of Cards.

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Valaar - 7 ans
« Réponse #1 le: août 12, 2013, 00:54:24 am »
« Où est-ce qu’il se cache ?
Hé, Valaar le bâtard, on sait que t’est là ! Montres-toi, on te fera pas de mal. C’est promis… »

Le jeune demi-orque se terrait dans l’écurie, recroquevillé dans un coin et retenait sa respiration pendant une durée interminable (au moins 20 secondes !). La seconde voix reprit :

« Allez viens, Jovien. Il est pas là.
- Mais je l’ai vu rentré içi, il a pas pu partir…
- Je t’ai dit « Viens », alors on s’en va !"


Les deux grands garçons sortirent de la bâtisse. Le garçon tant recherché pouvait enfin reprendre son souffle, sous le regard du cheval qui le regardait, lui, l’enfant accroupi derrière la porte de son box. Valaar se releva en caressant affectueusement l’animal avec une réelle affection. Les animaux faisaient parti de ses meilleurs amis, il n’avait jamais besoin de s’en prémunir contrairement… aux humains.

Le cœur léger, il sortit de l’écurie, ravi à l’idée de rejoindre Lyssa et les autres pour jouer. Au moins avec eux, il pouvait jouer comme s’il était normal. Bon, il est vrai qu’on lui donnait tout le temps le rôle du méchant, mais il s’en moquait. Guilleret, il ne vit pas la main le saisir par le col et le plaquer contre la cloison de bois.

« Alors, bâtard le Valarr, tu croyais nous échapper ? »

Le demi-orque secoua la tête, réellement surpris. La panique aidant, il était incapable de prononcer le moindre mot. Le garçon brutal continua :

« Et quand je te dis de venir, tu viens. Si tu m’obliges à te chercher, tu m’obliges à me fâcher. Dis-lui, Jovien, ce qui se passe quand j’m’fache .
-   Ouaip ! Raynor, il te casse la gueule ! »


Valaar réussit enfin à émettre un son : « …non ».

« Quoi, non ? Parce que tu vas m’en empêcher, peut-être ! Hein, parles, bâtard !
- Mon père, il dit que faut pas faire ça, faut pas se battre.

* crache *, Ton père, il obéît aux citoyens de la ville et c’est tout. Tu crois que t’es un citoyen de la ville, toi ? Dis-lui, Jovien !
- Ouaip ! Toi, t’es pas un citoyen. On sait tous que t’es pas né ici et que ton père, il a du violer ta mère et que c’est pour ça qu’il a la peau toute grise et moche et que toi aussi et… et que… Raynor ?
- Et que t’es forcement un bâtard  vu qu’t’as pas de mère, alors t’es un bâtard et c’est tout ! Et les bâtards, on en veut pas dans la ville ! »

Et Raynor d’assener un coup de poing dans l’épaule de Valaar avant de le faire tomber à terre en le poussant puis de l’empêcher de se relever.

« Jovien, trouve moi un bâton.
- Euh… tu vas pas…
- Trouves moi un baton, je te dis ! »

L’instant d’après, Raynor avait un bâton d’un demi-mètre et le tenait en direction du demi-orque qui se tenait à terre, lui mettant dangereusement sous le nez.  Valaar déglutissait à l’idée d’être frappé avec et à vrai dire, le petit Jovien était partagé par l’excitation et un reliquat de morale et de bonne éducation. Raynor, content d’effrayer Valaar, mit fin au suspense :

« Tu veux pas m’obliger à te punir, hein, Valaar le bâtard ? C’est bien.  Tu vas être bien sage, comme ton père qu’on a bien discipliné et qu’on n’a pas encore chassé de la ville... Si tu parles de moi, je dirais à mon père de dire aux autres pères de vous faire chasser pour toujours, tu comprends ? »

Valaar acquiesca timidement.

« Tu as de grosses narines et des grands dents comme un gros chien, pas vrai Jovien ?
- Ouaip. Comme un gros chien, c’est vrai, ça.
- Tout à fait : Valaar le clébard.
- Hahahahaha !!!
- Tiens, va chercher ! Et rapportes !"


Raynor avait jeter le bâton dans des fourrés voisins et donner un coup de pied dans les fesses du jeune demi-orque.

" Viens, Jovien, on s’en va.
- Attends, je veux voir s’il le retrouve.
- J’ai dit « on s’en va ». Et toi, le clebard, tu le retrouves et tu me le rapportes. Sinon, la prochaine fois, j’en prendrais un plus gros. Un plus gros pour te dresser."

Valaar resta seul un moment, se relevant juste pour s’asseoir contre l’écurie.

Sa solitude fut rompue par Chopper, le chien d’Hergod le chasseur. Celui-ci passa devant Valaar, le renifla un instant, tourna un instant puis urina à quelques mètres de lui, à l’angle de l’écurie. Valaar se retint de lui dire que c’était interdit de faire pipi sur un bâtiment public.

Reprenant sa promenade hiératique, le molosse s’arrêta soudain, senti le sol avant de suivre une nouvelle piste, le menant vers les épais bosquets. Il n’était pas le chien d’Hergod le chasseur pour rien, son flair à débusquer le gibier faisait de lui un limier hors-pair. Fièrement, il reniflait de plus en fort au fur à mesure qu’il approchait l’objet de sa recherche. Quand il le trouva enfin, ce fut pour constater qu’il venait d’être pris de vitesse : le demi-orque tenait le bâton d’un demi-mètre dans sa main.

Valaar lu dans les yeux du chien qu’il voulait le bâton et eut un mauvais sourire.

(…)

Biture, l’apprenti du forgeron se promenait dans Dragonfall quand il entendit des grognements pesants. S’approchant à tâtons pour vérifier qu’il n’était pas en train de subir une hallucination, il tomba nez à truffes sur Chopper et Valaar en train de se disputer un bout de bois, chacun le tenant… par les dents.

« Par ma barbe ! »

Valaar lâcha prise et Choppeur décampa avec ce qui restait du bâton avec un aboiement étouffé de satisfaction.

Le garçon voulut détaler lui aussi mais Biture le retint : « Non, attends, petit ».

(…)

« Alors, tu dis qu’ils t’ont tapé ? Mais je vois pas de bleus sur toi.
- Et après ? Je vois pas de fruits sur vous mais vous sentez très fort le raisin et la pomme ! De toute façon, j’ai toujours tord… Pourquoi j’ai pas la peau rose, moi ? Là, ça se verrait…
- Hé, et pourquoi je fais pas six pieds de haut, moi ? Hein ? Bah tu vois, moi, je me cogne jamais la tête quand je passe une porte. On est comme on est, avec nos avantages que les autres n’ont pas.
- Et c’est quoi, mes avantages à moi ?"


Biture regarda le jeune garçon à la peau grisâtre et aux incisives proéminentes… et demeura bien incapable de répondre.
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Valaar - Questionnaire
« Réponse #2 le: septembre 07, 2013, 00:07:37 am »
- Votre meilleur copain/copine

Echtellion, parce qu'il m'aide à l'école.

- Votre pire ennemi/e et pourquoi il l'est?

Mon pire ennemi c'est le Mal. Mon père il dit que le Mal, c'est mal et  qu'il faut toujours monter la garde contre les forces du Mal. C'est le Mal qui fait faire des choses méchantes. Le Mal, c'est un truc qu'on peut pas voir mais mon père il peut le voir. Dès fois, il regarde quelqu'un et il est capable de dire si le Mal est en lui. Moi, je suis pas encore paladin mais je suis sur que souvent le Mal, y prend possession de Raynor. En plus, c'est plus facile pour le Mal parce que mon père il dit que les gens qui disposent d'une grande force physique trouvent plus facile de céder au Mal pour avoir ce qu'ils veulent plûtot que de demander gentiment. Alors comme Raynor, il est plus grand et plus fort que moi et mes copains, bah le Mal, il lui rentre dedans.

- votre tonton ou tata préféré (pas forcément de votre famille, mais peut aussi être un best friend de la famille)

La maman de Lyss, elle est gentille avec nous. Il parait qu'elle m'a nourri quand j'étais un bébé, mais je m'en rappelles pas. Un jour, le grand père de Lyss qui avait beaucoup bu, a dit quelque chose qui l'a beaucoup fait rire mais pas la maman de Lyss.
Il a dit que Phorgas avait une auréole sur la tête parce qu'il était paladin mais que la maman de Lyss elle en avait deux tout roses et que j'ai tord de pas m'en rappeler parce que j'en ai beaucoup fréquenté un. La mère de Lyss, elle l'a privée de dessert et papa est devenu tout gris-rouge.

- vos relations avec vos frères/sœurs

Bah moi j'en ai pas, je sais pas ce que c'est. Je sais pas si bien ou pas bien. Je pense que dès fois, c'est bien et dès fois, c'est pas bien.

- votre jouet préféré

J'ai pas de jouet préféré parce que le Mal qui est dedans Raynor me le prends toujours pour le casser. Mais j'ai trouvé la solution, je joues avec des jouets qui n'en sont pas : des cailloux ronds et des bois de bois.

- de quoi vous avez le plus peur.

J'ai peur que le Mal il prenne possession de moi, alors je suis gentil. Parce que si le Mal il prend possession mon père il le verra et il me châtiera et je sais que ça fait très mal. Alors je serais ou mort ou chassé. Et je sais bien que si j'avais pas mon père, personne ne voudrait de moi.

- votre plat préféré

Lys elle dit que le mieux c'est la crème au oeufs de sa mère. Son grand-père il dit que les beaux oeufs de sa mère ont plus à beaucoup de monde quand elle était plus jeune. En fait, chaque fois qu'il parle, c'est pour mettre la mère de Lys en colère je crois, pourtant je crois pas que le Mal est en lui.
Ah oui alors moi, ce que j'aime mangé, c'est du poulet, parce que j'aime bien quand les os se cassent entre mes dents, c'est trop bon le jus que y'a dans les os.

- votre chanson préféré

"Joyeux anniversaire" parce que y'a toujours beaucoup de monde et le Mal il est jamais là.

- votre jeu préféré

J'aime bien jouer à cache-cache, je gagnes toujours.
Par contre, quand il faut compter longtemps avant de chercher, c'est compliqué.
« Modifié: septembre 07, 2013, 00:33:06 am par Valaar »
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La Horde des Traque-Sangs
« Réponse #3 le: novembre 24, 2013, 23:18:35 pm »
Golarion. Un monde mouvementé ou des hommes et des femmes peuvent devenir des héros ou périr dans la plus grande misère.

Il y’a plus de 10 ans…

Un groupe d’aventuriers à la recherche d’un objet antique pour le compte d’un baron se retrouve pris au piège par la Horde des Traque-Sang de Maegor le Cruel. Au milieu des ruines maudites d’Ardalan, le combat promettait d’être âpre.

Parmi les humains, Shayla la guerrière. Fière, farouche, combattant près de compagnons qu’elle connaissait bien, avec lesquels elle avait trompé la mort à plusieurs reprises. Mais les Traque-Sang ne sont pas des sauvages ordinaires, ce sont les plus sauvages des orques et des demi-orques de cette partie du monde. Le début de l’affrontement fut brutal et sanglant et l’impensable arriva : les compagnons de Shayna qui n’avaient pas encore péris prirent la fuite, abandonnant Shayla à une mort.

Blessée, désarmée, Shayla savait ce qui l’attendait : elle serait violée plusieurs fois avant d’être tuée car Maegor ne portait pas son surnom pour rien.

Les grognards de Maegor déchirèrent les vêtements de l’humaine. Ils se mirent à plusieurs pour la soulever et l’écarteler tandis que leur chef commençait à défaire son large ceinturon. Shayla se débattait avec les dernières forces qui lui restaient, assommant un des orques, ce qui n’eut pour seul effet que d’exciter davantage la horde hurlante.

Un violent coup à la tempe changea la femme combattive en un pantin désarticulé. Le sang inondait sa bouche, les hurlements retentissaient dans son crâne et la tentation de sombrer dans le refuge d’ignorance que pouvait offrir l’inconscience était forte… mais elle refusa de s’évanouir. Elle fut tout à fait réveillée en sentant Maegor la pénétrer sans ménagement et serrait les dents pour ne pas lâcher un cri de douleur.

Autour d’elle, des beuglements qui devaient être autant de rires et des borborygmes qu’elle ne comprenait pas. Certains des hommes de la garde rapprochée de Maegor parlait eux en commun et lui promettait de la prendre à leur tour. L’un d’eux la saisit par les cheveux et lui susurra qu’elle aura surement l’honneur de rejoindre ses faux dieux avec le membre viril de Morkeleb dans son ventre, sa croupe ou sa bouche.

Shayla songea qu’elle aurait mieux fait d’accepter la mort un peu plus tôt.

Relevant la tête, elle vit mieux le demi-orque qui l’outrageait violement. Les peintures qui couvraient son corps musculeux le faisait paraître semblable à un démon.

L’humaine sombrait dans la folie, les verrous de sa raison tombaient les uns après les autres. Elle se mit à rire comme une démente, ce qui ne plaisait guère à son bourreau, davantage habitué aux larmes et aux lamentations.

« Laisses-là moi, Maegor, je vais la faire couiner !
- Nan ! Moi d’abord !
- Vasteras qorasaan ? Hatif vo charoo !!

- * rires *
- Fermez vos gueules, c’est moi qui la baise. »

Aux mots de leur chef, les Traque-Sang firent immédiatement silence… ainsi que l’humaine qui cessa net ses rires déments. Maegor eu un grognement de satisfaction, agrippa sa taille avec ses mains immenses et repris ses coups de butoir. Mais progressivement, il sentit la femme le saisir entre ses jambes, le serrer entre ses cuisses et presser ses talons contre ses fesses pour le plaquer contre elle. La surprise passée, quand son regard croisa celui de l’humaine qui brulait du feu de la folie, elle lui dit en serrant les dents :

« C’est moi qui te baise. »

Elle joignit le geste à la parole, confirmant son intention en contractant ses muscles abdominaux, ondulant et se déhanchant avec vigueur.

Maegor le Cruel eu un sourire mauvais mais... il semblait apprécié. Toujours tenu par les bras, la femme voulut se dégager des prises d’étau qui la bloquait. Un signe d’acquiescement de leur chef et ce fut fait. Shayla en profita pour saisir les poignets du démon et, telle une succube flottant au dessus du sol, se cabra en arrachant des soupirs de plaisir à son amant d’acier.

Un murmure parcouru la horde qui ne manquait pas une miette de la copulation.

Shayla avait réellement mal au ventre mais à la limite de la folie, elle ignorait sa douleur pour regarder le démon en face. Elle se redressa avec l’aide de Maegor, plaquant ses seins lourds contre son torse puissant. Il la soutenait maintenant par les fesses tandis qu’elle s’agrippait à son cou épais, se déhanchant de plus en plus vite en soufflant et gémissant. L’immense barbare respirait de plus en fort, lâchant des râles de surprises puis soudainement se crispa en plaquant ses fesses contre son bas-ventre. Malgré les mains immenses qui voulaient bloquer ses reins, l’humaine continua sa danse folle contre lui, le contraignant à une jouissance qu’il n’avait jamais connu.

La horde demeurait bouche bée, incrédule. Le shaman de la tribu évoqua l’étreinte divine de Grymblor le Destructeur, seigneur du panthéon orque et de Skith, la déesse de la tentation.

Maegor hurla de colère et la jeta contre terre, avec une féroce envie de l’étrangler sur le champ. Reprenant difficilement son calme et ses esprits sous les regards échauffés de sa horde, il remis en place son pagne en fourrure sur son sexe qui demeurait nerveusement tendu.

Déjà, ses lieutenants s’approchaient de l’humaine qui vivait encore. Un d’eux l’agrippa par le bras pour la trainer sur un sol de terre meuble. Un autre bouscula le premier, désireux de forniquer sans délai avec la sorcière. Un troisième porta sa main grise à son cimeterre.

Presque submergée, Shayna avait de nouveau peur et appela Maegor en lui disant : « Seigneur, je ne veux être qu’à toi… ».

En vain. Elle fut roué de coups pour qu’elle cesse de se débattre et de guère lasse, décida de ne plus lutter davantage. La mort pouvait l’emporter à présent.

Morkeleb le demi-orque allait enfin baiser la trainée. Il ne put jamais le faire car la voix de Maegor retentit :

« Thiri k’athneakari shari. »

Elle ne rouvrira les yeux que deux heures plus tard, réveillée par les secousses du pas de l’orque qui la porte sur son épaule comme un chasseur porte un gibier. Le sang montant à sa tête, elle voit une dernière fois les ruines, ignorant même si la horde a pris possession de la relique qui l’avait mené à sa perte.

(...)

Dans les jours qui suivirent, Shayna manqua de mourir à plusieurs reprises. Traitée sans ménagement, elle était attachée à une chaine, tel du bétail. La maladie manqua de l’emporter, certainement du à l’ingestion de chairs crue, alimentation dont elle finit par s’accoutumer après avoir vomi bile et sang durant trois jours.

Une lune plus tard, Morkeleb réclama sa tête et son cul et semblait ne pas être le seul à avoir cette prétention. Maegor ne se laissait dicter aucun ordre mais savait au fond de lui qu’elle devait mourir et que son sang versé sur le sol glisserait dans les fissures de la terre pour qu’Arakan Langue-Noire, le dieu des Ténèbres s’en nourrisse.

Elle demanda une arme pour défendre sa vie et on lui donna une ridicule lame courte.

A chaque instant depuis une semaine, Shayna avait été prête à mourir.
Mais. Pas. Aujourd’hui.

Elle évita l’assaut du cimeterre sifflant dans les airs et blessa une première fois Morkeleb. Puis une seconde et une troisième. Son sang à elle coulait aussi mais elle semblait ne pas ressentir la douleur. Elle n’était que haine froide. En faisant saigner le demi-orque, elle se voyait tuer un par un ses anciens compagnons d’armes qui l’avaient abandonné avec un férocité et une soif de vengeance infinie. Son adversaire tomba à genoux et ne respirait presque plus. Shayna se baissa sur lui, arrachant des cris d’horreur à la horde.

Elle se releva et poussa du pied le corps sans vie du demi-orque qui continuait à se vider de son sang puis ajoutant en lui crachant dessus :

« Sois honoré, Morkeleb. »

Le shaman déclara que l’humaine avait le feu de Torglarok dans ses veines et méritait de vivre.

Maegor le Cruel lui dit qu’elle était libre de partir ou de vivre comme un Traque-Sang…

La horde reprit sa route avec l’humaine, abandonnant aux vautours le cadavre d’un demi-orque émasculé, son membre vigoureux enfoncé dans sa bouche.

(…)

Shayla embrassa la culture de la tribu sans retenue. Son appétit et sa soif de victoire n’avaient pas d’égal et le feu courrait véritablement dans ses veines. Toute sa vie passée n’avait plus d’importance à ses yeux et ses anciennes croyances avaient disparues sur l’autel de sa vraie nature révélée. Elle mena des expéditions sanglantes, devenant un icône à la hauteur de Maegor lui-même, fêtant ses victoires en copulant avec différents guerriers, trop heureux de goûter l’étreinte de Skith elle même. Elle ne lui appartenait pas, elle n’appartenait qu’à elle-même.

Un an après son arrivée, la horde n’était plus assez grande pour Maegor et Shayla.

Il combattirent sur le Pic du Néant, le corps recouvert des peintures sacrées, représentant la morsure d’Iralznog et les griffes de Kuldrok.
Leur combat restera à jamais gravé dans la mémoire de la roche, des peaux vertes, des peaux grises et du ciel lui-même.

Maegor le Cruel comprend qu’il ne se bat pas contre Shayla. Les peintures sur le corps de son adversaire la font paraître semblable à un démon.
Un démon insaisissable.
Un démon insensible à la douleur.

Avant que sa vie ne s’échappe alors qu’elle l’achève avec son propre cimeterre en plus du sien, ils ont un ultime échange que personne ne peut entendre.

« Je t’ai aimé, ma déesse…
-   Je t’ai tué. »


Un démon insensible à la pitié.



Shayla Skith descendit la pente pour rejoindre la tribu. Sa tribu.

Un traque-sang, plus courageux que les autres, avança : « Tu reste une humaine. Tu n’es pas Maegor. Nous ne sommes pas obligé de te suivre… »

Le trouble traversa les esprits de la horde mais Shayla avait l’âme d’un chef. Elle brandit son cimeterre… puis le second.
« Ceci est mon âme. Et voici celle de Maegor. Suivez-moi, suivez-le ou soyez bannis ! »

La horde des Traque-Sang repris sa route après avoir confié l’enveloppe corporelle de Maegor à Torglarok.

(…)

Shayla Skith continua de perpétuer la terrible réputation de la Tribu. Malheureusement pour eux, elle n’acceptait plus d’élus dans sa couche car secrètement, son ventre lui faisant mal.
Le shaman savait ce qui lui arrivait et lui dit : « La graine est vigoureuse ».
Les décisions basées sur l'émotion ne sont pas des décisions. Franck Underwood, House of Cards.

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La rencontre
« Réponse #4 le: novembre 24, 2013, 23:25:19 pm »
Texte initial : 3 aout 2013



Les cris de Shayla étaient entendus dans tout le campement.

« Lanas ki vezhi thirataan.
- Tais-toi, abruti, elle pourrait t’entendre…
- Et alors ? Elle ne me fait pas peur, elle est devenue faible.
- Comment oses-tu ? L’enfant de Maegor va sortir de son ventre et t’arracher la langue !
- Qu’en sais-tu, toi ? Ca peut aussi bien être le fruit de ma semence que la tienne, ou celle de Vashon, de Krazny, de Gundya… Sauf de toi, Phorgas !
- Laisses moi tranquille, Rhae Mahr.
- C’est ça, hein ? Elle n’a jamais pris ton rakh arakh dans son ventre, j’en suis sur. Tu es trop… mou. »


Phorgas se redressa, l’arme au poing. Rhae Mahr n’attendait que ça…
Les Traques-Sang présents, aimant particulièrement les affrontements, commencèrent à se taper le torse de façon saccadée, appelant leurs frères à régler leur différents par les armes.

Mais c’est alors que le shaman fit irruption en sortant de la tente de leur reine.

« Khalakka Rakh ! C’est un mâle ! Et que faites-vous, bande d’idiots ?! Sortez tout l’alcool,  choisissez un cheval à sacrifier et mangeons-le en l’honneur de Shayla Skith ! »

(…)

Shayla n’avait plus grand chose d’une déesse invincible car l’accouchement l’avait laissé affaiblie et la horde dut garder le camp durant plusieurs jours. Depuis sa tente, malgré le fait que ses sens soient émoussés, elle comprenait bien que la horde était au bord de l’implosion et que les plus forts d’entres eux se querellait à son sujet, mettant en cause son statut de maitre de la Horde.

Shayla regarda l’enfant et fut partagé par tes sentiments contraires. Elle haïssait ce petit être qui lui avait déchiré le ventre, cette chose incapable de marcher dont les larmes étaient insupportables… mais malgré sa rancoeur, elle éprouvait un sentiment étrange qui lui rappelait son humanité. Elle prenait parfois le bébé dans ses bras, le dorlotant, lui souriant même parfois pendant qu’il tétait son sein… mais rapidement elle s’en débarrassait, comme si elle était effrayé par les sentiments forts qu’elle éprouvait.

Un soir où le climat était particulièrement tendu, le silence qui régnait chez les Traque-Sang à l’humeur renfrogné fut interrompu par les pleurs du bébé.. Un orque lâcha un grognement mécontent. Shayla se leva d’un bond et rentra dans la tente pour en sortir son enfant qu’elle tenait par le poignet au dessus des flammes du feu de camp. Le shaman s’empressa de le lui soustraire pour calmer ses pleurs.

Les demi-orques regardaient Shayla d’un air maussade. Elle savait pertinemment que certains songeaient de plus en plus à disputer sa place, ayant décelé des changements en elle, dans ses comportements, comme si la déesse impétueuse se transformait chaque jour un peu plus en un agneau.

Elle le savait et n’aimait pas ce qu’elle était en train de devenir. La colère grandit dans son ventre, souleva sa poitrine et les mots claquèrent en sortant de sa bouche à l’attention du shaman:

« Qu’il nourrisse les vautours ! Il ne nous sert à rien et ne fait que nous ralentir. »

Le shaman tenta de protester mais Shayla Skith fut sur un lui en un éclair, les deux cimeterres brandit, prête à séparer sa tête de son corps.

« Tu discutes mes ordres ? »

Le shaman courba rapidement l’échine en reculant d’un pas. Shayla hurlait de toutes ses forces en se replaçant au centre du campement :

« Quelqu’un veut discuter mes ordres ?
Qui veut me défier ?
Qui veut mourir ?
Qui veut rejoindre Arakan ?
Qui veut que je lui arrache le cœur et son entrejambe avec ? »


Les traque-sangs demeurèrent bouche-bée, tétanisés et effarés par l’aura de meurtre qui émanait de leur déesse. Celle-ci retourna dans sa tente après avoir donner un coup de pied rageur dans la marmite au milieu des braises en signifiant l’ordre de repartir sous peu.

Les traque-sangs ne dineraient pas avant plusieurs heures, ils le savaient. Mais plus important encore : ils savaient qui était leur chef.

Le demi-orque qui se tenait près de Phorgas lui glissa :

« J’ai bien cru qu’elle allait me couper la tête. Quel besoin d’être en colère contre nous tous ? Je n’ai jamais connu sa couche, moi… »

Phorgas murmura comme pour lui même : « Pas sur que sa colère soit dirigé contre nous… »

Dans sa tente, Shayla détruisait tout ce qui lui passait sous la main. De dehors, on entendait ses cris de colère... sans comprendre que ceux-ci étaient entrecoupés par des hoquets de sanglots.

(…)

Le bébé fut posé sur un rocher et déjà quelques uns commençait à prendre la route.

Phorgas s’inclina devant Shayla et lui dit : « Je ne viens pas. »

Elle le toisa avec perplexité comme si elle le voyait pour la première fois et remarqua l’objet de son attention.

« Pourquoi donc ? Pour t’occuper d’un poids mort ? Tu penses peut-être qu’il est ton enfant ?
- Je ne le prétends pas. Je dis seulement… que je ne viens pas. »
- Si tu fais cela pour lui, tu perds ton temps car il mourra quand même. Tu ne peux pas lui donner de lait… Et si tu vas voir les humains, ils te tueront. »


Intérieurement, Phorgas se rangeait aux conclusions de Skith mais sa décision était prise. Il ajouta donc :

« Valaar Morgulis. (Traduction : Tout homme doit tôt ou tard mourir)
- Soit.
- Un instant, intervint Rhae Mar qui avait suivi l’échange, il appartiens à la horde, il doit gagner sa liberté.
- Ca suffit.
- Vénérée Skith , tu n’as pas oublié que c’est parce que tu as gagné un combat que tu as eu le droit de partir, quand bien même tu as choisi de rester, ô mon guide. Laisses moi tuer Phorgas ici et maintenant et ton enfant mourra libre et rapidement au lieu d’être tué par ces chiens d’humains.
- Dépechez-vous alors... »


(…)

La face de Rhae Mar heurta le sol : le dernier coup que lui avait porté Phorgas l’avait fait chuter et ses nombreuses blessures empêchait le combattant vaincu de se relever.

« Tue-le et va t’en, maintenant. Tu es libre.
- Je l’ai vaincu, cela me suffit. »


Les alliés de Rhae Mar le ramassèrent, tandis que d’autres crachaient par terre, manifestant leur dédain contre l’un des leurs qui avait décidé de leur tourner le dos et plus grave encore, épargnait un adversaire. Son cheval lui fut enlevé, son armure, ses bottes, sa gourde, on ne lui laissait rien d’autre qu’un pagne et une lame courte.

Shayla fut la dernière à le regarder s’enfoncer dans la nuit, considérant avoir longtemps cru à tort qu’il n’y avait plus de véritable homme dans la horde depuis la mort de Maegor.

(…)

Phorgas, déjà sérieusement blessé et sans ressources, erra pendant trois jours, combattant d’une seule main une meute de hyènes affamées et tenant l’enfant dans son autre bras. D’autres dangers l’avaient menacé, mais jamais il n’abandonna l’enfant alors que sans lui, il aura déjà pu gravir une colline et se mettre à l’abri.

A bout de force, il n’arrivait même plus à frotter des bouts de bois pour allumer un feu et protéger l’enfant affamé de la morsure des frimas de la nuit. Puis, au milieu des ténèbres, une lumière incandescente apparue peu à peu. Protégeant ses yeux de cette clarté trop vive, il vit que le halo recouvrait une créature noire comme la nuit. Quel que soit le sortilège qui approchait, Phorgas se releva, tenant difficilement le maigre poignard dans son poing.

L’éblouïssante lumière flottait dans les airs, à la fois si proche et si lointaine. Une voix de barython retentit :

« Phorgas. Tu as l’âme pure et ton cœur est noble. Tu sauveras cet enfant et tu protègeras les êtres doués de raison. Par ma volonté, moi, Abadar le Gardien, je fais de toi un protecteur. Vas et accompli ma volonté et ton devoir. »

La lumière plongea vers la bouche de Phorgas, s’engouffrant dans son corps, le répartant de l’intérieur avant de ressortir à travers ses yeux tel deux traits de lumière. Phorgas vit alors la créature, un immense taureau majestueux.

Sans même y réfléchir, Phorgas laissa tomber le poignard et posa sa main sur le bébé. Celle-ci se mit à luire et le teint grisâtre de l’enfant repris quelques couleurs. Le bébé retrouva une réelle vitalité et lui mordilla le doigt avec ses canines déjà développées.

Phorgas monta sur le taureau qui se montra étonnamment très docile. Aucun Traque-Sang n’avait jamais chevauché pareille monture. La musculeuse bête trotta jusqu’au lever du jour atteignant un paisible village.

Phorgas continua à pied, l’enfant dans ses mains pour atteindre une place du marché relativement déserte. Sa venue fit rapidement le tour du village. Un humain plus courageux que les autres s’approcha, une épée à la main.. Un jeune garçon aux yeux bleus s’approcha également, il n’avait pas peur car à vrai dire, malgré sa nature de demi-orque, il émanait de Phorgas une aura rassurante. Les chefs du village vinrent également, ainsi qu’un shaman d’Abadar abasourdi par ce qu’il voyait.

Une femme qui tenait un petit bébé le confia à son époux, peu rassuré par les événements, et s’approcha :

 « Il n’a pas l’air vieux et m’a l’air affamé… Comment s’appelle-t’il ? »

Phorgas regarda l’attroupement de curieux qui commençait à se regrouper autour de lui, du taureau et du bébé sans nom que cette femme lui prenait délicatement des mains avant de répondre:

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« Réponse #5 le: novembre 29, 2013, 22:21:02 pm »
Citer
Tu t'demandes si tu es une bête féroce ou bien un saint
Mais tu es l'un et l'autre et tellement de choses encore.
Tu es infiniment nombreux
Celui qui méprise, celui qui blesse,
Celui qui aime, celui qui cherche
Et tous les autres ensemble.
Trompe-toi, sois imprudent, tout n'est pas fragile.
N'attends rien que de toi, parce que tu es sacré,
Parce que tu es en vie, parce que le plus important n'est pas ce que tu es
Mais ce que tu as choisi d'être.

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Valaar 16 ans
« Réponse #6 le: avril 02, 2014, 18:03:18 pm »


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« Réponse #7 le: juin 29, 2014, 23:28:19 pm »
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« Modifié: juin 30, 2014, 12:35:13 pm par Valaar »
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