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102303 Messages dans 7481 Sujets par 859 Membres - Dernier membre: uplicle septembre 16, 2019, 05:57:18 am
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Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Carrion Crown  |  Livre 6 ème: Les ombres de Gibet (Modérateur: Sstrad)  |  Chap.25: Vigil
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Auteur Sujet: Chap.25: Vigil  (Lu 745 fois)

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Hors ligne Celena

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Chap.25: Vigil
« le: juin 11, 2013, 01:09:11 am »
Céléna regroupa le bois d’un geste machinal avant de se positionner en retrait. Les jours passés à Caliphas, dans le confort des manoirs Adrissant et Létéhan, lui avait fait perdre l’habitude des nuitées à la belle étoile. Son corps se chargeait à présent de le lui rappeler. Elle se sentait fourbue et le combat contre Gueule de Sorcière n’avait en rien aidé. La Wyvern s’était particulièrement acharnée sur la jeune femme et il s’en était fallu de peu pour qu’elle retourne visiter le royaume de Pharasma.
Elle accompagna d’un regard absent les gestes de la ranger. Cette dernière finissait de consolider le tas de bois et le fourrait d’herbes sèches ayant miraculeusement échappées au déluge. A force de l’avoir vu faire, Céléna connaissait par cœur ce rituel. Quelques minutes les séparaient encore des flammes réconfortantes. Elle songea aux dernières révélations de Lyana. Elle était la réincarnation d'Urgothua, l'ennemie jurée de sa déesse. Et pourtant... Céléna avait beau se concentrer mais ne voyait que Lyana Avanaki. Depuis le début, elle avait refusé en bloc le fait de ne pas être maitre de son destin. Même si tout était là pour leur prouver un peu plus chaque jour qu'elle se trompait probablement. Mais s'ils abandonnaient cette idée, alors, que leur resterait-il à tous?
Non, elle ne voyait que Lyana Avanaki et personne d'autre. Et tant pis si ses pensées devaient lui en couter. Après tout, elle était une bien piètre paladine, capable de discuter avec un vampire et d'admettre à ses côtés l'assassin de sa mère. Et dire qu'Arwyll devait voir en elle une sorte de réincarnation de Iomedae... cette pensée finit de la couvrir de honte. En ces jours sombres, elle ne se reconnaissait plus.
Son coeur voulait protéger et réconforter à tous prix, mais son âme n'en trouvait plus la force. Les dommages étaient trop grands, la spirale sans fin.
Son esprit vagabonda de nouveau et les visages de ses compagnons lui apparurent. Barth, Forge, Kendra… elle priait chaque jour, espérant les retrouver sains et saufs.

Elle se remémora leur dernière nuit à Caliphas : l’enlèvement de Barth et Forge par Kendra, l’attaque puis la mort de son « cousin » assassiné par Léonard qui lui jura fidélité, le retour de Lyana ramenant Adivion plus mort que vif, Majesté sauvé in extremis et enfin, Arwyll lui annonçant être entré en contact avec Astra et son frère. Il devait les rejoindre au plus vite à Rénéglise. 
Voilà près de sept jours maintenant qu’ils avaient quitté la capitale de l’Ustalav.
Céléna fronça les sourcils. Sept jours déjà… pourvu que Gibbs aille bien.
-Capitaine !
- Comtesse.
- Quelles nouvelles de Caliphas ?
- Rien à signaler. Votre « homme » semble s’appliquer à sa tâche.
- …Merci.

Voilà bien un cadeau empoisonné qu’elle lui avait fait. Mais il était l’unique personne de confiance en cette ville regorgeant d’ennemis et c’était non sans inquiétude qu’elle l’avait placé à la tête du manoir Létéhan. Il était inenvisageable de confier cette charge à Léonard et encore moins à un autre. Suivant les conseils d’Arwyll, elle avait décidé de garder Léonard à ses côtés pour l’éloigner de Gibbs.
Son regard glissa vers Arwyll. Le paladin se tenait en retrait, gardant un œil volontaire ou non sur Léonard. Elle n’avait pas eu le courage de lui demander pardon pour Centaure. La pauvre bête avait été tuée sur le coup par la wyvern. Cette monture représentait l’unique présent qu’il lui ait fait. 
Las, elle adossa la tête, jetant un dernier regard circulaire sur son nouveau groupe de compagnons avant de se laisser lentement glisser dans le sommeil, une couverture de solitude sur ses épaules.

Il leur fallut encore deux jours pour parvenir à destination.
Ils atteignirent en silence les murs blancs de Vigil. Céléna sentit son cœur s’accélérer. Elle n’avait nullement envisagé d’y repasser avant Gibet. Et pourtant… le destin sait se jouer de vous parfois. Il y avait tant de souvenirs en ces murs. Tant de joie, tant d’insouciance. Ses yeux se posèrent sur les statues géantes encadrant le pont levis, représentant respectivement Thobias Arnissant et Iomedae. Combien de fois les avait-elle regardés, ignorant que se dressaient devant elle deux de ses plus illustres ancêtres ?
La jeune femme resserra nerveusement les rênes de sa monture. Elle sentit le regard d’Arwyll la scruter en silence. Non. Vigil ne sera plus jamais la même. Comment feindre lorsque le regard que l'on vous porte change ?
Elle talonna son cheval, indiquant qu’il était temps d’avancer.
Ils se présentèrent au poste de garde. Elle s’entendit annoncer « Céléna, paladine de Sarenrae ». C’était peut-être le dernier endroit où ce nom signifiait encore quelque chose.
- Désolé Paladin, mais… vous connaissez les ordres. Nous ne pouvons vous faire entrer.
- Je le sais.

Céléna se retourna. Seul Arwyll restait de l’autre côté. A son regard interrogateur il répondit en souriant :
Tu te souviens ? J’ai été banni. Je ne peux revenir à Vigil.
Je vous attendrai à l’auberge en dehors.

Et sans lui laisser le temps de répondre, il fit demi-tour et repassa le pont.   
Comment avait-elle omis cela ?!
D’un geste rageur, elle fit pivoter sa monture en direction de la ville.
Venez, je vais vous expliquer comment fonctionne Vigil.

Après un passage obligatoire aux termes, elle leur fit un rapide plan de la ville. Vigil était une vaste cité dont la spécificité provenait de ces canaux, scindant en îles les différents quartiers. Si cela avait au premier abord un effet élégant et romanesque, ces canaux s'avéraient avant tout être un incroyable dispositif de défense, rendant difficile une maitrise totale en cas d'attaque. Elle s’excusa par avance de ne pas partager cette soirée ni la matinée de demain à leurs côtés. Il y avait des choses qu’elle souhaitait faire seule.
Elle chevaucha dans la nuit, laissant derrière elle les feux de la ville. Plongée dans ses pensées, elle ne décela pas l’ombre accompagnant ses pas.
 Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir Arwyll en compagnie de Marcus et de Priadan. L’arrivée de la jeune femme fut accueillie à coups de chopes de bières et de plaisanteries grasses. Marcus fidèle à lui-même, avait le don de surchauffer les ambiances. Et ce fut sans détour de langage et à renfort de démonstration, qu’il lui fit comprendre son inclinaison à lui faire découvrir certaines choses.
Mais les habitudes ont la vie dure et il en fallut plus à la jeune femme pour être impressionnée. Ce fut avec la même diligence qu’elle lui rendit la politesse, clôturant ainsi une conversation au bord du dérapage. Au moins ses récentes fonctions lui avaient-elles appris à s’imposer !
Quelque part dans un recoin sombre de l’auberge, un sourire passa sur le visage de Léonard.
Le reste de la soirée fut l’écho de souvenirs. Céléna n’aurait pu rêver mieux pour oublier l’espace de quelques heures, un présent trop lourd à porter. Lyana, Barth, Forge, les Adrissant, l’Ustalav, tout ce qui faisait sa vie depuis de trop longues semaines, semblaient suspendus dans le temps. Vigil avait cette capacité de créer des barrières protectrices.
Cette nuit là et depuis fort longtemps, elle dormit d’un sommeil sans rêves.

Le soleil ramena avec lui un nouveau jour et la réalité d’un présent bien vivant.
- Indiques-moi comment rencontrer le Grand Mage.
- …Comment sais-tu ?
- Feu m’a dit qu’il t’avait remis Dernière Grâce. Dis-moi comment accéder à lui.

Céléna se tenait devant lui, fermement décidée à repartir avec l’information.
Arwyll ôta de son cou le pendentif de sa déesse et le lui tendit.
Présentes ça et tu entreras.
Il ne fallut que peu de temps à la jeune femme pour revenir en ville et retrouver ses compagnons.


Frère Sylvestre quitta l’auberge pour le temple de Iomedae afin d’y discuter théologie. Lyana prit en charge la vente des objets magiques trouvés dans l’antre de la wyvern, ainsi que l’achat du nécessaire pour la suite de leur voyage. Céléna enjoignit à Léonard de l’assister dans ces tâches, avant de tourner les talons et de s’enfoncer à son tour dans la ville.
Enfin seule…
Elle déambula ainsi un certain temps, repassant par ces rues si souvent arpentées. Les odeurs, la foule…alors que sa vie avait totalement basculée, rien ici ne semblait avoir bougé. Vigil ressemblait à un rocher au milieu des tempêtes de la vie. Un monde miniature et immuable.
Elle s’arrêta devant une modeste bâtisse faisant face au fleuve. Inconsciemment, ses pas l’avaient menée à son logement. Elle observa la porte cochère et son esprit dessina la silhouette de son amie. Astra avait l’habitude de l’attendre là, adossée. Elle poussa la porte et monta à l’étage.
Sa chambre était dans l’état où elle l’avait laissée quelques mois plus tôt. Elle sourit devant le confort spartiate de l’espace en totale opposition au luxe de ses demeures caliphasiennes.
Son regard s’accrocha aux deux clous auxquels était autrefois suspendu l’épée de son « père », enfin, l’homme qui l’avait « recueillie ». Toutes ces années d’oubli et de mensonges. Un frisson la parcourut. La Céléna de cette vie-là existait-elle encore ? Tant de choses avaient changé qu’elle parvenait à se faire peur par moments.
Puis une réalité bien plus cynique lui apparue. Elle avait quitté cette ville pour enterrer un homme. Elle s’apprêtait à la quitter une seconde fois pour le tuer.
A cette pensée, elle inspira et se concentra sur le lien. Elle ressentit Lyana, quelque part vers le quartier des marchands. Elle se concentra davantage et parvint enfin à ce qu’elle souhaitait. Elle ressentait un second lien, ici même, quelque part dans Vigil. Elle rouvrit les yeux, satisfaite. Il y avait bien un autre Adrissant en ville, et elle savait où le trouver…
Elle revint sur le seuil et jeta un ultime regard en arrière. Puis, lentement, elle referma la porte sur ce qui avait été sa vie.


Elle plongea de nouveau dans la foule et se dirigea d’un pas décidé vers son objectif lorsque la silhouette d’un bâtiment l’arrêta nette. Sur sa droite, se dressaient vers le ciel les murs du temple de Sarenrae. Elle resta là un moment, chahutée par des passants pressés, tandis que ses yeux restaient rivés au portail d’entrée.
La vieille Salé n’était plus là pour la réprimander et cette pensée accentua le sentiment de vide qui l’habitait. Qui occupait sa place désormais?
Un certain temps s’écoula avant qu’elle ne parvienne à en détacher son regard. Alors, demandant respectueusement pardon à sa déesse, elle poursuivit son chemin fixant d’un regard trop brillant la Tour de la Magie.
Elle suivit scrupuleusement les indications d’Arwyll et parvint à pénétrer à l’intérieur. Le spectacle lui coupa le souffle. Des mètres de livres à perte de vue, aussi haut et aussi loin que ses yeux pouvaient porter. Devant elle, sur une table monumentale, des alambics et de des fioles de toutes tailles et de toutes formes, contenant des liquides aux couleurs changeantes.
Que puis-je pour vous ?
La voix profonde l’arracha à sa contemplation.
Le Grand Mage se tenait là, à quelques mètres d’elle. Enfin… Prenant son courage à deux mains, elle lui fit face et tenta de communiquer par la pensée. S’il était bien l’Adrissant qu’elle soupçonnait, il l’entendrait.
Savez-vous qui je suis ?
(Silence)
Céléna sentit les coups sourds de son cœur. Ce serait-elle trompée ? Elle insista.
M’entendez-vous ?
(Silence)…. Oui.
Ce simple mot failli lui arracher un cri de joie. Elle avait vu juste ! Il était bien de leur famille.
C’est un honneur de vous rencontrer.
Et vous savez-vous qui suis-je ?
Le frère de Salé.
Non.

Céléna tressailli. Comment cela était-il possible ? En dehors d’Adivion, le jumeau de sa grand-mère devait être le seul encore en vie.
Plus âgé.
Rovan ?
Plus âgé.
… Vous êtes…

Céléna n’osait y croire.
Vous êtes le frère de Nadya ?!
Voilà bien longtemps que je n’avais plus entendu le prénom de ma sœur.
Je…euh… mes excuses, je voulais dire Iomedae.

Tout ceci était à peine croyable. Qu’un tel homme soit encore en vie !
La jeune femme ne parvenait pas à en détacher le regard.

Elle redescendit lentement la pente de la Tour, peinant à réaliser l’extraordinaire de cette rencontre.
Le contact de la foule la replongea dans l’instant. Il lui fallait trouver rapidement ses compagnons. Le Grand Mage pouvait les téléporter jusqu’à Rénéglise, ce qui leur ferait gagner un temps considérable. Le rendez-vous était fixé en début d’après midi. Elle scruta le soleil déjà haut dans le ciel. Il ne leur restait que peu de temps.
Elle se concentra et retrouva sans peine la trace de Lyana qu’elle rejoignit rapidement. Elle la mit silencieusement au courant, à l’abri des oreilles indiscrètes.
 Comment feras-tu pour Arwyll ? Il ne peut rentrer en ville.
Céléna se raidit.
Léonard scrutait de loin le manège des deux femmes. Le regard interrogateur de Lyana et la surprise de la Comtesse prouvaient qu’elles parvenaient à communiquer. Et pourtant, leurs lèvres étaient parfaitement immobiles… Il se concentra un peu plus afin de comprendre ce mystère.
Léonard…
Quoi Léonard ?
Il utilise les ombres pour se déplacer. Je lui demanderai de faire passer Arwyll.

Cette fois, la surprise se lisait sur les traits de Lyana. Mais la ranger ne releva pas.

Quelques instants plus tard, la paladine chevauchait de nouveau en direction de l’auberge, accompagnée de Léonard. Elle profita de ce rare moment seule en sa compagnie pour recueillir des informations sur Carmilla ainsi que sur lui et ses origines. 
Comtesse, laissez-moi vous montrer une chose. Aidez-moi à ôter mon armure je vous prie.
Céléna s’exécuta, la curiosité piquée au vif.
Il se tenait devant elle, torse nu. Elle se surprit à le trouver beau, pensée qui la firent immédiatement rougir de honte. Elle le vit alors se concentrer, puis, au prix d’un couteux effort, une chose se mit à grandir dans son dos.

La jeune femme poussa la porte de l’auberge. Son regard se porta aussitôt vers la table où Arwyll et Marcus déjeunaient. Elle les rejoignit machinalement, encore sous le choc de ce que Léonard lui avait révélé. Ces mots résonnèrent en boucle dans son esprit.
Nous sommes légion.
Carmilla elle-même avait été tenue dans l’ignorance de cette information. Pourquoi ? Pourquoi lui avoir révélé ceci ?
- Eh ! T’as une sale tête aujourd’hui ! T’aurais dû dormir avec moi petite !
La puissante voix de Marcus venait d’interrompre ses réflexions.
- Veuillez tenir votre langage et ne pas manquer de respect envers la Comtesse.
L’intonation autoritaire de Léonard avait coupé court aux élans de Marcus. Céléna se raidit. Elle l’avait oublié !
- C’est qui ce rigolo ? Comtesse ? C’est quoi cette histoire ?
Céléna décocha un coup de coude à son capitaine, lui enjoignant silencieusement de se taire.
- Arwyll ? C’est quoi ça ?
Le paladin haussa les épaules en guise de réponse. Il fallut mille manœuvres pour que Marcus concède à une plaisanterie. Et ce fut avec soulagement que Céléna parvint à s’isoler afin de faire part à Arwyll de leur départ imminent.
Bien entendu le jeune homme refusa le procédé.
Je t’aime !
Elle n’avait trouvé que ces mots pour couper court à ces hésitations.
Je t’aime et je refuse de te laisser en arrière, ça te va comme argument ?
Arwyll plongea le bleu de ses yeux dans les siens. Aucun mot ne passa ses lèvres. Car nul mot ne pouvait traduire ce qu’il ressentait en cet instant. Il s’approcha et déposa sur ses lèvres un intense baiser qu’elle lui rendit.
Elle l’aimait, c’était une vérité qu’elle ne pouvait se cacher. Continuer sans lui était une vision insupportable.

Rendez-vous au pied de la Tour. Je passe le poste de gardes et vous rejoins.
Céléna leur tourna le dos et se dirigea vers le pont levis. Elle ne put s’empêcher de penser que c’était peut-être la dernière fois qu’elle le traversait.
- Paladine Céléna ?
- Oui.
- Vous êtes attendu au château. Veuillez vous y rendre sans tarder.

Son sang se glaça. La nouvelle avait fini par se savoir. En cet instant, elle sut que la « petite de Sarenrae » avait disparu pour toujours. Caliphas et ses responsabilités venaient de percer les barrières de Vigil. Elle allait devoir endosser son nouveau titre et affronter ceux qui furent ses compagnons.
Elle bifurqua volontairement en direction opposée. Une seule pensée l’obsédait. Remettre le médaillon à ses compagnons pour leur permettre d’accéder à la Tour. Si Arwyll était pris, c’était la prison assurée pour tous.
Elle les rejoignit rapidement, leur donna le pendentif en expliquant brièvement le contre temps, puis se dirigea vers le château, un nœud au ventre.
Qu’allaient-ils exiger d’elle ? Elle gardait un souvenir douloureux de ses négociations avec le Prince, Perséus et Ludvik. Revivre cette situation face à des paladins allait être encore plus déplaisant.
Ce fut avec une appréhension grandissante qu’elle entra dans la salle du trône.

Elle en ressortit moins d’une heure plus tard. L’actuel roi souhaitait comprendre comment une petite paladine se retrouvait aujourd’hui à la tête de la plus grande fortune de l’Ustalav, devenant l’un des pouvoirs politiques les plus influents.
Elle avait répondu de bon gré, sans pour autant entrer dans les détails. Inutile d’afficher sa généalogie ici, à Vigil !
Elle rejoignit les autres au pas de course.
Le Grand Mage apparut et l’instant d’après, ils se retrouvaient dans une courette dont l’état négligé laissait entendre une forme d’abandon.
Ils étaient au dernier poste de gardes avant Gibet.

Une porte s’ouvrit à la volée et Céléna sentit son cœur bondir dans sa poitrine.

Astra se tenait devant eux.
« Modifié: juin 11, 2013, 13:05:45 pm par Celena »
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