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Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Carrion Crown  |  Livre 4ème: Le réveil du guetteur (Modérateur: Sstrad)  |  Chap. 15 : Lune Dorée
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Auteur Sujet: Chap. 15 : Lune Dorée  (Lu 622 fois)

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Hors ligne Dorothée

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Chap. 15 : Lune Dorée
« le: janvier 30, 2013, 01:29:11 am »
Du haut des remparts, je regarde la lune violette. Elle nous épie, j’en suis certaine. Un long frisson me traverse, je ne peux oublier son apparition et ce qu’elle m’a dit. « Je t’ai retrouvée. »
Sa voix résonne encore en moi. Qui suis-je ?
Des éclats de voix venant d’en bas m’arrachent à mes pensées lugubres. Les villageois de Rozenport prennent possession des lieux. Qu’ils n’hésitent pas à se servir, qu’ils investissent Perceland, qu’ils fassent oublier l’infamie des anciens occupants des lieux.
Comment ont-ils osé ?
Comment ont-ils pu partir en laissant des enfants derrière eux ? Le fait que ces enfants soient invalides n’excuse en rien leur geste !
Depuis notre passage à Feldgrau, ma conviction grandit : l’Ustalav est maudit. Vaincre Tar-Baphon ne changera rien en cela. La lune violette ne fait que confirmer cela.

Céléna me rejoint sur les remparts, avant de prendre position en face du Lac Encarthan, elle vient me raconter la rencontre incroyable qui a eu lieu dans la chapelle de Pharasma : des vitraux de la chapelle sont apparus quatre personnages. Et pas des moindres : les Grandes Prêtresses d’Iomedae et de Desna, le Grand Prêtre de Pharasma et un mage mystérieux. Ce qui est le plus incroyable c’est bien l’identité de la Grande Prêtresse d’Iomedae, je sens que Céléna est très troublée en en parlant. Je patiente, la laissant trouver ses mots.

« La Grande Prêtresse… c’était la vieille Salé !
- Salé ? La tante de Kendra ? Celle qui t’a accueillie à Vigil ?
- Celle-là même, oui.
- Mais… Je croyais qu’elle servait…
- Sarenrae oui ! Moi aussi, je le croyais.
- Comment est-ce possible ?
- Je ne sais vraiment pas…
- Et que voulait tout ce beau monde ?
- Le papillon de Barth. Celui que Kendra lui a donné. Ils en ont besoin pour sceller un sceau qui se serait ouvert. Barth évidemment le leur a donné.
- Ca a dû lui coûter. Ce n’était pas n’importe quel cadeau.
- Oui. Mais ils avaient l’air d’en avoir véritablement besoin. Ce n’est pas tous les jours que des personnes de leur rang viennent demander un service à une personne de notre niveau.
- C’est certain oui.
- En plus, ils lui ont proposé de les accompagner.
- Il est parti ?
- Non. Il a décliné l’offre. Et ils sont partis pour Gibet. »

Je soupire de soulagement. Je ne sais ce que nous ferions sans Barth, c’est le véritable ciment de notre groupe. Je n’imagine pas un instant pouvoir continuer sans lui à nos côtés.
Céléna commence à s’éloigner le long des remparts lorsque la lumière change brutalement. Le halo violet qui nous observe depuis de longues nuits vient de disparaître, une lune dorée resplendit maintenant. Je tend le visage vers la lumière, immobile, savourant les rayons lunaires. J’entend Céléna murmurer :

« Ils ont réussi »

Oui, ils ont réussi. Quoiqu’ils aient fait. Je respire profondément, me rendant compte que j’avais la respiration bloquée depuis la funeste apparition. Un poids énorme vient de tomber de mes épaules. Je me sens légère. L’Ustalav n’est peut être pas totalement perdue.




Direction Illmarsh. Nils, le jeune garçon qui nous a ouvert les portes de Perceland hier, a indiqué à Céléna qu’un étranger pouvant répondre au signalement d’Amadeus, le séide d’Auren Vrood, était passé à Perceland et l’avait quitté pour Illmarsh, une petite ville de l’ouest.
Sans perdre de temps, nous partons au petit matin. La route est longue et monotone. D’un côté l’immensité du lac Encarthan, de l’autre les marécages.

Au bout de plusieurs heures, nous croisons une carriole. Un homme essaie de réparer une roue. Nous faisons halte pour l’interroger. Sa présence nous paraît très étrange. D’où vient-il ? Nous ne l’avons pas vu à Perceland. Il nous dit être bloqué ici depuis plusieurs jours, mais comment a-t-il pu survivre aux attaques des morts-vivants qui ont mis à bas plusieurs villages ? Quelque chose ne va pas.
Céléna nous empresse de poursuivre notre route. Mais cet homme est peut être porteur de renseignements vitaux ? Et que contiennent ses sacs auxquels il semble tenir plus que la vie ?
Barth s’approche de lui, l’homme semble apeuré et supplie, gémissant.

« Ne me tuez pas !
- Nous n’allons pas vous tuer, le rassure Barth.
- Tant mieux. Parce que moi, si ! »

Dans le même instant, l’homme, plus vif qu’un serpent, plante une dague dans le cœur de Bartholomeu qui s’écroule. Non !
Le combat est violent ! L’homme est plus agile qu’une anguille et nous échappe sans cesse pour mieux revenir nous frapper. Son usage des fumigènes lui offre une protection qui nous déroute. A tel point, qu’un sort de Forge mal calibré nous aveugle un moment. L’homme invoque une goule en renfort. La situation est très difficile. Heureusement, après de longues secondes de peur, nos coups réussissent à le toucher, et dans un dernier mouvement, ma lame le transperce de part en part.
Nous nous précipitons vers Barth, j’essaie de panser ses plaies, mais rien n’y fait. Son cœur cesse de battre.

Nous restons un instant sans réagir. Ce n’est pas possible. Barth ne peut pas mourir.

Caliphas ! Il nous faut aller à Caliphas ! Là-bas, nous pourrons le faire revenir parmi nous. Nous trouverons un temple pour le ramener.

Forge remarque faiblement que nous risquons de perdre la piste d’Amadeus. Il est passé par cette route, nous en sommes certains grâce aux pouvoirs que me confère la Nature, la piste qu’a laissé son cheval m’a montré sans aucune équivoque l’identité de son cavalier : Amadeus.
A quoi bon poursuivre sans Bartholomeu ? Ce n’est pas possible.
Mes compagnons semblent partager mon sentiment.
Forge incante, ou émule comme il dit, et une lueur parcourt le corps du prêtre. Son corps ne subira pas les outrages du temps.

Nous rebroussons chemin à grand train. A Perceland, nous abandonnons l’idée de rejoindre Caliphas en bateau, Majesté et Centaure sauront nous mener à bon port. Et sur la route conduisant à la capitale, il y a, dans une ville du nom de Vauntil, un temple de Desna. Peut-être que le chemin jusqu’à Caliphas ne sera pas nécessaire.

La nuit est tombée lorsque nous arrivons aux pieds de la ville. Les gardes ne veulent pas nous laisser entrer, craignant que nous soyons des morts-vivants. Après quelques minutes de négociation, les portes s’ouvrent enfin et nous pouvons nous rendre au Temple de Desna.

Un homme nous accueille dans ce qui semble être un vaste champ de fleur. Le prêtre écoute notre doléance sans cesser de fumer. Des volutes de fumées s’échappent de sa bouche et une odeur douceâtre imprègne le temple. Hélas, si le prêtre semble acquiescer, il nous annonce qu’il ne pourra rien faire pour nous à part nous offrir le gîte et le couvert pour la nuit. En effet, le rituel permettant à Barth de revenir parmi nous nécessite un diamant d’une grande pureté. Et nous ne pourrons jamais en trouver un de cette qualité dans les échoppes de la petite ville de Vauntil. Nous devons donc aller à Caliphas.

Caliphas… Nous y verrons White et Kendra, j’en suis certaine même si mes compagnons paraissent sceptiques. Ils pensent que nous pourrons entrer et sortir de la ville sans que Kendra en soit avertie. Je n’y crois pas une seule seconde. Le lien est trop présent, elle saura que nous sommes là. Quant à White… Elle ne nous laissera pas le choix de la voir ou non !
L’idée de les revoir est le rayon de soleil dans ces ténèbres qui nous enserrent depuis la mort de Barth.
Je saurai enfin si White est blessée et Kendra aura peut être des réponses… 



Le lendemain, nous quittons le temple dès la première heure. Avant de partir, le prêtre, toujours en train de fumer, nous donne une blague à tabac remplie de petites graines. Je la prend ne sachant quoi en faire mais le remerciant sincèrement.

La route vers la capitale est longue, nous nous présentons aux gardes de la ville le lendemain en fin de journée. Après la présentation aux officiers de la ville, nous regardons un peu perdus les rues qui s’offrent à nous. Dans quelle direction devons-nous aller ? Je souris doucement en disant à mes amisd’être patient, notre guide arrive. 

A peine une vingtaine de minutes après, une jeune fille élégante habillée d’une superbe robe et chaussée de chaussures raffinées apparaît au détour d’une rue. Je cligne plusieurs fois des yeux n’arrivant pas à croire à ce que je vois. White ? En robe ? Avec des chaussures ? Le sourire qu’elle m’adresse ne laisse aucun doute, c’est elle ! Je me précipite vers elle et la sers dans mes bras. Je la sens me serrer encore plus fort dans les siens. Ô Déesses ! Je retiens les larmes qui menacent de déferler.

Mais l’heure n’est pas aux retrouvailles, nous devons aller sans tarder au temple desnite.

Les jardins royaux qui servent de lieu de culte à Desna sont magnifiques, une douce quiétude en émane. Des prêtres et des acolytes sont éparpillés un peu partout, conversant avec les fidèles. Aucune hiérarchie ne pèse en ces lieux. 
Un acolyte nous aborde et nous lui faisons la demande qui nous amène ici. Il appelle une prêtresse qui nous écoute attentivement. A la mention du prêtre de Vauntil, elle esquisse un léger sourire et nous demande la blague qu’il nous a donné. Je lui donne sans hésiter avec les pièces d’or nécessaires pour l’acquisition du diamant. Grâce au fumeur de Vauntil, l’or requis est inférieur à celui qu’il aurait fallu débourser.

Les acolytes prennent le corps de Bartholomeu, ils le déshabillent, puis quittant leur propres habits ils entrent dans le bassin au centre des jardins. La prêtresse s’immerge à son tour. Du diamant qu’elle tient apparaît un superbe papillon qui illumine toute la scène jusqu’à nous éblouir. Lorsque nous retrouvons enfin la vue, nous voyons la poitrine de Barth se soulever et s’abaisser, il vit ! Le miracle a eu lieu ! Louée soit Desna !
Les acolytes sortent Barth encore très faible de l’eau ainsi que Dame Nualia, la prêtresse qui a guidé Barth jusqu’à nous, qui semble véritablement épuisée.
Sans attendre, Céléna et moi nous précipitons vers notre ami pour le serrer dans nos bras, nous réjouissant de le sentir vivant. Forge s’approche un peu gauchement et d’un geste bourru le prend entre ses bras devant notre étonnement le plus complet. Chèvrefeuille regarde la scène l’œil un peu brillant même s’il essaie de ne rien montrer.

En attendant que les acolytes aient fini de rendre ses forces à notre arpenteur, nous discutons légèrement avec White. Soudainement, elle me demande où est Ombre. Je me fige, incapable de parler, les larmes envahissent à nouveau mes yeux et je finis par balbutier l’effroyable vérité, elle est morte. Le regard de White me fixe, déçu, coléreux. Elle ne semble pas entendre  les explications de Forge sur le sacrifice de la Louve. Seul le retour de Barth détourne l’attention de la druide, mais la conversation n’est que remise à plus tard.

Nous traversons les splendides rues de Caliphas jusqu’à un Manoir somptueux, le Manoir des Adrissant. Kendra nous attend sur le pas de la porte. Elle paraît heureuse de nous voir mais son regard a changé. Ce n’est plus la presque enfant que nous avons quitté à Ravengro mais bien une femme déterminée qui nous fait face. Mais n’avons-nous pas tous changé ? Cette aventure dans laquelle nous nous sommes lancés nous a transformé.

Elle nous conduit à l’intérieur de la maison jusqu’à une immense salle à manger. La table dressée prouve à elle seule qu’elle attendait notre arrivée. Avant de nous asseoir, je vois Forge essayer de parler à White, se sentant responsable, il veut s’excuser pour la mort de Kira, je l’interromps brutalement. Je sens que le forgelié est interloqué par mon impolitesse mais tant pis, je ne sais pas ce qu’elle connait de la mort de notre sœur, il est hors de question qu’elle l’apprenne de cette façon.

Nous prenons place autours de la table lorsque Kendra demande à me parler en privé. J’acquiesce silencieusement et la suis sans hésiter. Sans préambule, elle me demande où est son oncle. Je reste surprise, j’espérais tellement qu’elle pourrait répondre à cette question. Mais ni l’une ni l’autre ne savons où est Adivion. L’angoisse que nous partageons nous laisse un instant muettes. Je ne veux croire ce que ce silence peut signifier, non, il n’est pas mort, je le saurais ! Je l’aurais senti ! Lorsque Kira est morte, je l’ai su. Mais lorsque Barth est mort, le lien qui nous unit a juste disparu. De la même façon que je ne sens plus ce qui me lie avec Adivion. Je me reprend et demande à Kendra de me dire quand elle l’a vu pour la dernière fois.

C’était juste avant qu’elle ne trouve White dans son lit. Elle a d’abord cru que c’était moi. Le corps de White était couvert de sang, le cadavre de Kira gisait à ses côtés. Comment ? Kira était là ? Oui, elle était là, Kendra lui a donné une sépulture décente dans le jardin du Manoir. White y passe la majeure partie de son temps, même pour dormir. Ca ne m’étonne pas.
Je lui demande si le départ de son oncle était prévu. Non, ce n’était pas prévu. Et dans ses yeux, il y a une lueur de reproche. Je ne peux soutenir son regard, gênée. Je demande tout de même ce qu’est Majesté. Elle ne le sait pas, il a toujours été dans la famille Adrissant, elle ne savait même pas que son oncle me l’avait donné. Elle me montre les portraits de famille et sur tous ceux représentant un chevalier posant devant un cheval, ce dernier n’est autre que Majesté. Je ne peux y croire mais en les détaillant, le doute n’est plus permis, sur ces portraits couvrant un millénaire d’histoire figure Majesté. Je n’arrive pas à comprendre.

« Pourquoi me l’a-t-il donné ?
- Je ne sais pas.
- As-tu le journal de ton père ?
- Non. Il est avec mon oncle. Viens, rejoignons les autres.
- Je… je voudrais aller sur la tombe de Kira.
- Bien sûr, sors par cette porte et continue tout droit, tu la trouvera sans souci. »

Elle me sert une nouvelle fois dans ses bras et part vers la salle à manger.



Un magnifique rosier orne la tombe de Kira, je reste debout devant, immobile, revivant nos fous rires d’enfant.
White se place à mes côtés. Au bout d’un moment, je lui demande :

« Que s’est-il passé ?
- Je suivais la piste de l’assassin de Kira. Il traînait son corps depuis des kilomètres la tenant par les cheveux. J’ai réussi à l’enchevêtrer, l’immobilisant, j’allais me précipiter contre lui lorsqu’il y a eu un grand flash de lumière. Je n’ai rien vu, je ne sais pas ce qui s’est passé. Je me suis réveillée dans le lit de ton amoureux, Kira à mes côtés. Kendra m’a aidée, nous avons amené le corps de notre sœur au temple de Pharasma, les prêtres lui ont rendu son apparence. Kendra a payé pour la faire revenir, le sort s’est bien déroulé mais elle n’est pas revenue.
- A cause de moi. C’est pour moi qu’elle n’est pas revenue. Je suis vraiment désolée.
- Tu es bête. Elle a choisi. »

Nous nous asseyons sur l’herbe, elle enlève ses chaussures avec un grand soupir de contentement. Je souris, je retrouve White, la robe et les chaussures ne sont qu’un déguisement.

« Je n’en peux plus. Je ne peux plus rester ici. Je vais partir.
- Je comprend. Mais partir pour où ?
- Je ne sais pas encore.
- Ne cherche pas sa piste ! Je t’en supplie, ne pars pas à la poursuite de l’assassin de Kira.
- Si je le trouve je le tues.
- C’est lui qui te tuera !
- C’est possible.
- Je ne veux pas te perdre !
- Tu ne me perdras pas. Je serai toujours avec toi, comme Kira est toujours avec nous. Tu le sais.
- Je ne veux pas.
- Tu l’as senti. Nous sommes devenu plus forte à la mort de Kira. Tu deviendra plus forte à ma mort.
- Je ne veux pas devenir plus forte. Je ne veux pas que tu meures.
- C’est dans le cycle de la Nature. »

On continue la conversation, je lui parle du sacrifice d’Ombre. Elle semble comprendre. On parle de tout et de rien sans arrêter. On est plus légères, heureuses de nous retrouver malgré tout le reste. Comme à notre habitude, nous nous chamaillons pour savoir laquelle de nous deux est née la première. Elle me laisse la victoire mais enchaîne immédiatement :

« T’es p’têt la plus vieille mais moi je suis plus pucelle !
- J’attendais le bon.
- Tu auras cinquante ans et tu seras toujours vierge.
- Je suis obligée de l’attendre.
- Tu es bête. Tu as tort de l’attendre.
- Je n’ai pas le choix. »

Elle me regarde un peu tristement et me sers contre elle.
On s’allonge dans l’herbe fraîche et on passe la nuit devant la tombe de Kira, enlacées, dans les bras l’une de l’autre, les doigts entremêlés.

« Modifié: février 04, 2013, 16:06:21 pm par Dorothée »

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