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102324 Messages dans 7472 Sujets par 913 Membres - Dernier membre: pepeARea décembre 06, 2019, 22:15:21 pm
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Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Carrion Crown  |  Livre 2ème: Le procès de la Bête (Modérateur: Sstrad)  |  Chap. 9 : Les Flammes du Mal
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Auteur Sujet: Chap. 9 : Les Flammes du Mal  (Lu 751 fois)

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Hors ligne Bartholomeu

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Chap. 9 : Les Flammes du Mal
« le: octobre 14, 2012, 22:29:32 pm »
L’air est irrespirable. Cela fait bien trop longtemps que nous sommes ici. Ce gnome se joue de nous. Je ne pense pas que le sergent Rocco puisse être dupé aisément mais ses pensées sont naturellement préoccupées par l’agitation folle qui règne en ville.
 
A tout instant, l’embrasement menace les esprits échauffés. Cette ville concentre tant de violence dans les cœurs et ce pays… ce pays si dur, si hostile. Rester vivant est déjà une gageure. Comment ne pas devenir fou, méfiant, hostile envers son prochain.

Le sergent a été très clair envers nous. Si d’aventure il n’y a rien d’avéré dans nos soupçons sur les propriétaires de ce laboratoire géant d’alchimie, il mettra toute son énergie à nous jeter en prison pour y croupir durablement. Or, la situation se présente très mal, le gnome fait trainer la fouille en alternant propos mielleux au sergent et regard lugubre contre nous.

Son copropriétaire est un homme immense et sa chambre… sa chambre est comme un atelier. Les nombreux outils de chirurgien sont ordonnés de façon méthodique. Dans la penderie, le même type d’houppelande dont nous avons déjà la description.
Par Desna ! Nous sommes devant le tueur, la vraie bête. Et ils étaient peut-être deux…

Chevrefeuille a un éclair de génie et converse en catimini avec le sergent suite à quoi Rocco ordonne au géant de découvrir son torse. L’homme gagne du temps, objecte que c’est ridicule mais face à l’insistance du sergent se retrouve contraint d’obtempérer.

Mais voilà qu’à l’instant de vérité, l’alerte retentit.

Le sergent identifie très vite le sifflement strident : la garnison est attaquée, la population veut la Bête pour qu’elle soit exécutée sur le champ.

"Le sang et le feu sont réclamés par la foule.
Sur le pavé, l'engrenage se déroule..."


Le sergent hurle le repli à ses hommes, se précipite à l’échelle mais son état d’esprit bouillonnant lui fait manquer une marche : sa chute est accompagnée d’un cri de douleur.

Céléna va le rejoindre pour le soigner. L’homme et le gnome jubilent. Ils savent qu’ils n‘ont plus rien à craindre. Mais dans leurs yeux, le désir de nous ouvrir la gorge est plus qu’explicite.
C’en est trop. Tout s’écroule autour de nous, le sol se dérobe sous nos pieds. Tout nos efforts réduits à néant. La bête ne peut plus être sauvé. Et qu’adviendra-t’il de nous ? Lyana voit mes yeux effarés et me devance : ils ne doivent pas s’échapper.

Elle dégaine son arme mais le géant en profite pour la frapper sauvagement, révélant des griffes proéminentes. Dans le tumulte, les deux malfaisants sautent sur la passerelle en contrebas. Chevrefeuille est prompt à réagir et avance sur la coursive pour se mettre à leur hauteur. Il hésite, puis continue de quelques pas pour finalement ne rien tenter ?
Les deux hommes seront bientôt hors d’atteinte.
La grande cuve devant eux ! Des hautes flammes pourraient les arrêter aussi j’use d’une oraison mineure pour créer une étincelle…
Par Desna, l’effet produit est delà de ce que j’ai pu imaginer ! La surface de l’immense cuve s’embrase. Le regard horrifié des deux hommes est annonciateur d’un malheur.



La fumée est partout. L’explosion engendrée suivie de celle d’une autre cuve nous a projetée contre les murs.
Je n’entends plus rien, hormis un sifflement strident continu. Je me redresse, titube une première fois.
L’acide verdâtre se repend sur le plancher de la fabrique. Celena, grièvement blessée, se hisse sur la coursive. Marco ouvre une fenêtre, la seule issue possible. Chevrefeuille en prend le chemin. Un regard derrière moi me montre que Lyana aussi est vivante. En bas, au milieu des flammes intenses, les corps sans vie des deux hommes mais aussi du sergent. Par pitié, non !
Les vapeurs toxiques m’empêchent de voir si les derniers gardes ont pu quittés les lieux à temps. Au milieu de cette vision de cauchemar, seul le sang-froid de Marco peut sauver nos vies. Lyana et moi sommes les derniers occupants.
Ce matin, un ange de Desna m’a conféré une magie unique : le pouvoir de voler. J’incante sans entendre le son de ma voix. La plume que je tiens disparaît, la magie fonctionne ! Je la transmet à Lyana, couverte de sang : Desna, je vous en supplie, faites qu’elle vive.

Elle m’agrippe comme un fétu de paille, me dit des mots que je ne discerne pas et s’élance dans le vide en fermant d’abord les yeux. Nous flottons dans le vide puis nous nous posons quelques instants plus tard dans la rue.
Nous sommes couverts de sang, de suie, de traces de brulures. Je me laisse choir au sol. Marco soutient Celena et fais des grands signes pour que l’on s’éloigne. Chevrefeuille n’a pas attendu pour cela. Lyana me soulève par le bras pour m’aider à marcher.

De part et d’autres, la ville est en ébullition. Le bourdonnement dans mes oreilles laisse progressivement la place aux cris, aux hurlements. Une nouvelle explosion retentit. D’immenses fumées montent dans la nuit noire. Je marche comme je le peux dans la mêlée, balloté, bousculé.

La douleur n’est rien, ma tête va exploser. Je vais devenir fou. Non, je suis fou. Seul un fou peut provoquer tant de morts.

Mes pas me mènent au temple de Desna. Les portes sont évidemment ouvertes. J’hésite un long moment et rentre à l’intérieur. Machinalement, répétant des gestes milles fois réalisés, je lave mes mains et mes poignets. L’eau prend des reflets noirs, rouges et bruns. Je vois mon effrayant visage dans un miroir. C’est ce que je suis en réalité.
Un jeune prêtre passe près de moi et sort, certainement  pour aider la population. Pour lui, je dois avoir l’apparence d’un pauvre hère, couvert de suie. Rien d’étonnant à cela, Desna est également vénérée par les nécessiteux et les malandrins.
Ma présence ici est une insulte à la Déesse du Destin, du Voyage et… et… de la Chance. Je ne devrais pas être ici. Les vies que j’ai détruit ne connaitront rien des Doux Desseins de la Déesse.
Les larmes qui coulent dans mes mains sont noires. Noires comme la mort. Noires comme la nuit.

Je n’ai plus de chemin ou aller.
Que chaque rêve soit une étoile brillante dans l'obscurité de la nuit, et qu'il éclaire ta journée

Hors ligne D_Herblay

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Blow Up
« Réponse #1 le: octobre 15, 2012, 12:09:40 pm »
L’homme s’avançait sous les futaies en sifflotant gaiement,
« J’ai soldé tout mes comptes à Lepidstadt ! » Pensait-il avec un sourire carnassier.
Il progressait rapidement, profitant de ses récents achats. Il s’était fait un peu d’or grâce aux justiciers de Ravengro… Et bien davantage grâce à Vorsdag et Grim.
Il fallait partir avant que la population ne le relie aux défenseurs de la Bête, avec tous les morts qu’elle avait causés pendant sa fuite ils devaient maintenant regretter d’avoir pris son parti. Enfin, avec l’homme de métal, leur ami, enfermé pour avoir eut le tort de ressembler à la Bête, il faut reconnaitre qu’ils n’avaient pas eut le choix.
« Dommage pour Barth et pour Céléna ! » grommela-t-il
« Tel que j’ai appris à les connaitre, ces naïfs vont se persuader que tout est de leur faute ! Finalement si Rocco ne les avait pas persécutés pour calmer sa fierté rien de tout ça ne serait arrivé »
Un nouveau rictus sombre déforma ses traits
« Merci Pet’sec ! On peut dire que l’ironie des choses t’aura rattrapé, en tout cas j’ai pu rembourser la vie que je devais à ces petits saints ! »
Son expression s’assombrissait autan que le paysage qu’il traversait à mesure que ses pas l’emmenaient toujours plus au sud.
« Et avec le fiasco de ta mort mon p’tit Rocco pas question que Daramid me donne de l’argent pour mes services, elle devra accepter ma dette en paiement, je suis libre maintenant »
Il recommençait à siffloter les premières mesures de sa mélodie lorsque soudain,
« Je n’aurais peut être pas du mettre du verre pillé dans la bouillie d’avoine de Gros Bob, Joe pourrait se douter que c’est moi. »
Un bref moment de réflexion ralentit ses pas et puis,
« Non il a déjà fort à faire et je l’ai aiguillé sur Koch avant de partir, je ne sais pas s’il a vraiment un rapport avec le trafic d’organe mais j’en avais assez pour l’incriminer. Dans tous les cas il avait quelque chose à cacher, Joe le fera parler et ça lui apprendra à me rembarrer. »
Ses foulées s’étaient allongées de nouveau
« Inutile de revenir dessus c’est fait ! Et ça m’aurais encore plus gêné de laisser ce gros plein de soupe s’en sortir après m’avoir menacé de me péter les jambes ! »
D’un coup d’épaule il rajusta son lourd sac à dos
« Avec tout cet or fondu, il faudra que je l’évite de toute façon si je ne veux pas qu’il me tonde »
Malgré ses réflexions ses sens restaient aux aguets, l’ombre d’un bruit et déjà ses lames glissaient dans ses mains.
« Rien !
Ça sera plus calme en approchant de Vigil. Il faudra que je change de nom là bas, dommage j’aimais bien Marco, mais il me reste un compte à régler et il faudra bien qu’il y retourne ! »

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