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Auteur Sujet: Chap. 2 : Jour 4 ( "Rêve Funeste")  (Lu 1209 fois)

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Hors ligne Celena

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Chap. 2 : Jour 4 ( "Rêve Funeste")
« le: juillet 15, 2012, 17:17:24 pm »
Ravengro, 26ème jour de Calistril de l’an 4712


Ma chère Astra,

Pardonnes-moi de n’avoir plus donné de nouvelles depuis mon départ.
Je ne sais si cette lettre te parviendra un jour car nul courrier ne quitte ces lieux en ce moment. Mais s’il devait arriver quelque chose, au moins cela laisserait-il une trace de ce que nous avons vécu jusqu’ici.

Comme tu le sais, j’ai quitté Vigil dès le lendemain de notre adoubement. Ce qui devait être un grand jour, fut l’un des plus sombres de ma vie. Apprendre la mort du professeur Lorrimor juste après la cérémonie a laissé une plaie béante en mon cœur. Je m’en veux tellement si tu savais. Il ne se passe plus un jour sans que ces remords ne me hantent. Je l’avais senti au plus profond de moi et je l’avais lu dans ces dernières lettres, mais au nom du serment que je lui avais fait, je suis restée à Vigil. Si j’avais écouté mon instinct, si seulement… Mais il est trop tard à présent pour des si.
La pluie accompagne mes pas sur les routes d’Ustalav. Cela me va bien. Un soleil radieux eut été un affront par les temps sombres que je sens se profiler.

Lorsque je suis arrivée au cimetière de Ravengro, d’autres personnes y étaient déjà présentes, dont le prêtre de Desna, Bartholomeu. Te souviens-tu de lui ? J’étais partie en mission à ses côtés voilà un peu plus d’un an. Triste circonstances que nos retrouvailles. Il est devenu aujourd’hui l’un de mes compagnons de route et d’infortune. Tu avais raison : il est vraiment bon et plutôt bel homme. Je ne sais si Kendra a toujours des vues sur lui.

Kendra… Cela fut un véritable choc de la revoir. Je m’étais préparée à retrouver une enfant de 14 ans et c’est une jeune femme de près de 20 ans qui m’a fait face. Contrairement à Bartholomeu, je n’ai pas su trouver les mots ou les gestes. Depuis notre séparation sur les bords du lac d’Encarthan, il ne s’était pas écoulé un jour sans que je ne pense à eux. La douleur et la détresse dans son regard m’ont fait l’effet d’une gifle. Je me sens responsable de son chagrin. J’avais juré de combattre à leurs côtés. Mais je ne suis pas arrivée à temps.

Elle nous a accueilli chez elle comme on reçoit de vieux amis, avec cette bonté et cette simplicité si caractéristiques de Pétros. Comme elle a changé. C’est une belle jeune femme aujourd’hui.

Cela fait quatre jours maintenant que nous sommes ici, et nous savons maintenant pourquoi elle a tant grandi. Le livre de Pétros fait état d’un portail qu’il aurait franchi avec elle, afin de la mettre à l’abri. Il semblerait que dans ce monde là, le temps s’écoule plus vite qu’ici. Ils y auraient vécu six ans qui n’en représentent que deux pour nous. C’est assez incroyable mais si tu voyais leur maison, je ne devrai plus m’étonner. Je n’avais jamais vu un tel confort. Si le destin nous permet de nous revoir, peut-être pourrais-je te montrer ces objets extraordinaires.

Nos premiers jours dans le village de Ravengro n’ont pas été de tout repos. Les habitants se montraient hostiles envers nous. Il a presque fallu sortit l’épée pour parvenir à enterrer Pétros qu’ils considèrent comme un mage noir ! Selon eux, il aurait fait revenir les morts. Quelle ineptie ! Ce clivage nous a poussé à commettre des imprudences que nous avons payées. Mais je ne t’ai pas encore parlé des personnes qui partagent désormais mon quotidien ici.

Il y a tout d’abord cet homme étrange, Bai Zu Long, totalement couvert de tissu. On ne voit que ces yeux et je ne sais presque rien sur lui. Il faisait parti des cinq personnes qui, comme moi, ont été nommées dans le testament du professeur. Il ressemble aux descriptions que l’on nous a apprises au Collège, sur ces hommes venus des confins des terres, nommés « ninja ». Ses us et coutumes sont étranges : il danse nu chaque matin ! Inutile de te raconter comme cela a fait désordre dans un si petit village !

Bartholomeu, arpenteur de Desna est également présent. Je suis heureuse de le savoir à mes côtés. Un visage familier en ces terres hostiles. Il a fait preuve de sang froid et de courage depuis notre arrivée. Et nous lui sommes redevables. Son abnégation nous a sorti de situations forts délicates vis à vis du village. Son amitié avec ce cher Arwyl est un mystère qui ne fait que s’épaissir à mes yeux. Ils sont si différents. Peut-être faut-il être un homme pour comprendre ce lien…

Puis il y a Lyana. C’est une ranger, originaire de Ravengro. Elle doit avoir notre âge. Tu l’apprécierais très certainement. Elle est aussi forte que moi. Nous nous entendons bien. Son attachement au village est omniprésent. Ses parents et l’une de ses soeurs y vivent d’ailleurs. En dépit de cela, elle ne reçut pas un meilleur accueil que nous à son retour.

Aujourd’hui, nous avons enfin compris l’origine de cette agressivité à notre égard. Pour la première fois depuis notre arrivée, nous avons tous fait le même cauchemar. Je me sentais comme aspirée dans le ciel. Le village s’étendait sous mes pieds, dans l’encre noire de la nuit. La mort et la violence empoisonnaient l’air. Sur ma gauche, la silhouette sinistre de la prison s’élevait de toute sa hauteur. Je pouvais ressentir les battements de haine s’en dégager et faire vibrer chaque fibre de mon être à m’en glacer le sang. Sur ma droite, au loin les morts sortaient de leurs tombes et marchaient sur le village. C’était un bain de sang innommable.

Je me suis réveillée en âge. Kendra, qui dormait à mes côtés, s’est également réveillée en hurlant. Cette vision nous l’avons tous eu. Juste une nuit et nous étions retournés. Que dire de ces pauvres villageois dont ces horreurs hantent leur sommeil depuis plusieurs jours maintenant. Il y a de quoi devenir fou. Je dois t’avouer que j’appréhende de me rendormir ce soir. Mais les évènements de ce jour m’empêcheront-ils peut-être de trouver le sommeil.

Il est certain à présent que Pétros a découvert des éléments importants dans son combat contre la non vie, ici même, à Ravengro. C’est d’ailleurs aux pieds de la prison que son corps sans vie a été retrouvé. Si tu avais vu l’état de son visage, ou plutôt de ce qu’il en reste. Une pierre se serait soi-disant détachée des remparts et lui aurait broyé la tête. Je ne crois pas un instant à cet accident. Et je pense que mes compagnons aussi.

Il étudiait des écritures au pied de la paroi ; il en fait état dans son journal. D’ailleurs, il n’écrivait pas seulement ce qu’il trouvait. Il les laissait en pensée. C’est une magie rapportée de ce monde parallèle dont je te parlais, la ville de Shar. Ces objets sont appelés « pierres-pensent ».
Pétros y a laissé une partie de son savoir. Il suffit de les toucher pour y avoir accès mais il faut posséder les connaissances des objets magiques ; ce qui n’est pas mon cas.

Nous en avons trouvé deux avec son livre de voyage.
L’expérience s’est révélée douloureuse et presque mortelle pour deux d’entre nous. D’ailleurs, nous ne sommes pas parvenus à lire complètement la seconde. Il faudra le faire demain.
Selon Kendra, d’autres pierres seraient dans la maison. Ca aussi il faudra s’en occuper. Peut-être nous révèleront-elles d’importantes choses.
Il y a aussi cette histoire de livres à rapporter à la bibliothèque de Lepidstat dans un mois. Il y en a quatre dont deux maléfiques. J’ai fait une détection dessus. Nous n’y avions pas vraiment accordé d’importance jusqu’à présent, mais les évènements d’aujourd’hui ont changé la donne : en effet, l’un de nous s’est avéré être un traître mais j’y viendrai après.

Je ne t’en ai pas encore parlé, mais outre les problèmes relationnels avec le village, des évènements inquiétants ont débutés depuis notre arrivée.
Chaque matin, une lettre de sang apparaît. Les deux première : V et E ont été écrites sur une stature située non loin de la maison des Lorrimor. Un chat et un chien (le chien de Lyana en l’occurrence) ont servi de sacrifice.

Ormis des traces d’homme portant le poids de ses victimes, Lyana n’a rien pu trouver d’autres. Les cadavres non plus. Ces actes barbares alimentent la psychose ambiante et laissent craindre le pire. Que la prochaine victime soit humaine. Bai a fait le guêt la nuit dernière mais n’a rien vu. Cela n’a pas empêché l’apparition d’une troisième lettre de sang ce matin, sur l’une des portes du temple de Pharasma : un S.

Les mêmes traces de pas portant un poids encore plus lourd, disparaissent dans l’eau ; l’absence de cadavre. Le scénario est identique. Le conseil a décidé de réunir le village au temple et nous a demandé d’être présent. C’est ainsi que nous avons découvert que tous les villageois faisaient le même cauchemar.

Puis il s’est passé un incident : les enfant, après nous avoir avoué ne pas faire ces rêves, sont sortis du temple et ce sont mis à jouer à un jeu. Celui de leur rêve : ils faisaient une ronde tandis que l’un d’entre eux, le petit Théo, gamin adorable et commère du village, poursuivait la petite Isabelle.
L’expression de leur visage était effrayante. Cela ne ressemblait en rien à un simple jeu.
 Lyana a tenté d’attraper Théo sans succès. Je me suis occupée de la fillette. Elle s’est mise à hurler comme si la mort elle-même était à ses trousses. Théo, que Lyana était parvenue à attraper, se débattait avec une force inouïe. On aurait dit qu’ils étaient possédés. Le prêtre de Pharasma a invoqué une protection contre le mal. Quatre enfants ont perdu connaissance. Il fut décidé que les enfants resteraient à l’abri au temple, tant que tout ceci ne serait pas éclairci.

J’ai alors demandé l’autorisation de creuser au pied de l’arbre au chien mort. Lieu de rencontre et de jeu connu du village, j’y avais détecté hier, une aura maléfique venant des racines.
Je m’y suis rendue accompagnée de Lyana, Bartholomeu et Henri, l’un des hommes du shérif Benjan. Cela n’a rien donné et l’aura maléfique avait disparue. Après étude des lieux, Lyana en a conclu que quelqu’un avait déjà déterré ce qui s’y trouvait. Elle avait relevé des traces de pas qui ne lui étaient pas inconnues. Agacée de cette perte de temps, je les ai laissés et suis retournée voir le préteur sur gages du village.

Je lui avais en effet apporté les vêtements trouvés près de l’homme assassiné en forêt. Lors de notre voyage, Neculai et moi avons découvert le corps dénudé et décapité d’un homme. Grace à son expérience de ranger, Neculai est parvenu à retrouver les habits de l’inconnu, soigneusement roulés et enterrés plus loin. Je les avais conservés avec moi.
Le prêteur se souviendra les avoir vu sur un homme d’une cinquantaine d’années, accompagnant le professeur lors de l’un de ces voyages. Il s’appelait Fulmen. Mon sang n’a fait qu’un tour.

La cinquième personne présente à l’enterrement et qui nous accompagne depuis se nomme Quintus Fulmen. Il prétendait être à la recherche de l’assassin de son père, grand ami du professeur. Ce Quintus nous avait bluffé en usurpant l’identité de cet inconnu et je venais de laisser Kendra seule à la maison avec cet assassin !

 Je suis arrivée au moment où ce traitre s’apprêtait à lever la main sur elle. Il n’a pas hésité à la prendre en otage. Ces yeux étaient fous. Il lui aurait tranché la gorge sans sourciller de sa lame couverte de poison.
Kendra était affolée, ne comprenant pas comment l’homme qu’elle dont elle était tombée amoureuse puisse faire ça.
Lyana m’a rejointe. Elle avait elle aussi compris ce qui se passait. Elle était parvenue à identifier les traces de pas au pied de l’arbre du chien mort. C’étaient celles de Quintus bien sur.

Astra, avec lui, j’ai commis ma seconde grande erreur en tant que paladine et elle a failli coûter la vie à Kendra.
Les circonstances, l’aspect inexpliqué d’une Kendra plus âgée, le village, les conditions de l’enterrement. Rien de ceci n’excuse mon manque de vigilance.
Je n’ai pas opéré de détection du mal sur cet homme que je jugeais insignifiant, lâche et menteur. Je l’ai laissé auprès de Kendra, l’estimant plus en sécurité qu’avec nous. Et elle en est tombée amoureuse. Par ma faute, la voilà de nouveau plongée dans le chagrin. Il m’aura fallu trois jours entiers et un concours de circonstances pour m’apercevoir de mon erreur.

Tout ceci aurait pu bien mal finir. Kendra, se débattant, il fut obligé de l’assommer et de la laisser glisser à terre.
D’un même élan, Lyana et moi avons sauté sur lui mais une nouvelle intervention stoppa net notre course : un énorme grondement secoua la maison, et soudain, une main gigantesque sortit du bloc où étaient scellés les  quatre livres dont je te parlais plus haut. Une voix caverneuse en sortit : « Tu as tué Pétros Lorrimor ? »

Et avant que nous comprenions ce qui se passait, le poing se referma sur le cou de Quintus, brisant d’un coup sec sa nuque. Son corps était suspendu au bout de cette main, la tête pendante comme un poulet mort.
Le traitre était malgré tout parvenu à entamer la gorge de Kendra qui saignait abondamment. Je sentis Bartholomeu et Bai arriver derrière moi. Ils ne comprenaient rien à la scène. Nous non plus d’ailleurs.

 Puis, petit à petit, la stèle s’est muée en une silhouette de métal d’adamantium. Il prenait vie ! Sa taille et sa force sont impressionnantes. Il nous demanda où se trouvait Pétros. Nous lui apprîmes qu’il était mort. Il ne nous cru pas et se mit en tête de le ramener à la vie. Pour nous prouver qu’il en était capable, Bartholomeu lui proposa de rendre la vie à Quintus.

Astra, mon admiration et mon respect envers lui sont grands, mais cette proposition était inacceptable pour moi. Pas après ce que je venais de voir. Le ton est monté. Je sentais la colère gronder en moi.
Je ne suis pas fière de ces sentiments, mais en cet instant, je pense sincèrement que j’aurai été capable de le frapper. C’est indigne d’un paladin. Car au final, la véritable personne que j’aurai aimé frapper, c’est moi. Si je m’étais davantage concentrée sur mon rôle, je nous aurai épargné à tous de douloureux moments.

Le soir était tombé, et c’est le shérif Benjan qui mit fin à cette situation en frappant à la porte. Il venait chercher des renforts pour monter la garde à divers endroits stratégiques du village et tenter d’empêcher le déséquilibré de tracer une quatrième lettre.
Lyana et moi nous sommes portées volontaires, tandis que Bartholomeu se rendit au temple pour s’entretenir avec le prêtre de Pharasma.

Je me suis postée près de la maison des Lorrimor. Lyana choisit la statue où les premières traces étaient apparues. Le shérif se posta au temple, Henri, au pont près de la statue, Tom à l’autre pont, et Zorca, le père du petit Théo, à la place du village. Je ne l’appris qu’après, Bartholomeu se posta à mi chemin entre la statue et le temple. Le shérif nous avait distribué une sorte de jouet pour enfant afin de donner l’alarme.

La nuit nous enveloppait de son manteau noir. L’air frais me fit du bien. Bartholomeu avait soigné Kendra. Nous lui étions de nouveau redevable. Ma honte n’en était que plus grande.
Je regarde le ciel sans étoiles.
Astra, Pétros a cru en moi et m’a fait devenir paladine. A-t-il eu raison ? Tu n’aurai jamais agi comme moi, j’en suis sure. Sarenrae, enveloppes moi de ta bonté. Je me sens si seule.

Le bruit du jouet de Lyana m’a fait sortir de mes sombres pensées. Je me suis précipitée dans sa direction et l’ai trouvé au corps à corps avec un homme. Quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître Gibbs, un homme bien étrange qui, entre autre, avait réussi à faire sortir Bartholomeu de prison. Je le pensais un homme de bien ; me serais-je de nouveau trompée ?

Henri était déjà dessus et avait réussi à le toucher. Lyana par contre, semblait gravement blessée. Le temps n’était pas aux questions. J’ai lancé mon premier coup.
L’homme est agile et prompt au combat. Il est parvenu à l’esquiver lui permettant de rendre le coup. J’ai senti la lame de son rasoir entamer ma gorge. Une immense chaleur se déversa sur mon coup est passa sous mon armure. Une douleur inouïe m’enserra la tête. Mais ce n’était pas la première fois que je la ressentais. Cette violence avait été mon quotidien pendant près de deux mois lorsque notre grande prêtresse m’avait guéri mes bras. Il en faudrait davantage pour me faire tomber.

Henri a raté son attaque cette fois-ci et Lyana semble vraiment mal au point. Cet homme sait se battre, c’est certain.

Astra, pour la première fois de ma vie, j’ai utilisé le châtiment du mal. Mais mon cimeterre n’a pas réagi. Malgré ses yeux révulsés et son état agressif, le mal ne l’habitait pas. J’entend Benjan et Bartholomeu arriver en courant. Ils ne doivent pas le tuer. Cet homme est bon, j’en ai eu la preuve. Bai Zu Long lance un missile magique qui atteint Gibbs et nous permet de nous dégager. Je lui assène ma lame de compassion, parvenant ainsi à lui faire perdre connaissance.

Nous sommes, Lyana, Gibbs et moi même, gravement touchés.
Dans son immense bonté, Bartholomeu nous inonde des bienfaits de Desna, nous rendant capables de nous relever. Je vois alors Lyana se précipiter vers la rivière. Ce qu’elle en sort nous glace d’effroi.

C’est le corps sans vie du petit Théo qu’elle tient dans ses bras.
« Modifié: juillet 15, 2012, 23:45:52 pm par Celena »
Celena

Hors ligne Bartholomeu

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Re : Chap. 2 : Jour 4 - Compléments d'informations
« Réponse #1 le: juillet 19, 2012, 21:04:32 pm »
Je partage mes notes qui complètent le récit ci-dessus

Le cauchemar :

Citer
nous voyons la prison dont émane un halo maléfique et d’où viennent 5 ombres dont une aux yeux rouges et nous entendons : « Vous ne pourrez pas nous empêcher de sortir. Bientôt, on viendra vers vous ».

Au matin, Celena partage de nouvelles découvertes dans les notes de Pétros. Bei Za Long est extenué et doit se reposer. On peut remarquer que Bartholomeu ne participe pas au petit-déjeuner.

Le rituel des pierres est tentée, nous formons un cercle. Kendra => Celena => Bartholomeu => Bei Za Long => Lyana => Quintus => Kendra.
Citer
Sensation de déplacement , 2 grandes formes blanches dans le noir puis le noir absolu. Vibrations. Nous regardons derrière nous : une armée de chevaliers gigantesques. Devant, une main sinistre qui nous regarde. Un océan noir à perte de vue. Des cadavres partout.

Seconde tentative, sensation onirique vécue à la première personne.
Citer
« Nous avons repoussé les morts-vivants. Trahison : les mages vont nous couler dans l’adamantium. Ni vivant… ni morts… «
Puis c’est le blackout.

Venu de Benjan car il y’a une nouvelle lettre au temple : un S.
A l’intérieur, le père Grimburrow est avec 3 personnes, les conseillers : Vashian, Madame Straeloc, âgée et vive d’esprit, et Muricar, la cinquantaine, charismatique (syndrome du vieux beau).
L’idée de Bei Za Long séduit : la porte outragée sera déposée et remplacée.

Réunion à l’hotel de ville pour calmer la population. Les enfants sortent et s’adonnent à des jeux malsains, dansant sur des chansons malsaines
« Je vais voir ce qu’il y’a dans ta tête »
« J’ai revé que mon nom s’écrivait dans du sang »

Bartholomeu libère Théo de l’emprise du malin puis le père Grimburrow entonne une bénédiction libératrice.

Les enfants seront regroupés au temple pour être surveillé ensemble.
Bartholomeu insiste (en vain) pour proposer l’aide de Kendra Lorimorr comme professeur suppléant.

Chacun s’occupe. Les coups de pelles et de pioches devant l’arbre mort révèlent que le source du mal n’est plus là ( ?!)

Bai Zu Long rejoindra Bartholomeu aux archives du temple pour continuer les recherches. Les lettres V-E-S coïncident avec Vesharun, une divinité méconnue de la non-vie et Vesorania Hawkrane, l’épouse décédée du directeur de la prison lors du grand incendie.

...
Que chaque rêve soit une étoile brillante dans l'obscurité de la nuit, et qu'il éclaire ta journée

Hors ligne Dorothée

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Re : Chap. 2 : Jour 4 ( "Rêve Funeste")
« Réponse #2 le: juillet 20, 2012, 12:07:44 pm »
Tout. Je rate tout. Cette journée n'aura été qu'une succession d'échecs.

Déjà à l'hôtel de Ville, comment les enfants ont-ils pu sortir sans que je m'en aperçoive ? Lorsque je m'en suis enfin rendue compte, ils avaient déjà commencé leur jeu. Ils ont failli aller au bout à cause de mon incompétence. Je regardais la salle, comment ont-ils pu sortir sans que je les voie ?
Heureusement, nous avons réussi à les intercepter, j'ai pris Théo, qui incarnait le Père Espiègle, et Céléna a pris Isabelle qui faisait la victime. Sans le pouvoir des prêtres, comment cela se serait-il fini ? Le petit Théo était tellement enragé que je ne sais si je pouvais le maintenir longtemps. Que ce serait-il passé s'il avait attrapé Isabelle ?
Lorsque je suis allée le voir plus tard au temple, il a confirmé ce que nous pensions tous. Ils ont été possédé. D'après lui, un homme avec un marteau lui aurait dit de sortir de l'hôtel de ville et lorsqu'ils jouaient, ils n'étaient pas seul, mais une centaine d'hommes jouaient avec les enfants. D'après leur description, il ne fait aucun doute que c'étaient les prisonniers de l'ancienne prison d'Harrowstone. Le Père Espiègle est parmi nous. Et j'avoue que cela me fait peur.

S'il n'y avait eu que ça comme erreur cela aurait pu aller mais non ! Lorsque Céléna a creusé au pied de l'Arbre du Chien Mort, j'ai été plus loin dans l'incompétence. J'ai vu que la terre a été remuée, j'ai su qu'on venait de creuser exactement à cet endroit, exactement là où la paladine avait détecté le Mal la veille au soir. Les traces de pas découvertes appartenaient à un homme que je connaissais, et je savais qui était au courant du Mal qui logeait à cet endroit, qui était là lorsque Céléna avait fait sa détection du Mal et à qui on en avait parlé. Et malgré tout cela, malgré ces évidences, je n'ai pas été capable de savoir qui c'était ! J'avais tous les éléments en main et je n'ai pas été foutu de le voir ! Il m'a fallu des heures pour qu'enfin je comprenne ! Neculai, heureusement que tu n'es pas au village en ce moment, tu aurais honte de ton élève.
Lorsqu'enfin j'ai compris, j'ai couru chez Kendra, dire qu'on l'avait laissé seule avec ce traître ! La Paladine était déjà là, elle avait, elle aussi, compris qui était Quintus Fulmen, ou quelque soit son nom. Il s'en est fallu de peu que Kendra se fasse tuer, seule l'intervention d'un être sorti du néant a réussi à sauver Kendra.
Des heures, il m'a fallu des heures pour comprendre une chose aussi simple, je suis censée savoir reconnaître n'importe quel traces, suivre n'importe quelle piste, et je ne suis même pas capable de reconnaître celles appartenant à un membre de mon groupe ! Quelle piètre rôdeuse je fais.

Je devrai tout arrêter, suivre les désirs de ma mère, reprendre l'épicerie, me trouver un mari et lui faire des enfants. Comme ça au moins, je ne causerai plus de drame du fait de ma seule incompétence. Si j'étais restée au village, au lieu de devenir Ranger, le petit Théo serait toujours en vie. Il est mort parce que je n'ai pas su agir comme il fallait. Comment mes flèches ont-elles pu rater Gibbs ? J'étais dans son dos, sans obstacles, il ne m'avait pas vu et ma flèche l'a raté. Pas une fois mais deux fois. Je ne pouvais pas le rater. C'était impossible. Et pourtant je l'ai fait. Lorsque la lame est entrée dans la gorge de Théo, c'est comme si je tenais le rasoir moi-même. Je l'ai tué et je vivrai avec ça toute ma vie. J'espère que son âme a pu arriver auprès de Pharasma et qu'elle n'erre pas pour l'éternité dans des tourments à cause de ce sacrifice impie. Pharasma, prend le sous Ta bonne garde, je T'en supplie !
C'est lorsque le sang de Théo a giclé que Gibbs a enfin paru me voir. Ses propos m'ont glacé le sang : « Vous nous empêcherez pas de sortir. La femme mourra à nouveau. » C'était la voix de Gibbs et, en même temps, ce n'était pas la sienne. Il était très certainement possédé, d'ailleurs lorsque je l'ai attaqué de mon épée, dans un sursaut de lucidité, il m'a demandé de l'achever. Et, oh oui, je voulais de toutes mes forces l'exaucer. Cela aurait peut être atténué la douleur qui me ronge.  Même ça, je n'ai pas su le faire. La Paladine l'a assommé.
Sans attendre, j'ai sauté dans la rivière où Gibbs avait jeté Théo, j'ai pris son petit corps sans vie et suis remonté sur la berge lorsque Zokar est arrivé. Comment puis-je le regarder ? Comment puis-je même être en sa présence, moi qui ai tué son enfant ? Les larmes qui ruissellent sur mes joues n'y changeront rien.

Hors ligne Celena

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Re : Chap. 2 : Jour 4 ( "Rêve Funeste")
« Réponse #3 le: juillet 22, 2012, 13:43:13 pm »
" Astra,

Comme je te le disais, le petit Théo est mort. Il est la première victime innocente de ce village.
Nous mettrons tout en oeuvre ici pour comprendre et arrêter ce qui s'y déroule.
Puis-je te demander deux choses?

- Pourrais-tu te renseigner sur un certain "Fulmen". Selon le propriétaire de la Bourse en soie qui a reconnu ces habits, il s'agissait d'un riche marchand accompagnant Pétros. Il est certain que ces habits proviennent de Vigil de par leur manufacture. Pourrais-tu chercher en ce sens? C'était un homme de la cinquantaine, plutôt grand et soigné. N'ayant pas retrouvé la tête, je ne peux t'en dire davantage.
- Mets la vieille Salé au courant de ce qui se passe ici ainsi que de Fulmen.

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