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102339 Messages dans 7472 Sujets par 905 Membres - Dernier membre: pepeARea janvier 24, 2020, 22:30:48 pm
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Opale Campagnes  |  Archives  |  IdF - Sstrad - Carrion Crown  |  PJs (Modérateur: Sstrad)  |  Lyana Avanaki
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Auteur Sujet: Lyana Avanaki  (Lu 1000 fois)

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Hors ligne Dorothée

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Lyana Avanaki
« le: juillet 08, 2012, 19:45:40 pm »
   

Lyana est rôdeuse à Ravengro. C'est une jeune fille de 18 ans. Sa vie en plein air lui a donné une peau hâlée et respirant la santé. Elle porte les cheveux longs, mais pour éviter qu'ils lui gênent la vue, elle porte deux fines tresses de chaque côté du visage. Elle porte un tatouage en forme d'étoile au creux du cou.

Elle est très attachée à sa famille et à son village. Et jusqu'à présent ceux-ci lui rendaient bien. Si elle quitte régulièrement Ravengro c'est toujours pour mieux y revenir. Sa mère aimerait qu'elle cesse de voyager et qu'elle reste définitivement au village et pourquoi pas se marier et reprendre l'épicerie familiale mais elle sait que ça n'arrivera jamais. Elle s'est fait une raison mais n'a toujours pas renoncer d'essayer d'en persuader sa fille.

Lyana est de nature assez enjouée. Elle sait rester silencieuse et solitaire mais apprécie énormément la compagnie des autres.

Si la mort du professeur l'a beaucoup affecté, l'avenir de son village la préoccupe au plus haut point.
« Modifié: février 01, 2013, 00:30:01 am par Dorothée »

Hors ligne Dorothée

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« Réponse #1 le: juillet 15, 2012, 19:04:51 pm »
(Dans la maison du Professeur Lorrimor, un soir devant un bon feu de cheminée.)

Que je vous raconte ma vie ? Pourquoi faire ? Vous la connaissez aussi bien que moi, voire même mieux que moi. Mais bon, puisque vous insistez, d’accord. Mais ce ne sera pas de ma faute si vous ne trouvez pas ça intéressant.
Je m’appelle Lyana Avaniki, je suis la fille de Luthko et Marta Avaniki. J’ai deux sœurs : Kira et Wite. On a toujours été inséparables. Je n’ai pas un souvenir d’enfance où elles ne sont pas là. Comme nous sommes nées le même jour, c’est peut être normal. Les gens disent que c’est un signe divin, ou un truc comme ça, le fait qu’on soit des triplées. Pour nous, c’est juste normal, on est trois, c’est tout ce qui importe.

D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours habité Ravengro. Mes parents tiennent l’épicerie du village. Eux viennent d’ailleurs, je ne sais pas d’où, ils sont arrivés à Ravengro quand on avait trois ans. J’ai jamais su d’où ils venaient, ni pourquoi ils avaient quitté l’endroit où ils étaient. Ils n’ont jamais parlé de ça et avec mes sœurs nous avons vite appris à ne pas poser de questions. Et puis, il faut bien avouer que ça ne nous a jamais paru très important. Pour nous, nous sommes de Ravengro, c’est tout.

Mon enfance a été normale et assez joyeuse. Avec mes sœurs, lorsqu’on avait fini d’aider nos parents, nous jouions dans le village ou aux alentours. Jamais très loin évidemment. Nous savions que dès nous nous éloignions nous n’étions plus en sécurité. Quand j’étais petite, il y a eu des attaques de mort-vivants dans le village, pas très importantes puisqu’elles ont été repoussées mais suffisantes pour nous faire comprendre le danger. Et puis, il y a eu ceux qui ne sont jamais revenus de la forêt, alors qu’ils étaient armés, aux aguets et à plusieurs. Sans compter ces histoires qu’on entendait lors des veillées, qui parlaient d’autres villages disparus détruits par les mort-vivants. Alors, même si nous étions des gamines nous savions que la forêt est dangereuse. Et jamais nous y serions allées. De temps en temps, nous nous éloignions un peu du village. Nous nous encouragions l’une l’autre. Mais au moindre bruit, nous courrions à toute vitesse vers le village comme si la mort nous poursuivait, et c’était peut-être le cas.  Une fois, nous devions avoir 10 ans, Neculai Calghoru, le Ranger, nous a aperçu alors que nous étions allées assez loin, le plus loin que nous avions jamais osé. Il est apparu d’un coup devant nous, il était impressionnant et surtout furieux. Il nous a ramené manu militari chez nos parents. Et eux, je ne les avais jamais vus aussi en colère. Alors qu’il n’avait jamais levé la main sur nous, mon père nous a donné une correction mémorable. On a eu du mal à s’assoir pendant quelques jours. Je crois qu’il a vraiment eu peur pour nous. En tout cas, nous ne nous sommes plus jamais éloignées du village.

Les années sont passées sans rien de bien notable jusqu’à la fameuse nuit. C’était la nuit de notre anniversaire, nous venions d’avoir 14 ans, nous étions endormies depuis un bon moment quand je me suis réveillée. C’était étrange, je dormais profondément et d’un seul coup j’ai senti qu’il fallait que je me réveille et que je me lève. Quand je fus debout dans la chambre, mes sœurs étaient aussi réveillées que moi et se levaient. Nous n’avons pas échangé la moindre parole. Nous avons regardé un long moment par la fenêtre côte à côte. Je ne sais pas ce qu’elles ont vu. Mais moi j’ai vu la Forêt. Je la voyais tous les jours par la même fenêtre mais là c’était différent. Je l’ai vraiment VU. Elle brillait d’une lumière surnaturelle, divine. Elle irradiait totalement et éclairait tout. Elle palpitait comme un vrai cœur, elle était vivante, et surtout elle m’appelait. Sans réfléchir, je me suis habillée. J’avais vaguement conscience que mes sœurs faisaient pareil. Mais je ne pensais qu’à une seule chose, aller dans la forêt. J’ai filé droit vers elle, je n’ai jamais couru aussi vite. Toutes mes craintes, toutes mes peurs avaient disparu. Je me suis enfoncée dans la forêt et je ne m’étais jamais senti aussi bien. La Forêt vivait, je la sentais vivre en moi, à travers moi. Je ne sais pas comment expliquer cette sensation :  je sais juste que j’étais où je devais être. La Forêt brillait d’une lumière dorée et m’enveloppait d’une chaleur bienfaisante, je faisais partie d’elle et elle faisait partie de moi. Une sorte de communion. Tout devenait simple. Je ne sais pas combien de temps je suis restée comme ça.

Mais tout a changé d’un coup. La lumière, la chaleur, le bien-être, tout a disparu. La forêt est devenue menaçante, angoissante, oppressante. J’avais l’impression qu’elle souffrait et sa souffrance se répercutait dans tout mon corps. C’est alors que je les ai aperçues : des goules.  Elles s’avançaient vers moi et je ne pouvais pas bouger. J’étais comme figée, paralysée par la douleur que je sentais venir du plus profond de la Forêt. Les dernières choses dont je me souvienne ce sont les morsures dans ma chair.

Tout ça je vous l’ai déjà raconté quand on s’est rencontré. Je me suis réveillée dans ma chambre plusieurs jours après sans savoir comment j’étais arrivée là, le corps douloureux et l’esprit embrumé. Au pied de mon lit, il y avait Neculai Calghoru, c’est lui qui a tué les goules, m’a trouvé dans la forêt et ramené chez moi. Il m’a dit qu’il avait su qu’il devait aller dans la forêt, il ne savait pas pourquoi mais c’était important. Il a appris à se fier à ses instincts, surtout à ces appels, donc il n’a pas hésité et s’est précipité. Heureusement pour moi. Il serait arrivé quelques minutes plus tard et je ne serai pas là à vous raconter tout ça. C’est en parlant avec lui que j’ai compris ce qui m’est arrivé. J’ai simplement eu un Appel. De la même façon que certains sont appelés par un dieu, la Forêt m’a appelée. En fait, c’est la Nature elle-même qui m’a appelée à travers la Forêt. Comme elle a appelé Neculai avant moi.  Il a accepté de m’aider à suivre cette voie. C’est comme ça que je suis devenue Ranger. Il m’enseigne tout ce qu’il peut et je patrouille à ses côtés.

Cette nuit et cet Appel ont changé ma vie. Je n’ai jamais ressenti à nouveau ce que j’ai senti cette nuit là, cette illumination, mais c’est là en moi. Et maintenant, je sais ce que j’ai à faire. Je sais que je passerai ma vie à protéger la Nature et la Forêt. Et à traquer les mort-vivants qui en souillent la pureté. Les morts-vivants sont une abomination. L’ordre naturel est de naître, vivre et mourir. Mais eux refusent de mourir. C’est une obscénité lancée à la face de la Nature. Et je ferai tout pour aider l’ordre naturel à être rétabli.

Comme je vous l’avais dit, je ne suis pas la seule à avoir eu ma vie transformée cette nuit-là. Je suis juste la seule à avoir failli mourir. Quoique je n’en suis pas certaine. Quand je suis sortie de ma chambre, mes sœurs me suivaient. Je ne sais pas ce qu’elles ont fait ni où elles sont allées, encore moins ce qu’elles ont vécu. Je ne leur ai pas demandé, comme elles-mêmes ne me l’ont pas demandé. Mais ce qu’elles m’ont dit c’est qu’elles ont reçu un Appel elles aussi. Pas le même. Kira a été appelé par Pharasma, elle est désormais acolyte au temple avec le père Grimborrow. Quant à Wite, c’est Erastil qui l’a appelé, elle est partie rejoindre les druides, on se rencontre parfois en pleine nature et surtout pendant la fête d’été.

Je pense que je vous ai raconté tout ce qui était important. Ma vie est assez banale en fait. Je parcourt la forêt avec Neculai et j’essaye de devenir une ranger digne de ce nom.

La première fois que je vous ai vu, je dois avouer que je ne savais pas quoi penser. Je n’avais parlé de mon expérience à personne. Evidemment, dans un village comme Ravengro, les rumeurs vont bon train mais personne n’a jamais su ce qu’il s’était vraiment passé. Personne n’a osé me le demander et ça m’arrange plutôt.  La “ Légende ” des trois sœurs triplées qui ont reçu l’Appel la même nuit leur suffit. Et je pense que Neculai leur a fait comprendre que les questions seraient mal venues. C’est pour ça que lorsqu’il m’a annoncé qu’un homme, un nouveau venu en plus, avait demandé à entendre mon témoignage et qu’il pensait que ce serait une bonne idée, j’étais vraiment étonnée. Mais comme mes parents insistaient aussi, j’ai accepté. Je ne l’ai jamais regretté. Si j’avais refusé, nous n’aurions jamais eu ces longues soirées de conversation et jamais je n’aurai pu finir par vous considérer comme un de mes amis les plus chers. Je sais que je peux venir vous voir à tout moment et que vous aurez toujours une oreille attentive. Vous savez que vous êtes la seule personne à qui je me confie, à qui je raconte tout ? On ne se confie jamais vraiment à ses parents, mes sœurs poursuivent maintenant leur propre chemin et Neculai est Neculai. Il n’attire pas les grandes confidences. On peut rester plusieurs jours dans la forêt sans échanger un seul mot. Ca me convient parfaitement, je suis peu bavarde habituellement. Il n’y a qu’avec vous que je parle aussi librement et autant. 

Comment ? Vous profitez de ce que je viens de dire et que je ne peux rien vous cacher. Non, je n’ai pas de fiancé. Ni officiel ni caché. Et je n’en ai jamais eu. Non ! Neculai n’est que mon mentor, mon instructeur, mon guide, le titre que vous préférez mais rien d’autre. Quant aux autres hommes du village, la plupart sont trop vieux et ceux de mon âge sont gentils mais… je crois que je leur fais un peu peur et de toute façon aucun ne m’intéresse.  La Forêt me suffit. Je crois que je resterai seule. Oui, vous avez raison, seul l’avenir nous le dira.

Bon, j’ai suffisamment parlé je pense et il commence à se faire tard. Je vais vous laisser.


Hors ligne Dorothée

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Tranche de vie
« Réponse #2 le: septembre 26, 2012, 19:32:32 pm »
Elle émergea du bosquet le plus silencieusement possible, la paume douloureuse à force de serrer son arc, les bras griffés par les broussailles et une longue estafilade sur le flanc droit, lorsqu'elle le vit. Enfin, elle l'avait retrouvé ! Elle réprima un soupir de soulagement, le soleil se couchait, il ne restait plus beaucoup de temps avant l'arrivée de la nuit. Elle frémit en s'imaginant seule au milieu de la forêt.

Mais elle avait réussi ! Elle l'avait retrouvé, elle avait su suivre sa piste. Il lui tournait le dos, il semblait concentré sur les braises qui rougeoyaient devant lui. Elle attendit un instant avant de s'approcher, si elle ne voulait pas qu'il l'entende, il fallait qu'elle soit la plus silencieuse possible, qu'elle reprenne sa respiration. Ca serait dommage de tout gâcher maintenant.

Alors qu'elle avait réussi ! L'épreuve avait été rude. Lorsqu'au petit matin, elle s'était réveillée, Neculai l'avait envoyée chasser du petit gibier pour le repas et remplir les outres. Docile, elle s'était exécutée sans hésiter même si elle ne comprenait pas pourquoi il fallait chasser maintenant. Logiquement, c'était en fin de journée qu'on chassait. Le gibier tué servait de nourriture pour le soir et les restes étaient enterrés avant de dormir chacun son tour. Ca permettait ainsi de voyager léger la journée et surtout de ne pas transporter de chair morte dont l'odeur pouvait attirer toutes sortes de créatures.

Lorsqu'elle était revenu au campement après une petit quart d'heure, il n'y avait plus personne. Le campement avait été nettoyé et les affaires du rôdeur disparues. Une flèche plantée dans un arbre tenait un message : "Retrouve moi".

Elle se mordit la lèvre, pensive. Comment allait-elle faire ? Elle n'y arriverait jamais. C'était un vrai rodeur ! Quand il marchait dans la forêt, il était plus silencieux que le vent et il ne laissait aucune trace. Et il faudrait, qu'elle, le retrouve, alors que ça faisait à peine un an qu'elle l'accompagnait ! C'était vraiment impossible.
Elle inspira longuement et réfléchit. S'il l'avait laissée là, c'est qu'il savait qu'elle pouvait y arriver.  Il avait confiance en elle et elle n'allait pas le décevoir.

En premier lieu, vérifier son matériel. Elle fit le tour de ses possessions et vérifia l'état de ses armes. Elle laissa les lapins tués un peu plus loin, voilà qui fera plaisir à de nombreux animaux. Et enfin, elle commença à inspecter les alentours.

Après quelques instants, elle trouva la trace d'une botte dans la terre meuble. Elle allait se précipiter dans cette direction quand elle se mit à réfléchir. C'était trop simple. Nul doute qu'il avait laissé visible cette trace dans le but de la tromper. Elle délaissa la piste et chercha de nouveau. Au bout de quelques minutes, elle était persuadé que la piste d'un renard avait été effacée à un endroit par quelque chose. Quelque chose comme les pas d'un homme qui ne laissent aucune trace.

Elle suivit donc cette piste et avança dans la forêt. A plusieurs reprises, elle pensait s'être perdue, elle tournait en rond, revenait sur ses pas, mais à chaque fois un élément discret semblait la remettre sur la piste.

A midi, elle renonça à s'arrêter pour manger, elle grignota un morceau de viande séchée et bu abondamment. Surtout ne pas se déshydrater, cela pouvait être fatal quand on était seul. Il lui semblait qu'elle voyait la piste de plus en plus facilement, les indices, qu'en début de journée elle découvrait au bout de nombreuses minutes, lui apparaissaient juste après un petit temps de concentration. Elle prenait confiance en elle. Elle allait plus vite, et elle commit une erreur.

Elle sortait d'un petit chemin pour s'approcher d'un point d'eau, elle avait soif, et son outre était presque vide. Elle s'avança sans hésiter. Un cerf buvait, l'entendant approcher il leva la tête, sauta et se précipita dans la forêt. C'est alors qu'elle le vit. Elle n'avait pas été la seule à regarder le noble animal. Neculai lui avait dit et redit, les points d'eau font partie des endroits les plus dangereux ! Si le gibier vient s'y abreuver, les prédateurs rodent. Et ici, en Ustalav, et plus particulièrement dans la forêt de Bois-Frisson, les prédateurs sont dangereux. La créature qui la regardait maintenant ne faisait pas exception, au contraire.

Les orbites vides de ce qui fut autrefois un loup la fixait. La jeune fille avait fait fuir sa proie, qu'importe, elle la remplacerait. Lyana se figea de peur, du squelette de loup émanait une menace qu'elle n'avait jamais affrontée seule. Neculai avait toujours été à ses côtés. Elle banda son arc et tira sans hésiter. La flèche atteint son but mais ne fit qu'énerver le squelette qui bondit. D'un seul mouvement, la rôdeuse laissa tomber son arc et empoigna son épée à deux mains et dès que le prédateur fut à sa portée, elle lui assenna un coup de toute ses forces. Touché, mais pas suffisant. La bête répliqua, les os de sa gueule mordirent le flanc et seule la protection de l'armure de cuir cloutée parvint à sauver la fille qui en fut quitte pour une belle estafillade sanglante. De longues minutes, qui sembla des heures, passèrent où l'humaine et le squelette luttèrent de toutes leur force. Alors que Lyana se sentait faiblir, le monstre s'écroula enfin. La rôdeuse resta un instant, contemplant les os désormais inanimés, reprenant son souffle. Elle appliqua des herbes sur sa plaie, étancha sa soif et reparti sur la piste de son mentor.

Mais cela lui avait servi de leçon, elle ne relacha plus une seule fois son attention. Et à plusieurs reprises préféra faire un détour qu'affronter un nouvel ennemi, même si elle ne revit plus aussi dangereux que le loup-squelette.

Et le soir tombant, elle trouva son campement. Elle avait réussi. Nul doute qu'il avait laissé des indices volontairement mais elle avait réussi ! Le plus discrètement, elle s'approcha, espérant le surprendre et lorsqu'elle ne fut plus qu'à quelques pas, la voix du rôdeur s'éleva : “Tu es en retard, fillette.
 
Soupirant de désespoir, elle se laissa tomber près des braises.
Mais je suis arrivée, non ?
- Avec la piste que je t'ai laissé, tu aurais dû arriver il y a au moins deux heures
.”

Renonçant à argumenter, elle posa sur le sol son sac, toute joie s'était enfuie. Au moins, avec Neculai, vous ne pouvez pas vous reposer sur vos lauriers, il avait le don de vous remettre les idées en place. Alors qu'elle était si contente tout à l'heure d'être arrivée à le retrouver, maintenant elle gardait la tête basse, luttant pour ne pas pleurer. La fatigue, la peur qu'elle avait ressenti, la douleur, la déception, tout remontait et manquait de déborder.

Du coin de l’œil, elle vit les bottes du rôdeur, il était accroupi près d'elle.
Montre moi ta blessure, fillette
Elle se redressa et souleva le vêtement poisseux de sang, la blessure était profonde mais propre. Les herbes qu'elle avait appliqué avait évité qu'elle s'infecte. Il appliqua un linge humide sur la plaie  et commença à la soigner. Ses doigts étaient légers et attentionnés. Malgré tout elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir de douleur.

Une arme contondante est plus efficace contre les squelettes.”

Elle rougit, honteuse. Comment avait-elle pu oublier ? Pourquoi a-t-elle sortie son épée et non pas la masse ? C'était pourtant l'une des premières leçons du rôdeur ! Ses yeux se remplirent encore plus de larmes, menaçant à tout moment de couler.

Mais c'était quand même un beau combat. Voilà, c'est fini. Mange et va dormir, fillette. Ce soir, il n'y aura pas de tour de garde, je resterai éveillé toute la nuit.
Elle prit le bol de ragout qu'il lui tendait et commença à manger quand elle se figea.
Mais... comment sais-tu que c'était un beau combat ? Tu étais là ? Et si j'avais perdu ce combat, tu m'aurais regardé mourir ?
- T'es pas morte. Mange
.”

Elle mangea, mâchant de toutes ses forces en proie à la colère. Au moins elle n'avait plus envie de pleurer. Pendant toute la journée, c'est lui qui la pistait ! Il l'a observé tout ce temps, espérant qu'elle se trompe très certainement ! Et il l'a regardé combattre sans bouger le petit doigt un squelette-loup ! Toute seule ! Elle pouvait mourir ! Mais elle n'est pas morte. Elle a réussi. S'il avait été là, elle l'aurait sûrement laissé combattre, se contentant de le soutenir. Jamais elle n'aurait su qu'elle pouvait gagner ce combat sans aide. Et même si elle n'avait pas utiliser de masse ça avait été un beau combat. C'est lui qui l'avait dit. Et c'était vrai. Elle se sentait fière maintenant. Elle avait réussi. Oui, elle aurait pu mieux faire. Mais elle l'avait fait. La prochaine fois, ça se passerait mieux. Elle sourit doucement en posant sa gamelle près du feu et en préparant son couchage.

Elle s'allongea et ne tarda pas à s'endormir, la journée avait été éreintante. Neculai leva son regard de l'épée qu'il aiguisait pour la regarder. Il était fier d'elle, elle s'était bien débrouillée. Elle avait su éviter ses pièges et n'avait jamais renoncé. Et lorsqu'elle avait combattu, il avait failli intervenir mais ça aurait été la trahir. Il avait confiance en elle et il savait qu'elle pouvait y arriver, il fallait maintenant qu'elle le sache. Quand il l'avait vu lutter contre les larmes à son retour, il avait partagé sa peine, mais il ne fallait pas qu'elle se sente triomphante. Trop de bons combattants sont morts en se pensant invincibles.  Elle était destinée à faire de grandes choses, il en était convaincu, et il aurait plaisir à lui apprendre à voler de ses propres ailes.

Il l'entendit remuer dans son sommeil, il se leva et remit la couverture sur ses épaules, veillant à ce qu'elle ne prenne pas froid.

Dors bien, fillette.”



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Re : Lyana Avanaki
« Réponse #3 le: octobre 19, 2012, 16:46:41 pm »
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