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102326 Messages dans 7472 Sujets par 913 Membres - Dernier membre: pepeARea décembre 11, 2019, 13:05:58 pm
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Auteur Sujet: Alice : Visions of future past  (Lu 1199 fois)

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Hors ligne Kinburi

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Alice : Visions of future past
« le: mars 09, 2013, 17:52:22 pm »
New York, 1973


Je n’ai pas eu une vie heureuse. Enfin, je crois pas. Entre ma mère dépressive - cetteconnassepasfoutuedebougersonculbienfaitpourelle - et mon père alcolo - salopardjetehaistulouvresmoinsmaintenant - j’étais partie pour avoir une vie minable, entourée de minables, à faire des trucs minables. Mais on va commencer par le début, mes chéris. Je veux pas vous perdre.
Sally Kessinger. Vous avez bien lu ce nom? Vous l’avez bien retenu? Bon. Vous pouvez l’oublier. Sally Kessinger est morte, salement, comme une petite pute qu’on jette en pâture à des clients trop frustrés et trop lâches pour se trouver une vraie gonzesse et qui doivent payer pour taper sans qu’on les dérange.
Maintenant, c’est Alice. Et je m’en vais vous conter les merveilles de mon pays.

Quand Alice n’était pas née, Sally faisait n’importe quoi en essayant de se sentir importante. Elle s’est même endettée pour faire un peu de médecine. Mais comme elle était pas vraiment brillante - soyez gentils, c’est pas comme si elle était née dans une famille de bourges, avec des précepteurs et tout le tremblement - elle a foiré. Enfin, elle a quand même appris des choses. Où se trouvent les nerfs, en combien de temps on meurt d’une hémorragie interne, à partir de quelle profondeur une coupure laisse des cicatrices indélébiles... Elle trouvait ça plutôt intéressant, d’autant que la douleur, ça l’intéressait beaucoup. Elle ne sent pas grand chose, vous savez. On peut bien lui mettre des tartes à répétition, elle moufte pas. Surtout pas devant son très cher papounet, qui du coup la tabassait jusqu’à ce qu’il en ait marre.

Enfin, je m’égare. Médecine, donc. Conneries, surtout. Dans la rue, pour une fille, il n’y a pas grand chose à faire à part rejoindre un groupe qui veut bien d’elle. Elle est blanche, elle est blonde, les skinheads l’ont acceptée avec plaisir. Un peu trop de plaisir pour certains, mais que voulez vous. C’est la vie. Comme j’ai dis, c’est pas comme si elle sentait grand chose, alors c’est pas leurs petites bites à peine poilues qui allaient lui faire peur. Même pas celle de Jeff the Future (crétin).

Hitler, mein Kampf, le nazisme et le racisme, ça lui passait un peu au dessus de la tête. Mais comme ça défoule d’insulter et de fracasser la tête des autres plutôt que la sienne... Et puis, ils avaient qu’à retourner dans leur pays de communistes, ces chinetoques.

C’est ennuyeux? Je vous comprends. Encore un peu de patience, les choses rigolotes vont commencer.

En parlant de chinetoques, un soir, y’en a un qui aborde le groupe de skinheads de Sally en se marrant. Il a des potes. Un négro, une armoire à glace, une femme qui n’a rien à foutre avec eux tellement sa robe est belle, et un monstre. Je crois que même le plus cons des humains auraient senti tout de suite que ça allait mal finir. Ils ont attaqué et pfouuuulàlà. Aucune résistance côté happy meal. Sally est morte la première, je crois. Tant mieux pour elle.

C’est là que je nais. Plus j’y repense et plus je me dis que c’est vraiment comme un accouchement. On est bien, on flotte, il fait noir, et d’un seul coup, pouf! Il fait froid, on a peur, il faut sortir. J’ai laissé Sally dans la terre et j’ai creusé, griffé, mordu, je me suis débattue jusqu’à trouver l’air libre. Il y en a d’autres qui sont sortis avec moi. J’avais faim, tellement faim. Mais pas que. Quelque chose grondait en moi, me disait de me battre. La loi du plus fort. J’ai pris une pelle et j’ai fracassé le crâne de Jeff the Future et je l’ai réduit en miettes. Puis j’ai bu son sang. Ca m’a fait du bien. Je me suis relevée et j’ai vu que tout le monde était mort dans une bouillie infâme. Sauf moi.

Ça mérite des applaudissements quand même, non? Une petite conne comme ça, qui arrive à sortir du lot, et, toute nue et tremblotante, massacre ses anciens copains à coup de pelle... Non, vraiment, je les avais mérité, ces applaudissements.

Forcément, sur le coup, il devait rester encore un peu de Sally en moi, parce que je n’ai pas compris. J’ai vu les tarés qui m’applaudissaient, les mêmes qui m’avaient massacrée et enterrée, j’ai hurlé et j’ai voulu fuir. Faut me comprendre. Je suis pas allée bien loin, mais eux sont partis.
Je ne sais pas combien de temps je suis restée dans la fosse dégoûtante. Au bout d’un moment, j’ai eu encore faim, alors j’ai vidé le sang d’un autre cadavre. C’était peut être celui de Scott. Ou Tyler. J’ai pas vraiment fait attention.
Et puis, il faut quand même bouger. Bouger ou mourir. C’aurait été dommage de mourir une deuxième fois dans la même nuit. Du coup j’ai bougé. J’ai vu de la lumière et j’ai marché vers elle. Il y avait une grange, et le noir m’attendait devant en fumant une cigarette. C’est marrant comme toutes les idéologies à la con dégagent bien vite quand on est tout nu. J’ai même pas pensé à l’insulter pour sa couleur, et je n’y ai pas pensé depuis. Surtout quand j’ai mieux à faire avec son petit cul noir... Mais je m’égare.
Je vous avais dit qu’on arrivait aux choses rigolotes.

Lucius, c’est son nom, un nom romain - faudra vous y habituer, ils aiment bien foutre des us partout, au Sabbat.
Lucius, donc, me donne son sang à boire, boit le mien, me fait jouir comme jamais je pensais que pouvoir jouir, et on fait l’amour...BWAHAHAHA pardon. On fait pas l’amour. Je suis même pas sûre que “coucher ensemble” soit la bonne expression. Il me prend sous la grange, sur le sol, on se mord, on se bat, on se mmmmh... C’est violent et bon comme pas permis.
Sympa comme première nuit vampirique, non?

Hors ligne Kinburi

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Re : Alice : Visions of future past
« Réponse #1 le: mars 09, 2013, 18:00:53 pm »
Oh là là. Je sais pas par où commencer. C’est tellement dur à décrire, et je vais pas vous mentir, ça fait longtemps que j’ai pas tenu un crayon. Mais je VIS. Je vois tout, je sens tout, j’entends tout. Je vis et je suis libre. Je suis une putain de déesse. Surhumaine. C’est ÇA que cherchaient tous ces petits loosers de merde qui se prenaient pour des caïds. C’est ÇA, l’übermensch ou je ne sais quoi. La peau, les cheveux, les yeux, rien à foutre. Ce qui compte, c’est le sang qui coule dans tes veines et comment tu vas faire pour le garder là où il est. Parce que, mes chéris, le sang est le meilleur aphrodisiaque de tous les temps. Je ne m’en rassasierai jamais.

Je rebois un peu de Lucius. Il m’explique les choses. Je dois faire mes preuves ou mourir, blah blah blah. Mais oui je vais les tuer ces petits humains tout proprets et tout gentils, stresse pas. Il est pas patient quand même. Un peu de style, voyons ! J’ai pas vraiment le temps de m’amuser en tuant monsieur et madame, mais je peux au moins expliquer à leur marmot pourquoi ils sont morts. La gamine sera morte un peu moins conne. Elle avait bon goût d’ailleurs, meilleur que ses veaux de parents.
Prochain arrêt: shopping! Dans la joie, le massacre et la bonne humeur. Lucius est beaucoup plus patient tout d’un coup, et il m’aide à trouver des jolis petits vêtements sur les cadavres des filles de l’internat le plus proche.

C’est beau, New York. C’est beau et sale et je peux faire ce que je veux dedans, parce que ici, nous régnons en maîtres. Nous, le Sabbat.

Bon, c’est pas tout à fait ça. Je suis en bas de l’échelle, je peux me faire tuer, gna gna gna. Il n’empêche.
Je fais partie d’une meute maintenant ! On fait des rituels bizarres pour bien s’aimer, on tue et on vole et on mange de l’humain.

Il y a Xerox, le chef, le ductus, qui est là pour pas qu’on nous fasse chier. Un Brujah grand et fort, un peu le grand frère qui te maltraite en privé, mais qui est là pour te protéger en public.


Lucius, un black classe et taciturne, qui fume et qui a des yeux de serpents, et qui est un très bon coup au lit. Si je m’écoutais, je le boufferai tout cru. Miam.


Joanne, c’est un peu la grande soeur. Elle présente bien, elle est là pour tout ce qui est politique et elle est aussi là pour conseiller Xerox. Je crois. Je crois aussi qu’ils baisent ensemble, mais je suis pas sûre.


Angoisse. Brrrr il me fiche les jetons. C’est un Tzimisce et un creep de première. Il a des clous partout, même pour moi c’est vraiment dégueulasse. Mais... il est tellement utile. Il s’occupe de toute la paperasse, et il le fait très très bien. Il me colle juste d’un peu trop près.

Bao Lang. C’est un petit psychopathe chinois qui joue avec les ombres, est notre prêtre et notre spécialiste de rituels bizarres. Il me ferait marrer s’il était pas aussi flippant.


Lucius passe beaucoup de temps à m’expliquer la non-vie. Le Sabbat, ses idéaux, ce qu’il faut faire et pas faire pour survivre... Moi qui écoute jamais rien d’habitude, je bois ses paroles (et son beau sang tout chaud owiiii!) On fait quelques rituels en meute: la vaulderie (le truc qui fait qu’on s’aime bien tous. Moi j’ai pas vraiment senti la différence. Le seul qui est vraiment cool dans le lot, c’est Lucius.), la danse du feu.
Aaaah la danse du feu. C’est bien un passe temps de psychopathe. Je me suis crâmée au dernier degré plus d’une fois, mais maintenant ça passe. J’arrive à sauter la tuture en flamme sans me brûler les ailes.
Oh, oh, et je vous ai pas dit ! J’ai massacré toutes mes attaches humaines ! Mes parents, mes anciens patrons, le voisin qui me gueulait dessus, quelques profs, mes ex... tout ce beau monde y est passé. J’ai pris mon temps, hein, pour qu’ils comprennent vraiment que Sally est morte et qu’ils vont pas tarder à la rejoindre. C’était beau, cet éclair de compréhension dans leurs regards vides. J’en avais la larme à l’oeil parfois.


Et puis, le grand jour est arrivé. Au bout d’un mois (un mois! on aurait dit plutôt une nuit. Une nuit folle et interminable.), il paraît que j’étais prête à voir d’autres vampires que ceux de ma meute. Bon bon bon. Tout le monde n’est pas aussi cool qu’eux, paraît-il, et ce serait bien de pas trop se faire remarquer. Okay. Je peux faire. Aussi discrète qu’une souris. Une souris qui couine et furète partout et va bouffer le gruyère autour du piège. Mais chut. Faut pas le dire.
Oh me regardez pas comme ça. C’était ma première sortie vampirique ! Je pouvais pas rester dans un coin à regarder les autres sans moufter.

Surtout que cette fois là, c’était pour inaugurer une Chasse d’Artemis !
L’Archevêque de New York, voyez, c’est un Tzimisce : Hermès Moranes. Et avec ses disciplines toutes dégueulasses de Tzimisce, il peut rendre le sang d’un humain... c’est quoi le mot que Lucius a dit déjà? Ah oui. “Exquis”. Foutrement bon. Assez bon pour tuer. Donc, l’Archevêque, le big boss, transforme un humain lambda en super bonbon pour suceur de sang, le balance en ville, et ouvre la chasse. Quand une meute pense avoir trouvé la biche, elle la présente. Si c’est la bonne, celui qui l’a trouvée a le droit de la boire. Si la meute s’est plantée... un des leurs meurt. Simple comme bonjour !
Et c’est nous qui allons gagner.

Mais tout d’abord, la soirée. Hé bé, y’en avait du monde. Ca se passait à Grand Central Station. Joanne m’avait habillée vraiment classe. Un petit costume sexy rouge et noir genre Harlequin.
Au départ, je me dis : “Alice, tu es grande, fais un peu gaffe, reste à côté de Lucius et tout se passera bien.” L’intention était là quoi ! Mais la soirée est à peine entamée qu’un homme en forme de ballon avec un costume cravate taillé sur mesure (comme je plains son tailleur... c’est pas humain, d’être aussi circulaire) nous aborde et envoie Lucius balader pour me parler, à moi.

“Je me présente : Alceste, Evêque Malkavian de New York.”
Et vla-t-il pas qu’il me tend sa main pour que je fasse un bisou dessus. Mouais. Vous auriez fait quoi à ma place? C’est bien ce que je pensais. Je fais mine de pas comprendre et je lui serre la main avec un grand sourire. Et ça l’amuse ! Il me secoue le bras fort, beaucoup trop fort, tout en rigolant.

“Lucius, mon cher, allez donc voir ailleurs, que je puisse parler avec votre charmante amie. Une tête nouvelle est exactement ce que je cherchais.”

A peu de choses près. Lucius est parti de mauvaise grâce et je me suis retrouvée à discuter avec le taré en chef.
Il m’a parlé de Lucius, m’a demandé si nous étions ensemble. Aaaaah, cette question. Je sais pas si nous sommes “ensemble”. J’adore Lucius. J’adore baiser Lucius. Il a des cicatrices que j’ai apprises par coeur et des yeux qui peuvent m’hypnotiser. Mais être ensemble? La question se pose pas comme ça. On fait partie de la même meute, donc...

Hihi, ça ne l’intéressait pas tant que ça, mes histoires de cul. Il m’arrête et me propose à manger. Des pâtisseries en chair humaine ! C’est un peu bizarre, mais faut avouer que l’idée a du mérite. Ça faisait longtemps que j’avais rien mâché. Ce serait mieux si ça croustillait un peu plus, je pense. Au départ, je pensais que c’était son Alfred qui s’occupait de la cuisine, mais il se trouve que Monsieur Alceste, Evêque de New York, est aussi pâtissier ! Je me fais inviter chez lui, pour prendre des cours de cuisine.
J’étais sur le point de reprendre un éclair quand mon chef bien aimé arrive de nulle part, me soulève presque, rit beaucoup trop fort et commence à discuter avec Alceste en me sifflant de décarrer.
Bon, bon, pas la peine de jouer les mâles alphas, je m’en vais, tu peux les avoir pour toi, ces éclairs.

Joanne m’a fait signe, je la rejoins. Il paraît que j’ai un peu merdé, et que c’est fort probable que Monsieur Alceste le Pâtissier m’ait liée au sang. Ah.

Bah, tant pis. Son éclair, ça valait bien un petit lien de sang de rien du tout qui va partir vite parce que ma meute super géniale veille sur moi, non?

Du coup je suis restée avec Joanne, qui m’a amenée devant trois femmes : deux font le tour de force d’être à la fois classe et vêtues de haillons, et la troisième...
La troisième, c’est Eliock Ness. Evêque Nosferatu. J’ai mis quelques instants à me rendre compte que... Loch Ness... Eliock... Eliot Ness. Hiiihihihihihi. C’est rigolo. Madame Ness a l’air contente que j’apprécie sa blague, surtout qu’elle est habillée comme le bonhomme, avec carabine et tout. Elle me prend par le bras et on discute deux minutes. Elle m’accorde une faveur : une info sur n’importe quel vampire ici. Beuh... moi je connais personne, M’dame. Du coup je balance le nom de l’Archevêque, mais elle me dit rien sur lui parce qu’il faut que je sois spécifique. Pbbbt. Pour la faire chier, je lui fais:
“C’est quoi, votre but ici?”
Elle fait un peu la tronche, mais concède qu’elle a donné sa parole, tout ça.
“Je cherche deux traîtres.”
Ooooh des traîtres ! Des pourritures de camaristes infiltrés, quoi. J’espère qu’ils se feront chopper, ça fera de l’animation.

La Nosfératu et son costume badass m’ont quittée. Un petit coup d’oeil circulaire dans le Hall, et mes sens aiguisés de vampire (übermensch on a dit !) ont repéré Angoisse et ses potes Lasombra d’un côté, et Xerox-le-chef-bien-aimé de l’autre.
Aaaaah Xerox. Je dis bien aimé, parce que si on l’aime pas, il nous tape. On dirait qu’il est con, comme ça, mais en fait il est plus efficace qu’on ne pense. En l’occurrence, il jouait parfaitement le rôle de brute épaisse, et défiait les gens au bras de fer. Parce que je suis gentille et adorable, je me suis approchée de sa table pour faire la pom pom girl. J’ai même des restes de lycée ! Go, go, Xe-rox ! C’est toi le plus fort, c’est toi qui roxx !
Ouiiiii il a gagné ! Ça c’est mon chef à moi.
Je sais plus ce que je lui ai dis, mais ça devait être une connerie, parce qu’il m’a soulevée et déposée sur la chaise en face de lui. Abruti de chef bien-aimé ! C’est pas comme si j’avais une chance de... quoi que, on sait jamais ! J’ai mis ma main dans la sienne - la vache, ses biceps sont gros quand même - et gnnnnnnnnnnnnn ohputainj’aiperduilmefoutlamaindanslefeuçabrûlenooooooooooooon...


Citer
Le grand Brujah émit un rire tonitruant face à la petite Toréador qui se débattait comme une diablesse, en proie au Rotschreck. Il la mit sur son épaule sans aucun effort et la maintint fermement dans cette position humiliante, échangeant quelques paroles joyeusement machistes avec ses amis avant de s’éloigner un peu.


Oooooh là là, qu’est ce que... non mais c’est bon, Xerox, lâche moi, je suis calme.
Une fois les pieds à terre, je tape mon chef bien aimé et je le traite de salaud avant de prendre la poudre d’escampette.
Soupir. Évidemment qu’Angoisse serait là, à m’attendre avec des soins pour ma main brûlée et des paroles réconfortantes. Il me fiche toujours les jetons, mais il est gentil quand même... Je croise son Evêque, Piotr K, qui n’a manifestement aucun goût vu qu’il me regarde à peine et s’en va immédiatement. Goujat va. Angoisse me dit qu’il aime la symétrie. Alors comme ça, je suis pas assez symétrique? ...C’est vrai que personne n’est vraiment symétrique. Ya toujours un oeil plus grand que l’autre, des grains de beauté, un sourcil plus haut... Mmh. Ca doit être rectifiable tout ça quand même. Et sans tricher avec leurs trucs de Tzimisce. Avec un scalpel, un rasoir, on doit pouvoir....
Oops, je m’égare. Au revoir Angoisse !

Et encore un Evêque ! Décidément... Cette fois, c’est Caleb, l’Evêque Brujah. Il s’est bien marré en me voyant défier Xerox au bras de fer. C’est soit de la connerie, soit de la folie. Moi je pense que c’est visionnaire. Je m’explique. Si j’avais refusé, Xerox se serait moqué. Là, il est content. Voyez? Je suis une politicienne née. Tout est calculé.
Je dis pas tout ça à l’Evêque, évidemment. Lucius m’a bien dit de jouer à la conne. MAIS Caleb me propose de m’apprendre à être un peu plus forte. Ouiiii.

Je suis repartie de cet entretien en gambadant. Ils sont plutôt cools les Evêques en fait.

Le reste de la soirée est pas super intéressant. Lucius m’envoie compter des Tzimisces - il y en a 17. Merci qui? Oh, Lucius? Merci qui? Luuuucius... - donc forcément je passe beaucoup de temps avec Angoisse. On s’en va peu de temps après, et Lucius m’explique son super plan de la mort qui tue. Tout ce que je retiens, c’est qu’il y a peut être 4 Tzimisces qui protègent la biche en se planquant dans de la tuyauterie.

Nous sommes rentrés chez nous. Xerox nous fait un super beau discours sur la biche, la chasse, la solidarité et les petits oiseaux. J’ai du mal à me concentrer quand il parle, ses biceps me distraient. Et puis j’ai toujours l’impression qu’il grogne... Attends il a dis quoi?

Chacun chasse la biche à sa manière pendant une semaine complète. Après on chassera en meute.
Sounds fun.  Go Blitzball ! ! (Quoi? C’est le nom de ma meute. Je vous l’avais pas dit?)
« Modifié: juin 16, 2013, 18:37:15 pm par Kinburi »

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Re : Alice : Visions of future past
« Réponse #2 le: mars 14, 2013, 16:33:02 pm »
1er Août 1973

Une semaine. Complète. Livrée à moi-même. Il va falloir enquêter, fureter, la jouer maline, investigationner... Mouais.
Joanne m’a offert un ensemble complet d’Alice au pays des merveilles ! Une robe bien trash, des souliers, des chaussettes blanches, un couteau de cuisine... Les gens se retournent sur mon passage. Là, je sais ce que vous pensez. Alice, tu cherches la merde.
Et alors?
Je n’ai pas peur. Je marche dans les rues les plus mal famées de New York, seule, et je n’ai pas peur.
Finalement personne ne m’a embêté. Hihi. Ils sont moins cons qu’ils en ont l’air, tous. Ah ! Il y a un truc que j’ai toujours voulu essayer. Lucius était bien surpris quand on a découvert que je pouvais parler aux animaux. Une petite discipline bonus, comme ça ! Faut croire que la vie distribue bien les cartes.
J’ai appelé les chats du quartier. C’est marrant, les chats. Complètement égoistes. Mais ils ont des arguments de poids. Ils sont tellement - ooooh y’en a plein partout...


Citer
La jeune femme s’assit sur un banc, ignorant royalement les regards interloqués des passants, et se mit à caresser le premier de la quinzaine de chats qui s’attroupaient autour d’elle en miaulant et ronronnant. Elle prit son temps, passa la main dans leurs fourrures, murmura des choses à leurs oreilles délicates, éparpillant ses attentions entre tous ses petits compagnons. Enfin, elle se leva, un chat dans les bras, et se dirigea vers le port d’un pas enjoué.

Du poisson. Évidemment, qu’ils veulent tous du poisson. Quand je disais que c’était malin et égoïste, un chat. 
Et puis, c’est vrai que c’est bon, le poisson. Dommage que je peux plus en manger. Enfin, on va nourrir tous ces affamés, et ils vont peut être me conduire à une piste. Quelqu’un qui sent vachement bon. Ça vaut bien un petit détour par les docks, non?
L'entrepôt est grand, et à part les miens, il n’y avait pas un chat autour. 
Zuteuh, un grillage. Ce serait quand même plus sympa de pouvoir se transformer en chat.... Ma robe ! Ma belle robe ! Je l’ai déchirée sur les barbelés. C’est terrible. Joanne va me faire les gros yeux.
Mes chatons filent, ils ont sûrement reniflé leur repas. J’ai ouvert la première porte que j’ai trouvée, sans aucun problème. Des caisses entières de poissons frais nous attendaient. Allez mes mignons, c’est Alice qui régale !
Un malotrus s’est approché pour empêcher mes amours de se nourrir. Soit disant que c’était du vol. Ce qu’il faut pas entendre.
Il était grand et large quand même, ce monsieur. L’air très antipathique et sale. Mais je l’ai joué fine. Je me suis approchée doucement, subtilement, en lui offrant une pipe pour pas qu’il fasse une scène, et dès que j’ai été assez près, hop! Des crocs dans son cou gras, et il nous a fait son petit orgasme minable avant de s’effondrer. Slurp. Oulà, il a fait un drôle de bruit en tombant... pbbbt. Ce crétin s’est cogné la tête. Ah nan mais je vous jure. Pour un peu je le laissais crever là. Peut être que les chats auraient aimé un petit changement de régime ? Mais il était inconscient, c’était pas drôle. Du coup j’ai appelé les secours et je l’ai laissé la main dans son pantalon plein de sperme. Et un petit accident masturbatoire, un !

Je suis partie vite après ça, en attrapant un chat et un poisson. L’ambulance est arrivée récupérer Monsieur Précoce alors que je laissai mon petit chaton finir son repas sur les docks.

Alors, mon tout beau, tu es prêt à me conduire vers cet humain qui sent bon maintenant ? Souviens toi de notre deal, je te nourris, tu me conduis à ma proie. Tu comprends? Brave petit chaton.

Mon petit chat fainéant m’a fait le porter à travers la ville, mais a fini par me mener devant un immeuble de six étages. Malgré toutes mes cajoleries, il n’a pas voulu entrer avec moi. Son poil se hérissait rien qu’à l’idée. Ça sent bon, mais c’est dangereux, m’a-t-il dit.
Allez, file mon minou. Alice doit enquêter.

La porte d’entrée était fermée, j’ai donc emprunté la porte de derrière, qui menait à l’escalier de secours. Hé bien, montons !
Premier et deuxième étages, rien de bien intéressant : une morue qui prend un bain et un homme qui fait ses besoins. Rien de bien folichon à reluquer.
Ça remuait un peu plus au troisième étage, déjà. Un couple en plein travail. Hé ben mon vieux, c’est pas bien folichon, tout ça. Un missionnaire bête et méchant. La pauvre femme a l’air de s’embêter comme un rat mort... Et les grognements du monsieur... Non, vraiment, ça va pas du tout. Je me devais de dire quelque chose.
“Arrête de simuler, Sandy, même le pape n’y croirait pas !”
Le monsieur l’a mal pris, on se demande pourquoi, et a refusé d’écouter mes autres conseils. Il a abandonné sa femme pour s’habiller et me courir après ! Qu’à cela ne tienne. Ca lui fera peut être faire un peu plus de sport que prévu cette nuit. J’ai secoué mon petit derrière pour l’encourager à me suivre, et j’ai continué à monter.
Au quatrième étage, j’ai vu une famille en train de manger. Le papa, la maman, les mômes... ils étaient attendrissant. Et ils avaient aussi l’air bien tendre. Plus tard, peut être.
Au cinquième, un vieil homme qui roupillait dans sa chaise. Pas très intéressant, d’autant que...
“Petite salope, tu vas voir si je t’attrape !”
Sixième étage ! Un jeune homme. J’ai frappé à sa fenêtre en battant des cils pour qu’il m’ouvre, et ça a marché. Je me suis dépêchée de rentrer avant qu’il ne ferme, puis en entendant les beuglements de l’autre idiot, j’ai voulu sortir de l’appartement, pour redescendre l’immeuble... quand le jeune homme est venu à mon secours tel un beau chevalier servant. Petite engueulade avec monsieur, qui s’est achevée par la fuite de celui qui manque cruellement d’imagination au lit.

Mon sauveur s’appelle Pierre. Pas Peter, Pier-reuh. C’est français, je crois.
Oh là là mais il est charmant ce garçon ! Il a remarqué ma robe déchirée, a pensé que c’était son voisin qui m’avait sauvagement attaquée. Je n’ai rien fait pour le dissuader, au contraire. Mon chevalier servant s’est offusqué du comportement de son ignoble voisin, et est descendu lui dire deux mots. Peter a frappé à la porte, puis a frappé l’homme. Le pauvre n’avait aucune chance. Pierrot lui a fait la leçon tout en lui fracassant le visage sur son radiateur. Je crois que je fonds.
Après une telle entrée en matière, vous ne m’en voudrez pas si j’ai mis de côté toute la petite affaire de biche pour passer un peu de temps avec mon sauveur. Nous avons été voir un film, un western. Enfin, voir... nous nous sommes glissés dans la salle de cinéma à la volée, nous nous sommes installés sur la banquette du fond, et nous avons baisés comme deux adolescents en chaleur. Mon petit Pierrot s’y prend très bien. Il est tout doux, comme s’il avait peur de me faire mal. C’est mignon.
Là, j’ai hésité à le mordre. Mais je me suis rappelée juste à temps qu’il faut faire un peu gaffe à ce qu’on mange, en ce moment. Si jamais j’avale la biche par accident... donc, je n’ai pas pressé les choses. Le film s’est fini, et Pierrot s’est plaint d’avoir un petit estomac d’étudiant humain sans le sou. Nous sommes allés dans le resto chinois où l’un de ses amis travaillait, et il a mendié un repas. Ca me manque, de manger. Il faut que j’aille voir Alceste pour qu’on fasse de la pâtisserie.
Il était tard, enfin, assez tard pour que Pierre soit fatigué. Je lui ai roulé un patin comme rarement il en a eu, et je l’ai laissé rentrer chez lui.

Et maintenant, que faire ? J’avais une piste, certes, mais aucune envie d’y retourner cette nuit-là. Je me suis promenée, au hasard, dans la nuit chaude de New York, jusqu’à me retrouver à Central Park. Il y avait toute une collection de paumés, de camés, de tarés et autres joyeusetés que croisaient mon chemin de temps à autre, mais rien de bien méchant. En tout cas rien de plus méchant que moi.
J’ai marché. Au risque de me répéter, c’est beau, le monde. Surtout maintenant que je le vois vraiment. Et j’ai encore tellement de choses à voir !
En parlant de choses à voir, que voilà un homme bien étrange. Chauve, grand, vieux, la soixantaine je dirais. Il n’avait pas l’air bien. Avec un imper noir et et un chapeau noir et des lunettes noires... Et il porte deux grosses valises. Mmh. Je l’ai regardé un peu plus. Il était paranoiaque et triste. Déprimé. Bien bien bien. C’était un homme étrange, mais il avait quelque chose de plus que l’étrangeté habituelle de ceux que j’avais croisé jusque là. En bonne enquêtrice, j’ai décidé de le suivre discrètement.
Il s’est enfoncé dans Central Park sans me remarquer. Je l’ai suivi sans mal, jusqu’à ce que tout d’un coup, pouf, il disparaisse au détour d’un chemin ! Là, j’avoue que je ne m’y attendais pas. Un humain quoi. Surtout un humain triste. Mh. J’avais sûrement sous estimé sa paranoia.

“Arrête toi ! Retourne toi, lentement !”

J’ai obtempéré, plus par curiosité que par peur, et je me suis retrouvé nez à nez avec le bizarre qui me braquait avec un revolver. Ouh.

Je me demande ce qu’il se passait dans sa tête. C’était peut être quelque chose comme ça...


“On me suit. Je sais qu’on me suit, de toute façon ils me regardent, toujours, partout, il ne faut pas que je dorme, c’est la nuit le moment plus dangereux, c’est la nuit qui les réveille, c’est là qu’ils règnent. Ils ne m’auront pas, ils ne faut pas qu’ils me suivent... Ixion, maître, pardon, je ne peux pas, je ne peux plus. J’essaye, j’essaye vraiment, mais je ne peux pas résister au milieu de tous ces monstres. Je porte vos valises, je le jure, j’y fais attention, je ne laisserai personne s’approcher. Au secours. Cette fille ne me lâche pas. Elle est habillée bizarrement. Elle me fait peur, c’est l’une d’entre eux, c’est sûr, pourquoi elle me suivrait, sinon? Les gens normaux m’évitent. Au secours. Elle est toujours là, il faut, il faut que je m’en débarrasse, elle ne doit pas me retrouver, elle ne doit pas avoir les valises d’Ixion. Je ne veux pas mourir, il faut que je la tue. Il le faut, je n’ai pas le choix... j’ai une arme à feu, c’est fait pour ça, pour me protéger, pour protéger les valises. Il faut que... elle a l’air d’une gamine, une gamine paumée, elle a l’air d’avoir peur, mais c’est une ruse, c’est forcément une ruse, jamais une vraie gamine serait habillée comme elle est, jamais une vraie gamine n’aurait un couteau aussi grand dans son tablier, jamais elle.... pourquoi elle se met à genoux, pourquoi elle m’obéit, pourquoi elle ne m’attaque pas? Je fais peut être une erreur, elle dit peut être la vérité et je vais tuer quelqu’un d’innocent, mais je n’ai pas le choix, je ne peux pas prendre le risque il faut que je tire je vais tirer je vais tirer...”

BANG



Woot, le coup de feu était pas pour moi ! Enfin, si, mais je n’ai pas été touchée. Au départ, je me suis dis : quand même, à bout portant, il faut vraiment le vouloir pour louper sa cible.
Mh? Pourquoi je me suis mise à genou en attendant qu’il m’exécute? Je sais pas. Je voulais voir s’il allait vraiment tirer. Je voulais voir si ça allait me tuer. Et surtout je voulais voir s’il allait pas se tirer une balle dans la tête plutôt que de tuer quelqu’un qui ne se défend pas. Vu son état mental - j’en ai eu un petit aperçu avec mon augure - c’était pas impossible.
Enfin, je le saurais jamais.

Je me suis relevée, assez surprise de voir mon agresseur se faire soulever du sol par... ah, probablement un Gangrel. Un type grand, carré, avec une gueule qui ne laissait aucun doute quant à sa propension à ne pas savoir garder son calme. Il a lâché le bizarre qui s’est écroulé au sol et n’a plus bougé.
 
“Qu’est ce que tu fais sur mon territoire ?”

Je me promène, cette question. Enfin, parait il qu’il faut se présenter. Je me présente, Alice, des Blitzballs, ravie de faire votre connaissance, monsieur...?

“Ixion.”

Ah. Bien. Et de quelle meute vous êtes, monsieur Ixion ?

“La Roue de Feu.”

Bon bon bon, c’est classe comme nom, certes, mais je ne connais pas, moi.
Ixion a l’air du genre vieux et territorial. Il m’a donné une petite leçon sur la survie en tant que vampire. Première leçon : tue cet homme. J’ai un peu rechigné à la tâche, c’est pas que ça me dérange vraiment, mais je n’avais pas faim, et il était inconscient, donc je ne voyais pas l’intérêt. Enfin, Ixion a eu l’air d’y tenir, et quand il m’a montré les dents, je me suis exécutée. Et glou et glou et glou et glou. Voilà, il est mort.

“Quand on t’attaque, tu ripostes toujours, TOUJOURS.”

Pour illustrer sa leçon, il m’a prise à la gorge. Il est vieux, et beaucoup plus puissant que moi, je le sais d’instinct. Même si c’est inutile, j’ai obéis, et j’ai sorti ma dague pour lui enfoncer dans le cou. Il m’a lâchée de surprise, j’ai juste réussi à lui faire une petite entaille. Il m’a arraché le poignard des mains. Hé ! C’est à moi, rends le moi ! Il avait l’air très intrigué par le petit pouvoir bonus : Vol Vie prend le sang de mes adversaires quand je les touche avec. Il m’a demandé comment ça marchait, du coup j’en ai profité pour lui reprendre Vol Vie, et.... OUH il est bon. Oh putain qu’est-ce qu’il est bon, son sang ! Meilleur que les éclairs d’Alceste, meilleur que Lucius, meilleur que tout ce que j’ai pu gouté jusqu’à présent. Et la biche serait cent fois meilleure encore ? Il FAUT que je la trouve.

Ixion m’a regardé comme si j’étais folle. Il a peut être raison, je ne sais pas. Puis il m’a dit de porter ses valises et de le suivre. Heh, bon comme il est, je veux bien le suivre où qu’il aille... Merdum ! J’ai recommencé ! Je dois lui être liée au sang du coup... Je vais me faire engueuler. Roh mais c’était tellement bon.
Je l’ai suivi en portant ses valises super lourdes du mieux que je pouvais. Il m’a menée dans Central Park jusqu’à une bande de jeunes qui dansaient sur une musique un peu chelou, mais pas désagréable, très rythmée. Il les a viré tous, sauf un, et il lui a dit :

“Tue cette fille, ou tu meurs.”

Ah. Ah bon. Bouh, je suis pas une combattante moi, ça me fait un peu chier, surtout quand il a sorti deux poings américains. Il a beau être un humain, si je prends des coups de ça, je risque de me blesser, enfin !
Heureusement, j’ai Célérité. Par prudence, j’ai aussi essayé d’appeler des chauve souris à la rescousse pour le distraire, mais ça a moyennement marché. Le type a foncé sur moi, et j’ai esquivé, presque, mais assez pour que son poing dans ma figure ne soit plus qu’une caresse sur mon menton. Je suis passée sur son côté et il s’est magistralement envoyé un coup de poing dans sa propre jambe en voulant me retoucher ! Ah, bien fait pour lui ! A partir de là, c’était trop facile. J’ai mis ma bouche dans son coup et il a connu l’extase juste avant de mourir. Humains : 0 - Alice : 2 !

“Félicitations, tu viens de tuer deux de mes goules. Tu me dois deux dettes majeures.”

Mince. Le coup des dettes, Lucius m’a bien expliqué qu’il fallait pas déconner avec. Et moi... qu’est-ce qu’un Evêque (parce que Monsieur Ixion est Evêque) va bien pouvoir me demander ? Je ne sais pas faire grand chose... donc s’il me demande quelque chose que je ne peux pas faire, je vais devoir impliquer ma meute. Règle numero uno : toujours nettoyer sa propre merde.

“C’est payable en nature?”

“Tu seras ma bitch pendant deux mois.”

Prix acceptable ! On conclue la transaction dans la foulée.
Hé bé, il est pas très subtil ou imaginatif, lui non plus. A quatre pattes, par derrière et hop ! C’est parti Msieur-Dame, ça va vite, ça va fort et ça dure longtemps, circuler ya rien à voir. Les vingt premières minutes, c’est plutôt rigolo. Je m’étais jamais faite enculer comme ça, et on dira ce qu’on veut, mais au moins je sens quelque chose ! Le soucis, c’est que ça devient vite... euh... disons qu’au bout d’une demi heure j’ai commencé à compte les brins d’herbe sous mon nez pendant que Monsieur l’Evêque imitait un marteau piqueur à la perfection.

Pom pom pom. Deux heures plus tard, j’ai enfin pu me relever. Mmh. Il m’a fait un peu mal, mais rien d’insupportable. Il avait l’air un peu emmerdé que sa démonstration de virilité ne m’ait pas fait plus d’effet, mais a quand même remplacé mes vêtements déchirés avec sa chemise, et m’a trouvé d’autre chaussures.
AAAAAH la belle robe que Joanne m’avait offerte ! Elle aura pas tenue une nuit !

“Demain, même endroit.”

Et Ixion est parti. Je suis rentrée au refuge complètement crevée, mais Bao m’a félicitée en me voyant. Je n’ai pas posé de question, je me suis glissée dans le lit de Lucius, et j’ai dormi.
« Modifié: juin 16, 2013, 18:38:45 pm par Kinburi »

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Re : Alice : Visions of future past
« Réponse #3 le: mars 26, 2013, 14:26:47 pm »
2 Août 1973

Lucius m’a réveillée comme à son habitude. Je l’adore. Il est sensuel et attentif et j’ai enfin appris par coeur la carte de sa peau, pour naviguer entre toutes ses cicatrices. Mais... Pierre était plus tendre et chaud et attendrissant ; Ixion était plus mâle en puissance. Enfin, c’est Lucius quand même et je l’adore.

Réunion de meute ! Tout le monde devait raconter sa première nuit de chasse, pour voir quelles pistes ont déjà été trouvées. Joanne et Angoisse étaient très fiers de moi et de l’immeuble que j’avais trouvé. Au sujet d’Ixion... les avis étaient plus partagés, mais l’opinion générale était que je m’en étais pas mal sortie. 

Joanne m’a quand même prise à part, juste après la réunion, pour me donner deux trois conseils de femme à femme. Ixion, m’a-t-elle dit, est le nom d’un type grec qui s’est fait punir très méchamment pour avoir trempé son biscuit dans un peu tout et de façon très sale parfois. Et donc si Ixion l’Evêque s’est choisi ce nom, c’est qu’il devait y avoir une raison. Il faudrait que je fasse un peu attention. Cela dit, les hommes parlent souvent après l’amour, donc il y a des chances pour qu’une telle “relation” me soit profitable.

Les hommes, c’est comme des chiots. Faut leur faire miroiter un nonos, leur donner des douceurs de temps en temps pour qu’ils soient contents, mais si on est trop méchantes avec, ils partent, voire ils mordent. Mmh. Ixion qui mord ça doit faire mal.

Enfin, avant de retrouver mon Evêque, il a quand même fallu que j’aille chasser un peu. Refaire le plein, si vous voyez ce que je veux dire. Ixion n’est peut être pas imaginatif, mais faut encaisser ce qu’il envoie quand même. Je me suis donc promenée en ville. Ce qui est bien à New York, c’est qu’on y trouve de tout ! Même des innocents pleins de bonne volonté ! Vous les auriez vu, ces deux là... Jeunes, engoncés dans leurs habits noirs de témoins de Jéhovah, et le regard qui brille, celui des gens convaincus qu’ils font le bien autour d’eux. Forcément, j’en ai suivi un. Le pauvre, il se prenait rateau sur rateau. Personne ne voulait l’écouter. Du coup quand je me suis approchée avec mon grand sourire, il a été plus que ravi de me faire son petit speech sur la divinité et le salut de mon âme et tout ça. Je l’ai laissé parler une minute ou deux, et puis miam ! Je n’ai pas bu beaucoup, j’ai fait preuve de retenue. Il a pu piailler tout ce qu’il voulait qu’il avait été tenté par le démon, tout ça tout ça. N’empêche que ça lui a bien plu quand même !

Après ce petit interlude, je me suis dirigée vers Central Park. Ixion m’avait dit de revenir... Je ne sais pas trop comment ça marche, les dettes. Je suis obligée de me pointer tous les soirs à Central Park maintenant ? Et s’il n’est pas là ? Je dois l’attendre ou repartir ?

Je me poserais ces questions là plus tard, Ixion était là.

Hé ben mon cochon ! C’était comme la veille, puissance 3 ! Il a pallié son manque d’imagination avec de l’enthousiasme et de l’endurance. Du coup c’était pas fun du tout pour moi. Ça m’a fait mal. Vraiment mal. Et c’est pas tous les jours que ça m’arrive, de sentir la douleur à ce point. Ixion avait l’air foutrement content de lui, ce salopard. Ça va, t’es rassuré, maintenant ? Tu te sens mieux dans ta virilité ?

Evidemment, je ne lui ai pas sorti ça. Surtout quand il a commencé à blablater.

Oui, mon clan, c’est le meilleur, et moi surtout, parce que contrairement à toi, j’ai pas rampé dans la merde d’une étreinte de masse. J’ai été choisi par mon sire qui m’a probablement baisé bien profond et c’est de là que vient mon problème de virilitude. Et puis je suis Evêque, moi, j’ai des grosses boules, moi, pas comme l’Evêque Toréador, cette petite tafiole de mes deux qui se bat avec une épée pas plus grosse qu’une bite de camariste. T’as vu comme elle est grosse la mienne ?

A peu de choses près. Il était pas mal impressionné par ma résistance quand même. Et complètement surpris quand je lui ai donné mon clan. Il m’a proposé de m’apprendre une discipline : Endurance. J’ai accepté, ça peut servir à autre chose qu’à baiser.

Quand Ixion est reparti, il était tard. Et j’étais trop épuisée pour faire quoi que ce soit. Je suis rentrée au refuge et je me suis couchée.




3 Août 1973

Je me suis réveillée avec des bruits de moteur et d’engueulade. J'ai reconnu la douce voix de mon chef bien aimé, alors je me suis habillée et je suis sortie voir ce qu'il se passait.

Xerox conduisait un camion dans le refuge en essayant de manœuvrer alors que Bao hurlait pour qu'il fasse je sais pas quoi. Joanne avait l'air d'une gamine surexcitée tandis que Lucius et Angoisse regardaient l'affaire avec un peu de recul. J'ai tenté de me diriger vers les calmes mais Joanne m'a chopée au passage.

"Aliiiice ! C'est Noëleuh !"

Ma pauvre Joanne, elle a craqué. Aaaah mais qui va calmer Xerox si Joanne a craqué? On est dans la merde noire, on va jamais s'en sortir Lucius qu'est ce qu'on va faire...

En fait, c'était vraiment Noël. Le camion était rempli de jolis choses à se partager !

Et là, je l’ai vu. Il était magnifique. Grand, large, beau, solide, l’air tellement confortable... Il fallait qu’il soit à moi.

“Je veux le lit deux places je veux le lit deux places je veux le lit...”

“Ouais ouais du calme. T’es un peu conne de le demander, il était déjà pour toi à la base...”

Ouiiiiiiiiiiiiiii merci mon chef bien aimé ! Si t’étais pas aussi grand je te sauterais au cou pour te faire un bisou.

Tout le monde a choisi deux trois trucs. Il y avait des armes, de la poudre blanche qui ne sert sûrement pas à faire des gâteaux, des vêtements, des meubles... J’ai demandé d’où venait tout ça, et il s’est avéré qu’en fait, la meute raquette les humains du quartier. Oh il y avait même des robes !

Il y avait des grenades aussi. Bao les a prises, et a commencé à jongler avec. Je me suis rapprochée de Xerox. Notre prêtre taré a lancé une grenade dans le couloir ! Je me suis dit que c’était une blague, jusqu’à ce que...

KABLAM

Tous derrière Xerox ! Les Toréadors qui s’appellent Alice d’abord !

Le chef a un peu engueulé Bao, qui n’en avait rien à foutre, et il a eu la gentillesse de monter mon lit dans ma nouvelle chambre - il l’a même fait d’une main pour crâner, c’est mignon.

Puis tout le monde a commencé à vaquer à ses occupations. Xerox est parti intimider/taper des gens (enfin, j’imagine que c’est ce qu’il fait de son temps libre), Joanne avait besoin que Lucius la conduise en ville, Bao faisait des rituels bizarres autour du camion, et Angoisse s’est collé à la paperasse.

Mmh. Sur quoi Angoisse travaille au juste ? Je sais que c’est super utile, mais personne m’a jamais expliqué en détail. Je me suis approchée discrètement... enfin, aussi discrètement que je pouvais, pour tenter de lire par dessus son épaule, mais il m’a grillée tout de suite.

“C’est très difficile, tu sais, de prendre un Tzimisce par surprise.”

Mmph. Bon, ok. Tu fais quoi ?

“Pourquoi, ça t’intéresse ?” Sourire de creep. On va le refroidir un peu.

“Vouip. Et j’ai pas grand chose à faire avant d’aller voir Ixion.”

Aha !

Aww... il fait une tête toute triste maintenant. J’essaye de lui remonter le moral et je détourne le sujet.

“On a du nouveau pour l’immeuble et la biche ?”

Angoisse avait rendez vous ce soir là avec Lucius, pour y jeter un coup d’oeil. Il m’a demandé si je voulais venir, et ma foi, oui. Je n’aimerai pas qu’ils tuent Pierrot par erreur.

Vu que tout le monde était occupé, me voilà encore livrée à moi-même. J’ai décidé de me promener dans Central Park. Comme j’ai déjà du vous le dire, je n’y étais pas vraiment allée de mon vivant, encore moins de nuit.

C’est une vraie forêt, en fait ! Et il y fait très sombre. J’avais du mal à voir. Mais... des choses m’observaient. Je pouvais le sentir. Des créatures hostiles. Avant de trop m’enfoncer dans les bois, j’ai rejoins l’orée du parc, histoire de me sentir plus en sécurité.

Seulement, je n’étais pas en sécurité du tout. J’étais suivie. Un vampire, sûr de lui et énervé, avec des créatures autour de lui. Des goules animales ? J’ai eu peur, j’ai couru en suivant le chemin.

Un tunnel. Je n’ai pas eu le choix, je m’y suis enfoncée... et me suis retrouvée face à quatre paires d’yeux jaunes malveillants. Je ne pouvais pas savoir ce que c’était, mais c’était hostile. Et ça grognait.

Prise au piège : des monstres devant et le vampire derrière moi. Je me suis lentement retournée.

LA VACHE IL EST FLIPPANT. Il est tout blanc et... il a un peignoire rouge ? QUE un peignoire rouge ? Il a de poils nulle part... pas de cheveux, pas de sourcils... Hiiiiii je veux fermer les yeux. Même Angoisse est plus agréable à voir.

Il me parle, faut que je me concentre. Il s’appelle Vlad et je suis sur son territoire... Mais attends, c’est pas celui d’Ixion, ce territoire ? Le menteur ! C’est de l’abus d’autorité et de goules animales ! Oh, il va voir, je vais pas laisser passer ça.

“Tu es nouvelle ?”

“Oui, je viens d’être étreinte, je suis désolée je savais pas que c’était votre territoire...”

“Qui est ton sire ?”

“Nicolas.”

Hé bim ! Ça lui apprendra ! J’ai dit le nom complètement au hasard, mais ça a eu l’air de taper juste.

“...Tu es Tzimisce ?”

“Bah oui.”

“Prouve le.”

Héhé, on me la fait pas à moi. Je sais que les Tzimisces ont Augure et Animalisme. Je commence à parler avec ses bestioles et je lui explique ce qu’elles ressentent. Elles sont excitées et elles ont faim.

“...D’accord. Tu diras à ton sire qu’il me doit une dette majeure pour t’avoir laissée traîner par ici. Maintenant file.”

Oui monsieur, bien monsieur.

Je me suis éloignée aussi vite que possible. Pfouuuuuuuuu c’est pas passé loin. J’ai vite quitté Central Park. Hors de question de rester trop longtemps dans les parages.

Vous saviez que le Musée d’Histoire Naturelle est vraiment pas loin de Central Park ? Je ne l’avais jamais vraiment regardé, avant. Je ne crois même que je n’y suis jamais allée. Allez, il n’est jamais trop tard pour se culturer !

A cette heure de la nuit, le musée est fermé. J’ai fait le tour pour éviter de rentrer par la porte principale, quand même, et j’ai trouvé mon bonheur. Un grillage, un petit jardin, et une porte. Parfait. J’ai escaladé le grillage, avec un peu de difficulté, mais à force de faire ce genre de choses, je m’améliore, mine de rien. J’ai regardé. Il y avait une aura d’humain derrière la porte. Il attendait quelque chose. J’ai de la chance, quand même.

J’ai frappé à la porte, et il m’a ouvert. Un beau jeune homme avec une expression éberluée. Je lui ai fait mon plus beau sourire.

“Bonsoir, vous avez bien commandé une écolière?”

Il a eu l’air de ne pas bien saisir, mais m’a finalement laissé rentrer en bredouillant qu’il ne s’attendait pas à ce que je sois comme ça. Ah bon ? C’est marrant, moi je m’attendais pas à avoir un portier.

Je l’ai suivi dans le musée. C’est vachement grand, en fait, et je ne savais pas qu’il y avait des sous-sol comme ça. Nous avons marché le long d’un immense couloir, puis il s’est arrêté devant une porte avec un... truc sur lequel il a tapé quelques chiffres du doigt, et la porte s’est ouverte. On aurait dit un film de science fiction ! Là, le jeune homme m’a laissé rentrer seule dans la pièce suivante.

C’était un bureau noyé sous les papiers qui traînaient, les livres en désordre, les babioles en tout genre... bref, un bordel monstre. Et assis derrière le bureau, un type, la soixantaine énergique, les cheveux blancs, chemise de bûcheron et santiags au pieds. Lui aussi m’a dévisagée. Le silence s'est éternisé jusqu'à ce qu'il me demande qui j’étais et ce que je foutais là. Pour savoir s’il devait me tuer ou pas. J’ai pensé une demi seconde à le bullshitter, mais j’ai épuisé mon quota pour la nuit. Donc j’ai été purement et parfaitement honnête.

“Je m’appelle Alice, je suis nouvelle en ville, et je suis venue visiter le musée.”

Il a voulu que je développe sur qui j’étais, alors j’ai commencé à lui sortir ma biographie, mais il n’avait pas beaucoup de patience, ce monsieur. Donc... Alice, nous disions, nouvelle en ville, dans la meute des Blitzballs. (Sous entendu : Celle où le ductus est Xerox et Xerox peut vous taper très fort si jamais vous me faites du mal.)

Au bout d’un moment, je lui ai demandé son nom. Le monsieur s’appelle Savinien Rostand. Encore un français. En même temps, dans un musée, fallait s’y attendre.

Monsieur Rostand n’avait pas l’air de vouloir me tuer. Il m’a demandé si je voulais le faire, ce tour du musée. Oui ! Je veux bien aller voir la partie sur les animaux, vu que je leur parle. Ça l’a plutôt surpris, et il s’est mis à aboyer. Je lui ai rendu la pareille. Du coup il a eu l’air content, et il m’a emmené en visite guidée privée à travers le musée !

Il en savait, des choses, Monsieur Rostand. Il avait un truc à dire sur chaque animal. Vous saviez que chez l'hippocampe, c’est le mâle qui porte les bébés ? Ou que les dents des castors n’arrêtent jamais de pousser ?

Je vous ai menti, tout à l’heure, j’y étais déjà allée, dans ce musée. Quand j’étais petite, avec ma classe. Ça fait bizarre de me dire que j’ai tué quelques-uns de mes camarades de classe. Et le prof. Du coup j’ai un peu arrêté d’écouter Monsieur Rostand. Il a du s’en apercevoir. Et il m’a montré un truc phénoménal.

Un rhinocéros. Immense. Il se tenait derrière une vitre, il ne bougeait absolument pas. Et puis son oeil s’est ouvert. J’ai fait un bond en arrière, Monsieur Rostand s’est marré. Il a parlé au rhinocéros, et la bête s’est mis sur ses pattes arrières, a appuyé de tout son poids - il doit peser des tonnes ! - sur la vitre qui s’est brisée quasi-instantanément. Puis il est venu faire des câlins à Monsieur Rostand.

D’ailleurs, Monsieur Rostand peut lire dans mes pensées.

“Tu veux monter dessus ?”

Ooooh que oui ! Nous sommes tous les deux monté sur le dos du rhinocéros et il a commencé à dévaler les galeries du musées à toute allure ! J’ai hurlé et rigolé comme une gamine. Nous sommes passé sous un squelette de dinosaure et nous sommes sortis en trombe dans les rues de New York. A dos de rhinocéros. Et personne ne nous voyait ou ne nous entendait ! J’ai continué à rire tout en regardant les étoiles.

Nous nous sommes arrêtés dans un petit parc sur les bords de l’East River. J’étais aux anges. Puis Monsieur Rostand a commencé à parler bizarrement.

“Tu t’amuses bien ?”

Oui, comme une petite folle !

“Et au Sabbat aussi, tu t’amuses bien ? La sauvagerie te plaît ?”

J’ai pas trop compris. Je lui ai dit que c’était pas vraiment la sauvagerie qui me plaisait – parce que bon, c’est vrai qu’on tue quelques humains, mais on se tue pas entre nous, on n’est pas des sauvages – mais surtout le fait que je n’avais plus peur. Sally est morte et je n’ai plus peur.

Ah oui ?


Citer
Witchwood posa la main sur la vampire Sabbat et, sans le moindre effort, insuffla dans son être une peur sans nom. Elle ouvrit la bouche pour hurler de terreur, mais aucun son n’en sortit. Il la maintint fermement durant sa panique. Il ne retirait aucun plaisir à lui faire ça. Elle devait juste comprendre. Se souvenir ce qu’était la peur. Se souvenir de ce qu’elle ressentait avant son étreinte, et de se rendre compte qu’elle n’avait pas tant changé que ça. C’était juste une petite sotte qui n’avait pas eu de chance. S’il pouvait l’atteindre, il avait peut-être une chance de lui faire changer de chemin.

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH

Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est ce qu’il s’est passé ? Pourquoi j’ai peur… je n’ai pas à avoir peur. On avait dit que je n’aurais plus à avoir peur comme ça, plus jamais. Pourquoi, comment... c’est le vieux qui m’a fait ça ? Avec animalisme en plus ? Je vais le tuer, je vais le tuer je ne dois plus avoir peur comme ça...

“Petite, tu te sens fière d’avoir effacé ton passé ? D’avoir fait table rase ? Ne sois pas si pressée de jeter ton humanité. Même si tu penses que ta vie ne valais pas la peine d’être vécue, c’était quand même ta vie. Tu es partie de là. Moi, mon père était serf. …Serf, ça veut dire esclave. Mon père était esclave, il y a très, très longtemps. Et moi aussi, j’ai été esclave. Dans le genre vie de merde, on fait difficilement pire. Mais c’était ma vie. Je ne l’ai pas oubliée. Quand on oublie son passé, Alice, on est condamné à refaire les mêmes erreurs, encore et encore. Le mieux, c’est encore d’accepter sa propre histoire, dans son entier, et d’apprendre d’elle. Tu comprends ?”

Non, non je ne comprends pas. J’ai bien fait de les tuer, tous. Ils ne méritaient pas de vivre. Même ma mère...

Maman m’achetait des cadeaux, de temps en temps, même quand on n’avait plus beaucoup d’argent. Et quand j’étais petite, elle me chantait une chanson pour m’endormir.

J’ai pleuré. C’était trop dur. J’ai pleuré.

Il a dû avoir pitié de moi, parce qu’il s’est arrêté de parler, et il a proposé de me ramener.


Bon, fini les pleurnicheries ! Il ne me reste que dix minutes pour rejoindre Angoisse et Lucius ! Nous sommes remontés sur son rhinocéros, dix minutes plus tard, il m’a déposé dans le quartier de mon rendez vous.

Je me suis dépêchée de rejoindre Lucius et Angoisse qui poireautaient, l’air pas très amusés. Angoisse m’a demandé ce qui m’a mise en retard. Je n’ai pas voulu lui parler de Monsieur Rostand. Trop compliqué, trop... Juste trop. Une jeune femme a le droit d’avoir son jardin secret. Donc je lui ai raconté ma rencontre avec Vlad, le Tzimisce avec un petit problème d’égo territorial et l’idée saugrenue qu’un certain Nicolas lui doit une dette majeure. Angoisse a eu l’air un peu paniqué, des histoires de conflits au sein du clan Tzimisce, je sais pas quoi, mais Lucius s’est bien marré.

Nous sommes rentrés dans l'immeuble, et nous sommes montés à l'étage de la famille qui sent bon. Avec un peu d'effort, Angoisse et moi avons retrouvé l'odeur que mon chaton avait reniflée. Nous n'avons rien fait d'autre. La famille est gardée par plusieurs Tzimisce, il va falloir être plus rusés que ça.
Nous sommes redescendus... et nous avons fait un petit coucou au malpoli du troisième étage. Le pauvre homme a eu l'air horrifié en me voyant, et en comprenant qu'il allait encore s'en prendre plein la gueule. Hihi.
Angoisse est allé s'occuper de la femme pendant que Lucius tapait sur le monsieur. Au départ, je trouvais ça marrant, mais à le voir s'étouffer dans les toilettes... Si j'y réfléchis, il ne m'a rien fait, au final.
C'est pas très drôle. Lucius, arrête.
L'homme a failli mourir, mais Lucius s'est arrêté à temps. Je ne comprends pas, je ne me sens pas très bien.

Nous sommes sortis de l'immeuble, et je me sentais encore barbouillée. J'ai fait un dernier tour du côté de Central Park, mais Ixion n'était toujours pas là. Je suis rentrée au refuge et j'ai dormi.

« Modifié: juin 16, 2013, 20:36:16 pm par Kinburi »

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Re : Alice : Visions of future past
« Réponse #4 le: juin 16, 2013, 18:31:11 pm »
4 Août 1973

J’ai mal dormi, et je me suis réveillée tard. Je crois que j’ai rêvé de mon ancienne vie. Bah. On a tous ses coups de blues, je suppose.
De toute façon, je ne pouvais rien faire de ma nuit. J’ai parlé de ma rencontre avec Vlad, et Joanne a trouvé ça stupide, mais tellement classe. Par contre, plus question de montrer ma tronche. Vlad me tuerait. Il va falloir me refaire le visage... Angoisse ne devrait pas avoir l’air aussi réjoui à l’idée de me triturer la chair.
Enfin. Il a passé la nuit à me remodeler. Ça a fait mal, un peu. Heureusement que je suis résistante. Angoisse a eu l’air impressionné, d’ailleurs. Il s’attendait sûrement à ce que je chiale comme une gamine.
L’opération a pris toute la nuit. Mais Angoisse s’est surpassé. Ma meute en était bouche bée. Xerox en bavait presque. Je suis au moins aussi belle que Joanne maintenant !

Et comme par hasard, qui est revenu dans mon lit la nuit même ? Lucius, pardi. Il m’avait manqué, cet abruti, et je ne l’ai pas repoussé.


5 Août 1973

Nous avons la Biche ! Nous avons la Biche ! Et c’est grâce à moi !
Ce soir, c’était opération commando récupération de la bibiche. Toute la meute était là ! On a commencé à 2h. Du coup pour occuper le reste de ma nuit, j’ai appris à conduire une moto avec Bao et je suis allée m’acheter un revolver avec l’argent de Bao, des balles normales et des balles explosives.
Puis, comme Bao n’était pas vraiment de bonne humeur (Il faudrait vraiment qu’il se détende. S’il était humain, il nous ferait un ulcer.) je me suis promenée en ville. J’attire vraiment beaucoup plus l’attention maintenant que je suis un canon. C’est plutôt agréable.
Je me suis dirigée vers le musée, j’avais hâte de voir la tête de Monsieur Rostand quand il me verrait. Mais alors que j’escaladais le mur du jardin de derrière, j’ai vu une silhouette rentrer... l’Evêque Eliock Ness. Oups. C’était peut être elle que Monsieur Rostand attendait il y a deux jours. Je me suis discrètement éclipsée.

Ixion n’était pas à l’endroit habituel, du coup je me suis entraînée à tirer au revolver avec Bao. Il est marrant, Bao, quand on s’y habitue. Il m’a raconté qu’avant de venir à New York, il a écumé les rues de Honk Kong, là où il y a des Kuei Jin, et plus un seul kin-jin parce qu’il les a tous diablés. Je suis jalouse, j’adore manger chinois. Ça devait être bon.

A 2h pétante, nous nous sommes donc tous retrouvés devant l’immeuble de Pierre. Sauf Xerox, qui arrive en retard. C’était bien la peine de nous gueuler dessus pour qu’on soit à l’heure. Enfin, nous entrons, nous allons au quatrième étage. Joanne y va en premier. Apparemment, on attend un signal, mais je sais pas lequel c’est. Donc nous patientons.
Plom plom plom.
“Xerox, c’est maintenant !”
Ah, c’était ça le signal. Xerox se met à courir. Il défonce la porte, traverse l’appartement, rentre dans un Tzimisce qui était sur le point de massacrer Joanne, et continue de courir jusqu’à la fênetre. Et il saute. Avec le Tzimisce. Classe. Ca c'est mon chef. Je m'attends à ce qu'il fasse de la bouillie de Tzimisce (plus qu'il ne l'est déjà, le pauvre), mais Joanne fait sa rabat joie et l'arrête. Bouh.
Nous n’avons plus qu’à récupérer la famille, et à filer. C'est assez facile, ils sont tous dominés jusqu'à plus savoir leur nom.

Retour au refuge avec nos prisonniers. On met Raoul le Tzimisce au frais, et Bao récupère la famille pour les dé-dominer, ou un truc du genre. Bref, il va vérifier lequel d'entre eux est la biche pour qu'on puisse l'apporter à Moranes dans quelques jours.
Ma meute est cool.


6 Aout 1973

Moi qui voulais profiter de cette nuit pour tester mon tout nouveau corps... On me vole la vedette !
Xerox a présenté un nouveau membre de la meute. Léo. Il est plus petit que Xerox, mais à peine. Une grosse brutasse de Lasombra. On a fait une petite vaulderie pour célébrer son entrée dans la meute, et bon, c’est vrai qu’il a l’air vraiment très sympa, le nouveau.
Notre chef, dans sa grande intelligence que je ne remettrais jamais en cause, m’a dit d’emmener Léo faire le tour de New York, de chasser avec lui, de faire en sorte qu’on ait pas d’emmerdes, etc...
Pourquoi c’est moi qu’on colle au babysitting ? Enfin, la bonne nouvelle, c’est que je ne suis plus la petite dernière !
Léo me demande ce qu’il y a à faire à New York quand on est un vampire. Bah, quelle question, tout ce que tu veux, pardi ! Et moi, j’avais envie d’aller au musée. Je me suis demandé deux minutes si Monsieur Rostand allait pas faire la tronche si je lui présentais quelqu’un de ma meute, mais après tout, on peut lui faire confiance, à Léo. C’est mon instinct qui me dit ça.
J’ai donc emmené Léo au musée d’histoire naturelle. Nous sommes passés par dessus le muret, et là...

“Ah, je me disais bien que je t’avais aperçue hier.”

Elle m'avait grillée en fait. Grillée de chez grillée. Mais elle n'a pas l'air de vouloir nous exécuter sur le champ, du coup nous allons tous au bureau de monsieur Rostand. Sur le trajet, Léo fait un peu son malin et parle à l'Evêque, mais je vois pas trop où il veut en venir. Moi je regarde le plafond. Il y a des caméras et des trucs qui me font penser aux vaisseaux spatiaux de Star Trek. Bref.

Monsieur Rostand a un peu de mal à me reconnaître, mais quand il y arrive, il me dit que j'étais mieux avant. Je le comprends pas trop. Mais le tour que j'ai joué à Vlad le fait bien marrer en tout cas. Puis Eliock Ness (hihi) lui parle et il refronce les sourcils, l'air pas content. Il n'a jamais l'air vraiment content en fait. Mais ça doit être la barbe qui lui donne cet air là. Il devrait la couper. Quoi que non. Ça va bien avec sa chemise. Il est pas mal pour son âge. Tiens, il a sorti des griffes de ses doigts, c’est bizarre.

“Maintenant donnez votre sang ou vous mour-”

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Je vais mourir, je vais mourir, mais je suis déjà morte, pourquoi je dois encore lutter je suis déjà morte une fois, c’est pas suffisant ? Il a des griffes il faut que je me défende mais je ne peux pas à quoi ça sert à quoi... Monsieur Rostand ? Pourquoi vous voulez me tuer qu’est-ce que j’ai fait qu’est-ce qu’Alice a fait ? Moi j’ai rien fait, vous m’avez dit qu’il ne fallait pas tuer, que la sauvagerie était à éviter vous m’avez menti ? J’essaye de réfléchir à ce que vous m’avez dit l’autre nuit mais c’est dur je peux pas, Alice ne réfléchit pas elle se cache et moi je peux plus sortir, aidez moi, parlez moi encore, mais vous voulez me tuer maintenant alors je ne sais pas, il faut éviter la sauvagerie vous avez dit... Je crois qu’il faut que vous me....

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Roh, il faut vraiment que je donne mon sang ? Vraiment, Léo ? Bon, bon, d’accord, je veux pas mourir de toute façon, j’ai beaucoup trop de choses à faire et de monde à voir.
Léo et moi donnons tous les deux du sang à Monsieur Rostand. Je ne sais pas vraiment ce qu'il peut faire avec, mais ça ne doit pas être joli joli. C'est puissant, le sang.
Rostand et l'Evêque se parlent entre eux dans une langue que je ne comprends pas. On dirait l'allemand. Ou du russe.
... Monsieur Rostand est un bolchevik ! Un putain de communiste !
...
Non, ça se peut pas. Il a un nom français. Les français sont pas des bolcheviks.
...ou alors je confonds. M'enfin en tout cas ça me confirme qu'il n'est pas américain.

Alors que je cogite sur la potentiel trahison de Monsieur Rostand (parce que même si c'est un immigré il est quand même sur le sol américain, ça doit compter pour quelque chose), Eliock Ness nous accompagne hors du bureau et nous confie deux missions très délicates :
- découvrir les habitudes de chasse d'Elizabeth, l'Evêque Ventrue de New York
- obtenir des informations sur Ixion, ses ennemis, ses alliés, etc...

Après concertation avec Léo, nous avons décidé que ce serait mieux que lui aille voir du côté de la Ventrue pendant que je me charge d'Ixion. Au passage, je l'emmène voir le rhinocéros de Monsieur Rostand. Il s'appelle Cyprien. Il est gentil. Je vais demander à Monsieur Rostand de le sortir plus souvent.

Quand on sort du musée, Léo m'annonce qu'il veut renouer avec ses contacts du temps où il était humain. Il bossait pour une mafia, apparemment. Je suis un peu dubitative : pourquoi vouloir renouer avec sa vie d'avant ? C'est nul, les humains. Mais bon, il est nouveau, et il est cool. Je l'accompagne dans un club de strip tease et je me fais draguer par Fernando, son contact. Fernando lui propose un job : intercepter un convoi de caisses d'héroïnes, ou un truc du genre. Je laisse Léo discuter des détails. Fernando n'est pas très appétissant.

C'était bien ennuyeux, tout ça. J'emmène Léo vers Central Park, au cas où je recroiserais Vlad avant Ixion. Même s'il peut pas me reconnaître, il doit pas être de bonne humeur.
AH! J'avais raison. Ixion est en train d'engueuler Vlad comme du poisson pourri, en lui collant des baffes. Hihi. Du coup je laisse Léo en arrière et je vais voir mon Evêque. Il me présente à Vlad qui est super malpoli et s'en va, puis on s'y met.
Tout se passe comme d'habitude : sans la moindre finesse ou intérêt pour mon confort. Ixion est content que je sois devenue belle, et pendant un moment, j'ai envie de lui couper les couilles. Cet enculé de violeur. Bâtard débile. Je sais pas ce que Rostand et Eliock Ness te veulent, mais j'espère qu'ils vont te tuer.
Il finit. Et comme il est tôt, on reste un peu allongés côte à côte. Et il parle. J'ai pas besoin de le flatter beaucoup pour qu'il parle. Une petite comparaison à Xerox et hop, il est lancé. Il me raconte que ses ennemis sont forts, mais qu'il les gère sans problème, comme ces Loups Garous Furies Noires qui lui en veulent à mort. J'espère qu'elles te massacreront un de ces quatre, crétin.

Je me traîne jusqu'au refuge. Un pigeon se perche sur mon épaule et me roucoule un message de Monsieur Rostand : rendez vous demain soir pour que je m'entraîne à parler aux animaux.
Avant de monter dans ma chambre, je croise Bao. Je lui demande s'il peut m'enseigner à utiliser la Domination. J'ai vu Léo utiliser ce pouvoir sur un chauffeur de taxi un peu plus tôt, et c'était classe et bien pratique. Bao refuse au départ, mais comme j'insiste, il me dit oui, à une condition : il faut que j'arrive à prendre le dessus sur Ixion pendant qu'on baise. Marché conclu ! Ça lui fera du bien, à l'autre brute épaisse, de se faire retourner.

Je monte me coucher. Je vais avoir une semaine chargée.
« Modifié: juin 16, 2013, 19:54:57 pm par Kinburi »

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