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Auteur Sujet: La religion des Sept  (Lu 507 fois)

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La religion des Sept
« le: août 04, 2018, 19:46:26 pm »
Sources : Garde de Nuit et livres

La religion des Sept, ou la Foi, est l'actuelle religion principale des Sept Couronnes. Elle fut importée à Westeros depuis la région d'Andalos par les Andals il y a près de quatre mille ans et a peu à peu remplacé au sud la religion des anciens dieux autrefois respectés par les enfants de la forêt et les Premiers Hommes. Il semble que désormais la moitié sud de Westeros soit le seul territoire où cette religion soit pratiquée, et c'est à Port-Réal que se trouve, au temps de la saga, le centre décisionnel.

La religion des Sept est caractérisée par un culte rendu à sept divinités à figures humaines qui revêtent divers aspects liés à la société féodale et aux étapes majeures de la vie :
- Le Père ou Père d'En-Haut, représenté sous les traits d'un homme barbu dans la force de l’âge qui représente l’autorité et la justice. Il est le juge des âmes et celui qui gouverne (on dit d’un mort : Puisse le Père le juger équitablement). Il est invoqué, en cas de duel judiciaire, afin d'éclairer le jugement des hommes. Les mariages sont célébrés sous l'égide du Père et de la Mère.
- La Mère ou Mère d'En-Haut, représentée par une femme d'âge moyen, souriante. Elle est le symbole de la maternité et protège les mères, les femmes enceintes et les enfants. Elle est aussi l’incarnation de la pitié, de la miséricorde et de la compassion.Les mariages sont célébrés sous l'égide du Père et de la Mère.
- L’Aïeule, représentée par une vieille femme ridée, avec une lanterne. Elle symbolise la sagesse et la connaissance des anciens qui permettent d’éclairer le chemin à prendre.
- Le Guerrier, représenté par un homme armé d’une épée. Bien sûr, il protège les combattants, mais également les fidèles dénués de protection. Il est prié par les soldats avant la bataille, pour qu’il leur donne force et courage. Il est également invoqué, au cours d'un duel judiciaire afin de prêter sa force à celui des adversaires soutenant une juste cause.
- Le Ferrant, représenté par un homme avec un marteau. Ses attributions sont très larges, il est le symbole de l’artisan, on le prie quand un navire est mis à l’eau, mais aussi avant la bataille pour que les épées et les boucliers ne se brisent point, ainsi que pour la guérison des malades. Il est le protecteur de ceux qui travaillent, donc de tout le petit peuple. Il est également invoqué afin de conférer des forces pour mener à bien une tâche.
- La Jouvencelle, représentée par une belle jeune fille, on la prie pour qu’elle protège les pucelles, leur innocence et leur honneur. Il est probable aussi que les jeunes filles la prient pour qu’elle protège leurs amours. La Jouvencelle fait l'objet d'un jour saint particulier, le Jour de la Jouvencelle.
- L’Étranger, parfois représenté sans visage ou de façon androgyne. Il est également représenté avec des traits semi-humains cachés sous la coule d'une pèlerine. Il incarne la mort mais aussi l'éternel proscrit, l'errant venu de contrées lointaines, plus et moins qu'humain, inconnu, inconnaissable, tout ce qui est bizarre ou qui fait peur. Il est censé mener en l'autre monde les nouveau-morts. Pour les croyants du dieu Multiface, l'Étranger serait un avatar de leur divinité. Contrairement aux autres aspects de la divinité , l'Étranger compte peu d'adorateurs.

Philosophie : les Sept ne sont que les sept faces d'une même divinité selon le dogme officiel de la religion. La philosophie est clairement d'inspiration judéo-chrétienne. Même si, pour la plupart des fidèles, chacun des Sept est individualisé (on parle couramment des dieux au pluriel pour désigner les Sept), pour les érudits et les membres du clergé, il n'y a qu'un seul Dieu tout-puissant sous sept formes. Cette séparation des différents attributs de cette divinité en autant de sous divinités est cependant plus facile à expliquer aux fidèles, c'est pourquoi on parle des Sept qui ne font qu'Un.

Péché, salut, enfers et paradis : la religion des Sept fait appel à la notion de péchés (opposés aux vertus positives incarnées par les Sept) qui ne peuvent être jugés que par le Père. Cependant, la rémission de ces fautes peut être obtenue par la repentance, la pénitence et l'absolution par la confession donnée à un prêtre. Si tous les hommes sont considérés comme des pécheurs, le culte ne semble toutefois pas évoquer la notion de péché originel. Comme il est écrit dans L'Étoile à sept branches : sept enfers attendent les pécheurs qui ne se repentent pas. Toutefois, si l'homme qui se repent voit ses péchés absous, il doit néanmoins payer pour ses crimes : les péchés peuvent être pardonnés, mais les crimes doivent être néanmoins punis. De plus, la religion des Sept fait appel à la notion d'immortalité de l'âme, les morts semblant être conduits par l'Étranger auprès du Père pour être jugés, puis atteindre une béatitude éternelle ou l'un des sept enfers. Dans la religion des Sept, en tout cas au sein des religieux les plus stricts, la femme est vue comme un être naturellement enclin à la luxure.

Symbolisme des chiffres : le chiffre sept et ses multiples ont une importance considérable que l'on retrouve dans les édifices religieux (sanctuaires à sept côtés), dans l'existence de sept enfers et de sept cieux, lors des grandes manifestations religieuses (généralement il y a sept ou soixante-dix-sept prêtres), dans le symbole de la religion qui est une étoile à sept branches et dans les rituels d'accession à la chevalerie lors desquels les chevaliers sont oints des sept huiles. Les croyants sont donc particulièrement attentifs aux signes comportant le chiffre sept. La traditionnelle bannière de paix est une bannière aux couleurs de l'arc-en-ciel, avec sept longs pans, et une étoile à sept branches sur la hampe. Les chiffres trois, quatre et douze semblent également jouer un rôle important dans le culte.

Livres sacrés :
- l'ouvrage canonique du culte, sacré aux yeux du clergé, se nomme L'Étoile à sept branches. Il est divisé en sept Livres. Il est d'usage, pour le fidèle, de ritualiser sa prière en faisant le signe de l'étoile.
- Le Livre des Prières sacrées est un recueil de prières, sorte de micelle.

Liturgie, rites, et sacrements :
- Il est de coutume de solliciter les Sept en invoquant les sept aspects de la divinité à sept reprises.
- Le baptême consiste en une onction par les sept huiles, généralement dans une église. Le nouveau-né est alors nommé.
- Le mariage suit un rituel particulier.
- Après un enterrement, il est d'usage de déposer un cristal sur la sépulture.
« Modifié: octobre 20, 2018, 15:25:38 pm par Moine Noir »
“L’homme qui prononce la sentence devrait tenir l’épée.” – Ned Stark

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Brève histoire de la Foi
« Réponse #1 le: août 04, 2018, 19:56:51 pm »
Sources : Garde de Nuit et livres

On ne sait pas grand chose sur l'origine de la religion des Sept quand les Andals peuplaient encore Essos. Certaines croyances semblent indiquer que les Sept ont été des personnages incarnés qui ont foulé les collines anciennement habitées par les Andals. La fuite de ces derniers devant l'avancée des conquêtes de l'empire de Valyria a entrainé l'invasion de Westeros. Certains parmi les guerriers andals portaient sur leur poitrine des scarifications représentant l'étoile à sept branches du culte. Tout au long de leur progression dans les royaumes morcelés des Premiers Hommes, ils brûlèrent et abattirent les barrals symbolisant le culte des anciens dieux. Toutefois, il faut noter que la religion des Sept semble conserver une certaine tolérance envers les anciens cultes, comme en témoigne la survivance des bois sacrés dans les châteaux du Sud. Le peuple considère tout de même avec méfiance les adorateurs des anciens dieux qui sont qualifiés de sauvages et d'adorateurs d'arbres.

La conquête andale n'ayant pas atteint le Nord, ni les Îles de Fer, ces territoires sont restés en dehors de sa sphère d'influence. Au Nord, seule la riche maison Manderly en est adepte, du fait de ses origines méridionales. Quant aux Îles de Fer, un septuaire fut bien construit à Lordsport, mais la brutalité de la répression de la rébellion des Greyjoy par le roi Robert Baratheon a entraîné l'abandon de la religion des Sept par les Fer-nés.

La religion des Sept fut pendant un certain temps sous la protection des Hightower d'Oldtown : le primat de Westeros siégeait dans la cathédrale étoilée. A cette époque, la Foi Militante, véritable bras armé du culte, faisait du primat un personnage très puissant et très influent des Sept Couronnes. La Conquête d'Aegon I Targaryen vit la progressive diminution de son influence dans les affaires politiques. Pour avoir combattu l'accession au trône d'Aenys I Targaryen, les ordres religieux militaires furent persécutés par son successeur Maegor le Cruel, ce qui entraîna des années de troubles connues sous le nom de Guerre de la Foi. La paix avec la Foi fut rétablie sous le règne de Jaehaerys I Targaryen, au prix d'une dissolution des ordres de la Foi Militante.

« Modifié: avril 25, 2019, 11:07:46 am par Moine Noir »
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Organisation du clergé
« Réponse #2 le: novembre 16, 2018, 17:45:01 pm »
Sources : Garde de Nuit et livres

L'univers religieux de G.R.R. Martin est simple, trop simple, et même, osons le dire, bâclé. La religion n'est pas son propos principal. On en comprend aisément les raisons : il écrit aux USA où les débats sur ce sujet peuvent rapidement devenir houleux. S'agissant de la religion, le projet CoRP TDF se distingue volontairement en établissant un rapprochement net - notamment en termes de traditions, titres, appellations - entre la religion des Sept et la religion catholique, apostolique et romaine, philosophiquement et structurellement très proche.

Le but : faciliter l'écriture de scenarii prenant pour bases des éléments choisis du fait religieux dans l'occident médiéval.

Ainsi, pour les titres :
Grand Septon devient archevêque de King's Landing et primat de Westeros
Sainteté devient cardinal ou archevêque
Septon devient évêque, chanoine, curé, vicaire, prêtre itinérant, ou même moine gyrovague
Doyen devient abbé ou prieur

Pour les édifices religieux :
Grand Septuaire devient Saint Siège
Septuaire devient cathédrale d'un archevêché (ou archidiocèse) ou d'un évêché (diocèse) ou église d'un diocèse ou d'une paroisse.
Septistère devient monastère (terme générique), abbaye, couvent ou prieuré (petit monastère).

Le clergé est le terme qui désigne les différentes institutions d'une religion. Il n'y a donc pas un clergé, mais plusieurs clergés. Le mot provient du latin ecclésiastique clericatus, forgé sur clericus (clerc) qui signifie homme d’Église (en grec klêrikos), au sens large, à quelque degré que ce soit. Au Moyen Age, il désigne l’ensemble des personnes proches d'un statut ecclésiastique, d’une église, d'une ville, d’un pays. Cela commence au niveau des simples enfants (appelés aussi les petits clercs), acolytes, sous-diacres, diacres, prêtres, etc. La tonsure est l'un des signes distinctifs des clercs. Le clergé bénéficie d'un certain nombre d’exemptions et de privilèges, dont le privilège du for ecclésiastique (du latin: privilegium fori), c'est-à-dire qu'il ne peut être jugé que par un tribunal ecclésiastique, de la même manière qu'un noble ne peut être jugé que par ses pairs.

Bas clergé

Ce sont les curés [prêtre placé à la tête d'une paroisse], vicaires [prêtre exerçant en second les fonctions attachées à un office ecclésiastique], chanoines [clercs diocésains, membres d’un chapitre cathédral ou collégial], etc. se trouvant en bas de la hiérarchie religieuse. Le bas clergé est souvent assez pauvre, ne vivant que de la portion congrue de la dîme (impôt). Le rôle des curés est néanmoins décisif pour maintenir la paix et l'ordre dans toute communauté urbaine. Outre leurs fonctions sacerdotales, les curés peuvent être en charge, avec l'autorisation de leur supérieur hiérarchique, d'instruire certaines castes de la population (écoles paroissiales)

Haut clergé

Ce sont les prélats [terme générique], évêques, archevêques (métropolitains), cardinaux. Ces ecclésiastiques sont généralement riches, du fait des ressources foncières importantes de chaque siège épiscopal et des biens hérités des familles nobles dont ils sont souvent issus. Évêques et archevêques sont communément appelés princes de l’Église. Ce sont des personnages puissants et politiquement influents (STATUT équivalent à celui d'un seigneur au temporel, minimum 5) disposant de terres, d'hommes d'armes pour les défendre et assurer leur sécurité, de liquidités, de biens matériels ; ils peuvent menacer tout homme d'excommunication ou tout territoire d'interdit, une arme terrifiante et un moyen de pression considérable compte tenu de la peur de l'Enfer ancrée dans les mentalités. Outre leurs nombreuses fonctions administratives et sacerdotales, ils sont en charge de superviser l'enseignement dans leur diocèses (écoles cathédrales ou épiscopales). A noter que certains sièges épiscopaux sont moins bien lotis que d'autres : les évêchés aux ressources très limitées sont appelés, par mépris, évêchés crottés.
« Modifié: avril 25, 2019, 11:11:53 am par Moine Noir »
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Le clergé séculier
« Réponse #3 le: janvier 27, 2019, 18:58:08 pm »
Sources : Garde de Nuit et livres, diverses sources historiques

Le clergé séculier est le clergé qui vit dans le siècle (du latin : sæcularis) au milieu des laïcs. Les membres du clergé séculier ont pris des engagements religieux, mais leur principale caractéristique est d'être engagés dans la vie séculière et non en communauté. Le terme clergé séculier regroupe généralement les prêtres, les chanoines, etc. Le clergé séculier ne prononce aucun vœu, seulement des engagements : de célibat (de ne pas vivre en couple) et d'obéissance (de manière générale à l'Église, par l'intermédiaire de chaque supérieur hiérarchique). Les membres du clergé séculier sont soumis à la règle canonique et sont tenus de réciter les différentes prières de l'Office divin. Il se peut neanmoins qu'un clerc séculier, comme un prêtre, décide d'entrer dans une congrégation religieuse, et donc, en plus de ses engagements s'ajoutent et se mêlent les vœux religieux. Le clergé séculier est composé des diacres, des prêtres, des évêques diocésains et des archevêques. Les diacres et chanoines (prêtres) étant rattachés à un diocèse particulier, appelé diocèse d'incardination, sous la responsabilité de l'évêque titulaire. Cependant, bien qu'ayant leur diocèse d'incardination, ils peuvent voyager, exercer des ministères qui ne sont pas dans leur diocèse, ayant néanmoins des comptes à rendre à l'évêque de leur diocèse d'incardination, ainsi qu'à l'évêque du diocèse où ils exercent leur ministère. Les diacres et les prêtres peuvent demander à être excardinés, c'est-à-dire changer de diocèse d'incardination, selon accord de l'évêque du premier diocèse d'incardination.

Hiérarchie du clergé séculier

Le siège de la Foi se situe à King's Landing depuis la conquête d'Aegon le Conquérant. Le neuvième roi Targaryen, Baelor le Bienheureux, entreprit de bâtir une immense cathédrale au cœur de la ville, sur la colline de Visenya, dite cathédrale de Baelor. C'est de là que l'archevêque de King's Landing ou primat de Westeros, chef suprême du culte de la Foi, dirige et administre. Autrefois, Oldtown était le centre décisionnel de la Foi sous la protection de la puissante et ancestrale maison Hightower. Le primat de Westeros possède un rôle considérable : c'est lui qui accorde la bénédiction de la Sainte Foi au nouveau souverain pendant le couronnement (*), lui qui célèbre les mariages royaux, lui qui célèbre le baptême des enfants royaux, ou qui bénit les membres de la famille royale lorsque ces derniers entreprennent un voyage hors de King's Landing. C'est lui qui peut prêcher une croisade, frapper un roi d'anathème, etc. Lui enfin qui sacre les archevêques et parfois les évêques après qu'ils ont été élus par les synodes. Il est d'usage que, lors des cérémonies importantes, sept des cardinaux l'assistent. Après sa mort, son successeur est élu par les autres cardinaux, réunis en conclave (à ne pas confondre avec le Conclave des archimestres de la Citadelle). En signe de sa charge, la crosse en référence au bâton du berger - paix mes brebis dit le Père d'En-Haut - et la tiare ou le diadème de cristal selon les cérémonies. Le primat de Westeros résigne jusqu'à son prénom : il n'a, en effet, plus que faire des appellations humaines, étant devenu, lors de son élection, l'incarnation sur terre des Sept qui ne font qu'Un.

(*) La tradition fut établie par Jaehaerys Ier qui concéda à la Sainte Foi la protection du Trône de Fer à l'issue de la Guerre de la Foi. Cette tradition est adoptée bien que la religion des Sept ne soit pas l'unique religion de Westeros et que le roi s'engage à défendre les dieux nouveaux et anciens.

L'échelon immédiatement inférieur du culte est celui des cardinaux, personnages importants du culte qui sont (en général) d'anciens évêques ou archevêques - exceptionnellement de simples diacres - dont la principale fonction est d'assister et de conseiller primat de Westeros. Les cardinaux sont à la tête de l'ensemble des administrations du Saint Siège de King's Landing. Ils sont au nombre de 4x7=28 et forment la curie.

Viennent ensuite les archevêques qui sont des prêtres en charge d'une province ecclésiastique résidant dans des cathédrales érigées dans les principales grandes villes de Westeros (large cities). Ils ont plein pouvoir dans leur diocèse (archidiocèse) et un certain droit de regard sur les diocèses de leur province dont ils assurent la coordination ; puis viennent les évêques qui sont des prêtres en charge d'un diocèse, résidant dans des cathédrales ou des églises de belles dimensions érigées dans les larges bourgs ou les petites villes (large towns, small cities) et enfin les curés qui sont des prêtres en charge d'une paroisse, résidant dans des églises paroissiales ou des chapelles érigées dans les bourgs ou les villages (hamlets, small towns).

Chaque couronne de Westeros, à l'exception du Nord et des Îles de Fer, est donc savamment découpée en territoires plus ou moins grands administrés par un ecclésiastique rendant compte à un supérieur hiérarchique et donnant ses ordres à un inférieur hiérarchique. Les archevêques sacrent les évêques et les évêques nomment les curés dans leur zone d'influence respective. Les archevêques et les évêques ordonnent les prêtres et nomment les diacres. Le seigneur d'un fief dispose d'un droit de regard sur la nomination d'un évêque ou d'un abbé dans la mesure ou l'un ou l'autre administre des terres et des biens sur ledit fief. Le roi dispose d'un droit de regard sur la nomination de l’archevêque primat.

Des évêchés existent sur tous les fiefs où la communauté urbaine s'est dotée d'une église de taille respectable (temple) et d'un prêtre (priest). Des paroisses existent sur tous les fiefs où la communauté urbaine s'est dotée d'une église paroissiale (chapel, temple) et d'un prêtre (priest). Quant aux fiefs dont la communauté urbaine ne s'est dotée ni d'une église, ni d'une chapelle, ni d'un prêtre, ils reçoivent la visite plus ou moins régulière de prêtres itinérants envoyés par l’évêché le plus proche.

Adaptation à l'univers de TDF

Statut 3 : prêtre, diacre, chanoine.
Statut 4 : curé, chapelain, vicaire, archidiacre.
Statut 5 : évêque.
Statut 6 : archevêque, cardinal, nonce apostolique.
Statut 7 : primat de Westeros.

Au temps de la saga, on dénombre cinq archevêchés sur le continent de Westeros :
- archevêché de King's Landing ou Saint Siège où réside le primat de Westeros et la curie ;
- archevêché de Oldtown où réside l'archevêque Adhemar ;
- archevêché de Gulltown où réside l'archevêque Ragnemodus ;
- archevêché de White Harbor où réside l'archevêque Agilbert ;
- archevêché de Lannisport où réside l'archevêque Adulphe.

Les quatre cardinaux plus connus et les plus influents sont :
- le cardinal Torbert,
- le cardinal Raynard ;
- le cardinal Luceon ;
- le cardinal Ollidor.

Règles d'étiquette

On s'adresse à un prêtre par la formule "Mon Père"
On s'adresse à un curé par la formule "Mon Père" ou "Monsieur l'Abbé"
On s'adresse à un évêque par la formule "Monseigneur".
On s'adresse à un archevêque par la formule "Votre Excellence" ou "Monseigneur".
On s'adresse à un cardinal ou à un nonce apostolique par la formule "Votre Éminence".
On s'adresse au primat de Westeros par la formule "Votre Sainteté".
« Modifié: mai 18, 2019, 18:09:35 pm par Moine Noir »
“L’homme qui prononce la sentence devrait tenir l’épée.” – Ned Stark

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Le clergé régulier
« Réponse #4 le: janvier 27, 2019, 18:58:25 pm »
Sources : Garde de Nuit et livres

Le clergé régulier est le clergé qui vit selon une règle de vie (du latin : regularis) d’un ordre, d'une abbaye, d'un couvent, d'un prieuré. Le clergé régulier s'engage dans les trois vœux : de chasteté, de pauvreté et d'obéissance.

Les moines, aussi appelés frères, forment la base de la hiérarchie du culte. Ils vivent généralement en petites communautés appelées septistères/abbayes, placées sous l'autorité d'un doyen/abbé, et installées sur des sites isolés, un peu à l'écart des centres urbains. Il existe de nombreux moines et frères errants, appartenant à divers ordres pénitents et mendiants, plus ou moins connus et importants. Les religieux cloîtrés (moines, religieuses, etc.) élisent leurs supérieurs (abbé, prieur, mère supérieure).

La Foi est organisée en différents ordres aux attributions plus ou moins floues. Les ordres les plus structurés sont les suivants :

Les Sœurs du Silence : sont un ordre religieux féminin. Dans les Sept Couronnes, elles sont chargées de s’occuper des morts : faire leur toilette, les habiller, les transporter d’un lieu à un autre (y compris les ossements). Ces femmes sont vêtues de longs voiles gris qui ne permettent de discerner que leurs yeux. En effet, regarder un cadavre en face porte malheur. Elles ont également la particularité de ne pas parler aux vivants, les contes pour enfants prétendant à tort que leur langue est amputée.

Les Frères Mendiants : sont des membres de divers ordres pénitents sur le modèle des Dominicains et des Franciscains. Ils se distinguent par leur pauvreté, n'étant vêtus que de robes de bure et allant pieds nus. On les reconnaît aussi par la sébile qu'ils portent en témoignage de leur humilité. Ils parcourent les Sept Couronnes afin de prêcher la bonne parole.

L'ordre des Guérisseurs ou Gabriélites : les moines de cet ordre pacifique très ancien se dédient à l'étude des textes sacrés (exégèse, philosophie, théologie), à la prière, à la méditation, et aux soins des âmes et des corps. Reconnaissables à leur bure d'un beau vert émeraude, ils sont d'excellents médecins et des chirurgiens accomplis.

Adaptation à l'univers de TDF

Statut 3 : moine, frère, sœur.
Statut 4 : moine occupant tout rôle prééminent au sein de la communauté.
Statut 5 : abbé ou abbesse.

Règles d'étiquette

On s'adresse à un moine par la formule "Frère + prénom" ou "Sœur + prénom" (*)
On s'adresse à un abbé par la formule "Monseigneur".
On s'adresse à une abbesse par la formule "Ma Mère".

(*) Il s'agit du prénom donné lors de l'intronisation dans l'ordre monastique et non du prénom donné à la naissance.
« Modifié: avril 25, 2019, 11:14:17 am par Moine Noir »
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Les ordres religieux militaires
« Réponse #5 le: février 01, 2019, 13:56:50 pm »
Sources : Garde de Nuit, livres de médiévistes spécialistes des ordres religieux militaires de l'Occident médiéval chrétien : Alain Demurger, etc.

Les ordres militaires sont des ordres religieux chrétiens dédiés à la protection armée de la religion. Ils sont constitués au Moyen Âge dans le contexte de la guerre sainte motivé par les croisades et la Reconquista. Le plus connu du grand public est l'ordre des Templiers. Aux Templiers, l'on associe quantité de topoi (clichés) : leur richesse fabuleuse, leur savoir ésotérique... Demurger évoque, à propos de la vision actuelle des Templiers par une certaine culture populaire, un "sottisier templier". Il existe de nombreux autres ordres militaires, parmi lesquels les Hospitaliers et les Teutoniques, dont les faits d'armes sont moins repris par les média. L'ordre de Malte en est une survivance contemporaine.

Adaptation à l'univers de TDF

Autrefois, avant la Conquête d'Aegon le Conquérant, la Foi disposait de deux ordres combattants : les Fils du Guerrier et les Pauvres Compagnons. Ils sont à rapprocher - avec les précautions d'usage - des ordres religieux militaires du royaume de Jérusalem (Hospitaliers, Templiers, Teutoniques) ou ibériques (Alcantara, Calatrava, Santiago, etc.) des XI-XIII siècles. Ordres exempts, directement sous l'autorité du primat de Westeros, basé à Oldtown à l'époque, bien dotés et puissants, ils constituaient une véritable menace pour le pouvoir royal.

Les Fils du Guerrier étaient un ordre de chevaliers. Ses membres abandonnaient volontairement leurs terres et leur fortune pour servir la Foi. Ils ne portaient que d’humbles chemises de crin sous leurs armures niellées d’argent et des manteaux aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ils utilisaient des boucliers en forme de cerf-volant qui semblent avoir été en usage parmi les Andals. Les pommeaux de leurs épées étaient dotés d’un cristal taillé en forme d’une étoile à sept branches, symbole de la Foi.

Les Pauvres Compagnons regroupaient, eux, des guerriers d’humble naissance arborant comme emblème l’étoile à sept branches de la Foi sur champ blanc, ce qui leur valait le surnom d’Étoiles. Ils étaient apparentés aux ordres pénitents de frères mendiants (les frères mendiants parcourent les Sept Couronnes afin de prêcher la bonne parole. Ils se distinguent par leur pauvreté, n’étant vêtus que de robes de bure et allant pieds nus) mais s’en distinguaient par le fait qu’ils étaient armés. Les Pauvres Compagnons assuraient en particulier la protection des voyageurs de septuaire en septuaire à travers les Sept Couronnes.

Adaptation à l'univers de TDF

Statut 2 : moine soldat sergent.
Statut 3 : moine soldat chevalier.
Statut 4 : sénéchal, maréchal, commandeur...
Statut 5 : Grand Maitre de l'Ordre.
« Modifié: février 26, 2019, 12:26:34 pm par Moine Noir »
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