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102266 Messages dans 7466 Sujets par 811 Membres - Dernier membre: cernunos_wolf avril 25, 2019, 18:17:17 pm
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Opale Campagnes  |  Cthulhu  |  IdF - Vincent B  |  CR (Modérateur: Vincent_B)  |  CR 2017/09/09
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Auteur Sujet: CR 2017/09/09  (Lu 1321 fois)

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Hors ligne Merlipili

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CR 2017/09/09
« le: mai 14, 2018, 17:51:39 pm »
Un CR manquant !!! relatant le voyage entre Melbourne et l'Antarctique. Et c'est le premier compte-rendu de Kezem, quelques indices sont dissimulés dans le texte :)


Une écriture à la graphie mal assurée, voici quelques pages d’un carnet tenu par David Sunwell

Enfin nous sommes en mer, l’Antarctique n’est plus loin.

Nous sommes le 27 octobre 1933, dernière partie maritime avant le début de nos recherches scientifiques, c'est pas trop tôt, comme si l’expédition attire un quelconque mauvais oeil…

Nous traversons la baie de Port Phillippe, endroit finalement assez familier pour moi, étrange. Direction la pleine mer et surtout la barrière de Ross. Lexington y va, elle n’a pas l’air commode, et doit être dotée de curieux pouvoir pour déchaîner tant de réactions de la part de M. Starkweather. Un certain Bird y va aussi, il veut survoler le pôle, ces préoccupations sont assez éloignés des nôtres, ça doit être critique de voler par ces températures. Une clique allemande est également de la partie, l’Antarctique est étrangement convoitée ces temps-ci.

Les relevés hydrologiques indiquent la présence de nombreuses tempêtes sur le trajet, tant que cela n’implique pas plus de retards… L’équipage est en tout cas très habile, je ne doute pas qu’en pratique nous devrions nous sortir de ces aléas climatiques.

Avant le départ un checking éclectique de toute la cargaison a été effectué, espérons que nous ne serons pas confrontés à d’autres sabotages. Mac Anish trafique une radio, espérant décupler sa puissance ou sa portée, je lui ai proposé mon aide, il a gentiment sourit mais n’en a pas tenu compte, tant pis pour lui. J’ai remis à jour mon équipement, boîtes, réactifs divers, de quoi prélever différents indices sur place.

28 octobre 1933

Le capitaine pratique une cérémonie religieuse, le vent du nord forcit, ça pique.

29 octobre 1933

Le cercle antarctique est certainement dépassé, les jours s'allongent, et le froid s’intensifie.

30 octobre 1933

La houle qui s’y met, je commence à être habitué mais tout de même, ça fait beaucoup de changement finalement, je pensais que mon organisme aurait mieux géré.

1er novembre 1933

De fantastiques déferlantes toute la journée et vers 19h retour au calme, le manque de véritable nuit n'est pas des plus pratique, mais personne ne semble succomber à la panique, j’espère simplement que les vagues n’étaient pas annonciatrices de plus gros épisodes climatiques. Le baromètre devient l’objet le plus souvent scruté ces derniers jours.

2 novembre 1933

Ça y’est on y est, le givre est là, mon corps réagit parfaitement à cet environnement, la mer est étonnement calme, ce qui permet à l’équipage de poser une série de mains courantes sur tout le navire.

3 novembre 1933

Une énorme purée de pois s’est levée pendant la nuit, et parmi la mélasse nous apercevons nos premiers icebergs. Je suis intrigué par ces couleurs changeantes et innombrables, Samuel Winslow me renseigne avec toute la rigueur scientifique caractéristique de sa profession.

4 novembre 1933

Merci le baromètre, changement de direction express, une vilaine tempête semble se profiler…

5 novembre 1933

Nouvelle activité des plus ludiques, le déblaiement de neige, ça s’entasse et ça s’entasse. J’aurais bien fait ça toute la journée pour échapper à ça ! Panique en début d’après-midi, la tempête est bel et bien là… C’est plus de la rigolade, nos estomacs s’en souviendront longtemps.

6 novembre 1933

Et ça continue encore et encore… Note à moi-même, étudier les techniques du cuistot qui malgré les mouvements incongrus du bâtiment nous prodigue une nourriture exemplaire… qui malheureusement finit souvent en dehors de nos estomacs.

7 novembre 1933

La tempête finit par se calmer dans la journée, les icebergs se multiplient.

8 novembre 1933

Nous arrivons en vue “du pack”, un amalgame de morceaux de glace et d’icebergs impénétrable.

La voie est bloquée

9 novembre 1933

Toujours pas d’ouverture
10 novembre 1933
11 novembre 1933

Toujours rieeeeeeeen….

12 novembre 1933

Fantastique ! Enfin ! Un passage vers le sud ! Quelques coups de piques, le maniement des perches et la puissance du moteur nous permettent de passer au travers des glaces.

13 novembre 1933

La roue tourne, la tempête la plus effroyable que nous n’ayons jamais subi, je reste cloitré à l’intérieur… La mer est indomptable.

14 novembre 1933

La radio reçoit un appel du Tallahassee, le navire de Lexxington pris dans les glaces à 500km de chez nous. A part invoquer la bonne fortune nous ne pouvons rien d’autres pour eux.

15 novembre 1933

Le vent retombe, mais la brume est là, des pics de glace apparaissent ici et là, l’eau et le ciel semble se confondre.

Un cri de la vigie à l’avant. Le Wallaroo, un baleinier d’Hobart disparu l’automne dernier. Complètement pris dans la glace. La poupe est déchiquetée, sûrement l’explosion de la chaudière.

Franck et Edmund partent explorer l’épave. Le spectacle est épouvantable, les chairs sont limées par le vent, mais le froid a conservé les tissus, ici un cadavre becqueté par quelques oiseaux de mauvaises augures, là un corps ayant subi différentes congélations et décongélations successives.

À la poupe une série de corps alignés.

L’intérieur révèle une série de cabines, le froid et le temps ont fait jouer les matériaux, les portes sont pliées par l’action des glaces, d’autres soufflées par l’explosion, les meubles sont tordus.

Le capitaine est encore dans sa cabine, étendue sur son lit, il s’est suicidé.
Un livre de correspondance, un sac de pièces d’or, une caisse de whisky et le livre de bord, funeste butin.

De retour sur la Gabrielle, notre capitaine prononce une oraison funèbre. Turlow à l’aide de ses jumelles distingue un canot à quelques km, les restes du bateau de sauvetage du Wallaroo.

Le journal de bord fait état d’un grain puis d’avaries, puis des morts et l’échouage et la fuite désespérée sur le canot. Cette rencontre me fait relativiser notre dernière tempête, nous ne nous en sortons pas si mal.


17 novembre 1933

Nous voici nous aussi pris dans la glace, heureusement nos machines n’ont pas l’air de vouloir exploser. Le pack nous entoure, et communique, par grincements, par claquements.

Nous sommes maîtres de notre destin, l’utilisation des explosifs est mise au débat… Nous les utiliserons, pas questions de perdre encore du temps sur Lexington.

La première série de charges est disposée, malheureusement nous ne bougeons pas plus. La deuxième, elle, fait mouche et nous permets de nous échapper de cette situation critique, nous faisons une percée décisive dans le pack adverse, deuxième essai !

19 novembre 1933

Des nouvelles de “Shark”. Ça y est, elle est installée.

20 novembre 1933

Le pack se disperse, mais les icebergs sont de plus en plus gros… Terre ?

21 novembre 1933

Nous pénétrons dans la mer de Ross, la houle est moins présente, nos estomac peuvent récupérer tranquillement.
 
23 novembre 1933

Enfin, la barrière de Ross et l’île (de Ross). C’est le moment, Starkweather s’illumine et enflamme l’expédition d’un discours dont il a le secret.

Nous trouvons un endroit propice sur la barrière de Ross, la grande rampe de bois est sortie, les premiers à réellement profiter de ce nouvel environnement sont les chiens, quelles magnifiques créatures.

Un premier camp est installé, puis les mushers sont envoyé trouver un véritable emplacement. Sur des rochers, avec un bon coin pour une piste, et surtout pas trop loin du lieu de déchargement.

24 novembre 1933

La Gabrielle reprend le large.

Fiskarson trouve l’emplacement idéal, et le grand déménagement commence. Des murs de glace sont érigés afin de nous prémunir du froid, enfin, nous sommes installés ! Et ça n’est pas la mauvaise humeur de Laroche, ce fou a décidé d'arrêter de fumer, je vous raconte pas son état ou les pseudos exploits de Lexington, il paraît qu’elle a survolé le pôle sud… qui vont nous faire reculer devant notre tâche: Les Montagnes Miskatonic !

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