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102303 Messages dans 7481 Sujets par 859 Membres - Dernier membre: uplicle septembre 16, 2019, 10:19:53 am
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Opale Campagnes  |  Cthulhu  |  IdF - Vincent B  |  CR (Modérateur: Vincent_B)  |  CR 2018/03/24 - Allers et retours
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Auteur Sujet: CR 2018/03/24 - Allers et retours  (Lu 296 fois)

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Hors ligne UNFOLD

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CR 2018/03/24 - Allers et retours
« le: mars 30, 2018, 17:03:00 pm »
15/12/1933

Il est presque 18h quand Edmund et Dewitt arrivent là où gît Danforth. La brume se lève quelques instants plus tard. Le groupe s’abrite tant bien que mal dans les étranges édifices, en espérant ne pas céder à cette folie temporaire qui les étreint à chaque crépuscule. David a l’idée de lire à voix haute les journaux de Danforth pour distraire ses camarades de la folie des brumes. Il commence sa lecture...

Mike a l’impression d’être très à l’aise, comme s’il avait déjà vécu ici. Il a aussi la certitude que quelque chose va se produire, sentiment que certains ont déjà ressenti lors de leur première confrontation à la brume. Avec Dewitt, ils sont surpris que David soit humain. De son côté Frank se sent absorbé par la brume, plongé dans des temps immémoriaux. Il est presque effrayé d’être entouré par des humains. Il se retrouve dans la peau d’un Ancien, il sent son corps expulser des spores, les shoggoths attentionnés prennent chaque spore pour le déposer dans une carcasse où il pourra se développer. Pendant toute cette transe Frank n’a absolument aucun recul sur le fait qu’il n’est plus dans le présent, et Edmund a l’air tout aussi absent que lui.

Après David, c’est Mike qui prend la parole pour narrer la fin des aventures de Gordon Pym au petit groupe. Le mystérieux épilogue évoque les Anciens ! Il y est également question de lampes remplies par une substance lumineuse étrangement vivante, et Mike assimile cette substance à celle contenue dans les globes explosifs de l’innommable île démoniaque qu’ils ont exploré dans le Pacifique sud.

À la différence de leurs camarades, Niels et Starkweather ne semblent pas affectés par la brume. Le patron de l’expédition est pressé de rentrer au camp pour prévenir Acacia. Il prend Mike et David avec lui et ils partent vers la spirale énergétique, laissant le reste du groupe veiller sur Danforth. Le trio veut savoir si la brume change quelque chose aux émanations du lieu. La brume les désoriente, mais ils parviennent à garder le cap. Ils ont cependant l’impression que les ombres bougent et que la brume essaye de s’insinuer en eux. Il leur semble voir la cité telle qu’elle était dans le passé, et voient même un tunnulus passer devant eux comme s’il était là, parfaitement tangible. « Ce mirage est incroyable, on dirait des vrais ! » s’exclame Starkweather. Même l’intrépide mégalomane reconnaît qu’il serait plus prudent de trouver un abri. David propose de monter sur la terrasse, proposition fort judicieuse puisque la brume est quasiment inexistante à cette hauteur. Le trio décide donc d’explorer la carrière aperçue par Mac Anish pendant la poursuite de Danforth. Les traces de palmes y sont nombreuses. La roche a été récemment travaillée, c’est évident. Le trio explore un bâtiment de cinq mètres de haut situé dans l’enceinte du « chantier ». Ils estiment l’âge de ce bâtiment entre 20 et 60 millions d’années. À l’intérieur, ils trouvent un établi sur lequel sont déposés des marteaux et des burins recouverts d’une sorte de céramique verte. Dans un coin les explorateurs repèrent un fagot d’une quinzaine de barres en céramique. Ces barres font quatre centimètres de diamètre et dix kilos chacune. Ils trouvent également une grande feuille de mica noir, dont ils ne comprennent pas la fonction.

De retour à l’extérieur, ils repèrent l’entrée d’une sorte de hangar de dix mètres de haut. L’air qui s’en échappe est chaud. En pénétrant dans la structure, nos explorateurs de retrouvent dans une grande salle elle-même entourée d’autres salles situées en contrebas. Ces salles basses contiennent des tas de pierres effondrées. Les blocs ont quatre mètres d’arête. Il doit s’agir de fours. En ouvrant un four intact, ils trouvent des moules, dont certains en forme de tige, clairement conçus pour produire les tiges recouvertes de céramique verte. D’autres moules ont une forme pentagonale, d’autres des formes qui ne ressemblent à rien de connu. Les autres salles de fours se sont probablement effondrées. De part et d’autre du four, des amphores contiennent une poudre qui doit être le matériau qui permet de créer la céramique verte. Le trio ne trouve pas trace du combustible utilisé.


00h30
La brume se dissipe, notre trio voit poindre la lumière et retourne vers le groupe. David et Mike racontent ce qu’ils ont vu et Frank leur fait part de son hypothèse de repeuplement par carcasse.

À la demande de Starkweather le corps de Danforth est disposé sur un traîneau et le groupe part vers le camp d’Acacia, non sans faire un détour par le repaire de Danforth pour récupérer ses vivres. Acacia et Priestley dorment, donc tout le monde se réfugie dans l’avion pour dormir. Des tours de garde sont mis en place, et ils permettent à ceux qui ne dorment pas de parcourir le carnet de Danforth par bribes. Il apparaît que Danforth était déjà intéressé par l’occulte avant sa participation à la première expédition Lake.



16/12/1933

À leur réveil, les occupants de l'avion entendent Acacia et Starkweather qui discutent à l’extérieur. Acacia remercie les aventuriers d’avoir récupéré les pièces de l’avion. Ce n’est décidément pas la courtoisie à laquelle nos héros ont été habitués. Il faut croire que le requin reste un être humain.

À 10h, Baumann rejoint le camp Lexington – qu’il serait plus réaliste d’appeler « la tente Lexington » –  ce qui permet à tous d’apprécier son accent anglais des plus londoniens. Avec Dewitt et Mullins, ils passent la matinée à réparer l’avion tout en discutant avec passion de leurs exubérances de pilotes. Les américains comprennent que Baumann, qui vient d’une famille favorisée et a beaucoup voyagé, est une tête brûlée absolue en matière d’aéronautique. Au fil des réparations Mike comprend que la structure de l’avion a été endommagée lors du dernier atterrissage. Pendant ce temps, Frank travaille sur les trois radios sabotées.

À midi Meyer et Rilke rejoignent l’aréopage et remercient tout ce beau monde comme l’a fait Lexington avant eux. Rilke veut étudier les shoggoths et demande à ceux qui connaissent le rapport Dyer de l’accompagner jusqu’à l’indicible lac souterrain. Frank est prêt à donner les informations mais essaye de le dissuader d’une telle folie. Il demande à Meyer s’il connaît un sort pour lutter contre les shoggoths, Meyer qui lui répond qu’il s’agit là d’une « affaire de bonne femme ». L’éminent linguiste croit certes aux shoggoths (et même aux aventures de Gordon Pym) mais pas à l’occulte. Quel paradoxe !

Quant à Rilke, il est en transe totale lorsqu’on lui raconte la longue descente souterraine, peut-être parce qu’il est biologiste. Il faut croire que le stress assaille Frank à l’évocation d’une nouvelle descente, puisque ce dernier va voir Acacia pour lui demander si elle connaît un sortilège pour vaincre les shoggoths ou au moins s’en protéger. Elle décline poliment et n’a pas l’air de mentir.

Les membres de l’expédition Starkweather échangent au sujet du carnet de Danforth, et on comprend que Danforth a jeté un sort aux victimes du camp Lexington, ceux qui avaient vu des araignées et sont partis nus dans la neige.

L’après-midi les trois pilotes continuent de réparer l’avion tandis que Frank s'occupe toujours remettre les radios en état, le froid l’empêchant de déployer son habituelle virtuosité technique. Pendant ce temps David retourne sur le lieu de l’embuscade avec Niels et Starkweather. Ils reviennent sur les coup de 16h et partagent leur découvertes : David semble avoir compris quelque chose – mais comment ? - au sujet des montagnes. D’après lui les Anciens avaient une machinerie – mais pourquoi ? – et autour de 140-145 millions d’années cette machinerie a été impliquée dans un grand cataclysme. Ce cataclysme a provoqué l’apparition de la chaîne de montage ainsi qu’une surélévation du plateau. En réalité, les Miskatonic sont circulaires. Le cataclysme serait parti du centre du plateau, ce même endroit où veulent se rendre Mike et Frank et que les Anciens évitent désormais. Un fait troublant s’ajoute à cette histoire : les bois pétrifiés utilisés par les Anciens ne sont pas des espèces d’altitude.

Il est 16h30 quand Acacia s’approche de Frank et lui demande de transmettre une question au professeur Moore. « Je crains que Starkweather n’ait pas conscience de la gravité de la situation, mais peut-être faut-il taire nos découvertes ? » Frank la sent effrayée, ce qui contraste avec l’excitation qu’elle affichait lorsque ses camarades racontait leur descente vers le lac innommable. Le canadien accepte de transmettre le message au sage professeur Moore.


Les américains repartent vers leur campement avec Danforth sur le traîneau. Ils passent près de la spirale et Frank veut voir si l’énergie peut rendre un humain agressif. Ils stationnent quelques minutes sur le mystérieux emplacement. Ils sentent tous un regain de vitalité et Edmund constate que d’une façon totalement inexpliquée Danforth va moins mal. Après avoir traversé le fleuve, ils découvrent une série de cônes mesurant un mètre de haut et quinze mètres de diamètre, sorte de larges cheminées. La bordure fait environ quatre-vingt centimètres d’épaisseur. Mike y jette un caillou, et d’après le bruit en déduit qu’il y a quarante mètres de profondeur. Il y a plus d’une centaine de cônes, sur 300 ou 400 mètres de long. Encore un élément intriguant de l’ineffable cité. L’équipe craint d’être à nouveau prise dans la brume et décide donc de monter sur la terrasse. Frank contacte Moore pour lui donner des nouvelles de leur progression (il capte 3/5 voire 4/5). C’est Miles qui répond, et Frank lui explique qu’ils sont en route et qu’il a réparé la radio d’Acacia. David lui demande de vérifier s’il capte l’étrange signal des montagnes, et c’est le cas.

Ils avancent sur la terrasse jusqu’à surplomber le campement. Là, Frank repère un bâtiment intriguant. Il distingue des éclats de lumière sur le bâtiment, comme si ce dernier était recouvert de glace, ce qui tranche avec les bâtiments en pierre qui sont la norme dans la cyclopéenne cité. Dewitt et Edmund restent à surveiller Danforth tandis que les autres partent explorer le bâtiment.

La construction ovoïde mesure dix à douze mètres de haut, quinze mètres de large et vingt mètres de long. On distingue plusieurs ouvertures carrées au sol, et plusieurs fenêtres. De nombreuses traces de tunnulus convergent vers le bâtiment mais dans un rayon de dix mètres toutes s’écartent pour le contourner. D’après Frank et David, la glace n’a « que » quelques centaines d’années. Il est temps de pénétrer dans un des couloirs. David ouvre la marche, suivi de Frank et de Mike. Ils avancent accroupi car le couloir est bas : 1m20 de haut. Ils arrivent dans une salle de 1m50 de haut, qui n’est plus grande que parce que le sol est plus bas. Au fond de la salle, ils prennent le couloir sud. Ils montent dans un colimaçon assez raide vers les étages et arrivent dans la flèche du sud. Quatre côtés, une alcôve (vide) dans chaque paroi, et au sol une matière inconnue en forme de ∞. La matière est sombre, friable. David prend la forme étrange, puis ils partent explorer l’arrête nord. Celle-ci est identique à la première mais ne contient rien.

De retour dans  la salle principale ils trouvent une sorte de toboggan qui s’enfonce dans le sol. Mike descend encordé et se retrouve dans une salle de 1m20 de haut au centre de laquelle trône un cadre en métal tordu, légèrement oxydé. Le métal est mou, facile à déformer. Il semble reposer sur une sorte de cube de glace. Mike encorde le cadre pour que ses camarades le remontent. Il retourne ensuite dans le toboggan pour aller à l’étage inférieur. Il arrive dans une grande salle en pierre. Elle mesure deux mètre de hauteur, pour une surface de trente mètres par vingt. Il y a des filets duveteux secs accrochés au mur, plus épais qu’une toile d’araignée. Mike décrit « une corde à linge pas bien tendue ». Quand il touche un fil, celui-ci tombe en poussière. Impossible de ramener un échantillon. Mike ne s’éternise pas, car la poussière est peut-être porteuse de maladie.

Voilà donc de nouvelles trouvailles bien mystérieuses. David pense que le cadre est une porte, Mike pense que le cadre est un cadre. L’équipe rentre au campement, mais Moore n’a aucune explication sur le bâtiment en glace ni sur le cadre. David a cependant une intuition : il évoque « un symbole qui apparaît dans plusieurs civilisations, y compris chez les humains ; une autre race pourrait y être liée, une race qui habite du côté d’Aldebaran ».  Ce canadien est décidément plein de ressources.



17/12/1933

9H. Le petit-déjeuner. Frank prend Moore à part et lui transmet la question d’Acacia. Il lui parle aussi des diverses propositions des allemands (prêt d’échantillons biologiques, exploration d’un bâtiment intéressant qu’ils disent avoir découvert, descente vers l’indicible lac). Il parle également à Moore des intuitions de David selon lesquelles un cataclysme aurait surélevé le plateau. Le professeur confirme qu’il y a 140 et 60 millions d’années se sont produits des changement d’ères géologiques.

Quelques temps plus tard, alors Mike et Frank discutent, David arrive avec le ballon de Cole, ce même ballon que Cole avait confié à Syke pour avoir une photo souvenir prise de l’autre côté des montagnes Miskatonic. Syke s’est plaint à David que le ballon lui parlait depuis la photo. Mike remarque d’ailleurs que la signature de footballeur sur le ballon est un faux. Fidèle à son pragmatisme canadien, David plante son couteau dans le ballon… qui ne crève pas. Il coupe le cuir et en extrait un objet sombre qui a presque exactement la forme du ballon. C’est léger, ce n’est pas creux et ce n’est pas un rocher. En le touchant, Frank a une vision. Il voit un être anthropoïde vêtu d’une sorte de toge, il épaule un fusil… c’est le grand prêtre de l’île ! Malheureusement – ou pas – c’est la seule réminiscence qui lui revient en tête. Imaginez son dilemme : il veut savoir, mais il sait qu’il ne doit pas savoir.

David essaye le burin des Anciens sur l’objet mystérieux qui dérape et fait un vol plané mais reste parfaitement intact. On essaye ensuite de le brûler, sans effet. L’objet est à peine moins froid que l’air extérieur. Il est 10h30 quand nos laborantins du froid font part à Moore de leur projet de cacher l’ogive. Avant de l’enterrer, Frank fait un test radio pour voir si l’objet émet des fréquences qu’il peut capter, sans succès. David essaye également de prendre une photo avec flash, et rien de notable ne se produit. On utilise également un compteur Geiger mais il n’y a pas trace de radioactivité.

11H
Après avoir enterré l’ogive maléfique, Niels, Edmund, Mike, David et Frank retournent voir les allemands. En chemin Mike remarque un cairn comme ils en ont déjà vu sur la route de la tour conique. Le cairn est entouré de traces palmées. Il le balaye et ne trouve rien sous le tas. L’équipe arrive au camp des allemands qui sont sur le point de partir en exploration. Rilke leur offre un délicieux chocolat chaud, brève flagrance d’une civilisation qui leur semble terriblement lointaine. Toujours en avance techniquement ces nazis. Il s’avère que les scientifiques ont déjà exploré le bâtiment dont ils ont parlé aux américains mais se proposent fort aimablement de les y accompagner. David en profite pour leur faire part de son intuition sur l’élévation du plateau, une hypothèse qui enthousiasme les deux chercheurs.

Les gentlemen nazis amènent l’équipe jusqu’au bâtiment qui mesure trente mètres de haut pour soixante mètres de diamètre. L’édifice semble construit d’une pierre gris charbon. Son attribut le plus particulier est d’être coiffé d’un dôme étiré qui évoque le croisement entre une meringue et un coquillage. Il est entouré de cinq colonnes en ruines et cinq porches le desservent. Cette intégration du nombre 5 l’identifie immédiatement comme une construction des Anciens. Les humains entrent. Le porche d’entrée se prolonge par un grand couloir dont le sol est jonché de débris de verre. Apparemment une porte vitrée se trouvait là à une époque. Au niveau de la porte se trouve une série de cinq points au sol. Meyer explique à ses hôtes que l’écriture des Anciens repose sur un système de point disséminés dans une matrice pentagonale. D’après lui le signe à l’entrée signifie « vaincre » ou « communiquer », il n’en est pas certain. Notez que l’allemand polyglotte aurait déchiffré une centaine de signes ! La puissance de son esprit impressionne les américains.

Le couloir mesure douze mètres de long. Sur la droite, une rampe monte à l’étage. Le groupe choisit de continuer jusqu’au centre du bâtiment. Ils débouchent dans une salle qui fait dix mètres de haut pour trente mètres de diamètre. Elle héberge cinq alcôves d’environ cinq mètres de profondeur et six mètres de haut. Chaque alcôve semble contenir une statue différente. Nos aventuriers se tournent donc vers la statue située à leur droite pour l’examiner de plus près. Cette statue de stéatite représente un triangle duquel émergent quatre tentacules. Deux se terminent par des sortes de griffes ou de pinces, la troisième par une sorte de jeu de trompettes et la quatrième par un globe à trois yeux. Tandis que Niels plonge dans ses souvenirs pour retrouver le nom de cette affreuse créature, Frank annonce tout de go qu’il s’agit de la grande race de Yith. Ce canadien est décidément plein de ressources.

La statue suivante est faite d’une pierre grise comme le charbon. Elle est tombée sur le côté, et elle est tellement affreuse que David s’enfuit en hurlant. Ses camarades la regardent du coin de l’œil et distinguent vaguement une forme cylindrique. La troisième statue est un tunnulus. Elle est brisée, recouverte d’une pellicule noirâtre. Frank pense qu’il s’agit de bave de shoggoth. David fait irruption dans le bâtiment, apparemment calmé, et explique que la statue précédente est un polype volant. Les canadiens sont décidément pleins de ressources.

La quatrième statue est faite d’une pierre rose pale poreuse comme de la pierre ponce.  Elle représente un corps crustacé de 1m50 de long, avec des ailes, une tête elliptique et une queue en forme de fouet ou de dard menaçant. Pour Frank cela ne fait aucun doute : « c’est un Mi-Go de la 9ème planète, une race qui voyage de planète en planète ». Ces canadiens, décidément… c’est à se demander ce que cachent les étendues sauvages du Manitoba et du Nunavut. Quoi qu’il en soit, au vu de la représentation du tunnulus les statues sont à l’échelle 1, donc cette immonde créature rose ne peut pas passer dans le bâtiment de glace.

La cinquième statue est en stéatite. Vaguement humanoïde, elle mesure quatre mètres de haut. Voilà encore une créature ineffable. Ses pieds et ses mains sont griffus et des ailes de chauve-souris sortent de son dos. Mais le trait le plus répugnant de cette chose est son « visage » dépourvu d’yeux à la base duquel émerge une horde de tentacule. « C’est une larve de Cthulhu » s’exclame Frank ! Il sait qu’il a déjà vu une telle abomination, non, pas exactement en fait, un flash-back fugitif lui fait comprendre qu’il a certes déjà vu cette chose, mais en beaucoup, beaucoup plus gros…

Derrière la statue du tunnulus, il y a un passage. Une rampe typique des chemins de tunnulus, striée, mais plutôt basse de plafond ce qui signifie que c’est un passage peu commun. Les explorateurs de l’indicible vont-ils s’enfoncer à nouveau dans les entrailles de la cité cyclopéenne ? Et que vont-ils découvrir qui risque de cisailler leur esprit à jamais ?
« Modifié: mars 30, 2018, 23:31:40 pm par UNFOLD »

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