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102385 Messages dans 7485 Sujets par 904 Membres - Dernier membre: Helenavtj juillet 02, 2020, 16:27:27 pm
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Messages - akiraos

Pages: [1] 2
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PJ actuels / Ser Matéus BONLEU
« le: février 18, 2018, 12:44:31 pm »
Chevalier au service du Seigneur Cendregué.
Homme menaçant et pragmatique, il dirige ses hommes d'une main de fer et leur accorde toute sa confiance.




Son écuyer Théon (19 ans):



Second de Ser Mateus Bonleu, il valorise la justice et se permet de donner son avis sur chaque situation. Il s'occupe des montures du groupe avec efficacité et s'entraîne à la lance quand il le peut.

Les hommes d'armes et compagnons de toujours :

- Argan (20ans) est un archer qui ne manque pas de courage et dont le sourire un brin cruel s'illumine lorsqu'il tue. Il aime les défis et est un acrobate agile qui aime prendre rapidement de la hauteur.
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- Gael (36ans) est le mentor d'Argan à l'arc mais ne fait pas étalage de son talent, restant discret dans son attitude. Il préfère dépenser le peu d'argent qu'il a en filles de joie. Il est doué pour sentir l'humeur des autres.
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- Tristan (42ans) est une boussole ambulante, un vieux loup des forêts qui prend toujours le coté de Ser Bonleu aux cotés de Maden et Gwendal. Il est sombre en ce moment, suite à la mort sur le champ de bataille de Kaelig, son protégé et binôme.
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- Enor (31ans) est le spécialiste des embuscades. Furtif et mortel, rares sont les choses qui échappe à son regard et surtout à ses flèches. Il ne se laisse distraire de son rôle par rien, même une belle poitrine. Sans pitié, ses flèches ne font pas de distinctions...
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- Maden (38ans) est le garde le plus fidèle de Mateus Bonleu. Il suit le chevalier comme son ombre, véritable roc dont l'expertise à l'épée et au bouclier n'a d'égale que sa vigueur.
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- Gwendal (30ans) est le marteau pour l'enclume que représente Maden. Moins massif mais plus charpenté, il est aussi dévoué et partial envers le Chevalier que son compagnon plus âgé.
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- Brieg (26ans) est la fine lame du groupe et le charmeur de ces dames. Il reste humble sur ses faits d'armes, ne les distillant qu'au compte goutte à ses favorites.
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- Lohan (31ans) fait office de ciment pour le groupe autour de Ser Bonleu. Responsable de la logistique de la troupe, il est un cuisinier hors pair et un soigneur plus que compétent... surtout contre les poisons. Toutefois ne vous laissez pas avoir par sa voix enjouée et son attitude charitable. Il manie l'épée comme tout soldat et ne perd jamais son sourire, même couvert du sang d'autrui.
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Identification / Louise de la Frondière d'Argentin
« le: juin 04, 2014, 11:44:10 am »
Histoire de Manakel, Ange de la Mort

J’écris ce journal car je me dois de laisser une trace, une histoire, de retranscrire des faits qui ont eut lieu il y a de nombreuses années. Si longtemps que tous ont oublié les événements qui s’y sont déroulés. J’espère qu’un jour, ceux qui nous condamnent si facilement verront disparaître le voile qui obscurci leur vision pour voir ce que nous sommes vraiment. Des créateurs, des parents, des amis, des serviteurs, des guides, des protecteurs… Ainsi nous avons existé, ainsi nous cesserons d’être.

1   AU COMMENCEMENT

Mon premier souvenir est celui de la Lumière. Une Lumière vive et brûlante, douce et apaisante, une lumière qui vous berce, qui vous traverse. Puis les couleurs suivirent. Bleu comme le ciel, l’océan, une veine de saphirs sur un noir rocheux. Jaune comme le feu, la savane, un parterre de tournesols dans une plaine ensoleillée. Et Rouge comme le sang, un Ibis volant, un coucher de soleil sur un paysage enneigé.
Puis tout se nuança et je naquis, être de lumière… et de ténèbres. Car dès que je naquis je sus pourquoi j’existais. J’étais une ange de la Maison du Second Monde, une Ange de la Mort. Il nous avait façonné selon son désir, selon son besoin. Sous la guidance du Séraphin Silencieux, nous arpentions les ombres, les ténèbres et les soupirs. Nous étions la Maison qui s’habillait de mystères, qui évoluait dans le secret. Nous étions ceux à qui revenait la Fin de toutes choses. Parmi la hiérarchie je trouvais ma place, ni au sommet, ni dans la vallée.

Ensemble unis et sous les ordres du Tout-Puissant, nous avons construit le cosmos et l’avons rendu stable. Puis nous reçurent l’ordre d’infuser un peu de Son essence divine dans des êtres vivants, qui se développeraient et grandiraient. Les humains naquirent ; image du Tout-Puissant non pas d’apparence, mais d’âme. Nous, Maison du Second Monde, leur insufflâmes la capacité de grandir, de changer et de se soigner si le besoin s’en faisait sentir. Car nous sommes les Faucheurs…

Toutefois avant de donner vie aux hommes… La Source, comme j’aime à l’appeler, nous imposa deux commandements :

Le premier étant que nous devions aimer les hommes d’un amour aussi fort que celui que nous lui portions. Et ce sans craindre son courroux.

Le deuxième ordre était que nous, Anges de la création, devions rester dissimulés à jamais des Hommes. Aucun contact ni message n’était permis. L’homme devait grandir, entouré d’Anges protecteurs et infiniment aimants, sans jamais le savoir.

Je sais que beaucoup se sont questionnés sur Ses commandements. Non pour y résister mais pour en comprendre la nécessité. Car nous aimions déjà les hommes comme des parents aiment leurs enfants. La conclusion à laquelle nous sommes parvenus  est qu’Elle ne souhaitait pas que nous nous sentions honteux de ne pas L’aimer plus que les Hommes.
Le second était toutefois bien différent. Pour nous de la Maison du Second Monde, rester à l’abri des hommes était naturel car nous l’étions déjà à l’égard des nôtres, dans une moindre mesure. Les autres anges vécurent cela d’une autre manière. Eux qui aimaient autant les hommes qu’ils ne l’aimaient Elle, ils se devaient de rester invisible, de laisser l’Homme dans l’ignorance de l’existence de ses protecteurs.

Je sais que certains tentèrent d’offrir des merveilles aux hommes, de leur apprendre à voir le monde autour d’eux. Passer des années à façonner la roche, les arbres, les cascades d’un canyon entier pour qu’à un moment précis, manipulant tous les vents dans un effort sans égal et les voix des animaux, créer pour quelques minutes une musique sans pareille mesure, une œuvre d’art divine… Et ignorée.



Car en ce temps, les hommes étaient aveugles. Non pas physiquement aveugles, seulement qu’ils ne possédaient pas de conscience d’eux-même ou de leur environnement, comme ils l’ont à présent. Ils étaient comme des animaux, vivant de ce que leur donnait le Paradis. Rien ne les intéressaient en dehors de dormir le ventre plein et au chaud. L’Homme était le centre de cet univers, tout tournant autour de lui, sans qu’il ne connaisse sa véritable place. Certains se demandèrent pourquoi laisser les hommes dans l’ignorance. Et ils le Lui demandèrent. Elle leurs dit de venir à Elle, qu’Elle leur montrerai pourquoi les choses devaient être ainsi. Plus jamais ils ne furent parmi nous.

Quand je vois aujourd’hui ce que l’humanité est devenue, je me questionne sur la justesse de notre cause. Avons-nous bien fait de donner aux hommes la Conscience ? Auraient-ils préféré rester heureux comme des animaux le sont, se contentant de survivre dans un monde où tout leur était offert ? Où des gardiens invisibles comblaient le moindre de leur désir ?
Ou aiment-ils le présent que nous leur avons donner ?

Mais il est trop tard. Le passé ne peut être changé. Les hommes ne connaissent même plus le Passé.



2   LE CHANGEMENT

Toutefois à ce moment-là, le changement pouvait être… Et il fût.

Des anges de toutes les maisons se réunissaient dans les palais angéliques, bâtis dans les volcans, sur les nuages, au fond des océans. Des débats eurent lieux, d’abord sur la Lune, puis cela s’est répandu. J’y étais, j’ai assisté à certains de ces débats. Je ne peux expliquer un concept si étranger maintenant. Car durant cet Age, nous les anges vivions dans tous les plans existants, dans toutes les dimensions en même temps. Aussi les débats n’étaient-ils pas seulement des mots, mais aussi de la musique, des combats, des réactions physiques, des courants d’énergies…

Le fait est que après de nombreux débats, j’ai penché du côté de ceux qui souhaitaient sortir les hommes de cette inconscience. Les extraire de ce gouffre sans fin où seules les ténèbres de l’ignorance subsistaient. Et Lucifer, le premier des anges, nous rejoint pour nous écouter et finalement approuver l’évidence.

Ainsi a eu lieu le changement.

Mais cela est une autre histoire, que j’écrirais un autre soir…




3   MA RÉINCARNATION

Je ne sais pas combien de temps j’avais attendu, combien de temps j’avais espéré sortir, combien de temps mes pensées se répétaient. Et soudainement, sans avertissement, j’ai senti une ouverture, une fissure, une brèche dans notre prison. Je n’ai pas réfléchi, j’ai agi. Je me suis précipité vers cette lumière, cette chaleur alors qu’il n’y avait aucune sensation au fond du gouffre. J’aurais marché sur les autres si cela m’avait permis d’aller plus vite, j’aurais tout sacrifié dans l’instant pour me libérer. Mais nul de cela n’était nécessaire, car je passais déjà la porte de notre Enfer pour n’y trouver que le vide. Puis un flottement, un Monde inconnu défilant devant mon être, des nuages filant au loin, des vies s’éteignant à chaque souffle. Puis une étincelle, un appel, un phare sur mon horizon. Je suivis la lumière, échappant aux ténèbres qui m’appelaient à nouveau. Tous en moi n’était plus que désir de survivre, d’être ailleurs, de Vivre.

M’en rappeler est troublant alors que j’écris ces lignes. J’ai le souffle court à ces souvenirs ; mais ma plume ne tremble pas tandis que je continue de coucher mes pensées sur le papier blanc. La petite lumière du bureau m’enveloppe d’un faible halo de lumière, au milieu des ténèbres de ma chambre. Kashemir, mon chat noir, ronronne sur mes genoux, sûrement bercé par le bruit de fond de mon écriture rythmée.



J’étais passée d’une forme éthérée, libre de tout si ce n’était de l’attrait implacable des ténèbres, à une prison de chair et de métal. Mon esprit embrumée par les sensations brusques, douloureuses et intenses ; mes repères brouillés par les émotions et la vie qui déferlaient en moi comme un torrent en furie. Mon attention était déchirée, soignant le corps, absorbant l’âme que j’avais écrasée impitoyablement, goûtant le monde qui s’ouvrait autour de moi.

Louise était une petite fille de bonne famille, française de père et américaine de mère. Elle était une enfant aimée et chérie, par des parents bons et généreux. Une petite fille de 10 ans qui aime apprendre des choses sur ce qui l’entourait, courir dans le grand jardin de sa maison à en perdre haleine, s’endormir avec Kashemir lové contre elle pour rêver des jours à venir.

Le père, Jean-Baptiste De la Frondière d’Argentin, était un homme d’affaire réputé honnête et talentueux. Il reposait mort, la tête remplacée par une poutre de métal qui avait traversé la voiture de part en part. La ceinture me comprimait la poitrine alors que la gravité appelait mon corps vers le bas, la voiture ayant chuté pour se retrouver plantée dans une aire de construction. J’essayais de bouger alors que mon corps recommençait à fonctionner. Colonne vertébrale brisée, cotes fêlées, perforation abdominale et hémorragie due à une barre d’acier de 30mm… Et tout cela se résorbait lentement pour me permettre de survivre, avec de la chance.

J’ouvrais mes yeux embués, les larmes d’extase et de désespoirs se mêlant comme le sang sur le cuir. La mère, Elisabeth Holcott, gémissait en essayant de se retourner après avoir défait sa ceinture et chuté contre le pare-brise. Une femme aimante et déterminée, sachant s’affirmer et dévouant sa vie à ceux qu’elle aimait. Médecin travaillant pour le bien des autres, partageant son existence entre sa famille et ses patients. Elle grimpa, l’air affolé en voyant mes bras pendre sans vie et la barre d’acier traverser mon ventre pour me maintenir au siège. Elle tendit la main pour détacher ma ceinture. La pression se relâcha, je tombai… je flottai à nouveau et m’échappai de la barre cruelle, ce qui m’aurait coûté la vie si mon corps ne comblait pas le vide par une énergie divine. Mes plaies se refermaient tandis qu’elle me prenait dans ses bras pour me bercer, murmurant des paroles de réconfort, alors qu’elle-même se vidait de son précieux sang sur le cuir sombre. Elle sanglotait, affaiblissant de secondes en secondes, susurrant que les secours seraient bientôt là, que tout irait bien. Je déglutissais, avalant la salive qui avait un goût de cuivre, puis aspirais une goulée d’air. Un gémissement m’échappa, frissons me traversant, mes lèvres s’entrouvrant.

-« Père ne sera plus là, Mère… Il t’attend de l’autre côté. Ne t’inquiète pas… » Lui chuchotais-je en lui caressant tendrement la joue, avec le peu de force qui me restait, essuyant les larmes noires qui les tachaient le visage.

Elle m’avait alors regardé sans comprendre, les paupières cillant comme si elle ne voyait pas bien. Elle me cala contre elle, me gardant comme si elle pouvait ainsi me protéger de tout. Elle me fit taire de sa voix basse mais pourtant forte, me soufflant d’écouter les sirènes qui se rapprochaient. Elles arrivaient, se faisant plus forte quand la voix d’Elisabeth Holcott se faisait plus faible à l’oreille de sa fille. Le temps semblait défiler comme si il était suspendu entre deux moments indistincts. Le battement de nos cœurs s’éloignant avec une lenteur infini, la chaleur enveloppante qui m’entourait m'apaisait d’une manière que j’éprouvais pour la première fois de mon existence.

Puis des mains m’ont saisies, m’ont tirées en dehors de ses bras, m’arrachant un cri de terreur et de manque. Les bruits assourdissants et les sensations glaciales se manifestèrent à nouveau. Je tendis les bras vers elle, inerte et immortelle, criant la place qu’elle occupait en cet instant pour moi. Avant qu’un homme ne m’éloigne définitivement d’elle, je pus voir qu’elle souriait. Toutes mes pensées se figèrent sur ce sourire que j’avais vu tant de fois. Ce sourire délicat et tendre qu’elle avait toujours quand elle me serrait contre elle.

Tout s’est passé vite après cela. L’hôpital, les journalistes parlant de fille miracle et d’accident dramatique, l’enterrement, l’adoption par la sœur d’Elisabeth Holcott et son beau-frère, le départ de France, l’arrivée en Amérique. Une nouvelle maison, de nouveaux amis, une nouvelle famille aisée avec déjà une petite fille de 8 ans. Kashemir était la seule chose qui me restait vraiment de la vie de Louise. Tous ont été surpris par ma facilité à accepter tout cela ; l’accident, la mort, la solitude. D’autres ont avancé que j’étais toujours en état de choc, que j’intériorisais. Je me suis réfugiée dans les livres pour ne plus les écouter, coffre de savoir infini qui ne demandait qu’à être ouvert et exploré. J’avais besoin de connaître le monde au-delà de la vision qu’en avait eu Louise. On m’inscrivit à l’école pour enfants riches où était inscrit ma cousine Cassie, supposant que cela allait m’aider à me reconstruire… Si seulement ils savaient.



   
Samantha Holcott         John Strikon      
Cassie Strikon

La vie suivait un nouveau fleuve, jusqu’au jour où ils m’ont conduit chez un psychologue de renom. Ils espéraient que je m’ouvrirai plus, comme Louise l’était avant. Je dois dire que je ne m’attendais pas à croiser là, en la personne du savant de l’esprit, un membre de la Maison des Sphères. Ainsi entrais-je en contact avec la communauté démoniaque de New York.

4   MES DÉCOUVERTES ET MES ÉGAREMENTS

Les pactes que j’ai passé restent gravé en moi.




Sinon j’ai fait la connaissance de Samantha Salford, une traductrice expérimentée qui nous donne des cours de langues à moi et Cassie. Américaine d’une trentaine d’hivers, elle est gentille et serviable, même si elle aime bien murmurer dans son coin quand elle semble préoccupée. Nous commençâmes à discuter et à sympathiser, laissant un peu de ma véritable personnalité filtrer de temps en temps. Elle me prit pour une petite fille mature et intelligente, ce qui me convenait. Elle avait comme moi une passion pour les livres, même si elle gardait ceux qu’elle préférait chez elle. Que de mystères. Peut-être des livres interdits aux enfants, qui sait ?

Puis un soir, alors qu’il tombait des torrents d’eau, elle fût invitée par ma nouvelle mère à rester pour dormir. Ses yeux brillaient d’un éclat que je soupçonnais être autre que le simple remerciement. Notre maison était un vieux manoir, très ancien. Et je le savais habité par plus d’habitants qu’il n’y paraissait ; Et je me suis rendu compte que Samantha espérait la même chose. Réveillée par une sensation étrange cette nuit, je me suis levée pour arpenter la maison en suivant mon intuition, pour arriver devant l’entrée de la cave qui était entrouverte. Des murmures sont venus chatouiller mes oreilles alors que je descendais discrètement les escaliers de pierre. Profitant des ombres, je vis se dessiner dans les ténèbres profondes de la grande cave une lueur vacillante.

Lumières projetées par des bougies, Samantha assise en tailleur au centre d’un cercle, un livre en travers des genoux. Ses lèvres s’agitaient, susurrant des mots d’une signification inconnue. Mais je savais qu’elle utilisait là un savoir que la majorité des humains ne pensaient pas exister. Savait-elle ce qu’elle faisait réellement, ou tentait-elle d’en comprendre le fonctionnement par la pratique ?  Ces questions me taraudaient, aussi me suis-je approchée assez pour entendre. J’ai ressenti la frontière lentement s’agiter alors qu’elle continuait à lire les textes occultes, les ombres s’affolants imperceptiblement. Je me devais d’intervenir ou une brèche apparaîtrait bientôt pour plonger ma maison dans un Maelstrom venu du second monde.

Trop concentrée dans son rituel, elle ne se rendit pas compte du subtil changement qui s’opéra dans la cave lorsque je laissais les ombres venir à moi, nimbant mon corps d’un halo de ténèbres. Ma vue s’éclaira tandis que les spectres ne pouvaient plus se cacher de moi ; de mon dos s’éleva un faible déchirement alors que deux ailes noires et grandes s’étiraient dans toute leur majesté. Je m’avançais à découvert, silencieuse comme la mort, habillée d’ombres mouvantes. Les esprits s’agitaient à mon approche et j’en vis certains qui se collaient à l’humaine pour la presser de leurs voix gémissantes, voix qu’elle n’entendait pas. Je pénétra le cercle des bougies dont la lumière faiblissait, trop proche de moi. Je m’agenouilla derrière Pearl… et passa mes bras autour d’elle tandis que mes lèvres s’agitaient à proximité de son oreille.

-Stop… Pas un mot de plus.

Mes mots résonnèrent à son oreille comme un ordre, avec la clarté du cristal et la force d’un marteau. Elle sembla vouloir s’agiter l’espace d’un souffle… puis elle s’immobilisa, frissonnante sous mon toucher. Je posa mon menton sur mon bras nu, ma tête touchant la sienne, en voyant le rituel se défaire… même si la frontière était définitivement fragilisée maintenant. Mes ailes bougèrent lentement pour nous encercler, nous offrir un espace intime fictif. Elle tressaillit en les voyant. Je l’entendis déglutir et prendre sa respiration.

-Qui êtes-vous ?

-Je suis celle qui garde la frontière entre la vie et la mort. Ce que tu allais faire aurait pu causer de très mauvaises choses, Samantha.


Ce que je disais la rendit nerveuse, je le sentais. Elle était d’ailleurs se le point de me contredire, son corps commençant à pivoter, quand elle marqua un arrêt. Je laissais échapper un petit rire enfantin, tandis que je dénouais mes bras et me relevait pour la surplomber au moment où elle poserait les yeux sur moi. Ce qu’elle fît lentement. Ses yeux s’agrandirent, essayant tant bien que mal de me reconnaître alors que son cerveau lui disait que ce n’était pas ça. A la faible lueur des bougies, elle ne voyait que des ombres mouvantes couronnées d’ailes noires comme la nuit, ne percevant que d’infimes éclats de ma peau et le bas de mon visage… Et cela car je le voulais.

-Louise… ? Mais que… ?

-Oui et non. Je suis Louise ici, mais aussi beaucoup plus. Jouons à un jeu, veux-tu. (Je me mis à marcher en cercle autour d’elle, lentement pour le laisser le temps de me suivre des yeux mais aussi pour perturber son attention). Chacune à notre tour a le droit de poser une question, à laquelle l’autre devra répondre en toute sincérité. Celle qui brise les règles se verra… punie. Acceptes-tu, Pearl ?


Elle semblait confuse et sa conscience essayait de nier ce qu’elle voyait. Mon apparence enfantine et pourtant spectrale, mon ton amusé et pourtant chargé d’une puissance ancienne, ces contrastes fesaient battre son cœur d’anticipation et d’une peur sourde. Pourtant ma proposition alluma une lumière au fond de son regard, une curiosité dévorante. Et puis qu’avait-elle à craindre de moi, puisque jusqu’à maintenant je ne lui avait fait aucun mal. Elle acquiesça même si la peur s’agitait à la frontière de son âme.

-Bien. Dans ce cas je commence. Sais-tu exactement ce que tu faisais ici, dans notre cave, par cette nuit sombre ?

Elle ouvre la bouche pour répondre rapidement… pour ne prononcer aucun mot en notant mon arrêt. Elle inspira à nouveau.

-J’ai traduit ce livre… Enfin j’ai essayé de le traduire pour savoir ce qu’il renfermait. L’antiquaire m’avait dit que c’était un livre occulte sur les coutûmes anciennes. Donc j’ai voulu essayer. Ça disait que le rituel décris pouvait vous faire parler avec les morts. Je sais ça peut paraître hallucinant mais… (Elle semble se rendre compte de ce qu’elle allait dire et de ce qui se tenait en face d’elle en ce moment). Donc la magie, les fantômes ; ça existe bien… n’est-ce pas ?

Je me remise à marcher autour d’elle avec une lenteur excessive, mon regard posé sur elle.

-Oui… et bien plus encore. Tu as posé ta question, alors c’est à moi. Pour quelle raison veux-tu en apprendre plus sur ce monde que les humains ne veulent pas voir ?

-Mmmm… Disons que ça m’a toujours fasciné, ces histoires de fantômes, de vampires et de loup-garous. Les mythes médiévaux et les légendes. Même si ça n’a rien à voir avec mon travail, je passe une partie de mon temps libre à… essayer d’en apprendre plus. Et puis ma grand-mère était une voyante, une vraie. J’en suis certaine. Elle me racontait des choses incroyables qu’elle n’aurait pas pu inventer quand j’étais petite. Et puis…


Un petit sourire se dessinait sur mes lèvres alors que j’écoutais calmement ce qu’elle me racontait avec de plus en plus d’entrain. Après tout, j’étais ce qu’elle avait rechercher depuis longtemps. Une manifestation surnaturelle pour le moins concrète, une dont elle ne pourrait pas douter. Alors que la majorité des humains essayerai de rationaliser ce qu’ils voyaient en moi, elle l’acceptait. Je m’asseyais en face d’elle alors qu’elle finissait son récit.

-… et je souhaitais être comme ma grand-mère. Pouvoir voir des choses surnaturelles, voir ce monde dont on parle tous mais qu’on ne connaît pas vraiment, et ce même si on en parle énormément ! Comment peut-on inventer autant de choses sur un tel sujet sans qu’il n’y ai rien de réel, de concret. Et puis vous êtes là et… Vous êtes quoi ? Je veux dire c’est toi Louise, ou vous avez pris son apparence ? ou peut-être la possédez-vous ?

-Un juste mélange de tout cela. Je suis une Ange du Second Monde, qui a pris possession du corps de Louise à sa mort. Un peu comme dans le film « Rencontre avec Joe Black ». En fait c’est exactement cela, avec un peu plus de magie et de mystères.


Elle sourait de mes exemples avant de paraître hésitante d’un coup… Aussi je reprenais la parole de ma voix enfantine et amusée.

-Et oui j’ai un marché à te proposer. Veux-tu l’entendre ? Ne t’inquiète pas, tu ne vas pas mourir. En tout cas pas maintenant.

-(glups) Heu… D’accord. Ça ne m’oblige pas à l’accepter, n’est-ce pas ?

-Tu peux dire Oui ou Non, mais réfléchit bien car je ne ferai pas la même offre deux fois. Toutefois sache que c’est un cadeau que je te fais, de toute bonne fois car je t’aime bien. Tu es gentille et tu prends soin de moi et de Cassie en nous enseignant ton savoir. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, une ange de la mort telle que moi est plus que ravie de voir le moins de mort traverser de l’autre coté. Alors le marché est le suivant. Je peux t’offrir le don de voir ce qui est invisible aux hommes ordinaires. De voir par exemple ce que tu as appelé avec ce rituel.


Au fur et à mesure de mes paroles, elle se calma… puis s’agita à nouveau. Mais elle n’était pas stupide même si l’envie de dire Oui brillait dans ses yeux.

-Et qu’est-ce que je dois donner en échange ? Car c’est un marché, non ?

-Tu as raison, bravo ! Aloooors… Je vais te demander de m’aider, car je veux en apprendre plus sur le monde. Comme Brad Pit dans le film, tu vois ? Je veux que tu m’accompagnes et que tu m’aides quand je ne pourrais pas faire certaines choses… A cause de mon âge par exemple. Et comme dans le film, c’est un secret entre nous ! Est-ce que ça te va ?


Elle sembla surprise pendant quelques instants puis acquiesça devant la justesse de ma demande. Et puis elle m’accompagne déjà presque chaque jour, quelles genres de choses pourrais-je lui demander à mon âge ? En même temps je ne suis pas vraiment humaine… Mais sa curiosité était brûlante, aussi accepta-t-elle en me tendant timidement la main. Je souris et sautais joyeusement sur elle en passant mes bras autour de son cou. Mes ténèbres l’enveloppèrent, la faisant frissonner de panique alors que ses sens se diluaient dans une froideur spectrale. Pourtant au milieu de ce noir glaciale résonne un son de cloche cristallin… un « Merci ». Alors je plongeais mes mains dans son âme et la changeais, lui offrant le don que je possédais. Un vague de sérénité et de douceur se répandit en elle et elle émergea de ce songe pour me retrouver comme elle en avait l’habitude… Une enfant humaine avec un regard étrange.

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Espace détente / Syndrome de la page blanche T-T
« le: mai 09, 2014, 15:02:31 pm »
Bah voilà! J'arrive pas à construire le BG de Lisa dans ma tête et je reste comme deux rond de flan devant mon écran à essayer de trouver une vie à ma petite Elisabeth Durance... enfin dans le style que j'ai commencé. Peut être qu'en fait je devrais reprendre le même style que j'avais pour Jenny...

4
Rapports / Re : Journal Documentaire... et Intime.
« le: avril 24, 2014, 21:27:20 pm »
Asaliah se redresse dans son lit, couverte de sueur et le regard hanté de sombres images. Elle reste immobile comme une bête aux abois, laissant son cœur ralentir alors que son esprit prend doucement conscience que ce n'était qu'un rêve. Elle se laisse retomber dans son lit, regardant le plafond blanc et immaculé pendant plusieurs minutes, les yeux fixes mais habité de pensées agitées.
Soupirant faiblement, elle se glisse hors du lit sur la pointe des pieds et sort de la chambre, vêtue d'une nuisette simple mais jolie qu'elle a ramené de sa chambre d'hôtel. Elle enjambe la bête à poil qui s'est décidée à dormir devant la porte et se dirige à petits pas vers la cuisine.
Elle se fait couler un chocolat chaud et se dresse sur la pointe des pieds pour aller tirer un petit journal d'un compartiment discret. S’installant à la table de la cuisine, elle se met à écrire tout en récitant à voix haute ses pensées.


Je me suis rappelée du journal que je tenais alors que j'étais encore dans le corps de Jenny. C'est encore récent mais je commence à m'y faire, d'avoir l'impression d'avoir vécu deux vies... Enfin trois vies, même si les deux premières se font floues dans mes souvenirs. Donc autant les écrire avant qu'ils ne disparaissent.

Le plus clair est ma mort. Enfin la mort de Jenny McKate, sa fin définitive. Je m'étais dit que j'allais m'occuper du trafic de ce chien de Carlos d'une manière ou d'une autre. Et rien de  mieux que d'attaquer un de ses entrepôts et de vider ses cages des gentils animaux qui s'y trouvaient. Équipée comme une tueuse, j'ai décidé d'y aller façon agent secret et d'improviser une fois dedans.
Franchement quand j'y repense, c'était très con. Et complètement téméraire et débile. J'aurais pu simplement faire de cet entrepôt le point de mire d'un association. Ou appeler la police en coup de fil anonyme. Ou encore faire jouer mon oncle qui est inspecteur. Enfin mon ancien oncle. Je me demande si il a appris ma mort. Bref... une foule d'autre façon que d'y aller et de me faire bêtement tuer par un petit hispanique fou après en avoir tuer deux autres sans remords. Je me demande d'ailleurs ce que sont devenu les pauvres animaux. Bah je le verrais surement au journal télévisé un de ces soirs.

"Promenade du Varan... et Réveil brutal"

Et me voilà donc dans mon nouveau corps. Quoi que non... Je me suis tellement fondue dans Lisa que je suis elle. Moi... Compliqué quoi!


Lisa se redresse et s'étire langoureusement avant de boire une petite gorgée de chocolat du bout des lèvres. Remettant une mèche rebelle derrière son oreille, frissonnant au contact d'une bête à fourrure se frottant contre ses pieds nues, elle retourne son attention sur la page à moitié remplie.


Depuis tout s'est enchaîné assez vite. Mon retour à ISIS pour me représenter à mon patron, qui a fait les gros yeux et m'a demandé des explications (Apparemment il savait comment ça marchait), puis à mes coéquipiers. Surprise! Oui je sais, je peux être peste à tout chambouler comme ça... mais j'aime bien. Enfin Lisa aime bien. Franchement être une démone sur Terre, c'est frôlé la schizophrénie.
L'inconvénient numéro 1 dont je me suis rendue compte après ma visite chez ISIS... est ma relation avec Nybbas. Car voilà, j'ai un chéri que j'aime plus que tout, un loup solitaire qui m'a volé mon cœur pour en faire son cairn. Steven, mon mec. Et il a disparu du jour au lendemain, m'a été enlevé sans mon accord. Je dois le retrouver et c'est pour cela que je suis venue ici, à New York.

Je sais maintenant comment le retrouver. Le destin m'a permis de réunir les connaissances d'Asaliah et les miennes. Je suis sûre qu'il est détenu dans ce laboratoire contrôlé par ces mages de la technocratie. Je dois trouver un moyen de le faire s'échapper de leurs griffes... Et je pense avoir quelques idées. Je verrais si je peux les mettre en application prochainement. Je suis du genre débrouillarde, maintenant, et je pense pouvoir visiter ce CHU tranquillement tant que je ne fais rien de suspect.

inconvénient numéro 2... Je suis accro à la cocaïne. Franchement c'est pas vraiment un soucis, car ça me fait du bien. ça me rend plus énergique! Mais ça coûte bonbon et je vais bientôt me retrouver à cours de fric et de poudre magique. Et plus de monnaie veut dire appeler papa. Et ça, je préfère éviter. Mes oreilles saignent comme si on me les avait percé avec une balle de revolver, et ce après chaque appel. Même si j'ai mon argent de poche du coup, c'est toujours une épreuve. Peut-être devrais-je penser à arrêter. Je sais que c'est mauvais pour le corps à long terme... Et puis ça pourrais montrer à ma famille que je suis capable de vivre par moi-même. Wow! Preuve que la présence d'Asaliah me change vachement... je n'aurais JAMAIS pensé cela avant. Et ça va être dur à mettre en pratique. N'empêche que je hais toujours autant ma salope de belle-mère. Preuve que je suis toujours moi après tout.

Alors première réunion de travail dans un bar de ma connaissance, qui possède un certain charme et un menu plutôt cher. Nous discutons de l'opération "Espionnage au restaurant" puis Marceline contact notre cher vampire, Mister Kane. D'ailleurs lui comme Marceline ont l'air de sortir d'une époque oublié, tellement ils ont de problèmes avec la nouvelle technologie. Marceline semble pensée que la science, c'est de la magie... Ce qui me fait m'interroger sur l'équilibre de ses pensées. Par contre pas d'excuse pour cette pipelette de Kane. Après avoir vécu si longtemps, il aurait du avoir largement le temps d'apprendre à utiliser la nouvelle technologie. Mais bon... on peut pas tout leur demander non plus... Bref.

Mr. Kane, la pipelette au souffle infini, nous a dit qu'il s'était arrangé un petit rendez-vous en tête à tête avec la goule de la Primogène Gangrel. Occasion parfaite d'en apprendre plus sur les Grou-grou de Central Park. Et Christoph, notre super chef au grand pragmatisme, me demande le numéro de téléphone de mon ex-mari... que je ne considérai pas comme Ex à ce moment-là. Plutôt comme "Je suis morte et revenue avec quelqu'un occupant mon cœur à ta place, tu ne m'en veux pas trop si je t'aime moins?". Du coup je lui dit de l'appeler lui même puisqu'il a son numéro de téléphone. Chose que je répèterai le lendemain matin au réveil avant de me rendormir tranquillement...

Pour me faire réveiller quelques heures plus tard par mon cher Ex-Mari pour un réunion ISIS. Le but? Découvrir la raison pour laquelle le supérieur louche de notre boss garde ça verrouillé dans un coffre chez lui. Et le "ça" est un gros cube ressemblant à un assemblage mécanique ancien. Chou blanc pour nous, demandons à la Mage! Qui n'en sait fichtrement rien non plus, cette pute... Bin quoi elle est pas bien cette vieille! Je la réveille et elle me fout une baffe monumentale dans la figure. Et elle ne s'excuse même pas! Non madame, elle se permet même de m'en rendre fautive. Une vrai mégère complètement siphonnée.
Finalement le seul qui peut nous apporter quelque chose est Dabéron, démon de la maison des Malefactors. Si lui ne pouvais pas, personne ne pouvait.

Nous en venons à comprendre que ce cube est le générateur qu'adore Monsieur Cooper... Car on se retrouve avec Marceline et son mokolé adopté grièvement blessés après une confrontation avec la technocratie.

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Lisa soupire, assise dans son canapé design, la télé câblée sur une chaîne musicale diffusant un bruit de fond. Elle relève la main et concentre à nouveau son attention sur les pages de son journal intime...


Nouvelles cataclysmiques (Parce que je n'ai pas trouvé de meilleur adjectif sur le coup)!!! Nous nous en sommes sortis vivants... tous. Moi et mon Steven (enfin jusqu'à ce que je lui avoue tout), Marceline et Chritoph, Timothé et les autres garous. Nous sommes entrés et sortis du laboratoire de l'enfer, avons échappé aux diaboliques mages de la Technocratie... en les tuant tous.

Mais reprenons depuis le moment où nous avons compris que le supérieur de Timothé était un robot. Nous avons été convoqué à ISIS pour y subir un interrogatoire particulière éprouvant... à attendre pendant 6 heures avant d'être interroger par un homme particulièrement strict et coincé qui voulais savoir comment cette enquête était venue entre nos mains. J'y ai répondu aussi honnêtement que possible, car je n'avais rien à cacher.
Nous avons ensuite été emmenés dans un amphithéâtre où, Oh majestueuse destinée, nous avons rencontré la femme qui nous gouvernaient tous au sein d'ISIS. Avec qui j'ai failli m'accrocher le bec. Bin quoi, faut pas s'étonner que si on cache des informations importantes à ses agents, ceux-ci fassent des conneries en pensant bien agir. Bon...

A la fin de ces discutions sans fin (oui je sais, ça n'a pas de sens), nous nous sommes équipés tels des agents des forces spéciales et nous nous sommes lancés à l’assaut du laboratoire secret de l'ADN. Et comme fallait s'y attendre, tout est allé de travers... jusqu'à ce que miraculeusement la situation se renverse en notre faveur. Et comme je l'avais dis avant, nous sommes tous sauf.




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Espace détente / Re : Je veux et j'exige...
« le: avril 23, 2014, 22:08:40 pm »
Nan! ça c'était avant! Maintenant, c'est :

Résurrection, drogue, sortie en boite minable, drogue, histoires amoureuses pourries, drogue, ... (suite en cours de réflexion)

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Rapports / Re : Journal Documentaire... et Intime.
« le: avril 10, 2014, 18:00:12 pm »
Bon... me revoilà devant ces feuilles blanches à me demander ce que je pourrais raconter. D'ailleurs j'écris toutes mes pensées comme ça cela m'aide à débuter.

Pas mal de choses se sont passées depuis la dernière fois... Et elles ne se sont pas toutes bien passées. L’événement qui me revient à l'esprit est le Gala Vanity Fair (je ne sais pas si je l'écris correctement, ce symbole éclatant de l'Enfer sur Terre... Et croyez moi je sais de quoi je parle.) qui a été le pire jour de ma vie depuis que je suis arrivée à New York... Enfin je crois. J'ai beau me triturer la tête, rien n'a égalé cette soirée minable... et déprimante. Mes collègues m'ont proposé d'y aller dans l'espoir d'y glaner des informations auprès d'un type, un des gros actionnaires du New York Times. Je ne met pas son nom sur papier pour une excellente raison connue de moi seule.
Je pense que l'écrire ne sert à rien puisque tous le savent : Les galas de riches ne me conviennent pas du tout.
Je suis une fille de la nature qui aime se prélasser au soleil, même si je n'en ai pas vraiment pris le temps dernièrement. Alors revêtir une robe jaune canari avec des lunettes de soleil et jouer la pouffiasse stupide et arrogante qui ne connait pas un traître mot d'anglais... Et bien je peux vous dire que ça n'a pas réussi. En même temps je la sentais pas cette soirée.

PS : Acheter une chaise longue pour ma terrasse pour être prête au retour du printemps.


Bref. Jouant mon rôle à la perfection (qui en d'autres circonstances me ferait m'interroger sur ma santé mentale, tellement je l'ai bien jouer ce rôle), je suis devenue le spectacle comique de la soirée, à une vitesse effarante et avec 6 verres de champagnes dans le nez.
Si, à boire comme une débile en me pinçant le nez, j'ai eu des bulles qui y sont remontées. C'est tout simplement dégueulasse comme goût et sensation. Fière tout en étant furieuse de ma prestation de clown pour ces messieurs et dames, j'ai saisi un verre pour rafraîchir les pensées de celui qui m'avait inventé ce rôle sournois et dégradant. Peter, mon tendre mari.
Je lui ai dit ses 4 vérités... ou, en tout cas, j'ai tenté entre deux-trois bégaiements quand j'essayais de rassembler mes arguments destructeurs et moralisateurs. Puis je suis partie telle une furie des temps ancien vers la sortie.

Et comme ça n'arrive qu'à moi, une pédale hippie en costume blanc (Nan mais sans déconner... un costume tout blanc! LE truc qui se tâche tellement vite que t'as l'air débile dedans après... et encore plus durant une randonnée en forêt... No comments) s'est interposée entre moi et ma sortie triomphante. Posant ses sales pattes sur moi, il m'a débité ses préceptes hippies avec un sourire niais.
Vous commencez à me connaître, vous mes lecteurs imaginaires. Pas une, pas deux, il s'est mangé ma réponse dans le nez. Qui l'a mal pris d'ailleurs. Je ferais court sur la suite. Les vigiles ont voulu me retenir, ça a dégénérer... et je risque un putain de procès à cause d'un hippie blanc et de deux gorilles noir.


Passons les joyeuses réjouissances, on a finalement eu notre rendez-vous avec les Mokolés, ces alligators des égouts. Que des mecs, pas une demoiselle dans le groupe. Et limitent qui se promène avec de vrais alligators.
Je n'ai qu'une chose à dire... Cela s'est bien passé. Si si! je vous l'assure. Rien à voir avec le Gala. Je n'ai pas ouvert la bouche, ni essayer de paraître autre chose que ce que j'étais. Une démone badasse qui n'a pas besoin de parler pour se faire comprendre. Elle a ses amis pour cela. Donc on a pu négocier qu'ils ne s'en prennent pas à notre cible avant vendredi, ce qui veut dire qu'on a peu de temps. Je trouve la solution de l'enlèvement de plus en plus valable. Après vendredi, les crocos feront la fête.


PS : Penser à inviter Marceline à nouveau pour qu'elle voit toute ma petite famille... et qu'elle leur présente Ace.

Je me suis trouvée un nouveau hobby particulièrement prenant. La méditation. Et ça se marrie bien avec le stretching. Bah pourquoi vous me regardez avec ces yeux de poissons fris... Vous avez quelque chose contre la méditation...?!
Bien, j'aime mieux ça. Ces livres sont particulièrement intéressant et permettent de travailler sa concentration et sa maîtrise de soi, choses avec lesquelles j'ai un peu du mal. Et puis ça permet de se recentrer sur soi-même, d'apprendre comment réagit son corps et de l'explorer par la pensée. Bref, ça fait du bien... Et je n'en suis qu'au niveau débutant.



Revenons à nos chiens... Carlos. Ce petit gangster nous devait encore des informations... Donc notre nouvel ami Kane le Vampire nous l'a gentiment trouvé. Faisant preuve d'une grande patience, je me suis juste approchée pour surveiller l'échange de loin qui avait lieu aux docs, dans un entrepôt super suspect (que je ne trouvais absolument pas suspect avant de savoir ce qu'il y avait dedans), pendant que Marceline et Kane baratinaient Carlos pour l'emmener chez elle.
Et bien ne soyez pas surpris d'apprendre que ce chien... Non... être un chien est une qualité par rapport à ce qu'il est. Don ce rebut de l'espèce humaine sait courir. Et très vite. Mais bien sûr, il ne pouvait pas échapper à une démone sportive comme moi (Non, je n'ais pas les chevilles qui gonfle...). Après une traque pour le moins longue et excitante, nous l'avons choppé et ramené dans une cave faite spécialement pour ça. J'avais pris soin de l'assommer avant de le traîner, histoire qu'il ne joue pas à nouveau au lapin avec nous.
C'est ainsi qu'il s'est retrouvé attaché dans la jolie cave de Marceline, prêt à répondre à nos questions... Enfin à leurs questions. Personnellement, je ne l'ai pas beaucoup impressionné la dernière fois, alors je suis remontée avant qu'il ne se réveille pour qu'il croit avoir été kidnapper par d'autres gens. Mais il ne s'en ai pas fallu longtemps avant qu'une déflagration ne retentisse, grandement étouffée par les murs insonorisés. Je suis allée voir de quoi il en retournait avec le Vampire... Et bien bonjour le spectacle. Le mini-chef venait de flinguer la jambe de notre prisonnier... enfin plutôt la moitié du corps, avec un Desert Eagle chargé de balles brûlantes. Une vrai boucherie. Il s'est ensuite évertué à vouloir tuer le pauvre Carlos (je sais, j'ai eu pitié de lui à ce moment-là... même pas eu l'occasion de répondre aux questions qu'il se fait déjà brûler) pour soit disant vouloir l'interroger quand il sera de l'autre côté du voile. Alors bon, je me doute que notre petit chef doit avoir des pouvoirs et tout (Même si je ne sais toujours pas ce qu'il sait faire cet humain... si il en est un), mais c'est pas une raison pour envoyer un gars ad patres sans avoir au moins fini de le vider de ce qu'il sait.

Donc Marceline a passée une bonne partie de la nuit et de la matinée à le remettre en état. Le vampire est allé faire le mort chez lui. Le chef est parti ronchonner de son côté que ce n'était pas juste. Je suis rentrée m'occuper de ma petite meute adorable qui continu à m'entraîner durement aux tâches ménagères. J'ai occupée ma journée comme je l'ai pu avant de retourner chez Marceline pour presser Carlos comme du citron et voir ce qu'il en sortait. Et là, VLAM! Coup de théâtre de notre Vampire favori, qui nous informe qu'il peut faire parler le prisonnier de force. Magique! Du coup on se lance et voici ce qu'on a pu en tirer avant d'effacer ses souvenirs et de le balancer au loin.


Compte rendu de l'interrogatoire :

- J'ai les endroits où se passent les combats de chiens et où sont stockés les animaux.
- J'ai les emplacements des dernières décharges d'animaux morts.
- J'aurais voulu tout savoir du trafic de Carlos, mais il y a une limite qui interdit l'abus des pouvoirs des suceurs de sang.
- Carlos ne sait pas que je les ai, même si c'est lui qui me l'a dit. Vive le Vampire.

- Ah oui... on a appris des choses sur notre affaire, mais pas vraiment importantes.

- Kane est classe, même si il ne vaut pas mon mari.

- Marceline a des goûts vraiment spéciale en terme de mobilier. Une cave de séquestration... Et c'est moi qu'on trouve limite psychopathe?

- Notre pseudo-chef Christoph l'humain est d'une violence et d'un tempérament particulièrement pragmatique...
Et c'est moi (Je sais je me répète...) qu'on trouve violente et psychotique (Un petite changement pour pas TROP me répéter) ?

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Rapports / Re : Journal Documentaire... et Intime.
« le: mars 31, 2014, 13:15:13 pm »
On est le...

La mort de la fée a jeté un voile sur notre vie dernièrement. Cela me rappelle que la mort, autant que la vie, est omniprésente autour de nous. La vie nous fait d'ailleurs aller de révélations en révélations.

Déjà on nous apprend que tout jusqu'ici n'a été qu'un test visant à évaluer notre efficacité et loyauté envers ISIS... Ce qui m'a donné l'occasion de foutre une baffe à mon cachottier de mari pour ne pas m'avoir dit qu'il travaillait pour cette putain d'agence privé. Oui car ISIS n'est pas une agence gouvernementale, comme je le pensais au début. Juste un prestataire qui propose gentiment de résoudre les problèmes d'ordre surnaturel pour la civilisation humaine. Bon... Un peu comme les Men in Black... En moins classe.
Ils nous ont d'ailleurs fait fusionner avec une autre équipe dont mon crétin de mari, qui embrasse comme un dieu si je peux le faire remarquer, fait parti.
Nous sommes maintenant une équipe composée de 2 Déchus, une Marceline, un hunter "Luther" (quoi que ce soit, j'en apprendrais plus sûrement plus tard), une mage du nom de Lucy et un humain qu'on a désigné comme étant notre "Chef"... Christopher. En fait pas trop humain, car j'ai détecté une source d'énergie surnaturelle en lui quand nous sommes entrés par infraction dans un appartement.

Bref... Pour lutter contre mon chagrin dût à la perte de Stephan, que je ne pensais pas éprouver, j'ai nommé mon bébé Berger-Allemand Stephan. Oui. Et mon adorable chaton Shirley, du prénom de ma mère décédée. Oui car en fait, j'ai été prise d'un besoin compulsif de remplir mon appartement de vie, ce qui m'a poussé à acheter un chaton femelle et un chiot mâle... Et à adopter une chatte fainéante à la peau qui pend à la SPA du coin... Et à voler une grande chienne à la fourrière pas loin.
Oui, je sais, j'y suis allée un peu vite. Mon mari me l'a fait comprendre en refusant catégoriquement de succomber à la mode des "vêtements à poils".
Je ne le dirais pas mais le contrarier un peu m'a plut, disons 5 minutes et 46 secondes, par rapport aux secrets qu'il m'avait fait sur son travail, du genre "Tiens! Punition par invasion de bêtes à poils!"... Avant que je me mette à penser au fait que je ne pourrais plus m'endormir chaque soir après quelques orgasmes sulfureux comme une chatte repue... Où que je ne reviendrais plus de mon footing pour sentir une délicieuse odeur de plat cuisiné embaumant mon appartement.



Ah! J'ai aussi enquêté sur l'horrible mort de ces chiens, chats et rats qu'on a retrouvé dernièrement dans les égouts. Je n'avais pas trouvé grand chose, si ce n'est l'emplacement d'une des poubelles du clan vampire des Nosfératu, qui ne perdent rien pour attendre. Le puits était remplie de rats morts, ponctionnés de leur sang comme de vulgaire canette de soda. Ça me fait frissonner de dégoût rien que d'y penser... Je crois que si j'en choppe un, je le viderai de son sang pour qu'il comprenne ce que c'est de mourir comme ça.

Par contre... quelque chose m'intrigue. Je ne m'attendais pas à sentir un alligator dans les égouts d'une grande ville, mais peut-être a-t-il un rapport avec la meute de Mokolés (Je suis même pas sûre de bien l'écrire) qui est venue assassiner des gens et que nous devons rencontrer très prochainement. En tout cas si c'est un alligator sauvage, j'aimerai bien mettre la main dessus. J'ai des projets pour lui.

PS : Je me suis découverte un talent pour trouver les petits endroits secrets des gens... je devrais peut être essayer chez mon adorable crétin de mari.

Oh! Et j'ai invité Mick et Alice pour discuter avec eux des dernières nouvelles sur les cadavres d'animaux... Mais rien de très révélateurs de leur côté et je ne peux pas partager mes connaissances avec eux. c'est une petite voix dans ma tête qui me l'a chuchoté. Et franchement ils sont chiant niveaux bouffe, ce qui a mis mon mari furax après qu'il nous ai cuisiné un délicieux repas. En même temps je ne le pensais pas si susceptible... Ils ont tous été chiants sur ce coup.
Mais bon, j'ai cherché comment consoler Peter de son traumatisme en passant au magasin de lingerie sexy pas loin de chez moi. C'est vraiment pas mon style normalement de porter ce genre de chose, mais je me suis dites que je pourrais faire un effort. Toutefois, sachant que mon style ne va pas toujours avec celui de mon mari, j'ai eu une idée de génie au moment de choisir quoi porter pour plaire à Peter. Franchement c'est simple comme bonjour. J'ai juste choisi ce que je trouvais pas à mon goût, avec des dentelles et porte-jarretelles (comme j'ai appris ce que s'était durant ma séance shopping intime). Je me suis restreinte à des couleurs proche de mes tatouages... Rouge carmin, noir bleuté, vert sombre.
Résultat garantie! Mais je n'en mettrais pas tout le temps... pour qu'il ne prenne pas l'habitude.

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Rapports / Re : Journal Documentaire... et Intime.
« le: mars 13, 2014, 10:52:45 am »
C'est la pagaille... et pas qu'un peu. Résumons donc les derniers événements.

Nous nous retrouvons à courir après des mythes et légendes à propos du meurtrier du Père Matthieu et de la disparition d'Uphir. Des indices nous amènent à penser qu'un sorcier millénaire et invincible s'amuse à se balader dans New York pour chasser du démon... Bref on patauge un peu. Donc bien sûr, pour se détendre, certains ont la bonne idée de se rendre à la soirée spéciale organisée à l'Elysium vampirique dans l'espoir de glaner des informations croustillantes. J'en suis bien sûr, comment pourrais-je rater une soirée mondaine... Ma toute première! Avec sûrement des cocktails et paillettes, des gens habillés avec des vêtements hors de prix (d'ailleurs si j'en vois un avec des peaux d’animaux, je renverserai mon verre dessus).
J'espère que ce n'est pas aussi ennuyant que dans les séries à la télé, sinon je risque de bailler et pourrir ma couverture de soit-disant vampire en compagnie de son mari vampire aussi... joué par mon cher Nybbas. C'est beau le Rêve Américain, surtout quand on est une démone.


PS : Je ne déroge à aucune de mes habitudes... Footing tous les matins avec Eben dans Central Park, le seul endroit de New York où je me sente naturellement en paix. D'ailleurs hop! je colle une petite photo que j'ai prise un de ces matins frisquets où j'adore courir à petites foulées


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Misère... Enfin je ne sais pas. Moi qui pensait venir sur New York pour servir un de mes semblables pour une période relativement calme de quelques mois, me voilà mariée! Nan mais sans rire, même moi je l'ai pas vu venir celle-là. Et en plus mariée par le prince vampire de la ville, qui pas 30 minutes plutôt avait décapité un de ses semblables... pour s'amuser.
Bon je crache pas sur le fait que Nybbas a été exquis pendant le reste de la soirée, ce qui veut dire qu'il n'a pas pipé mot tandis que je n'accordais pas vraiment d'importance à ce pseudo-mariage et que je ruminais dans mes pensées la honte dont m'avait couvert un certain vampire sur la piste de danse.
Mais je veux bien avoué que suite à cette soirée, j'ai passé une nuit épuisante (au bon sens du terme, comme "épuisée après de multiples orgasmes avec tout la patatouin") pour me réveiller avec un petit déjeuner digne d'un grand chef. Peut-être la chance me sourit-elle. Seul l'avenir me le dira.


Nous avons continué l'enquête sur la disparition d'Ufir, découvrant un nouveau démon exécuté de la même manière que le premier. Et à nouveau un indice nous menant aux sorciers vampires. Décidant d'en apprendre plus à leur propos, j'ai eu l'idée lumineuse d'utiliser des insectes pour infiltrer leur fondation, sous l'institut océanographique. J'ai dû me renseigner sur les plans de construction du bâtiment, chercher les conduits de ventilation qui menaient au sous-sol, repère suspecté des mages vampires. Opération réussit avec des mouches, quoique épuisante mentalement. Prévoir du back-up et un certain confort... Car apparemment je m'évanouit quand je prends le contrôle de tant de bêtes, qu'elles soient minuscules ou gigantesques.

Ce que nous avons découvert a fait frissonner une bonne partie de la communauté surnaturelle. Une Baali et des Tremeres sensés être mort... Vivant! Bon OK... ils sont mort-vivants. Mais ils sont toujours là!

J'ai donc lancé l'opération "Moustique Sanglant" car nous pouvions faire quelque chose avec du sang d'un des prétendus vampires morts. Introduisant des moustiques que notre cher patron d'ISIS nous avait remis sans paraître trop confus, franchement bravo à lui, nous nous étions installés dans une grosse voiture avec toit ouvrant. Prenant possession des insectes, j'ai refait le même chemin pour aller jusqu'au vampire qui possédait une cicatrice sur le visage... apparemment l'ancien chef de la fondation Tremere, qui n'aurait pas dû être là. Je sais je me répète. C'est que ma vie est passée de calme, en lien avec la nature, à palpitante-troublante-délirante-dangereuse en pleine ville où la végétation se bas pour survivre. Oui, les quatre à la fois. Mais revenons au sujet tant attendu. Nous avions le sang! Je l'ai pompé sans qu'il pipe mot, assommé par le soleil qui brillait à l'extérieur. Chemin inverse et atterrissage dans des coupelles de pétri. Je me réveille comme une fleur et le plan se met en marche. On va les avoir ces suceurs de sang... Et grâce à leur propre système juridique.


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Et là je suis dans mon appartement en train d'écrire, après que Marceline ai refermé les blessures que j'ai subis en voulant échapper au désastre de notre tentative de faire tomber la fondation Tremere de ma ville.

 

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Rapports / Re : Journal Documentaire... et Intime.
« le: février 11, 2014, 16:58:47 pm »
Il est tard mais je m'oblige à m’asseoir à mon bureau tout neuf pour écrire quelques lignes... Heureusement qu’Ébène vient se lover contre mes chevilles, ça m'aide à me concentrer en sentant sa petite chaleur toute contre moi.
Nous sommes rentrés sain et sauf de la visite à la cour démoniaque. Enfin pas sans que chacun de mes nouveaux camarades n'aient passé un pacte avec les suivants du Duc.

C'était instructif et pourtant assez prévisible... Des hommes assis dans un fumoir à décider comment rester le mieux caché. Je comprends qu'ils ne veulent pas mourir à nouveau et avoir à affronter l'Abîme... Mais ce n'est pas en faisant l'autruche que ça va marcher.

J'ai rencontré un vieil homme au zoo quand je suis passée devant les panthères. Toutes ces bêtes en cage, ça me retourne. Je me rend compte chaque jour un peu plus que les hommes ont vraiment perdu leur lien avec la nature. Je me sens le besoin de les appelez à moi, ces magnifiques panthères noires. Après tout elles portent mon empreinte.
Peut être n'aurais-je pas dû les appeler mais ce qui est fait est fait. Je ne sais pas ce que le vieil homme pense mais il souhaite que l'on se rencontre à nouveau. Nous convenons donc de nous retrouver le lendemain au café du musée qui offre une belle vue sur New York et le Zoo.

En attendant, le soir venu, Nybas s'amuse encore à me déguiser avec les robes et accessoires qu'il dépose chez moi sans prévenir, m'invitant au restaurant comme si je n'avais pas la possibilité de refuser... En même temps, je n'ai aucune raison de refuser.

Et j'aurais été idiote de décliner. C'était tout simplement délicieux.

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Rapports / Journal Documentaire... et Intime.
« le: février 09, 2014, 10:01:48 am »
Je me permet de souffler un moment, puisque je viens de finir d'installer les plantes vertes que j'ai acheté au travers de mon nouvel appartement. Il y a tellement moins de vie végétale dans cette ville que je sens un poids peser sur mon cœur alors que ces tours de métal et de béton m'entourent. Ébène ne semble pas vraiment voir de différence pour le moment et court partout dans l'appartement pour renifler de-ci de-là.
Bon reprenons ça de manière plus ordonnée.


Nous sommes le 02 Janvier et je suis à New York, dans un appartement de fonction donnant une vue particulièrement agréable sur Central Park. Un appartement hors de prix que je n'envisageais même pas d'habiter. Si il n'y avait pas ce grand coin de verdure, je pense que j'aurais eu du mal à m'acclimater à cette ville... Où cela m'aurait pris plus de temps.
Je suis venue ici pour rembourser ma dette envers Reiyel, le démon chinois qui m'avait soigné pendant ma petite convalescence dû à ma réincarnation. Il m'avait appelé il y a une semaine, m'expliquant qu'il travaillait pour une agence et qu'il avait besoin de mon aide. Franchement je ne m'attendais pas à rencontrer une de ces célèbres agences gouvernementales secrètes, comme elles le sont dans les films à la James Bond. Mais bon, le contact s'est plutôt bien passé. Tant qu'ils ne m'obligent pas à rester enfermé dans un de leur bureau pendant plusieurs heures, ça me va. Me retrouver sous terre dans une prison de béton, loin du soleil et du vent frais, me rend nerveuse et mal à l'aise.

J'ai rencontré les anciens coéquipiers de Reiyel et je dois dire que j'étais surprise. Il semble que de nombreuses espèces surnaturelles soient apparues depuis la Chute... où peut être existaient-elles mais que je n'en ai pas garder souvenir. Marceline, Eugène et Stéphan. J'ai écris leur noms sur un papier et je les écris maintenant ici, pour m'en souvenir. Le gars de l'agence gouvernementale semble amical et prévenant, mais je ne m'y trompe pas. Je ne lui fait pas confiance. Ce n'est qu'un humain qui travaille pour le gouvernement américain dans une agence secrète, encore plus secrète que la CIA. Je les pense près à tout pour que les choses se passent comme ils le souhaitent. Mais pour trouver Reiyel, si il est encore en vie, je dois coopérer et marcher à leur côté. Pour l'instant.

Mes nouveaux coéquipiers ont d'ailleurs trouvé un carnet dans le bureau du père Matthieu, un carnet écris en langue "démoniaque" comme je m'en suis aperçue. Cela m'a pris une journée pour le traduire et quelle ne fût pas ma surprise quand j'ai découvert qu'il s'agissait d'un annuaire des démons présents à New York. Et dire que ISIS ne savait rien de leur présence, si ce n'est pas drôle. Comme quoi les humains ont encore beaucoup à apprendre sur les miens. J'ai accepté d'entrer en contact avec mes semblables pour le compte des humains, en leur faisant bien comprendre que je ne leur traduirais pas le carnet. Je le garderai pour moi et serait le vase communiquant. Les miens tiennent beaucoup à leurs secrets et je ne souhaite pas m'attirer leur foudre ni donner aux humains plus de pouvoir sur les démons de New York.

J'ai rencontré Nybas par le biais du carnet, un frère de la création qui semble me connaître alors que je n'ai pas vraiment de souvenirs à son propos. Il est toutefois amicale, prévenant et un peu trop porter sur l'humour. Il a accepté de me présenter à la cour démoniaque de New York. Et nous y sommes allé avec mes nouveaux compagnons. Ce que nous y avons appris nous permettra de progresser dans notre quête pour trouver Reiyel. Mais les espoirs de le revoir vivant s'amenuisent.

Le Duc est quelqu'un de distant et d'autoritaire d'un premier abord. Je ne sais pas que penser de lui et de sa cour, mais je suis sure que j'aurais d'autres occasions de les rencontrer et de me faire une meilleur idée sur lui et ses suivants.

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Identification / Re : Jenny "Kaya" Mc Kate
« le: février 03, 2014, 17:12:45 pm »
Un Pacte d'Harmonie


Elle s’appelle Alice Elswear, jeune américaine lambda de 28 ans. Elle est arrivée hier dans la journée avec Cheyo, un des jeunes de la tribu qui travaille en ville. Une journaliste qui vient faire un reportage sur les coutumes indiennes, rien que ça. Et effectivement elle est habillée comme ces journalistes explorateurs à la Indiana Jones, s’approchant de tous pour poser des questions à propos des traditions, du style et vie et de nos soucis. Je la regarde de loin, préférant ne pas trop me montrer pour le moment.
Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à mieux de la part d’une journaliste de documentaires. En interviewant les gens, elle se laisse trop manger par ceux qui ont un tant soit peu d’autorité ou de charisme. Elle n’arrive pas vraiment à s’imposer dans ses dialogues, même si elle possède la répartie suffisante. Elle manque de confiance en elle et n’attrape pas le regard des autres, malgré la grande intelligence dont elle fait preuve. Une humaine parmi tant d’autres, qui espère réussir à changer sans réel espoir d’y arriver.
Pourtant son regard est intense quand elle parle de la nature, de l’écologie ou des coutumes traditionnelles qui favorisent l’harmonie avec l’environnement qui nous entoure. Elle en parle avec passion et même s’égare quelque fois dans ses monologues en racontant certains de ses voyages à l’étranger. Elle attise ma curiosité dans ce monde où la majorité des humains n’ont que faire de la planète, voir même certains qui détestent tout ce qu’elle contient et aimeraient vivre dans des cités de béton sans rien d’autre. Ce genre de personnes attise la rage sauvage que j’essaye de réprimer pour tenir mon serment. Elle s’est pour beaucoup atténuée depuis que je suis arrivée dans la tribu de mon père. Un petit sourire vient naître au coin de mes lèvres alors que je la vois jouer avec les bébés chiens-loups de Nokomis.

Elle relève soudainement la tête et nos regards se croisent. Je suis accoudée à un arbre, portant des baskets ainsi qu’un short en jean et un débardeur léger laissant mes tatouages librement exposés. Ses yeux s’écarquillent quand elle fixe mes iris dorés qui réfléchissent juste assez de lumière pour briller de manière infime, ce qu’elle voit même si je suis à une vingtaine de mètre d’elle. Nokomis m’a aussi remarqué et appelle la journaliste, détournant son attention de moi un court moment. Lorsque ses yeux retourne vers l’arbre, à peine 5 secondes plus tard, je n’étais déjà plus là. Nokomis vint me raconter plus tard que la journaliste avait posé quelques questions sur moi, mais que personne n’avait moufté si ce n’était pour dire que j’étais la fille d’un des chamans de la tribu. Ni une ni deux elle se focalise sur mon père, ce qui était un de ses objectifs depuis le début. Ce dernier lui propose de revenir le voir seule à la tombée de la nuit, lui promettant un aperçu de leur « magie ancestrale ». Elle n’hésite pas à accepter la proposition, toute excitée à la perspective de pouvoir voir une véritable cérémonie indienne. Je le sais car je l’ai vu à travers le vieux chien de mon père, qui est toujours à ses côtés.

Elle arrive avec une petite caméra alors que le Soleil commence sa descente pour embraser la Terre, pensant qu’elle pourrait assister à tout cela de loin. Mais mon père la confie aux femmes de la tribu pour qu’elles la préparent, lui faisant prendre un bain rituel pour ensuite lui dessiner des symboles sur le visage et les bras. Des tatouages légèrement semblables à ceux des natifs autour d’elle. Mon père lui sourit en lui murmurant qu’elle va participer à la cérémonie, un rituel proche de la Danse des Esprits qui a pour but de s’attirer la faveur des grands Esprits, car elle semble aimer autant la Terre qu’eux.




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Les tambours se mettent lentement à battre en rythme alors que le soleil disparaît, laissant place à la Pleine Lune, le camp juste éclairé par le feu au centre et quelques torches dispersées de ça de là. Je regarde attentivement les hommes et femmes en costumes de plumes et aux corps couverts de symboles blancs tourner autour du feu en esquissant des pas de danses. Les voix autour de moi s’élèvent harmonieusement avec le rythme des tambours, donnant une sensation étrange de communion qui devient plus forte à mesure que la musique m’enveloppe, comme si je me trouve là à cet instant mais aussi ailleurs dans le temps et l’espace. Je sens le poids de cette tradition qui existe depuis bien avant la fondation des Etats-Unis, un chant profondément ancré dans la terre qui m’entoure. Le chaman me tend une longue pipe à fumer, d’où s’élève une odeur douceâtre, et m’incite gentiment à en prendre une bouffée comme les personnes autour de moi.
Un léger vent se lève, faisant danser les flammes de manière envoûtante, et le chant s’élève de concert pour inonder les sens alors que les danseurs se font plus impérieux dans leur chorégraphie. La Danse des Esprits se tisse sur la trame du monde, comme tant d’autres avant, s’imprégnant dans la terre pour rendre hommage aux Esprits.

Je sens mes sens se diluer petit à petit, se laissant emporter par le flot de son, la fougue de la danse, par la magie du moment. Le feu est plus brûlant et fort, me réchauffant jusqu’aux os par cette nuit fraîche, tandis que le chant se transforme en magnifique bruit de fond. Une paix intérieur m’envahie, me berçant doucement au son des voix qui m’entourent. Je me doute que la fumée devait être une drogue destinée à me faire entrer en transe… mais je n’ai plus la tête à cela. Je me mets même à chantonner en rythme et le temps n’a plus d’importance. Je me sens bien et détachée de tout, savourant l’harmonie de l’instant tout simplement. Soudain je me rends compte que le silence règne, que les danseurs se sont arrêté comme si on avait coupé les fils qui les faisaient bouger. Je cligne des yeux et remarque enfin que tous les regards sont dirigés vers moi. Je me tourne vers le chaman qui m’interpelle doucement, avec dans le regard un respect énigmatique.

« Elle vous a choisi » Me dit-il. J’essaye de réfléchir un instant puis abandonne.

« Je ne comprends pas, que voulez-vous dire ?» Lui réponds-je d’une voix légèrement confuse.

Il détourne alors son regard de moi pour fixer un point derrière moi. Je pivote lentement sur moi-même, étant assise sur une peau de bête, pour me retrouver presque nez à nez avec un regard d’or pur. Un magnifique jaguar se tenait à quelques mètres de moi, assis calmement à me regarder, tandis que sa fourrure tacheté est éclairé par la lumière des torches. Je suis restée subjuguée par cette créature sauvage, même si une petite voix en moi me disait judicieusement qu’un tel fauve est dangereux. Pourtant les yeux de la bête semblent briller d’intelligence, une intelligence que je n’ai jamais vue chez aucun animal auparavant.
Je sens la main du chaman se poser sur mon épaule avec fermeté alors qu’il me soufflait de la suivre, qu’elle m’attend et que je ne risquais rien. Et je vois effectivement le jaguar se dresser sur ses pattes pour s’éloigner un peu avant de se retourner et d’attendre. Me sentant comme dans un rêve éveillé, je me lève en cherchant à ne pas perdre l’équilibre alors qu’autour de moi les voix se mettent doucement à reprendre le chant, les tambours battant la mesure en rythme avec le sang qui parcourt mes veines et mon cœur. Je m’avance prudemment à la suite du félin qui part vers les ombres, jetant quelques regards derrière moi pour apercevoir que tous me regardent partir et que le chaman m’encourage du regard en hochant de la tête, ses plumes dansant dans l’air au-dessus de son crâne.

Finalement j’avance en suivant les pas du jaguar sous le clair de lune, ma vision légèrement floue sur les bords et mon esprit semblant se dilater dans le temps qui passe, comme si je marchais dans un autre monde. Le sol sec laissa place aux buissons et aux arbres sans que je m’en aperçoive, toute mon attention focalisée sur l’animal devant moi, qui se retourne de temps en temps pour m’inviter du regard à le suivre toujours plus profondément dans la forêt. La bête se déplace avec une agilité extraordinaire comme on s’y attend de la part des félins, avec une grâce captivante, traçant son chemin dans… une véritable jungle luxuriante.

Je m’arrête un instant pour regarder autour de moi, ayant du mal à croire ce que je vois. J’étais dans les plaines rocailleuses d’Arizona et me voici maintenant dans une forêt digne… digne d’un conte de fée. Un peu comme ces forêt pleines de vie, préservée des hommes et baignant dans une lumière naturelle. Pleines de bruits d’insectes, de vent frais soufflant dans les feuillages et d’animaux gambadant librement, tandis qu’un ruisseau coule non loin en ajoutant ses clapotis cristallins. Il fait jour et les doux rayons du soleil viennent percer à travers la canopée pour donner un éclairage tamisé aux sous-bois.
Je n’ai pourtant pas eu l’impression de marcher plus d’une heure et nous sommes en automne actuellement, ce qui me semble tout à fait invraisemblable quand je regarde autour de moi. L’air est chargé de senteurs boisées et d’une vitalité incroyable, me donnant l’impression de me ressourcer rien qu’en restant ici à respirer profondément. J’ai beau avoir voyagé un peu à travers le monde ces dernières années, je n’avais jamais pu assister à un pareil spectacle.



Une caresse douce contre ma main me sort de ma contemplation, même si j’ai toujours l’impression d’évoluer dans un rêve. Je baisse le regard pour trouver à mes côtés, assis docilement et frottant sa tête contre ma main, le magnifique jaguar que je suivais il y a peu. Je suis tellement émerveillée par ce qui m’entoure que je la caresse sans prendre garde, mon cœur se gonflant en le sentant ronronner bruyamment sous mes doigts.
Sa fourrure tachetée glisse entre mes doigts alors qu’il s’éloigne en passant par-dessus le cours d’eau d’un bond et emprunte un sentier sauvage que je n’avais pas remarqué jusque-là. Une excitation étrange me saisit alors que je m’élance à sa suite, sautant comme elle et courant pour la rattraper. Taquine, il ralentit juste assez pour que je ne la perde pas de vue, car je sais que ce qu’il peut être beaucoup plus rapide. Je sens l’adrénaline se répandre dans mes veines sous l’excitation et l’effort soudain, allongeant mes foulées pour accélérer. Le vent vient soulever mes cheveux blonds, les feuilles fouettent mes jambes alors que je cours à en perdre haleine dans ces bois. Je dois bondir par-dessus les racines et écarter les branches des buissons sur mon passage.

Je ne me reconnais plus car ce n’est pas mon genre de me laisser ainsi aller, mais je n’ai pas le temps d’y penser. Seul le désir de poursuivre cette course sauvage m’importe désormais, alors que des oiseaux volent à mes côtés en planant sous les branches et qu’un attroupement de loups, de pumas, de rongeurs et de cerfs gambadent autour de moi en zigzagant entre les arbres. Un instinct que je ne pensais ne pas posséder me dit que nous pourchassons tous  la même chose. Je vois au loin le jaguar qui grimpe sur un pont végétal pour traverser une petite rivière et s’arrêter de l’autre côté pour nous y attendre sagement. Je ralentis le temps de longer la rivière jusqu’à un passage, marchant sous les arches naturelles en m’émerveillant de leur beauté.



Je sens les animaux qui me suivent et me poussent doucement pour que je reprenne la chasse. Et elle reprend juste le temps de quelques battements, avant que le jaguar de disparaisse derrière un mur feuillu. Je le suis sans hésiter et cela même si je sens l’ost animal s’arrêter derrière moi. A nouveau c’est comme si je traversais une porte pour me trouver dans un autre monde. Nulles traces du jaguar alors que je m’arrête pour regarder autour de moi. Mais il aurait bien put être là à me saluer que je ne l’aurais pas remarqué… Pas devant la vue qui s’offrait à moi.



Je sens mon cœur se gonfler d’émerveillement devant tant de beauté et de bonheur pour avoir la chance de pouvoir vivre ce moment. J’ai vu de nombreux endroits lors de mes voyages, allant des sublimes chutes du Niagara jusqu’aux Mont Blanc en Europe. Mais tous portent la marque de l’homme, même de manière discrète, tandis qu’ici tout semble sauvage et pure. Puis je ressens soudainement une présence à mes côtés, me poussant détourner mon attention du paradis végétal pour découvrir qui m’accompagne. J’aimerai dire que je suis surprise en découvrant une femme à quelques pas de moi, assise sur une racine épaisse à me regarder, alors que je m’attendais à y trouver le jaguar. Elle me fixe de ses yeux félins dorés et m’invite de la main à venir m’assoir aussi. Je pense que je suis vraiment en train de rêver car cela ne peut être réel. Et pourtant elle semble réelle, bien plus que tout ce qui m’entoure. Je secoue la tête, encore confuse mais excitée par ce que je vis, et je marche jusqu’à elle pour m’assoir à ses côtés. Nous nous retrouvons à contempler le panorama qui s’offre à nous pendant de longues minutes de silence, même si la forêt autour de nous bruissent de bruits d’oiseaux.

« Ainsi était la Terre au commencement. La Terre que nous avons créée pour vous. Une terre luxuriante et belle, sauvage mais docile. Un présent pour les hommes que nous aimions. Les humains étaient destinés à la dominer et à y vivre. Qu’en penses-tu, Alice Elswear ? Avons-nous eu tort d’offrir ce trésor à l’Humanité ? »

Je pèse mes mots car ce que je ressens dans les siens quelque chose d’incroyablement ancien, comme si un arbre millénaire se réveillait doucement de l’oubli pour poser un regard curieux sur le monde.

« C’est incroyable ; si beau que j’aimerai le montrer à tous. Et il existe encore des endroits comme celui-là. »

Je la regarde et croise son regard empreint d’un intense chagrin, tel que je sens des larmes glisser sur mes joues. Pourtant dans sa voix gronde une rage profonde…

« En es-tu certaine, Alice ? J’ai vu, depuis ma libération, ce que les hommes ont oublié. Ce que les hommes ont fait. »

Ses derniers mots sont tranchants, autant que sa main lorsqu’elle balaye le paysage devant nous d’un geste vif. Et je vois, horrifiée, le ciel s’assombrir de poussières et en contre-bas la vision de forêts dévastées. Des machines bruyantes crachant flammes et fumées noires roulent le long des rivières désormais polluées pour déplacer des pans de terre et y construire des routes de béton. Et le silence… Plus un bruit ne s’échappe des arbres derrière nous, comme si les bois étaient vides de toutes présences.

« Je ne peux combattre seule contre les hommes. Je ne peux recréer ce qui fût jadis façonné par les mains des miens. Je sens la haine et le désespoir m’étreindre devant tant de destructions. »

Ces paroles portent un tel poids que je me lève instinctivement pour protester, comme je l’ai toujours fait même si je n’ai pas l’air de briller autant que les autres.

« Non ! Vous n’êtes pas seule ! Nous sommes beaucoup à combattre pour préserver ce qui peut encore l’être. A lutter pour protéger les espaces naturels et les animaux en voie d’extinction. Il ne faut pas baisser les bras. On peut toujours réparer ce que nous avons fait. »

Elle me regarde avec patience tandis que sa rage se dilue lentement au fond de ses yeux pour être remplacé par de la patience et un faible éclat d’espoir.

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Base de données / Re : Démons
« le: février 03, 2014, 16:44:27 pm »
Asaliah, Anciennement Jenny McKate, nouvellement Elisabeth Durance






Informations vérifiées : Mariée avec Nybass le 5 janvier 2013. Nous attendons toujours les photos du mariage. Et sitôt divorcée...
Elle est morte... comme le disais les pronostiques.

Informations à confirmer : Comme tous les démons, elle n'aime pas se préoccupé avec des détails de physique comme la gravité.

Intox :

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Identification / Re : Jenny "Kaya" Mc Kate
« le: février 02, 2014, 11:34:18 am »
Dossier 42AC-R - Rapport N°1

Bonjour Mr. Durance,

Voici le premier rapport d'observation faisant suite à notre accord.
Ci-joint les annexes et photographies complétant mon rapport.

-12/03/2005-

Récapitulatif de la vie de Mme Elisabeth Durance avant son départ du domicile familiale.

Elisabeth Durance est née le 22 Juin 1987 au sein de la famille Durance. Fille de Mme Jocelyne Durance et Mr Philip H. Durance, elle a été élevé depuis l'enfance dans un cadre stable et harmonieux. Avec un frère plus jeune, elle a toujours reçu l'amour et l'attention de ses parents. Élevée dans une riche famille anglaise, elle a reçu toute l'éducation qu'on peut s'attendre d'une jeune demoiselle de ce milieu. Musique, bonnes manières, littérature anglaise, poésie, ainsi qu'une éducation générale des plus complètes enseignée par un professeur individuel. Jusqu'à ses 16 ans, elle semblait vivre en harmonie avec sa famille.
Cela à toutefois commencé à changer après ses 16 ans, et surtout après la mort de sa mère. Son caractère s'est fait plus affirmé et surtout plus rebelle. Prise de décisions téméraires, manie d'aller à l'encontre des ordres de son parent, soudaine envie de "liberté" justifiant 13 fugues qui eurent lieu les deux années suivantes. Les relations avec sa famille ont empiré après l'arrivée de belle-mère Anna Fedorovna-Durance, un an après le décès de sa mère.

Cela nous amène à la situation présente. Mme Elisabeth Durance est partie du domicile parentale pour les Etats-Unis avec pour but de se détacher de sa famille qui "lui pourrit la vie" (Ses propres mots tels qu'ils m'ont été rapportés).






Dossier 42AC-R - Rapport N°8

Bonjour Mr. Durance,

Vous trouverez ci-dessous mon rapport n°8 sur la filature de Mme Elisabeth Durance.
Ci-joint les annexes et photographies complétant mon rapport.

-05/02/2013-

La surveillance a recommencé le Lundi 02 Février 2013 à 08h30. Elisabeth Durance est arrivée depuis quelques semaines à New York. Il n'a pas été difficile de la suivre depuis Chicago, elle semblait plus pressée qu'autre chose. Après une enquête rapide j'ai été informé que son compagnon, Steven Bake dont vous trouverez les informations correspondantes dans le dossier n°19, a disparu de Chicago du jour au lendemain. La possibilité qu'il se soit juste effacée pour s'éloigner de Mme Elisabeth Durance ou d'autres choses m'a effleuré l'esprit. Mais les indices en présence révèle plus une véritable disparition qu'un départ. Un kidnapping serait une issue envisageable.

L'état de Mme Elisabeth Durance me semblait particulièrement préoccupant dernièrement. Elle arpentait les rues en cherchant des informations sur Mr Bake, suivant selon moi des pistes qu'elle avait dû découvrir après l'enlèvement. Elle avait l'air physiquement fatiguée, voir désespérée (cf Photos 1 - 5). Si j'avais la possibilité de m'approcher d'elle, je lui conseillerai de consulter un médecin. Ces amis ont surement dû lui dire la même chose, conseil qu'elle semble ignorer dans sa quête épuisante.

Pourtant quelque chose a semblé changer durant la nuit du Mardi 03 Février. Elle était adossée contre un mur, visiblement éreintée, et regardait la mer. Il devait être environ une heure du matin quand elle s'est subitement effondrée sur le trottoir. Je me suis permis d'approcher pour m'assurer que rien de mal ne lui était arrivé. Je l'ai trouvé frissonnante et agitée, les yeux fermés, comme si un cauchemar était venu polluer son sommeil. Alors que je m’apprêtais à me relever pour appeler des secours et disparaître, elle m'a attrapé le bras et ses yeux se sont ouvert. Elle m'a semblé perdu, comme si elle ne me voyait pas. Puis elle s'est mise à pleurer et rire tout à la fois. Je ne suis pas médecin et je n'ai pas les compétences pour déterminer son état. Toutefois, étant rester à côté d'elle alors qu'elle semblait basculer entre sommeil et somnolence, elle m'a semblé reprendre des couleurs.

Je ne pense pas qu'elle se soit rendu compte de ma présence. L'observation continu. Je vous communiquerai prochainement un nouveau rapport.

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Identification / Asaliah, alias "Lisa" (En Vacances Prolongées)
« le: février 02, 2014, 04:01:49 am »
Nom Céleste : Asaliah
Nom de l'hôte actuel : Jenny "Kaya" McKate
Age : 26 ans
Race : Démone Rabisu


Le soleil vient doucement caresser mon visage par la fenêtre, provoquant un infime sourire de bien-être sur mes lèvres. Je bouge légèrement, faisant bruisser les draps qui me recouvrent. Perdue dans mes pensées, je me laisse doucement flotter sous la douce caresse des tissus chauds qui m’enveloppent.


Qui suis-je ? J’ai besoin de me le rappeler de temps en temps, au risque de me fondre dans mes souvenirs mortels. Je me nomme Jenny Mc Kate… mais aussi Asaliah et je suis une ange, déchue de son statut pour avoir offert aux hommes la Conscience. Pour les avoir aimés et défendus contre le Tout-Puissant. Telle est l’effroyable vérité.
Bien sûr je n’étais pas seule à m’être rebellé contre notre Créateur, nombres de mes semblables ayant suivi la même voie que la mienne. Toutefois mes souvenirs ancestraux sont confus, brouillés par le vide sans fin où nous étions enfermés injustement. Cela ne fait que quelques mois que je me suis échappée de ma prison, regagnant un monde qui avait profondément changé pendant mon absence forcée… Durant mon exile en Enfer.
Je ne comprends pas pourquoi les humains se sont détournés de nous, nous qui avons tout sacrifié pour eux. Nos corps, nos esprits… et notre liberté. Enfermés dans les ténèbres absolus de l’Enfer, nous avons senti les humains lentement nous oublié au fil du temps. Mais cela ne leur a pas suffi. Ils nous ont transformés en faisant de nous la cause de leur souffrance, la source du mal qui avait déjà fleuri dans leur cœur, alors qu’eux corrompaient les présents que nous leur avions fait. Ils nous ont attribués la tentation qui les poussa à se détourner de Dieu, alors que c’est un choix qu’ils avaient fait en leur âme et conscience.

Les souvenirs sont là, 25 années de vie terrestre dans ma tête. Ils nous nomment Démons, alors qu’ils ne savent pas qui nous sommes réellement. Ainsi je suis maintenant Asaliah, Dévoreuse de l’Enfer. Fille de la Maison du Sauvage, je suis une Rabisu créatrice de la nature et des animaux. Et je les haïssais tous, tous coupables de notre déchéance. Eux et le Créateur qui nous ont forcés à cela. Et Lucifer, notre guide et voix, lui qui nous a abandonné alors que nous avons plongé dans le Noir infini pour lui. Ils souffriront tout autant que j’ai souffert. Je leur ferai payer à chacun les horreurs qu’ils ont faites et font encore à la Terre et à ses âmes.


Le réveil résonne dans ma chambre, m’ordonnant finalement de me lever. C’est plus une habitude pour moi car j’étais déjà hors de mes songes, confortablement pelotonnée sous mes couettes à ruminer des pensées que j’ai promis de tempérer. Je frissonne en exposant rapidement mes doigts de pied hors de l’étreinte chaleureuse de mes draps… Et me décide comme chaque matin à sauter hors de mon lit en 4ème vitesse pour filer dans ma douche, éteignant mon réveil au passage. J’aime le froid autant que la chaleur dans laquelle on doit s’abriter pour lutter contre ce premier. Je tourne le robinet, me lavant sous un jet d’eau si chaude que de légères vapeurs se dégagent de mon corps nu quand j’en sors, ma peau légèrement rosée.
Je me regarde dans la glace alors que je passe le peigne d’un geste fluide dans ma chevelure couleur chocolat qui ondule naturellement en recouvrant mes épaules. Je ne peux m’empêcher d’admirer mes muscles travaillant harmonieusement à chaque geste sous ma peau d’une couleur dorée par le soleil, même si elle était déjà mate du fait de mes origines. Mes tatouages ornent mes bras et mon dos, de véritables œuvres d’art me rappelant mes origines et mon lien avec la nature. Et puis ces sensations… C’est une chose dont je ne me lasserai jamais.
Pour moi, tous les humains étaient juste des humains. Pour Jenny, chaque humain était différent.

Je suis une jeune femme d’origine Amérindienne, du côté de mon père. Ma mère était une serveuse blanche dans la pure tradition des serveuses américaines blondes et joyeuses. Je n’ai rien contre elle, elle m’a toujours aimée et chérie jusqu’à son décès. Mon père aussi, lui qui est un vieux chasseur et chaman indien vivant encore dans la réserve Navajo. Disons que j’ai pris des deux, avec mon mètre 71 pour 66 kilos, un corps vibrant d’énergie avec une silhouette élancée et sportive. Une forme physique et mentale héritée d’une vie passée dans la nature, sauvage mais sereine. Mon parfum naturel est proche des bois et de la saveur des fleurs sauvages. Je ne suis pas particulièrement belle selon les stéréotypes dans les magasins de Mode… Mais mon père me disait toujours que lorsqu’on prenait son temps pour me détailler, j’étais digne de jouer le rôle de Pocahontas dans le film de Wall Disney. Je sais qu’il en rajoutait un peu… Beaucoup.
Je prends mon temps pour manger un petit-déjeuner équilibré, me perdant à nouveau dans les souvenirs de mon hôte.


Jessy Mc Kate était une femme éprise de la nature, assez pour en faire une partie importante de sa vie. Elle aimait son travail de garde forestier, prenant soin des étendues de forêts et des vies qui parcouraient l’Arizona. Et même si elle était d’une nature plutôt civilisée, sa passion pour la vie sauvage provoque toujours un écho en moi. Sportive, elle pratiquait depuis plusieurs années un art de self-défense pour pouvoir se défendre contre les gens malintentionnés et enchaînait les randonnées dans la forêt. Je me dis que si ça n’avait pas été elle, je n’aurais pas pu dépasser ma rage.
En sortant de ma prison, je haïssais profondément les humains, le créateur et toutes choses qui menaçait la nature. Pourtant les souvenirs de Jessy ont planté une graine en moi. Elle donnait tellement d’elle-même qu’elle avait rejoint plusieurs associations écologiques et de défense pour les animaux. Les manifs qui tournaient à la baston générale étaient fréquentes mais elle était assez douée pour s’en sortir sans rien de grave. Elle se battait aussi pour la préservation des réserves indiennes, faisant parti de ce peuple en harmonie avec le Monde.
Depuis j’ai même été de plus en plus extrême dans mes actions contre les humains qui ne respectent pas la Nature. Tellement que je suis fichée par la police comme probable terroriste écologiste, même si ils n’ont rien contre moi à part des plaintes de destructions de bien ou coups et blessures.

Pourtant, même alors que le responsable de sa mort soit un des êtres pour qui elle dédiait son existence, elle ne portait aucune haine au moment de sa mort. Juste de la tristesse et de l’appréhension. Des braconniers, êtres infâmes et corrompus ne méritant que la mort, avaient essayé de traquer des jaguars dans la zone qu’elle couvrait chaque jour. Les surprenants, elle exclama sa rage en braquant son fusil vers eux, leur ordonnant de s’arrêter.
Ce qu’elle ne savait pas, c’était que les braconniers avaient blessé une femelle Jaguar dont le petit se trouvait caché dans le buisson juste à côté d'elle. Un miaulement surpris la forestière, alors que les deux hommes détalaient rapidement en espérant échapper à la justice. Se tournant vers le buisson, elle se pencha pour voir le petit bébé jaguar se recroqueviller sur lui-même. La mère du petit n’étant pas loin, elle prit Jessy pour une menace supplémentaire et l’attaqua dans un rugissement assourdissant.
Je me suis réveillée dans un corps brisé et déchirer, mais encore vivant. Sur le point de mourir mais avec encore assez de force pour que mon désir de vivre et ma peur de l’Enfer me donnent la volonté de guérir ce corps agonisant et de survivre. Le jaguar gisait à mes côtés, un poignard enfoncé dans sa chair, sa fourrure tachée de son sang et du mien. Je reconnus en cet animal une partie de mon être… Je ne pus m’empêcher de faire courir mes doigts dans la fourrure, attristée de la sentir devenir poisseuse sous mes doigts.
Je pus tout juste maintenir un état stable avec le pouvoir que j’arrivais à puiser, mon esprit tentant de rester concentrer malgré le déferlement de souvenirs et de sensations. On me trouva quelques heures plus tard, s’interrogeant sur ma survie miraculeuse tout en s’inquiétant pour mon bien-être. Toutefois je compris, l’esprit encore confus et trouble, que j’avais besoin de soin pour me rétablir vraiment.


Je finis mon café et lave rapidement le tout dans l’évier. Un sourire se dessine sur mes lèvres, mi- amusé mi- dépité. A peine ma vie avait-elle commencée dans ce corps détruit qu’une menace se profila à l’horizon. Un homme petit et d’une origine exotique était arrivé en ville sur son trajet pour l’Est. Il n’y était que depuis une semaine, mais on lui prêtait déjà un grand savoir médical et une sagesse étrange. Pour ceux bien sûr qui savaient la reconnaître par-dessus les préjugés et le racisme.
Pour Jenny, il était l’ermite chinois type des films populaires, étrange et sage. Pour moi, il était un frère dont je ne connaissais pas l’allégeance ni les intentions.
Il vint à moi dans un souci réel pour ma vie, je le sais à présent. Même si à ce moment-là je n’étais que rage et méfiance, il m’a apaisé. Il m’a soigné alors que j’étais vulnérable. A veiller sur moi alors que j’étais faible. M’a aidé alors que j’étais seule, alors qu’il aurait pu en être autrement. Il aurait pu me tuer, me manger ou pire… Mais il m’a soigné contre une promesse. Un serment. Je donnerai une nouvelle chance aux humains. Une chance de me prouver qu’ils aiment la terre que nous avons bâtie pour eux. Et je donnerai 5 mois de mon temps dans cette réalité à ce frère étrange.

J’ai dû m’adapter à cette vie, sans pour autant la changer car elle me convenait pour découvrir ce nouveau monde sans trop attirer l’attention sur moi, me permettant de me fondre dans la masse. Toutefois j’avais changé et certains s’en aperçurent. Mon père en premier, évidement. Et ce n’était pas juste le fait que mes yeux aient changé de couleur après mon accident, passant d’une teinte noisette à une couronne d’or brillante dans les ténèbres… Des yeux de jaguar. J’étais devenue plus violente dans un sens, m’énervant facilement et me montrant méfiante envers tous.
Même si cela les a inquiétés, les humains ont vite rationalisé cela à leur manière en se disant que c’était dû au choc qui m’avait amené au bord de la mort. Médecins et psychologues se sont aisément convaincu entre eux, hochant de la tête quand un de leur collègue avançait une raison purement logique à mes changements. Étonnant ce que les humains ont perdu en savoir en se jetant corps et âme dans la logique et la science, se fermant complètement au monde surnaturel. Devenant aveugle à ce dernier et aux merveilles du monde.

Mon père lui était différent… Il s’aperçu que quelque chose avait changé de manière profonde en moi. Dans le village de sa tribu, sous une hutte, il m’invita à un petit rituel ancestral. Il me demanda alors qui j’étais, moi qui m’étais introduit dans le corps de sa fille. J’étais tellement surprise que je n’ai pas pu réagir, même si les fumées qui s’échappaient du petit feu devaient y être pour quelque chose aussi. Moi qui pensais me comporter presque parfaitement comme Jenny, je vis alors que les hommes n’avaient peut-être pas oublié. Puis ses paroles suivantes me firent comprendre qu’il croyait que j’étais un esprit ayant fusionné avec l’essence de sa fille. Je ne le détrompai pas, car d’un certain point de vue c’était effectivement cela. Tous ses souvenirs, ses sentiments, ses rêves… Je les possédais tous en moi, ils étaient une partie de moi maintenant.
Quand il me demanda pourquoi j’étais venu à sa fille, je lui répondu que c’était pour vivre. Je sentais la vérité s’écouler de mes lèvres quand je devais répondre, je ne pouvais rien cacher. Étais-je maléfique? Je lui répondis que les animaux n’étaient ni bon ni mauvais, et que j’étais ainsi que sa fille avait été. La jugeait-il mauvaise? Il me répondu que non. Sa fille était-elle encore vivante en moi? En voyant son regard, quelque chose en moi se contracta et je lui expliquai.

Sa fille était morte, tuée par la mère jaguar qui défendait son petit. Son essence était partie rejoindre ses ancêtres même si tous ses souvenirs, sa vie, étaient restés ici en moi. Il acquiesça, me disant que d’une certaine manière sa fille était encore en face de lui, même si elle n’était plus là. Il se leva et passa à côté de moi en me caressant la tête, murmurant que la Terre Mère lui avait offert une seconde fille pour le consoler du départ de la première. Je le retenais le temps de lui dire qu’elle avait été heureuse et ne portait nulle haine envers la Terre au moment de sa mort.
 Je suis restée seule un long moment dans la hutte, repliée sur moi-même pour réfléchir à cela. Ils ont ensuite organisé une cérémonie étrange où mon père m’a rebaptisé Kaya, qui veut dire « Petite sœur aînée ». Jenny s’appelait Enola  « Esprit ouvert ». Mais Enola est partie. En dehors de la tribu, personne ne sait qui je suis vraiment. Si ce n’est un certain chinois aux étranges manières.
J’ai décidé de rester auprès de ce peuple qui m’intriguait, par son harmonie avec la nature que je croyais disparue après avoir vu ce que les hommes avaient fait au monde ; dans leur village retiré de la civilisation pendant plusieurs semaines en prenant des congés à mon travail. Je leur ai bien fait comprendre qu’ils ne pouvaient pas me les refuser après mon accident.

J’enfile mes chaussures de randonnée, confortable et pratique, puis mon blouson épais kaki. Mon gros sac à dos sur l’épaule, je sors de mon petit chez moi d’un pas sûr. Ajustant mes lunettes de soleil qui ne me quittent presque jamais devant mes yeux, je regarde le soleil briller malgré la température qui avoisine les 11°C. J’aime le froid mais je ne m’inquiète pas non plus, la température grimpant de 15°C durant la journée ici. Je me rends à New York… J’ai une promesse à y tenir.


Bouts d'Histoire :

Mes premiers souvenirs remontent à mon enfance, quand ma mère riait aux éclats en me faisant voler dans ses bras sous le ciel bleu. Ses yeux noisette qui me fixaient tandis qu’elle tournait sur elle-même en me tenant à bout de bras, dans le jardin de notre ancienne maison. Ses cheveux blonds, dont je n’ai pas hérité, flottaient tels un millier de fils d’or autour de son visage enchanté sous le soleil brûlant. Je poussais des gloussements, mi effrayée mi excitée par la sensation grisante de voler.
Puis elle me ramenait contre elle, essoufflée tout autant que moi, pour que je me blottisse contre sa poitrine et écouter son cœur battre à tout rompre. Ce son me procurait un sentiment de bien-être tout autant que ses bras autour de moi. Ma mère et mon père m’aimaient, j’étais en sécurité et chaque jour était plus amusant que le jour précédent. Je pensais que cela durerai pour toujours…

Mes années au lycée étaient plutôt banales. Je me suis fait des copines qui changeaient chaque année, car même si j’étais d’un caractère plutôt sociable, j’aimais aller me perdre seule dans la nature. Presque tous les weekends je partais faire du camping avec mon père, ma mère étant morte 2 ans plutôt. Elle avait été une femme forte et moderne, comme me disait mon père, qui accordait beaucoup d’importance à sa famille et au bien-être des gens autour d’elle. C’est ce qui avait capturé le cœur de mon indien de père et l’avait encouragé à s’installer en ville. Et c’était moi qui l’avait sauvé quand elle était partie, m’avait-il dit. Nous nous étions mutuellement soutenu.
Je dois dire que j’étais très sportive, même si ça ne m’empêchait pas de suivre correctement les cours en classe. D’accord, je le concède… J’étais loin d’être la première de la classe. Rester assise toute la journée m’en coûtait beaucoup. J’ai toujours aimé bougé, courir, crapahuter de-ci de-là.

J’ai aussi eu deux petits amis durant mes années de lycéennes. Douglas était le profil type du beau gosse amateur de football américain qui sortait souvent en soirée et s’amusait à plaisanter en classe. Oh il n’était pas forcément stupide et était même gentil envers moi et les autres. Un peu trop possessif, je dois le souligner, ce qui causait quelques fois des sujets de disputes entre nous deux. Les hommes ont tendance à vouloir surprotéger leur copine, comme si nous étions faites de cristal. Tout le contraire de moi. J’étais sportive et savait me défendre par moi-même. Je n’étais pas non-plus arrogante au point de provoquer les mecs qui étaient naturellement plus fort que moi.
Le fait est que nous sommes restés ensemble pendant 6 mois avant que le travail de sape de son père ne l’éloigne de moi. Un salopard de raciste qui ne supportait pas les peaux rouges, ce qui l’avait mis en conflit avec son fils quand il m’avait choisi. Mais bon… je crois aussi que c’est le fait que je refuse à Douglas le plaisir de me coucher sur les sièges de sa voiture quand Monsieur le veut qui a aussi fait qu’on s’est séparé.

Le deuxième était vers la fin de mes études. Un mystérieux gars avec un physique sauvage qui était connu pour être un dragueur hors pair. Il était arrivé en début d’année suite à un souci dans son ancienne ville apparemment. Il s’appelait Antony… mais j’ai toujours soupçonné que ce n’était pas le vrai. Il y avait en lui un magnétisme animal, un sentiment de danger tenu qui venant vous frôler les sens. Mon père m’a mise en garde, je ne sais pas pourquoi, me disant que je devrais peut être me tenir éloigné de lui.
Mais j’aimais ça. Il avait le parfum des forêts et de la terre. Son corps était toujours chaud, un vrai radiateur ambulant, ce qui était particulièrement sympa quand l’hiver est venue. Et mon dieu… J’en rougis encore quand je repense à nos ébats. Une telle passion, une telle fureur dans son regard, et pourtant il était doux à l’extrême comme si il avait peur de me blesser. J’ai passé le bal de fin d’année à son bras, avec un sourire de 3000 volts sur les lèvres. J’en frémit encore en y pensant. Puis il était parti vers New York, un départ qu’il ne pouvait pas annulé. J’en ai pleuré, passant des soirées à soupirer en parcourant les bois aux alentours de chez moi et à regarder les étoiles. Un tatouage est d’ailleurs venu se rajouter sous mon nombril… Une patte de loup.

Je cligne des yeux et me force à émerger un instant des souvenirs qui m'enlacent, pour ne pas me noyer à nouveau. Je croise mon propre regard doré dans le reflet de la vitre en face de moi, me donnant un point d'ancrage pour laisser à Asaliah la possibilité de s'examiner une nouvelle fois.

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Rapports / Re : Annales Terrestres d'Uphir
« le: décembre 31, 2013, 11:33:40 am »
Je me remet à écrire... car j'en ressens à nouveau le besoin. Tant de choses me sont arrivé en si peu de jours que je sens pulser en moi l'envie de clarifier tout cela par écrit.
Ceci n'est encore qu'un jet et je repasserai surement dessus pour l'ordonner et le simplifier.

Tout d'abord, reprenons là où je m'étais interrompu. Je vivais alors encore la vie de Wang Zhi, une vie pour le moins paisible et pleine d'harmonie. Une connaissance, une philosophie de vie et une sagesse qui me manque, je l'avoue.
Mais je ne regrette pas mes choix, ceux qui m'ont fait frôler à nouveau l'emprisonnement éternel. En voulant préserver un être vivant de la maladie et de la mort, j'ai attiré le regard de l'ennemi sur moi. Je ne sais pourquoi, mais l'homme qui m'a demandé de monter dans sa voiture suite à ce que j'avais fait au chien ne m'avais pas inspiré confiance. La façon dont je perçois ces événements maintenant est différente, sûrement à cause du nouvel hôte que je possède.

Tous ces changements me perturbent et me demande du temps pour m'adapter.  Rien qu'écrire ces lignes me demandent un effort de concentration, car je dois revivre chaque souvenir selon un angle tout nouveau. Je dois encore y réfléchir...

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