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Messages - Kinburi

Pages: [1] 2 3 ... 9
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Rapports / Re : Re : Agent Carver - JOURNAL [confidentiel]
« le: juin 01, 2014, 02:06:50 am »
L'AFFAIRE TENNENBAUM, reprise

Cible : Tennenbaum, nature non identifiée
Crimes : enlèvement d'enfants, assassinat du sénateur (?)
Alliés : Carmen (décédée), Carlos Graziano
Pistes : l'homme bleu qu'il recherche (Kyasid, Schtroumpf?), Carlos, les filles de Stéphane

Lisa a décidé de quitter New York et de prendre des vacances prolongées, pour se ressourcer et retrouver le contrôle de ses pouvoirs. Elle nous a laissé un mot d'adieu, à moi et à Christopher, nous expliquant sa décision.
La demeure mystérieuse que nous espionnions a été mise en vente quelque jours après le fiasco gravitationnel.
Timothy nous a dit de faire profil bas jusqu'à ce qu'il nous trouve un autre collègue pour compléter notre équipe.


Lundi 11 mars 2013
Briefing, le retour. Margin a trouvé le remplaçant d'Asaliah. A 9h pétante, Hortz et moi entrons dans la salle de réunion. A la place de Timothy, une petite fille aux cheveux noirs patiente bien sagement en lisant un livre énorme. C'est louche. C'est extrêmement louche. Et à moins que ce soit la journée père-fille pour les employés d'ISIS... voilà, c'est bien ce que je pensais. Une aura tout ce qu'il y a de plus démoniaque. Du coup je la salue, et je laisse Hortz faire toutes les simagrées que les adultes font en face d'un enfant qui n'est pas à sa place.
Margin arrive, essuie discrètement les quelques miettes de biscuit qui lui restaient au coin des lèvres, nous dit bonjour, avise le panier de muffins aux myrtilles que j'ai posé au milieu de la table, s'assoit, et on peut commencer le briefing.
La nouvelle venue s'appelle Louise de la Fondrière d'Argent, aka Manakel, anciennement ange de la mort. Le corps qu'elle occupe ayant physiquement dix années d'existence, il va falloir faire avec en mission : en un peu plus de mots que ça, Margin nous enjoint de pas faire de blague pédophile grandeur nature qu'il lui faudrait nettoyer. On acquiesce bien gentiment.
Nous voilà prêts à reprendre l'enquête. Après nous être assurés que Manakel a bien révisé le dossier, je mets mes collègues au courant du rendez vous fixé par Isabella. Demain soir. Et si Christophe est invité, je ne crois pas que ce soit très intelligent d'y amener Manakel. Isabella pourrait trouver cette liberté très déplacée.
En attendant, peu de pistes. La demeure mystérieuse est en vente. Je monte un dossier bidon et je contacte l'agent immobilier pour organiser une visite mercredi.
Reste le Nefendi. Hortz a passé la semaine dernière à le pister, de loin. Le Nefendi n'a pas fait grand chose... à part transformer un pauvre garde en arbre. Le fait est assez marquant pour piquer la curiosité de Manakel, et pour que nous décidions de mener notre enquête ensemble ce soir.

Pour une fois, le don d'Enomuh m'a offert une vision claire, globale et concise du problème auquel nous faisons face. Le nefendi, en créant ces arbres, espère se servir de leurs racines pour fragiliser les sous-sols du musée, les faire s'effondrer, ce qui entraînerait une enquête, une fouille, bref, attirerait l'attention des humains. Et ainsi, les humains pourraient bien découvrir l'existence du Caern de Central Park, lui aussi en sous-sol. Bien évidemment, je n'ai rien de concret pour étayer cette thèse. Il faudrait étudier les sous-sols du musée... et ça ne va pas être facile. C'est comme demander les blueprints d'une banque. Une fois notre petite enquête ésotérique finie (Louise n'a pas l'air dans son assiette. Mais elle balaye nos inquiétudes d'un sourire mystérieux.) nous décidons de passer à la phase pistage. Hortz grommelle un peu, mais j'ignore ses démonstrations de fierté mal placée, et nous voilà tous les trois à la recherche du mage corrompu. La traque n'est pas glorieuse. Central Park la nuit est un lieu propice aux rencontres les plus abjectes. Nous avons du fuir les pervers exhibitionnistes, les poivrots, les fous et autres créatures qui constituent la lie de l'humanité avant, enfin, de repérer un individu au profil intéressant. C'est peut être le nefendi... ou pas. Le lascar ne fait rien de suspicieux pour l'instant. Il se promène, apparemment sans but, puis finit par s'allonger par terre pour dormir. Je l'observe de loin. Dix minutes plus tard, alors que je me demandai s'il ne valait pas mieux me rapprocher pour avoir une meilleure vue sur lui, j'entends des gyrophares. Puis je vois des phares. Des lumières de lampe torche. Bref, tous les signes d'une intervention de police musclée. Je prends mes jambes à mon cou tout en pestant intérieurement. Et quand j'entends une sommation toute professionnellement menaçante, je repeste, et je m'arrête. Autant éviter de se faire tirer dessus.
Trois policiers en alerte courent dans ma direction, et arrivent à ma hauteur. Je me résigne.
Et là, miracle. Ils passent sans me voir. Ils passent, littéralement, à quelques centimètres de moi, sans me voir. Je reste stupéfaite quelques secondes, avant de sourire comme une débile. L'occultation, ça n'a jamais été mon truc. Et pourtant, dieu sait que ma tante Inga a essayé de me l'enseigner, quand j'avais vingt ans. Mais rien n'y faisait. Et là, enfin! C'est sans doute grâce au sang d'assamite dont je me gorge depuis quelques temps.
La traque est finie pour cette nuit. Trente minutes plus tard, quand les policiers sont partis, je rejoins Hortz, qui s'avère être le responsable du tohu bohu, et qui n'est pas repentant pour deux sous. Il voulait une approche anonyme pour jauger les réactions de la cible. Mouais. Bon. On rentre chacun chez soi. ...La petite démone est absente, mais je ne vais pas faire la connerie de l'appeler, au cas où les flics l'ont embarquée. De toute façon, qu'est-ce qu'ils peuvent lui faire?

Mardi 12 mars 2013
Après une longue grasse matinée, je m’enquiers de mes collègues. Christopher est levé depuis pas d'heure, et Louise, si elle a fait un tour par la case prison, est opérationnelle pour la journée. Timothy nous fait les gros yeux au téléphone (il est fort) pour qu'on soit plus sérieux avec notre couverture familiale visant à éviter ce genre d'incident. Bien reçu.
La journée se passe studieusement et calmement. Il s'agit de ne pas arriver devant Isabella complètement éreintés. J'en profite donc pour plancher sur ces foutus bouquins de sorcellerie assamite.
A 23h, Hortz et moi nous retrouvons au Pursuit. Le barman nous fait monter au bureau de Georges Moy, dans lequel nous attend la Lasombra. 
Dire qu'Isabella Calos est une belle femme serait comme remarquer que la Statue de la Liberté est grande. Elle est magnifique, et là encore, l'adjectif est faible. Mais sa beauté met mal à l'aise. C'est une beauté qui devrait être chaude, et pourtant, en la voyant, je ne peux que me figurer des ténèbres glacées, prêtes à m'encercler, à m'étouffer. Bref, c'est un individu que j'aimerai ne jamais avoir à combattre, ou même à fuir.
Nous présentons notre requête à l'ex-princesse. Elle n'est pas contre, mais il faudra convaincre Vivianne, la mère des deux gamines, de nous laisser les interroger. Et ce ne sera pas facile. Nous nous devons d'essayer de toute façon. Isabella acquiesce, et nous voilà partis pour la demeure des Amaro.
Vivianne nous accueille poliment, mais froidement. Nous nous installons dans la salle à manger pour un dîner dans une ambiance glaciale. En y allant doucement - les avertissements et les menaces d'Isabella ne sont jamais à prendre à la légère - nous questionnons Vivianne, qui a l'air de ne pas en mener large en ce qui concerne ses filles. Après quelques lèvres pincées et regards assassins, nous finissons par arriver à quelque chose, avec l'aide d'Isabella. Vivianne lâche le morceau qui la gêne tant : les deux filles ont un très bon souvenir du Dr Tennenbaum. A force d'arguments, nous convainquons Vivianne du bien fondé de notre démarche. Malgré sa volonté de ne plus rien avoir à faire avec cet individu, on ne sait toujours pas pourquoi il s'en est pris aux filles. Il n'en a peut être pas fini avec elle, et mieux vaut prendre les devants plutôt que d'attendre qu'il agisse. Le rendez vous est pris pour jeudi. Je mentionne notre nouvelle connaissance, Louise, et je précise que son apparence d'enfants pourrait être utile pour approcher les filles. Isabella veut la voir demain soir en entretien avant de donner son feu vert. Ok.

Mercredi 13 mars
Nous visitons l'intérieur de la demeure mystérieuse, enfin. Evidemment, il faut quelqu'un pour distraire l'agent immobilier qui nous fait faire le tour du propriétaire, pour que les autres puissent fouiller sans être inquiéter. Et évidemment, c'est bibi qui s'y colle. Ma fausse identité tient à peine la route, mais heureusement l'agent ne pose pas de questions trop poussées sur ma fille et mon valet. Au bout de deux heures de visite, nous partons.
Mes collègues ont trouvé quelques indices laissés par les anciens propriétaires (ou plutôt, Louise a trouvé des choses intéressantes pendant que Christopher s'inquiétait de l'entretien des lieux, insatisfaisant selon son expertise) : une carte de visite d'un vendeur d'aspirateur, une carte magnétique, et un ticket de parking.
On décide de commencer par le parking. Il s'agit d'un immeuble de quatre étages, entouré de commerce d'un côté, d'habitations de l'autre, d'entrepôts et d'usines. On commence par choper les vidéos de surveillance. La technique est rodée, et vingt minutes plus tard, nous assistons à une scène qui me fait grincer des dents. Tennenbaum est bien dans la voiture qui arrive à 19h, et il est accompagné de Carlos Graziano. Le petit enfoiré. La domination de Kane a du rater. A 5h du matin, ils reviennent dans le parking et repartent. Nous n'avons pas le temps d'éplucher toutes les bandes, mais il semblerait qu'ils aient fait ce petit manège régulièrement, jusqu'à la semaine dernière (à cause de la Catastrophe très probablement).
Il s'agit maintenant d'aller enquêter sur ce qu'il y a aux alentours, pour remonter la piste de leurs activités. Hortz mène la danse. Il renifle l'air, et hume trois pistes qui puent le ver. La première part vers les commerces, et s'arrête dans une imprimerie. Nous notons l'adresse, mais impossible de faire plus en plein jour. La deuxième nous mène à un entrepôt. En passant par l'Umbra, nous découvrons qu'il s'agit d'un atelier de paquetage de drogue. Des dizaines de femmes nues s'affairent, surveillées par des gardes armés. Gerbant, certes, mais pas vraiment pertinent dans notre enquête. 
 

2
Rapports / Glossaire du surnaturel
« le: mai 31, 2014, 23:17:38 pm »
Nefendi :

Fomori :

Kyasid :

Liche :

Excavés :


3
Rapports / Re : Agent Carver - JOURNAL [confidentiel]
« le: mai 31, 2014, 22:54:15 pm »
L'AFFAIRE TENNENBAUM

Cible : Tennenbaum, nature non identifiée
Crimes : enlèvement d'enfants, assassinat du sénateur (?)
Alliés : Carmen (décédée), Carlos Graziano
Pistes : l'homme bleu qu'il recherche (Kyasid, Schtroumpf?), Carlos, les filles de Stéphane


Vendredi 1er mars
Fini les vacances, on dirait. Ça tombe bien, je suis en forme, et pas peu fière des muffins que j'apporte au briefing de Margin, à 9h du matin. Après les derniers événements, l'affaire Tennenbaum a été un peu laissée en plan, et Margin nous remet dessus. En revoyant le dossier, nous dégageons plusieurs pistes : Carlos, l'homme bleu que Tennenbaum est sensé chercher, et les deux filles de Stéphane, qui sont les seules autres personnes de notre entourage à avoir interagi directement avec l'individu.
Pour les filles de Stéphane, je n'ai qu'un seul contact, que j'aimerais éviter de brusquer : Isabella Natalia Calos. Je rédige une lettre que je déposerai ce soir au Pursuit, lui demandant un entretien.
L'homme bleu, c'est trop vague. On va devoir aller voir un occultiste expert, histoire d'avoir des pistes plus précises.
Mais pour l'instant, nous décidons de reprendre la piste de Carlos. Grâce à nos précédents interrogatoires, nous avons les adresses de tous ses entrepôts, cinq au total. Nous n'irons pas revoir la fourrière où Jenny est devenue Lisa, ce qui nous laisse le choix entre le New Jersey, Brooklyn, Manhattan et le Bronx.
Le Bronx : nous arrivons face à un grand terrain, bien sécurisé, avec caméras, guérite, murs et barbelés. Après avoir fait le tour prudemment, nous repérons un angle mort pour sauter au dessus du mur. J'y arrive sans trop de soucis, en m'esquintant juste un peu les mains. Mais j'ai à peine atterri que Christopher se met à hurler un flot d'obscénités qui m'aurait donné envie de prendre des notes si mon collègue ne s'était pas empalé le ventre en haut du mur. Et malgré sa constitution garou, il n'a pas l'air de pouvoir s'en dépêtrer. Je sers les dents, je saute et je tente d'ignorer les piques et les pointes qui me déchirent les mains tout en soulevant Christopher et en l'envoyant par terre. C'est un exercice hautement difficile, j'ai l'impression d'être trois fois plus lourde qu'à l'ordinaire. Quand je redescend, Lisa, qui avait complètement disparu de mon champ de vision, réapparaît devant nous, et encaisse avec un sourcil provocateur les regards furibonds que lui lance Hortz. Guys, cette mission ne commence pas très bien. Il faut se reprendre. Hortz est d'accord, et repère assez aisément plusieurs entrepôts qui puent le vers. Après avoir délibéré un moment, nous nous sommes rendus compte que nous ne pourrons pas passer outre les caméras de sécurité. Hors, avec le garde postés derrière les écrans, on court le risque d'avoir la police sur le dos. Je me charge donc d'aller endormir le garde, en passant par les toits. Je saute de toits en toits, et j'admets que je suis assez satisfaite de mes performances physiques. Ça fait du bien de se dégourdir un peu les jambes. Je forme une bulle de silence et je m'arrête sur un toit proche de la guérite. Le garde sort, et je suis persuadée que j'ai été repérée... je me mets à couvert - il a sorti son arme - et je patiente quelques secondes. Comme je le disais tout à l'heure, cette mission ne commence pas sous les meilleurs augures. Lorsque je repointe le bout de mon nez, le garde, paniqué, s'éloigne en sortant sa radio ou son portable. Merde. Je saute à terre, je sprinte, et je le tackle. Je le tackle un peu fort, d'ailleurs. Son bras se casse, et l'os est à nu. Il pisse le sang. J'annule ma bulle de silence et je gueule à Lisa et à Christopher de se ramener vite. Quelques secondes de trop, et le pauvre humain y passait. Mais Lisa a de la ressource, et soigne son bras, suffisamment pour qu'il ne soit plus en danger. Bon. C'était un peu messy, mais au moins nous voilà tranquilles. J'active ma double vue sur les entrepôts qu'Hortz me désigne comme suspect. Un vampire dort dans l'un d'entre eux. Bien. Nous allons donc visiter les quatre autres avant. Nous découvrons, dans l'ordre : une collection de pédopornographie, des substances dangereuses que nous n'arrivons pas à identifier, assez d'armes pour mener une guérilla urbaine, et un garde meubles. Reste le repère à vampire. Je suis hésitante à pénétrer dans ce refuge : d'une part, il doit être surprotégé, et d'autre part... nous ne savons rien de ce qui nous attend. Et ensuite... il y a une porte. Une porte que nous n'arrivons pas à ouvrir. Pas du tout. Ca devient très frustrant, ce running gag. Nous optons pour le mur, alors. Evidemment, c'est bibi qui s'y colle. Il a pas des griffes, le vieux loup? Bref, je me rends vite compte du problème : le mur n'a pas mal quand je le tape, alors que moi, si. J'arrive à faire un trou respectable, mais pas suffisant pour qu'on puisse y passer. Et pendant ce temps là, l'aura du vampire a disparu. J'ai les mains en sang. Nous abandonnons l'affaire. (Note pour plus tard : des gros gants en métal...)
Brooklyn : En plein milieu d'un quartier industriel, nous arrivons devant une série d'immeubles qui appartenaient à une entreprise pharmaceutique et qui ont depuis été reconverti en entrepôts. Nous pénétrons dans celui de Carlos, et nous découvrons un intérieur complètement vide, nettoyé soigneusement à la javel. Nous récupérons des indices dans le bureau du manager. Le dernier numéro de téléphone appelé est celui de l'institut océanographique. Sur le bloc note, je récupère une adresse, un hôtel particulier en plein Manhattan.
Nous y allons en reconnaissance. C'est une église reconvertie en appartements particuliers. En questionnant le quartier, nous apprenons que personne ne sait qui y habite. Les propriétaires ne font manifestement pas leurs courses dans les commerces du coin. Nous décidons d'établir une planque pour la nuit.
En attendant, nous allons visiter l'entrepôt du New Jersey. La visite n'est pas concluante.
En fin d'après midi, Hortz et moi trouvons le temps d'aller voir Mlle Biggs, qui nous accueille avec sa verve habituelle. Je lui soumets notre problème : l'homme bleu. Elle roule des yeux. Ca peut être tout et n'importe quoi, ça. Un mage, un fomori, une liche, un schtroumpf, un Kyasid... le dernier mot me fait tilter. Je l'ai déjà entendu quelque part. Je le note.
Les fomori sont les ennemis naturels des loups garous. Il faudrait donc aller voir Gale pour lui poser des questions sur ses problèmes. La perspective a l'air de me réjouir autant que Christopher, mais nous irons demain matin.
Après avoir remercié Mlle Biggs, nous nous relayons, chacun son tour, devant l'endroit suspect. Lisa tient deux heures avant de nous appeler, mais avec son addiction, je suppose que ce n'est pas aisé de rester en place aussi longtemps.
A minuit, Carlos entre dans la demeure. J'hésite à lui emboîter le pas, mais je me ravise. Trop risqué. Je préviens Hortz et il me relaye pour le reste de la nuit.
En observant la demeure, j'ai eu une vision : le tableau qui représente l'épée de Damoclès.

Vendredi 2 mars
Le matin, Hortz et moi rendons visite à Gale, à son lieu de travail. Le bonhomme est bourru, et je suis restée sur la trouille qu'il m'avait foutue la dernière fois qu'on s'est vus, mais au final il n'est pas si méchant. Il manque cruellement de tact et il est très brute de décoffrage, c'est tout. Mais comme il nous en doit une belle, avec le CHU (ou plutôt, il en doit une belle à Hortz. Moi, pauvre petite goule, je compte pour du beurre, manifestement.) Il n'y a pas de fomori actif à New York d'après ce qu'il sait, mais par contre, les garous ont pas mal de problème avec un nefendi qui rôde à Central Park. Et comme un problème ne vient jamais tout seul, ils sont aussi en guerre quasi-ouverte avec le clan Nosfératu. Gale suspecte que l'apparition du nefendi soit lié aux Nosfératus (et donc peut être aux Assamites). Le nefendi a déjà fait plusieurs victimes : il a brûlé un garou, et grotesquement réduit la tête d'un autre à la taille d'un citron. Nous promettons à Gale de l'avertir dès qu'on a des infos sur les nosfés ou le nefendi (celui-ci est grand, svelte, a les cheveux poivres et sels et des habits très cheap).
J'en profite pour lui demander la permission d'approcher la goural, dont le nom est Gustav, apparemment. Gale râle qu'il n'est pas une agence de rencontre, et m'envoie vers Mélissa. Hourra. Dix minutes plus tard, j'ai le numéro de l'ours, et je l'appelle vers midi. Je lui donne rendez vous à 16h dans un lieu public pas loin de Central Park.
Mon après midi se passe à siroter des cafés et des limonades tout en surveillant la demeure liée à Carlos. RAS. A 16h, je pars pour mon rendez vous.

Gustav, sous forme humaine, est un homme de quarante à cinquante ans, large d'épaules, avec quelques cheveux blancs. Il porte une petite barbe noire et un gilet vert. Notre conversation est un peu gauche. Il a l'air surpris de me voir. Comment lui expliquer qu'il m'a fait forte impression et que je ne voulais pas perdre le contact?
On finit par se décoincer. Gustav compte rester à NY un moment, le temps d'aider la meute de Central Park. Il a un cadeau pour moi : une pierre précieuse montée en collier. En le brisant, m'explique-t-il, je créerai un pont de lune qui m'amènera instantanément à la fontaine devant laquelle nous nous sommes retrouvés. L'artefact a un rayon de 1600km, et fonctionne même depuis l'Umbra. C'est un cadeau royal, et je le remercie sincèrement. Nous prenons congé l'un de l'autre, en promettant qu'on se reverra.

Dimanche 3 mars
Bon dieu, pourquoi faut-il toujours qu'on en arrive à des situations aussi absurdes?
La planque de la veille n'a rien donné : Carlos n'est pas revenu à minuit et nous ne savons même pas s'il est sorti de la demeure. Nous avons donc décidé de faire appel aux pouvoir de possession animale de Lisa pour réitérer notre exploit à la chanterie Tremere. Vers 11h, nous sommes en place, et Lisa choisit un petit chat assez adorable pour remplir sa mission d'espionnage.
Seulement, pour une raison que je ne m'explique pas, dix minutes plus tard, une Bentley se met à léviter. Le chat aussi. Toujours plus haut... ils doivent atteindre les quinze mètres maintenant. Je reste pétrifiée devant ce spectacle, ce bris de mascarade monstrueux. Des gens commencent à prendre la scène en vidéo. Éberluée, je remarque trop tard Lisa, qui a repris ses esprits, et qui s'élance vers la grille. Elle veut fendre l'attroupement qui s'est groupé devant... et se met à briller comme une luciole! Impossible de détourner le regard d'elle. Bien évidemment, ça attire encore plus de monde.
Le fiasco se déroule devant moi comme dans un rêve. Je suis trop stupéfaite pour réagir. Et qu'aurais-je pu faire? Une émeute éclate, et Lisa s'envole. Oui, s'envole, et plane gracieusement dans les airs, jusqu'à ce qu'elle prenne son chat dans les bras. La voiture, elle, lévite toujours... juste au dessus de sa tête.
Et tout d'un coup, tout redescend. Lisa tombe à pic, s'écrase au sol, et dans un bruit immonde, la voiture fait pareil. Il y a du sang. Christopher se précipite à travers l'attroupement violent pour porter secours à la démone, mais se fait malmener.
J'appelle Margin, et je lui explique la situation d'une voix faible. Puis je cours à l'aide de Hortz, et je le traîne hors de la foule avant qu'il ne se fasse complètement piétiner.

Mais wtf.

4
Base de données / Re : Change-formes
« le: mai 23, 2014, 14:19:32 pm »
Gustav


Informations vérifiées : Goural. C'est un magicien qui peut provoquer des tremblements de terre et faire de la télékinésie.

Informations à confirmer : Il compte rester à NYC pour l'instant, afin d'aider la meute de Gale.

Intox : C'est le petit ami de Marceline mais il ne le sait pas encore.

5
Rapports / Re : Agent Carver - JOURNAL [confidentiel]
« le: mai 10, 2014, 17:56:53 pm »
LES VACANCES FAIL

Vendredi 7 février - Lundi 11 février

Un week end prolongé s'impose. J'ai besoin de récupérer. Je crois qu'ils devraient proposer des formations à ISIS. J'ai beau être plus résistante qu'un humain normal, je n'ai jamais fait l'armée. Tiens, ce serait pas mal que j'apprenne à communiquer par signe, comme dans JAG.
Je profite du week end pour prendre soin de moi, m'occuper de Ace, passer du temps avec Jackson. Je vais voir Mlle Biggs et Félix, aussi. Des visites de courtoisie. Je crois que Mlle Biggs commence à m'apprécier. En tout cas elle n'a pas laissé une miette de mes pommes tsarines.

Au journal de 20h, j'apprend que le CHU a disparu dans un tremblement de terre. Un putain de tremblement de terre. La terre s'est littéralement ouverte pour l'engloutir. L’événement, pris d'une vue d'hélicoptère, passe en boucle sur toutes les chaînes. Je regarde, le cœur serré. C'est l'ours garou qui en est responsable, j'en suis sûre, mais quel a été le prix à payer? J'espère qu'il n'en est pas mort.

J'ai vaguement une mission pour ISIS... la big boss m'a dit d'aller pêcher Orescent pour qu'il travaille avec Clifford. Je m'avoue moyennement motivée pour le moment. Je m'en occuperai la semaine prochaine, ça ne devrait pas être trop difficile.
Les habitudes qu'on prend quand on est jeune restent, et je consacre mon samedi après midi à modifier mon corps. C'est difficile à avouer, mais ça m'avait manqué. Je crois que personne à part les pratiquants n'est en mesure de comprendre que la vissicitude, c'est incroyablement fun. Imaginez, je modifie mon corps à volonté! Je peux faire de la sculpture avec mes bourrelets, je peux me donner le nez de Cyrano, je peux faire les meilleurs cosplays du monde, je peux... je peux me faire des dents de vampire. Ça fait bizarre, d'aspirer du liquide avec le bout des dents, mais c'est possible. Et c'est moins dur à constituer qu'il n'y paraît. Ce sera pratique pour vider quelqu'un rapidement si l'occasion se présente.
En parlant de ça, je vais devoir chasser bientôt. Très bientôt.

Lisa m'inquiète pas mal. Nous passons la soirée de dimanche ensemble, et elle est... vachement différente de Jenny. Je ne sais pas si c'est bon signe ou pas. Et puis, avec l'arrivée de Steven, ou plutôt sa libération, je crois que Peter et elle sont définitivement séparée. Elle en souffre, mais elle souffre aussi du rejet du chéri de son hôte... bref, c'est la merde. Et niveau conseil en relation, elle ne pouvait pas s'adresser à la pire personne possible. Je fais très bien les one night stands et le casual sex, mais au delà... je n'ai jamais vu l'intérêt. Un ami régulier, c'est s'exposer aux pires emmerdes qui soient, quand on vit dans notre monde. Et surtout, je change de visage comme de chemise. Cette habitude n'encourage pas la pérennité d'une relation. Bref. Lisa. Elle a des problèmes de cœur, des problèmes de pouvoirs, des problèmes de srânes, des problèmes d'humanité... mais au moins, elle a l'air d'avoir perdu l'envie d'aller titiller le réseau de Carlos pour le moment. On se saoule au champagne... elle tient bien la conne... on parle chiffons, et je crois être arrivée à lui remonter le moral.

Lundi, je me rachète une nouvelle voiture, j'apprends à faire des pizzas à Jackson, et on déconne toute la nuit. Je voudrais visiter ce foutu repère assamite (il y a peut être du sang conservé dedans!) mais encore une fois, la porte est la plus forte. Je vais cherche un autre moyen d'entrée avant de demander à Jackson de la découper avec ses griffes.

Mardi 12 février
Il est grand temps que je me lance dans ma guerre contre le Sabbat. Visiblement, d'après les retours de Mr Kane et de Félix, les Camaristes restant sont trop occupés à se tirer la couverture pour lutter contre la menace d'invasion. Bande de branleurs. Heureusement que ça ne bouge pas vite, d'un côté comme de l'autre. Quoi que le Sabbat ait toujours été plus réactif que la Camarilla. Ou plus imprévisible, je ne sais pas.
Toujours est-il que plusieurs quartiers de New York sont infestés par des meutes. J'en repère trois : Rockaway Beach, Brighton Beach et [.....]. Je repère une église abandonnée, plus particulièrement. Les tags sur les murs laissent peu de place au doute. La meute doit dormir dans la crypte. Je ne repère aucune sécurité, ce qui a tendance à me mettre la puce à l'oreille. Si ça se trouve, c'est des mecs intelligents et doués. Il me faut un expert en la matière. Ça tombe bien, je vois Christopher ce soir, pour un dîner avec Clifford.

Nous avons rendez vous avec le général dans un restaurant au nord de Manhattan. Arthur Clifford - pourquoi faut-il qu'il s'appelle Arthur? - n'a pas l'air autrement secoué par les derniers événements, et nous accueille avec un sourire charmeur. Je connais son profil, je sais qu'il suffirait que je me montre un tant soit peu intéressée pour repartir avec lui ce soir. Mais pas envie. Je suis plus préoccupée par mon attaque sur la meute prévue demain matin, à vrai dire.
Je lui touche deux mots d'Orescent, Clifford me dit que c'est quelqu'un de brillant et qu'il aimerait continuer de travailler avec lui. Cool. Christopher enchaîne sur le Chaoscope et ce que la machine fait exactement. J'écoute d'une oreille distraite et je pose quelques questions, mais j'ai l'esprit ailleurs.

Une fois le repas expédié, je prends Christopher à part. J'ai besoin de son expertise tactique, lui annoncé-je, pour une mission de reconnaissance qui pourrait se transformer en une activité un peu plus musclée. Il accepte, je lui donne l'heure et l'endroit.


Mercredi 13 février

Bordel. Putain de bordel de merde. ######################
Il y avait des bombes. Il y avait des goules cannibales. Il y avait un excité qui a réussi à crever les yeux de Jackson. Et après il y a eu les griffes de Jackson.
Et je n'avais plus de bras.
Quatre goules. Seulement quatre goules. A vrai dire, c'est Jackson qui m'a fait le plus de dégâts. Il faut vraiment que je me mette dans la tête qu'un change forme, c'est presque immortel, et que des yeux crevés, c'est absolument pas grave. Ca repousse. Seulement voilà, comme une débile, je me suis inquiétée, et lui, évidemment, ne m'a pas vue...
Donc, une fois les goules massacrées - elles étaient en train de manger de l'humain... Des cadavres décoraient l'église et... j'aurai dû réfléchir un peu plus avant de foncer, mais le Sabbat, j'y suis devenue allergique depuis Arthur - Christopher et Jackson sont partis explorer la crypte. Avec un peu de chance, ils trouveraient les corps de la meute (il est 10h du matin), et je pourrais me refaire une santé.

Quand j'ai entendu l'explosion venant du sous-sol, je me suis dit qu'on allait s'arrêter là. J'ai appelé Timothy. Avec mes pieds. Il a envoyé une équipe et nous a tous rapatriés... enfin, m'a rapatrié, moi. Les garous vont bien, évidemment. Christopher est juste de mauvais humeur, et Jackson s'en veut de m'avoir estropiée.
Je crois que je n'ai jamais été aussi humiliée de ma vie. Je perds connaissance dans l'infirmerie d'ISIS.

20h30 : L'homme au bonnet est à mon chevet, et me regarde d'un air circonspect. Il a fait repousser mes bras. Hourra.
- Ce n'est pas gratuit, pour moi, vous savez. La prochaine fois, ce ne le sera pas non plus pour vous.
Joie. J'acquiesce, maussade, et je rentre chez moi, dépitée.

23h : On fait la teeeeeeeeeeeeeeeuf! Lisa a eu raison de me faire sortir. C'est trop trop cool de se trémousser et oups, merci monsieur, encore un cocktail au nom improbable. Glouglouglou yeaaaaaaaaaaaah j'adore cette musique je sais pas ce que Kane a contre c'est trop bien les poum poum. [S'ensuit d'autres insanités jusqu'au blackout total]


Jeudi 14 février
Jackson a des belles fesses. J'aime bien qu'elles soient dans mon lit. On a dû vraiment bien s'amuser hier. Je nous prépare un bon petit déjeuner. Il mange avec appétit, mais je vois bien que quelque chose le travaille. Il m'inquiète un peu, ce garçon. Mais après la perte de sa meute, je suppose que c'est normal qu'il ait des hauts et des bas.
Je vais sortir Ace, et je passe un coup de fil à Mélissa. Je l'invite à prendre un café vers 15h dans un petit établissement que je connais bien, pas loin de chez moi.

15h : Mélissa est, comme dans mon souvenir, très belle, et elle a le don d'avoir l'air douce et sympathique. Je la remercie d'être venue, et je demande des nouvelles d'Eugène.
Une fois les formalités et les politesses passées, j'attaque le sujet qui m'intéresse : les rapports entre garous et vampires. Je suppose que si la meute de Central Park ne s'est pas impliquée dans l'affaire du CHU, c'est qu'elle était trop occupée avec les suceurs de sang.
Mais je fais chou blanc. Mélissa m'explique qu'ils sont en guerre, et qu'elle ne peut rien, absolument rien me dire. Si je veux m'impliquer dans leur combat, il faut que je vois ça directement avec Gale. Ah. Ahah. Bien sûr. Hum.
On change de sujet, et elle m'apprend que le goural a rejoint la meute de CP, au moins temporairement, et qu'il a dit du bien de moi. J'essaye de cacher mon enthousiasme. Il faut vraiment que j'aille lui parler. Il faut que je connaisse son nom. Mais là encore, ça passe par Gale.

Tiens, Jackson m'a acheté des chocolats. C'est gentil de sa part.

Oh! Ça me fait penser, il faut que je m'excuse auprès de Christopher pour l'avoir entraîné dans un plan aussi pourri. Après m'être creusé un peu la tête, je trouve le cadeau parfait : un pistolet en céramique, qui, en plus d'être joli et fonctionnel, passera sans soucis dans tous les détecteurs de métaux.
Quant à Jackson... c'est plus compliqué. Je sais qu'il aime le football américain. Je n'y connais pas grand chose, mais je sais au moins que le Superbowl est dans deux mois. Un coup de fil à Bruce plus tard, et j'ai des places VIP. Oh, Bruce a râlé, bien sûr, et je lui en dois une belle, mais paraît-il que je vais tellement souffrir en allant à ce supershow que ça compensera la peine qu'il s'est donnée. Il est mignon.


Vendredi 15 février
Bordel. J'ai mes règles. Ça fait cinquante ans que je n'ai pas eu mes règles.
Je passe une mauvaise semaine. Une très mauvaise semaine. En allant voir Mr Kane ce vendredi soir, je ne pensais pas qu'elle pourrait empirer. C'était douter de la persévérance que l'univers mettait à me jouer cette blague de mauvais goût.
Si j'allais m'exposer à l'érudition emplie de suffisance de Mr Kane, ce n'était pas par pur masochisme. Je voulais le questionner sur le clan Malkavien, et sur la lignée de l'ancien prince plus particulièrement. Alors quand il s'est lancé dans une dissertation sur la condition vampirique alors même que j'avais à peine posé mes fesses sur son canapé, j'ai tiqué. Quand il a enchaîné sans écouter ma question qui visait à le recentrer, j'ai ravalé l'insulte qui était sur mes lèvres. Quand, au bout de ma patience, pour la troisième fois, j'essayais de limiter le sujet de la discussion, ce fut la catastrophe.
- Ne m'interrompez plus, s'il vous plaît.
- Je vous demande pardon, j'avais l'impression d'être venue pour engager une discussion, pas pour entendre un monologue.
C'est sorti tout seul. Ce n'était même pas très insultant, si vous voulez mon avis. Un peu acerbe, peut être. Mais ça a suffit à le faire partir en frénésie. Une putain de frénésie. Même chez un vampire non combattant, la frénésie est redoutable. J'ai eu deux secondes pour décider : je le pieute, là, maintenant, je le tue peut être. Mais bon, ISIS, mes responsabilités, le fait qu'il attaquait à mains nues et qu'il n'allait sûrement pas me tuer... J'ai tenté de le maîtriser sans lui faire mal, dans un premier temps. Grosse erreur. Mes quelques progrès en puissance n'ont pas été suffisant, et je suis cruellement en manque de sang. Quelques secondes plus tard, j'étais étalée par terre, incapable de bouger, et je sombrais dans l'inconscience.

Samedi 16 février
Je reprends conscience le soir, pas spécialement fraîche mais sans aucune  blessure apparente. A mon chevet se trouve l'homme au bonnet. Je m'enfouis sous les draps, mais ça ne le fait pas partir. Il faut se rendre à l'évidence, je vais devoir discuter. Le vampire soigneur tente une vague plaisanterie, en disant qu'il y a d'autres moyens de le contacter si je tiens tant que ça à le revoir. Ha, ha. Plus sérieusement, j'ai maintenant une dette envers lui. Joie.

Je me lève, convoquée par un Timothy pas très jouasse. Mes collègues sont là, et Margin nous passe un savon, à tous. Il faut qu'on arrête de faire les cons, qu'on arrête de prendre tous ces risques, qu'on arrête de jouer les suicidaires et qu'on travaille ensemble pour régler les petits problèmes de tout le monde. On s'écrase tous devant Margin, parce qu'il a raison. Du coup, nous repartons avec une to-do list :
- choper du sang de vampire pour moi
- aider Lisa à conclure un pacte
- visiter le repaire assamite

Dimanche 17 février
Lisa, avec ses nouvelles connections et son nouveau statut de riche, nous invite à une soirée donnée par XXXXXX, personnage important des milieux huppés newyorkais. Avec un peu de chance, il y aura suffisamment de beau monde pour attirer des suceurs de sang. Ce n'est pas une mauvaise idée, pas du tout même. J'y invite Jackson, histoire qu'on ne s'ennuie pas à mourir, et je l'enjoint à mettre son plus beau costume pendant que Hortz va se poster dans un immeuble en face, avec un fusil sniper et une thermos de café.
Effectivement, une fois sur place, je constate que la soirée est gratinée. Trois vampires et un loup-garou, en plus d'un buffet épatant sur lequel Jackson se précipite sitôt arrivé.
Il y avait l'infant du primogène ventru, Patrick, mais c'est un trop gros poisson pour moi. Si je m'attaque à lui, ça devra pas être sur un coup de tête, ou juste parce que j'ai faim. Pas besoin d'affaiblir encore plus le peu de Camarilla qu'il reste en ville. Les deux autres, je ne les connais pas. Un homme habillé très excentriquement, et une jeune femme, qui nous donne son nom, à Lisa et à moi, nous fait comprendre qu'elle sait qu'on surveille M. le Stylé, et s'en va en nous laissant une carte.
J'avoue, je devrais être bien plus concentrée que ce que je ne le suis. Mais la semaine qui vient de s'écouler... Bref, je croise Brendan Carley, on prend un verre ensemble en médisant des gens autour de nous, et je passe le reste de la soirée à poursuivre Jackson et son projet de Jamburgers (des macarons... mais Jamburgers ça fait tellement plus américain que ça pourrait bien avoir du succès).
Au retour de la soirée, quand Hortz nous demande pourquoi on n'a pas bougé, je lui réplique qu'après une évaluation des risques, j'ai jugé qu'il valait mieux ne pas tenter l'affaire, surtout contre l'infant du primo. Si ça se trouve, les deux autres vampires étaient tout aussi importants. Bref, je lui mitonne une excuse pour qu'il rentre content.

Lundi 18 février
Dans une tentative de sauvetage diplomatique, j'envoie un mot à Mr Kane, accompagné d'un livre qui, je pense, peut lui plaire : L'Exil des Bienheureux. Je l'ai lu en long, en large et en travers de toute façon.
Citer
Mr Kane,
I would like to express my most sincere apologies for the misstep I made the other night.
I hope there is no bad blood between us.
Sincerely,
Marceline

Il semblerait que Mr Kane ait eu la même idée que moi, en plu grandiloquent. Je récupère à ISIS la lettre d'excuses pompeuses qu'il m'a écrite, non, pardon, couchée hâtivement sur le papier, et je la lis attentivement. Comme toujours avec Mr Kane, il y a des choses intéressantes. Elles sont juste noyées dans la masse de circonvolutions, périphrases et autres figures de styles.


Citer
Monsieur  Philibert Kanigsberg- Khan
PO Box 4668
New York, NY 10163-4668

                                                                                                                     
Marceline Carver
Noblesse oblige.
New York, le seize février deux mille treize

         Ma chère Marceline,
 
Je prends aujourd’hui la plume pour clarifier l’horrible méprise qui a trivialement mené à ce que l’on pourrait sans mentir qualifier de catastrophe diplomatique au cours de la nuit précédente. C’est dans un souci de réconciliation aussi sincère qu’ardent que je couche sur le papier une confession que même mon sire ignore. Mais pour ce faire une légère clarification sur l’histoire de mon clan s’impose. Vous aurez, je l’espère, compris que ma sympathie et ma profonde fidélité à l’égard de la Camarilla n’a jamais étouffé mes croyances nodistes. S’il demeure nécessaire, pour ne pas dire vital, de ne pas propager nos croyances, ce n’est pas dans un souci élitiste et ésotérique comme les pathétiques ordres occultes humains, mais plutôt dans une optique de survie et simple bon sens. En effet si la Camarilla devait prêcher la parole nodiste nous sombrerions dans l’anarchie la plus totale et confuse et nous ne pourrions plus nous différencier du sabbat. Or, si ma sainte horreur de la vulgarité m’a poussé loin des rangs, pour ne pas dire du fourreau, de l’épée de Caïn, je n’ai pas en retour sacrifié ma curiosité et mon sens critique. Cela vous permettra de comprendre la pleine ampleur et la complète franchise de mon affiliation nodiste.

Ceci étant clarifié, je peux sans problème continuer mon introduction en reprenant le mythe vampirique là où l’a laissé l’histoire de la première révolte. Après avoir occis leurs sires, les treize antédiluviens durent affronter le courroux de Caïn. Hors c’est précisément là que le prêtre sabbat ordinaire se trompe, tous les antédiluviens ne complotèrent pas sournoisement pour salir, souiller et s’approprier le sang de leurs sires. (Je me permets d’ouvrir une parenthèse pour attirer votre attention sur le fait que l’allitération en « s » n’est pas sans rappeler l’ophidienne tentation du récit biblique – récit apocryphe mais ça et là clairsemé de vérité sur nos mythes – et donc le clan du serpent, dont l’ostracisme perpétuel ne doit pas laisser l’occultiste amateur dupe de leur culpabilité devant l’Eternel) Tous les antédiluviens donc, ne furent pas punis. Enfin, un en particulier, un seul pour être honnête. (Alors une seconde parenthèse s’impose car pour me considérer honnête et exhaustif, je me dois de vous avouer que cette vérité est contestée, cependant mes années de recherches et d’études m’ont amené à la considéré comme indubitablement véridique. Ne voyez pas autre chose derrière les bouches contestataires que l’expression d’une jalousie bien connue, celle de l’enfant puni vers la félicité solennelle accordée à son frère innocent. Et n’est-ce pas là, chère amie, une formidable mise en abîme sur la nature même de la condition vampirique ?) Mais je diverge. Comme je vous le disais, un seul antédiluvien avait eut suffisamment d’humilité pour ne pas sombrer dans la crasse ambition parricide de ses frères.  Vous l’aurez sans peine compris, cet antédiluvien était le Danseur, le fondateur du clan toréador. Donc Caïn, dans l’infini justesse que ses pouvoirs non moins limités lui conféraient, maudits les 12 infidèles et récompensa le Danseur. Le clan toréador n’aurait pas de faille atavique ainsi que ce ses frères, il aurait une bénédiction, le don de toujours discerner le beau du laid, l’exception dans le flot incessant des masses normatives, l’exceptionnel caché sous le poids de l’innombrable Banal.

Ainsi s’achève cette brève introduction pour vous expliquer quel odieux concours de circonstances à pu amener la débâcle d’hier soir. Oui car, je pense que vous vous en doutez à l’instant où vous lirez ces lignes, cette bénédiction a pris chez moi une expression toute particulière que je tente de tenir secrète. Je ne suis pas sensible au beau, mais à la vérité, expression la plus pure et peut être même, la seule véritable expression du beau, qui se doit d’être Vrai pour pouvoir perdurer, si ce n’est simplement exister. C’est pour cette raison que mes soliloques ne doivent pas être interrompus. L’étendu d’un pouvoir se paye quotidiennement par le poids qu’il exerce sur les épaule du juste qui s’évertue à en faire un usage correct. Hors si ces efforts sont ma raison d’être, je me dois pour terminer ces explications somme toute sommaires de rappeler que si mon clan a su échapper à la colère paternelle, nous sommes toujours accablés par la malédiction divine originelle. Celle de la faute imposée, tant débattue par les occultistes de tous bords et dont la résolution n’a malheureusement pas sa place ici. Cette malédiction dont je devine en vous une compréhension avancée nous laisse sujet à des embrasements passionnés, seuls proximité avec le feu qui soit plus mortelle pour les autres que pour nous. (Quoi que, une fois de plus, cet état de fait est parfaitement contestable)  Et la raison vous dévoilera mes prochaines lignes que je me dois d’écrire par souci de sincérité et de pénitence. Si je m’enorgueillis chaque jour de la forme unique et singulière que le don de Caïn a pris en moi, c’est une épée à double tranchant qui tant tôt pourfend les ténèbres de l’ignorance pour m’aider à avancer dans ma quête de vérité, et tant tôt pèse sur ma tête avec tant de menace que la simple vision de mon être soulagerait Damoclès. Et la malédiction du sang réchauffe mes veines quand je partage les fruits de mon dur labeur, me laissant à la merci de la plus humiliante, dangereuse et honteuse erreur.

Je vous prie donc d’accepter la plus sincère et la plus forte expression de mon désarroi. En espérant que ces quelques lignes couchées dans l’urgence pour exorciser les remords profonds qui m’envahissent permettront de sauver cette belle relation que nous avons entamée. Je vous prie d’accepter, ma chère amie, l’expression de ma considération distinguée et de ma dévotion la plus noble.




Mardi 19 février
Le repaire assamite, enfin! Après moult péripéties, nous décidons d'y aller par les égouts, au petit matin, en espérant que l'accès y soit plus abordable. Mais cette entrée là est, elle aussi, gardée par une porte maçonnique imprenable. Bon, bah reste deux options : on la défonce à coups de griffes de Jackson, ou Hortz nous fait passer par l'Umbra proche. On choisit la deuxième solution, et si j'ai toujours un peu d'appréhension quand il s'agit de l'Umbra, Hortz sait ce qu'il fait. En trente secondes, nous voilà à l'intérieur du repaire, que nous entreprenons d'explorer méthodiquement. Il y a une cuisine qui peut nourrir une ou deux personnes pendant plusieurs mois sans qu'elles aient besoin de sortir de ce bunker. Une salle d'armes avec tout un tas d'épées démodées mais probablement très coûteuses, une chambre richement décorée et aménagée, un bureau derrière lequel se trouve une source d'énergie bizarre que nous avons repérée depuis l'Umbra, et une dernière pièce. C'est là que les choses se corsent.
J'étais pourtant sûre de n'avoir repéré aucune aura. Mais quand nous avons pénétré dans cette chambre de serviteurs pauvrement meublée, deux ombres nous sont tombées dessus. J'ai perdu la main gauche. Nettement sectionnée, avant que j'aie pu faire quoi que ce soit. Hortz tire, et son coup fait mouche, mais les encaissent. Lisa esquive un coup, mais pas deux. Elle aussi y perd une main. Alors que la première ombre s'apprêtait à m'éventrer proprement, je braque mon tazzer sur elle et je fais feu. Elle s'effondre dans quelques soubresauts pathétiques, les yeux révulsés. Puis tout ce passe très vite. Je voulais les capturer vivantes, mais le risque est trop grand. Je sors mes griffes, Hortz n'arrête pas de faire feu... en quelques secondes, elle sont mortes, toutes les deux, à coup de balles dans le crânes ou d'os dans le bide.
Deux femmes, à qui on a crevé les yeux et percé les tympans. C'étaient des goules, j'en suis sûre. Des femmes qui ne connaissaient rien d'autre que la servitude, et qui étaient condamnées d'avance. Même si nous avions pu les maîtriser sans leur faire de mal, elles n'auraient pas pu se remettre des sévices de leur maître.
Nous les alignons dans leur chambre. Je ne sais pas ce que nous allons faire des corps.
Dans la bibliothèque de l'émissaire, je trouve des ouvrages d'initiation à la thaumaturgie assamite. Je prends. Ça va être long et difficile de les étudier, mais c'est un début. Son bureau ne nous révèle rien, si ce n'est qu'il contenant probablement des choses importants, pour être piégé de la sorte. Alors que Hortz tentait d'accéder à un tiroir sécurisé, ledit bureau prend feu. Oh well. Il est temps de voir ce qui se cache dans la pièce secrets.
Nous trouvons le mécanisme d'ouverture, et nous ne sommes pas déçus. Au milieu d'un pièce circulaire en pierre nues repose le corps un enfant, un garçon d'une dizaine d'années, à la peau noircie par le soleil. Ou par la malédiction assamite. Je sors mon pieu. Il fait jour, certes, mais s'il se réveille et qu'il use de sa célérité, nous sommes tous morts. Par mesure de précaution, je le pieute violemment, sous l’œil horrifié de mes collègues. Bah, s'ils ne comprennent pas l'importance de mon geste maintenant, ils ne le comprendront jamais. J'embarque le corps du petit assamite dans un sac à viande. Je remarque qu'il n'a pas du tout de sang dans son corps. Aucune chance qu'il se réveille. Tant mieux.
Nous prenons ce que nous pouvons, dont un coffre à serrure maçonnique qui contient très probablement une réserve de sang vampirique, et nous quittons cet endroit.

Je rentre chez moi déposer le corps de l'enfant vampire, et je prends un peu le temps de réfléchir. Que faire de cet individu. D'un côté, Hortz a raison. Le tuer serait de la violence gratuite. Mais en même temps... pourquoi le garder en vie? C'est plus dangereux qu'autre chose.
En attendant, je donne rendez vous à Peter à ISIS pour qu'il nous offre ce coffre. Comme je m'y attendais, du sang. Bon dieu, du sang. Je prends la réserve sans signer de formulaire et je m'abstiens de courir en quittant les locaux de l'IRS. Mais de justesse.
Le soir même, je bois tout mon saoul. Et il m'en reste encore! Je baise Jackson comme jamais il n'a été baisé, et je m'endors paisiblement dans ses bras.


Epilogue

En buvant ce sang, j'ai scellé le sort du vampire. Je ne peux pas prendre le risque que ce sang lui appartienne, et me retrouver ainsi liée. Je l'ai tué, un matin, et j'ai éparpillé ses cendres aux quatre vents.

Le problème d'Orescent, finalement, ne s'est pas posé. Clifford s'est chargé lui-même de recruter son protégé, qui travaille à présent pour ISIS. Il ne me reste plus qu'à le présenter à Enomuh, ce que je fais autour d'un café dans la semaine qui suit. Je les ai laissés discuter tranquillement. Je ne veux pas savoir si pacte il y a ou non. Ce n'est pas mon problème.

Dix jours s'écoulent, et nous profitons, tous, de nos vacances (enfin!). Lisa, d'après ce que j'ai compris, continue de prendre sa dose de drogues, mais a réussi à conclure un pacte avec un handicapé qui voulait retrouver ses jambes.

Quant à moi, je cuisine, je m'occupe d'Ace, j'embête Bruce, je passe du temps avec Jackson pour l'aider à mettre son projet de Jamburger sur pied - c'est bien qu'il ait de quoi s'occuper. Et pendant un court laps de temps, je n'ai pas pensé ni au chaoscope, ni à Tennenbaum, ni au sabbat qui se fait de plus en plus menaçant pour New York.

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Rapports / Re : Agent Carver - JOURNAL [confidentiel]
« le: mai 10, 2014, 17:55:55 pm »
Attaque sur le CHU


Les niveaux du CHU qui nous intéressent sont les -2 (où les expériences sur les garous se font) et -3 (on ne sait pas ce qu'il y a mais la sécurité est suffisante pour qu'il y ait quelque chose d'intéressant).
Nous passons par les égouts, et nous entrons au -2. Pas d'embrouilles notables... enfin, rien qu'un petit évanouissement de dix minutes ne puisse corriger (aaah, ces scientifiques, leurs produits toxiques et leurs potions magiques qu'il ne faut pas renverser...). Hortz ne veut pas perdre plus de temps que nécessaire, et nous allons directement au cœur des choses, c'est à dire au niveau -3. Nous découvrons un bureau, ou plutôt un pièce de vie, dans lequel nous trouvons les corps mécaniques en charpie de Bender et de Cooper. Sauf que. Bender est consciente. Et nous regarde. Ma bulle de silence est toujours active et avant que j'aie pu décider d'y mettre fin, Hortz colle une balle dans le crâne déjà bien amoché de l'androïde. Nous ouvrons une autre porte. Bender a des centaines de répliques de son corps en stock.
Bender a des centaines de répliques de son corps en stock.
La Technocrate s'approche de nous, nue, et pas le moins du monde inquiétée par notre petit groupe. On tire. Nos dégâts sont minimes, et pour ne rien arranger, une voix irritée retentit.
- Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar?
Et Freljord se joint à la fête. Je lui tire dessus en pleine tête, et ma balle ne réussit qu'à lui casser deux dents. ...Au moins ça prouve qu'on peut le blesser? Il est temps d'effectuer un retrait stratégique.
Je lance ma grenade, et Hortz en lance deux autres à la vitesse de l'éclair avant de refermer la porte. Nous remontons en vitesse au niveau -2. La première salle dans laquelle nous rentrons pour nous mettre à l'abri est un laboratoire rempli d'horreurs. Des corps difformes conservés dans des bocaux.
Pas le temps de s'extasier. Freljord est vivant, et complètement furieux. Margin réussit à gagner du temps en agitant une grenade et en promettant de faire exploser toutes ses recherches s'il ouvrait la porte. Le Mage (à poil, un peu roussi, mais toujours terrifiant) nous intime l'ordre de sortir... sauf que se rendre, c'est la mort assurée. Timothy, Hortz et moi nous regardons - Lisa a profité de la confusion pour disparaître... j'espère qu'elle a une bonne excuse et qu'elle ne nous a pas laissé tomber - et alors que nous allions nous résigner à ouvrir la porte et mourir en tentant d'emporter Freljord, je nous trouve une issue. Ou plutôt, je crée une bulle de silence, j'augmente ma force autant que je peux, et je défonce silencieusement le mur opposé à la porte derrière laquelle se trouve Freljord.
Dans cette pièce là, des animaux.. non, des change-formes en cage. Un ours, deux loups, un homme. Les cages sont impossibles à forcer... mais il reste une grenade EMP à Margin. Attends. Du coup, quant il a menacé Freljord tout à l'heure... Timothy a un sourire nerveux. On a eu chaud. On a eu très chaud. Et notre supérieur a des cojones en 22.
Nous libérons les garous. J'échange quelques mots avec l'ours-garou. Même après tout ce qu'il a subi, c'est le plus calme. En tout cas sa présence me calme. Je sors mes griffes osseuses tandis qu'ils prennent tous leur forme crinos. Il n'y a pas trente six dénouements possibles, surtout avec l'armée de mercenaires humains employés par le CHU. L'un des loups pousse un hurlement, sort des griffes en argent, et se jette en dehors de la pièce, sans prendre la peine d'ouvrir une porte. Les autres change formes le suivent, et bientôt les cris et les coups de feu retentissent.
L'ours-graou reste avec nous, et il ne sera pas de trop. Christopher, Timothy et moi revenons dans la chambre des horreurs pour affronter le scientifique fou.
Avec deux garous et une démone à mes côtés (Lisa est revenue), je ne comprends pas bien pourquoi c'est MOI qui doit aller au corps à corps, mais toujours est-il que j'y vais. Je vais avoir du mal à résumer le combat efficacement. Les quelques coups que Freljord m'a portés ont été ultra-violent, et j'ai perdu connaissance à deux reprises. J'ai dépensé tout mon sang. J'ai frappé, déchiré, et même mordu notre adversaire, qui en plus subissait une rafale de balles par Margin et Hortz. Mais au final, ce n'est qu'avec la lance thermique que Christopher a réussi à le tuer.
Je suis à moitié inconsciente - plus par fatigue que par blessures. Lisa m'a soignée entièrement, ainsi que Timothy, à la fin du combat. Plus aucune ecchymose. Aucun os brisé (et pourtant, après la dernière beigne de Freljord, j'avais au moins la moitié de mes côté et des os du visage fêlés). Il ne reste rien des vingt mercenaires Blackwater employés par le CHU. Les garous les ont mis en pièce. En parlant de garous, la plupart partent de leur côté. L'ours me dit de partir. Il va détruire cet endroit. Il a l'air tellement... sage et résigné. J'espère qu'il ne va pas faire une bêtise et mourir...
Mince, j'aurai dû lui demander son nom. 
Nous rentrons à ISIS.
Dieu que je suis fatiguée.

Le garou qui est revenu avec nous, Steven... est le petit copain de Lisa. Enfin, il était. Apparemment, il ne considère pas la possession démoniaque comme un changement positif chez sa petite amie. Lisa est dévastée, mais je ne peux que la traîner à l'écart pour lui éviter la rage frénétique de son ex. C'est difficile de comprendre ce qu'elle ressent. Je ne sais pas si elle est Asaliah, ou si elle calque tellement la personnalité de son hôte qu'elle se considère comme Lisa, avec toutes les émotions qui vont avec.
Pas la force de la consoler autrement qu'en l'enlaçant pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'elle se calme.

Jackson. Jackson est gentil. Et fort. Et il faut pas qu'il se sente coupable, c'était aussi mon combat.
On est tous les deux des gentils.

Dodo.

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Rapports / Re : Agent Carver - JOURNAL [confidentiel]
« le: mai 06, 2014, 12:55:17 pm »
DÉBRIEF

Jeudi 6 février
4h du matin. Ca veut dire que j’ai dormi à peu près six heures sur le tapis d’un bureau d’ISIS. Je me lève difficilement en me desserrant d’Ace (c’est fou ce qu’il est confortable ce chien), et c’est parti pour un débrief/interrogatoire. L’homme chargé de prendre ma version des derniers évènements a l’air un vieux militaire. Le bas de son visage est caché, et il fait peur à Ace.
Je cherche à savoir qui il est, mais c’est peine perdue. Donc je me contente de répondre à ses questions avec une honnêteté partiale. Je ne déforme pas les évènements, mais je ne vais certainement pas jeter mes collègues sous le bus. Encore moins Timothy. C’était mon idée de toute façon.

Après l’affrontement de la veille, Timothy est arrivé avec un commando d’ISIS. Six humains et un vampire, d’après ce que j’ai pu voir. Le vampire portait un bonnet qui, je pense, est là pour cacher la manifestation de son pouvoir. Il s’est approché de Jackson, a posé ses mains sur lui et l’a soigné instantanément. Puis il a fait pareil avec moi. Ca n’enlève pas la fatigue, mais c’est tout de même rudement efficace. Je l’ai remercié, mais lui non plus ne veut pas me donner son nom. Je n’ai pas pu parlé avec Timothy très longtemps. Il a juste eu le temps de me dire qu’on a grave merdé, que la boss arrive, et qu’en attendant, on serait confinés à ISIS.
Ce qui nous amène au présent interrogatoire.

Citer
Identification : Micah Obertus, aka Marceline Carver, aka Gina Avalon, aka... on va s'arrêter là.
Depuis combien de temps travaillez vous pour ISIS : Un mois et demi.
Faites le compte rendu des événements qui ont amené à l'affrontement d'hier : Je cite Timothy le moins possible pendant mon récit. Christopher avait une photographie compromettante qui mettait en doute la nature de Franklin Cooper. La surveillance n'a rien donné... à part son habitude bizarre de regarder dans un coffre tous les soirs. On a monté une expédition. On a récupéré le cube du coffre pour observer sa réaction. Oui, c'était risqué et oui, on voulait provoquer quelque chose. Je pense qu'on a eu raison.
Quel est votre avis sur Christopher Hortz : Il prend du sucre dans son café. Un collègue efficace et bourru.
Quel est votre avis sur Elizabeth Durance aka Asaliah : C'est dur à dire. Ses goûts culinaires ont peut être changé depuis qu'elle n'est plus Jenny. Mais c'est une amie. Nous avons vécu des moments difficiles ensemble et ça crée des liens.
Quel est votre avis sur Peter McBride aka Nybass : Je suis jalouse de ses pommes de terre. Vraiment. A part ça, ses pouvoirs sont rudement pratiques, et j'apprécie sa philosophie.
Quel est votre avis sur Timothy Margin : Il est allergique aux figues et il aime les muffins. ...Et je pense que c'est quelqu'un sur qui je peux compter.
Une dernière chose à ajouter : Margin était contre notre opération de la veille. Ce n'est qu'à mon insistance que nous l'avons exécutée.

Après ça, je n'ai pas à attendre longtemps. Je retrouve mes collègues et c'est parti pour une table ronde, présidée par la big bada boss en personne. Mlle Steel a l'air froidement furieuse.
- Bien. Maintenant que vous êtes tous réunis, pouvez vous m'expliquer ce qui vous est passé par la tête?
Parce que, apparemment, Mlle Steel savait que Cooper était un androïde. Elle y tenait, d'ailleurs, à son robot. Cooper est en fait un vieux modèle, qui ne se souvient plus ce qu'il est ou pour qui il travailler, et qu'ISIS a pu récupérer, dans des circonstances sûrement très intéressantes mais qu'aucun de nous n'a le culot de demander à la boss. Et on vient de le rendre à la Technocratie. Pourquoi, comment, peu importe. Pour ce qu'on en sait, l'activation du système de traçage sur le cube a pu être intercepté par les mages du CHU, d'où l'intervention de Bender. Il va falloir rattraper le coup.
Bilan du débrief :
- Lisa, tout en ayant conservé son tact habituel, semble avoir développé un léger problème avec l'autorité.
- Christophe aime manipuler des explosifs.
- On va enlever Clifford.
- On va inflitrer le CHU dans l'heure en mode commando pour a) récupérer Cooper, b) mettre Bender et Frejlord hors d'état de nuire, et c) libérer les garous.
Timothy nous accompagnera, mais c'est tout. On s'équipe en grenades EMP, en grenades normales, en glocks, et on y va. Hortz emmène une lance thermique (un truc super dangereux et encombrant mais qui peut faire fondre à peu près n'importe quoi si on le manipule délicatement).
Quant à moi... je glisse à Timothy que je suis low en carburant. Il me lance un regard entendu, et cinq minutes plus tard je me retrouve dans le bureau de la big badaboss. Mlle Steel pose un coffre devant moi, et m'enjoint à l'ouvrir.
Une fiole de sang. Je dois faire un effort pour ne pas me jeter dessus.
- C'est votre réserve personnelle?
Un sourire.
- De première qualité, je vous assure.
- Cela fait combien de temps que vous le conservez?
Bon dieu, est-ce qu'elle sait comment préserver le sang de vampire?
- Buvez, nous discuterons de nos points communs une autre fois.
J'y compte bien.

9
Sabbat

Kayle



Informations vérifiées : Vendeur d'armes réputé.

Informations à confirmer : Sabbat. Malkavien.

Intox :


Jax



Informations vérifiées :

Informations à confirmer : Malkavien. Il adore les animaux et fout la merde dans le réseau des nosfés depuis son arrivée en ville.

Intox :

10
Rapports / Re : Agent Carver - JOURNAL [confidentiel]
« le: avril 18, 2014, 19:21:41 pm »
Vendredi 1er février
8h : Jackson a meilleure mine, mais est toujours out. Un garçon comme ça, je me doute que ça mange beaucoup au petit déjeuner. J'appelle mes collègues et je les préviens de la situation. Qu'ils arrivent à 10h.
Jackson se réveille entre temps, juste quand j'ai fini les pancakes. Il m'emprunte un peignoir pour ne pas être nu comme un vers, et se traîne à ma table. Il mange avec appétit. Je le questionne doucement, et il confirme mes doutes : sa meute est morte. Ils étaient partis éliminer le Dr Frejlord... mais celui-ci a opposé plus de résistance que prévu. Après s'être injecté un produit dans le bras, il a envoyé René voler par la fenêtre, et a ouvert Ivzir en deux à mains nues. Jackson a fui, de justesse, alors que René se faisait tirer dessus à l'argent par l'armée privée du CHU. Il ne savait pas où aller, mais s'est souvenu de moi, et a suivi mon odeur jusqu'ici. Pauvre gars.
Mes collègues arrivent, je leur fais un petit topo. Nous posons plus de questions à Jackson, mais on s'aperçoit bien vite qu'il ne sait pas grand chose. C'est un tout jeune homme, il vient de finir son lycée, et il suivait les directives des deux membres les plus âgés de sa meute. Quand on lui demande les relations de sa meute avec Central Park, il nous révèle qu'elles sont, a priori, inexistantes. Ivzir avait déclaré qu'ils ne pouvaient pas compter sur Gale, et selon Jackson, ça a "quelque chose à voir avec des vampires". Bon.
Pendant la discussion, Christopher a soudainement des envies suicidaires. Il fait remarquer à Jackson que leur plan n'était ni fait ni à faire, que René s'était bien, bien planté, et qu'ils auraient mieux fait, tous, de rester chez eux.
J'ai déjà vu cette lueur dans les yeux de Jackson. C'est celle qu'un vampire a avant de partir en frénésie. Donc je me mets à couvert. Jackson se transforme en gigantesque crocodile à moitié humain (déchirant ma robe de chambre au passage), renverse ma table, et hurle sa haine et sa rage sur Christopher, qui, une fois n'est pas coutume, n'en mène pas large. Il se soumet. Jackson retrouve son calme, se rassoit, reprend forme humaine et me lance un regard d'excuse pour avoir gâché mon petit déjeuner. Ouais, t'inquiète. Je vais pas t'en vouloir pour ça vu ta situation. D'ailleurs, je dis à Jackson qu'il peut crécher ici autant qu'il veut. Malheureusement, je n'ai pas de chambre d'amis dans cet appart, mais le canapé est confortable. Je vais faire quelques course, pour lui trouver de nouveaux vêtements et surtout, re-remplir mon frigo.

C'est par pur altruisme que j'héberge le croco-garou. Si, si.

Quand je reviens, Christopher, Jenny et Jackson ont un peu mieux sympathisé. Surtout Christopher en fait. Jackson a désespérément besoin d'un mentor pour lui apprendre à maîtriser sa gnose et à prendre soin de son caern. Dès qu'il s'est habillé, ils partent voir Crocodile. Me voilà avec Jenny. Nous faisons un point, et nous alertons le reste de notre petite équipe du changement de situation. Nous convenons d'un rendez vous chez Mr Kane le soir-même.


22h : chez Mr Kane, à Soho
Un autre débrief de la mort. Tout le monde fait le point sur ses activités, mais le plus gros morceau, c'est la situation de Jackson. Nous faisons bien comprendre que c'est un tout jeune garou paumé, et que s'il veut poursuivre sa vengeance, il ne foncera pas dans le tas sans back up. Bref, il est de notre côté.
Lucie suggère d'en parler à Margin. Après tout, Jackson est isolé, dispose de pouvoirs pratiques et dévastateurs, et s'intéresse à la même affaire que nous. Un candidat parfait pour ISIS. Yep, noted. On fera ça.
Lucie s'embarque alors dans un cours d'occulte sur les différentes factions de la Technocratie. Il y a le New World Order, Itération X, et les Projéniteurs. Au dessus de tout ce monde là se trouve le Cercle Intérieur (dont Bender est l'envoyée si j'ai bien suivi, puisque c'est un Superviseur). Au CHU, il semblerait qu'Iteration X (Bender) travaille sur le côté mécanique de la chose, tandis que les Projéniteurs (Frejlord) s'intéressent à l'eugénisme et sont donc susceptibles de mener les recherches sur les garous. Soit il y a un conflit d'intérêt pour le même projet, soit ils travaillent de concert.
Au terme de la réunion, nous décidons de plusieurs choses :
- Kane ira se renseigner sur la situation des Gangrels en ville. (notre seule piste vampirique pour savoir ce qui se trame côté Central Park)
- je surveillerai Jackson et je lui apporterai mon soutien pour le moment
- la priorité absolue étant de découvrir sur quoi bosse Clifford, nous allons visiter, encore, son appartement demain.

Avant de partir, je passe le premier dvd de la première saison d'X Files à Luther.


Samedi 2 février
Clifford, deuxième édition.
Cette fois, nous sommes préparés. Nous sommes déterminés. Nous sommes toujours des brelles face aux portes. Mais la différence, c'est que nous sommes prêts à DÉFONCER lesdites portes s'il le faut. J'emmène Jackson d'ailleurs. Ça lui fera du bien de sortir un peu. (il m'a amené des fleurs hier soir pour me remercier. Il est mignon.)
Christopher nous a donné rendez vous à 10h devant la porte de Clifford. Et à 10h, Jenny, Jackson (qui s'est révélé avoir un pouvoir particulièrement pratique : il peut court circuiter la technologie. Plus c'est complexe, et plus c'est facile pour lui.) et moi sommes là, prêts et ponctuels. Mais pas de Christopher. Bien... Bah on va crocheter ça hein. Ou plutôt on va laisser Jenny crocheter ça.
...
Porte : 3, PJ : 0.
A 11h, Christopher nous ouvre, de l'intérieur. What. Pourquoi il ne nous a pas ouvert avant? Peu importe. Nous fouillons. Peu de choses intéressantes dans l'appartement, à part son PC, et tout un tas de plats emballés dans son frigo, datés, qui viennent du CHU. Donc il s'en méfie, ce qui est plutôt cool.
Une fois que Hortz a fini de copier toutes les informations de l'ordinateur sur son trousseau (je ne sais pas comment il fait mais je suppose que c'est possible. Après tout on arrive bien à ouvrir sa voiture à distance avec une clé de nos jours...), nous filons, et nous transmettons tout ça à ISIS.

C'est détente le reste de la journée! J'ai une grosse nuit qui m'attend. J'en profite pour faire plus ample connaissance avec Jackson, qui est vraiment... un gamin. Un gamin qui aime la vie, qui mange tout ce que je cuisine, et qui peut se transformer en crocodile de la mort qui tue en cas de problème. J'ai de fortes envies d'adoption.

Minuit, l'heure du crime. J'emmène Jackson visiter la demeure de l'ex-émissaire assamite. Et forte de mes expériences avec Jenny, j'emmène aussi de quoi crocheter quelques serrures.
L'adresse que j'ai obtenue est celle d'une librairie arabe. Je m'introduis dans l'immeuble et je visite les appartements aux étages supérieurs dans l'espoir de trouver quelque chose d'utile. Mais non. Jackson vide les frigos sur le chemin. Je serais vexée si je ne savais pas qu'il avait toujours plus ou moins faim. Il va falloir aller au sous-sol. Face à la Porte de la Mort.
Une serrure avec cinq point d'entrée. Joie. Je regarde mon petit équipement fait maison, puis la porte, puis Jackson qui hausse les épaules et me dit qu'il peut désactiver le mécanisme, mais qu'elle ne s'ouvrira pas pour autant. Il y a deux auras humaines à l'intérieure, qui dorment probablement. On pourrait attendre qu'elles se lèvent, bloquer la porte, et attendre qu'ils appellent quelqu'un pour la faire remplacer. Oui pas bête. Seul problème : il est 1h du matin. On pourra jamais attendre des heures et des heures dans ce foutu couloir sans s'endormir. Je prends une photo de la porte. Je l'étudierai à tête reposée et je reviendrai plus tard.


Dimanche 3 février
Briefing à Isis
La situation est bien, bien plus grave que ce que nous pensions. Le projet Chaoscope, sur lequel travaille toujours Clifford, de concert avec Orescent qui par là même commet une trahison du secret d'Etat, sert en fait à ouvrir des portes vers les mondes de l'Umbra.
Worst case scenario : la Technocratie s'empare de ce projet, et la Tisseuse étend son influence dans toutes les dimensions, et sclérose l'univers entier.
Time to save the world, people.

Il devient impératif d'empêcher Clifford de travailler pour le CHU, ou de travailler tout court. Si j'ai bien compris, c'est grâce à Orescent qu'il peut continuer à travailler, car ce dernier trahit les secrets de la NSA pour son mentor. Je parle en privé à Timothy, et je lui expose mon idée de confier Orescent à Enomuh, qui saura, je pense, l'influencer suffisamment pour qu'il soit un allié plutôt qu'un pion. Timothy voit le mérite de l'idée, mais préfère éviter de se placer en porte à faux vis à vis de la communauté démoniaque, si jamais celle-ci décide de s'impliquer dans l'affaire du Chaoscope et de prendre une position contraire aux intérêts d'ISIS. Mouais. Bon. Je fais suffisamment confiance à la volonté des démons de NY de rester vivants, et surtout à leur capacité à voir le danger que le Chaoscope représente. Mais j'attendrais un peu avant de présenter Mulder à Enomuh, par courtoisie et prudence.

J'ai rendez vous avec Bruce ce soir. Nous allons dîner dans un restaurant panoramique. Je le remercie de m'avoir eu un rendez vous avec Mr Carley, je lui raconte comment ça s'est passé, et nous discutons tranquillement de choses et d'autres. De Ace surtout. Au dessert, je lui fais cadeau de la montre à gousset en or piaget récupérée de l'esprit écureuil des Hamptons.

Pendant un moment, il reste sidéré, et je me demande si j'ai fais un faux pas. Mais il finit par me dire :
- Marceline, pouvez-vous m'expliquer où vous avez retrouvé la montre de mon père?
- ...dans les Hamptons, auprès d'un esprit écureuil.
Il éclate de rire, et mon sourire doit s'étirer jusqu'à mes oreilles. Il me remercie chaleureusement. Rien que pour ça, l'expédition fail de jeudi dernier en valait la peine.


Lundi 3 février

Je vais voir Félix ce soir. Mais en attendant, je passe un peu de temps avec Jackson. Il a l'air d'aller bien, ce qui ne me rassure pas du tout. Soit c'est un psychopathe, soit il passe par la première phase du deuil. Je redoute le moment où il arrivera à la deuxième phase.
Je foire les nuggets que je voulais lui faire pour lui prouver que c'est mieux de choisir ses produits plutôt que d'acheter tout emballé, et je fais quelques recherches sur le Dr Frejlord. Comme Mlle Bender, cela fait un an qu'il travaille au CHU du Mont Sinaï. Ses recherches portent sur les cellules, mais mes quelques connaissances en médecine ne me permettent pas de comprendre ne serait-ce que les subtilités des titres de ses thèses. Ceci dit, ça me conforte dans mon idée que lui et Bender travaillent de concert, et ne sont pas rivaux. Leurs talents respectifs se complètent bien. Ma théorie est peut être simpliste, mais je pense qu'ils tentent de se servir de la gnose des garous qu'ils ont capturés pour faire marcher le Chaoscope et ainsi ouvrir les portes vers les autres mondes de l'Umbra. Je pose la question à Jackson, mais il ne peut ni confirmer, ni infirmer ma supposition.

En fin de journée, je rends visite à Mlle Biggs. J'ai quelques questions à lui poser. Jackson m'accompagne. Il est directement concerné de toute façon.
Mlle Biggs nous accueille avec un regard réprobateur, comme à son habitude. Je lui présente Jackson avec un sourire, puis nous discutons du CHU. Je lui expose ma théorie de la gnose, et à la question "est-ce possible?", elle m'explique ce que signifie la victoire de la Technocratie. Nous vivons dans leur paradigme. Leur magie n'a pas de limite parce qu'elle s'inscrit dans leur paradigme qui est devenu la RÉALITÉ. J'ai du mal à saisir le concept, mais j'en retiens une chose : les technocrates peuvent se servir de leur magie sans contrecoup. Joie. Oh, et Mlle Biggs n'est pas plus inquiétée que ça de la présence de ses ennemis jurés. Elle fait confiance à mes capacités de destruction massive... après tout ça a marché avec Carmen. Je trouve son plan plutôt moyen, vu le coût que Stéphane a du payer au passage. Sans compter tous les dommages collatéraux.
Nous finissons par prendre le thé ensemble, et j'ai trouvé le contre parfait de Mlle Biggs : Jackson. Leurs logiques respectives sont imparables, et du coup s'annulent. Je cache un sourire amusé derrière ma tasse.
Avant que je parte, Mlle Biggs me demande si j'ai vu Fédor Milsk récemment.
...Non, non je n'ai pas vu Fédor, mais j'aimerais bien le voir. On prendra le thé, on discutera du bon vieux temps où il a tenté de m'assassiner, je lui demanderai de me donner une seule bonne raison de ne pas le pieuter sur place, il n'aura aucune réponse, et je pourrai passer à la phase voiture-coffre-cave.
Mais pourquoi me pose-t-elle cette question, au fait? Elle l'a vue?
Elle n'a pas de nouvelles, et s'en inquiète un peu : j'avais l'air remontée contre lui la semaine dernière. Vraiment. Moi qui pensais avoir une poker face impénétrable. Bref, elle me réitère que c'est un jeune homme charmant (j'avais compris la première fois, merci), et je mens comme un arracheur de dents, avec le sourire en plus, en lui répondant que puisque tous mes alliés me disent du bien de ce garçon, je vais avoir du mal à lui en vouloir longtemps. Ça la rassure. Il est temps pour moi de partir.

23h, je sors rejoindre Félix, après avoir expliqué à Jackson qu'il ne peut pas m'accompagner. Félix est un mec à la cool, mais je ne suis pas encore prête à présenter mon pote croco-garou à mon pote vampire.
C'est la première fois qu'il voit ma tête actuelle - j'ai repris celle que j'avais au service d'Arthur - et il approuve. Nous nous échangeons quelques nouvelles. Rien de bien neuf côté vampire, ou en tout cas, rien d'inattendu : les clans camaristes qui sont restés forts tentent de grappiller tout ce qu'ils peuvent plutôt que d'organiser le reste de la ville, les anarchs profitent du bazar, et le sabbat commence à bouger. Quant à la Justice... on verra dans quelques mois s'ils tiennent à New York. Je questionne Félix sur le clan Gangrel. Il ne m'apprend rien de neuf sur eux, et je lui révèle que contrairement à ce qu'il a entendu, ce n'est pas un  garou qui a ouvert la primo en deux. Je toussote le terme de "démon", et il ouvre de grands yeux en comprenant que c'est un de mes alliés qui est responsable. Je fais probablement trop confiance à ce vampire, mais il ne m'a donné aucune raison de me défier de lui en trois ans. En retour, il me révèle que l'ancien Prince de la ville, un Nosfératu, avait placé son refuge dans Central Park. Si les garous ont des problèmes en ce moment, ça vient peut être des rats d'égouts. Il peut m'arranger un rendez vous. C'est noté. Par contre je voudrais aussi une adresse. Félix hésite, mais finit par m'apprendre que les Nosfératus tiennent le râtelier de la ville (des abattoirs où les vampires en dèche peuvent leur acheter du sang d'animaux à moindre coût). Je le persuade de me donner l'adresse, ce qu'il finit par faire à contre coeur. Par soucis pour ma santé, me dit-il. Il n'a pas envie que je me fasse tuer. T'inquiète pas mon chéri, je n'ai pas l'intention d'aller leur rendre visite sans plan ou back up.
Je ramène la discussion sur le sabbat. Il sait qu'un Malkavien sabbat du nom de Kayle est en ville. C'est un vendeur d'armes réputé, donc ça veut dire que des gens importants sont venus avec lui. Il est avare en détail, alors je lui donne un nom : Lucas. Si jamais il l'entend, qu'il me prévienne tout de suite.
Je l'aide à trouver son calice de la nuit, et nous finissons la soirée en buvant et en dansant, comme à notre habitude.


Mardi 4 février
J'ai réservé une table pour Christopher et moi ce soir dans le restaurant où Bender et Clifford ont rendez vous, et je passe le reste de ma journée à me préparer. Petite séance de musculation le matin sur les appareils que Jackson a acheté (d'ailleurs, si j'ai bien compris, il a de l'argent de côté mais aucune source de revenu stable. Faudra que je m'occupe de ça, parce qu'il n'a pas l'air très, euh, responsable.), puis je passe l'après midi entière à ISIS. J'update le dossier Bender/Frejlord, je vérifie qu'ils n'ont rien sur le Palais des Doges (ce serait trop beau), et je profite de leurs ressources et de leur labo pour préparer ma prochaine modification corporelles : des dents qui imitent les canines de vampires (rétractables, extrêmement dangereuses en combat, et surtout qui aspirent le sang rapidement). Ce ne sera pas évident, mais vers 17h, j'ai fini la partie théorique et je suis prête à passer à l'action. Demain, probablement. Ou ce week end.
"Marceline Carver est demandée dans le bureau de Timothy Margin. Marceline Carver, merci."
Tiens, je ne savais pas qu'on avait des speakers comme dans les supermarchés. Plutôt pratique. Curieuse, je me rend au bureau de Margin, je frappe à la porte, j'entre, et Timothy me présente une petite jeune femme brune, très jolie, qui répond au nom de Elizabeth Durance. Et aussi à celui d'Assaliah.
What.

Je dévisage le nouveau corps de Jenny alors que celle-ci m'explique qu'une de ses expéditions dans l'un des repères de Carlos s'est mal passée. Elle a tenté de libérer des varans et des lynx et s'est prise cinq balles dans la tête. Ou quelque chose comme ça. Mon dieu. J'ai des flashbacks d'Ufir. J'espère qu'elle vivra mieux son changement de corps que lui...
La bonne nouvelle, c'est que Jenny... pardon, Lisa, a l'air plus débrouillarde en ce qui concerne la nouvelle technologie, les téléphones ipad, les ordinateurs google et autres réseaux 4G. Timothy et elle en profitent d'ailleurs pour se payer gentiment ma tête (comment je pouvais savoir que les téléphones de maintenant communiquent entre eux par simple contact). Ils ont de la chance que je les aime bien. De toute façon, c'est de la magie, tout ça. Ils n'ont qu'à demander à Mlle Biggs.
Lisa s'en va, son mari... enfin Peter est là et veut lui parler. Ouh, j'aimerai bien entendre cette conversation. Me voilà face à Timothy, et nous échangeons nos inquiétudes sur ma collègue. Enfin, avec un peu de chance, la personnalité de son nouvel hôte l'aura rendu plus raisonnable vis à vis de ses convictions activistes.

20h : Nous sommes tous en position. J'ai même demandé à Jackson de rester près du restaurant, au cas où ça dégénère. Lisa mange en terrasse, au cas où, tandis que Christopher et moi commandons à l'intérieur. Bender et Clifford s'installent. Et flirtent.
Seriously.
Clifford est plus que charmeur, Bender répond poliment à ses avances, assez pour le garder intéressé, pas assez pour s'engager. Ils discutent technique, aussi, mais c'est trop avancé pour que nous comprenions de quoi ils parlent. Un petit coup d’œil à leurs auras me révèle que Clifford est légèrement préoccupé, mais sinon heureux et désireux. Bender quant à elle est froidement calme. Clifford l'intéresse, mais elle se sent supérieure à lui.
Ils finissent de manger, et Clifford tente sa chance une dernière fois devant le taxi, mais se prend un beau râteau de Bender. Le taxi s'en va. Je vois Jackson au bout de la rue, prêt à bondir, et je retiens mon souffle. Mais le mokolé se ravise, et la laisse partir. Ouf. Honnêtement, je n'ai aucune idée du potentiel de Bender. Mais Jackson, avec son pouvoir... On verra jeudi, si j'ai bien compris le plan de Christopher.

Je prends un dessert avec Jackson, je le remercie, je lui promets qu'on va bientôt passer à l'action pour sa vengeance. Il est renfermé, mais il acquiesce.
Il faudrait qu'il parle à quelqu'un d'autre que moi. Je ne peux lui offrir qu'un confort matériel. Pas de protection, pas de garantie, pas de meute... je ne peux même pas lui promettre de ne pas l'emmener dans une autre mission suicide. L'option que je compte lui proposer, c'est ISIS... mais plus j'y pense et plus ça a l'air d'être une mauvaise idée. Si mon n+2 est compromis, pourquoi pas d'autres? Je fais relativement confiance à Timothy, mais c'est tout. On n'a même jamais vu la vraie boss.
Je lui tapote maladroitement l'épaule, puis je vais rejoindre mes collègues pour une mise au point.
Clifford est rentré avec une autre conquête. Tant mieux pour lui.
Vers 22h, je reçois un message vocal de Mr Kane. Pas un appel direct, pas un message sur le répondeur, non, un message vocal. Je ne saurais même pas comment le faire volontairement. Il a pris rendez vous avec une représentante de la primogène Gangrel demain soir à 21h. Je l'appelle, j'ai des choses à lui demander. Il ne répond pas. Je lui laisse cinq minutes, puis je rappelle. Il décroche.
- Allo... allo? Sommes nous trois maintenant?
- Euh. Bonsoir Mr Kane. Non, non nous sommes deux.
- C'est étrange, je discutais pourtant avec ce cher Timothy.
- Auriez vous répondu à un double appel peut être?
- C'est fort possible. Diantre! Lui aurais-je donc raccroché au nez? Il faut que je le rappelle tout de suite pour m'excuser! Euh... Marceline, patientez un peu, je vous rappelle dans quelques minutes.
Et il raccroche.
Dix minutes plus tard, j'ai enfin réussi à lui donner l'adresse de notre bar pour qu'il vienne nous rejoindre. Christopher et Lisa me lancent des regards impatients, mais je hausse les épaules. J'ai beaucoup de sympathie pour Mr Kane, et je ne lui jetterai certainement pas la pierre pour sa manipulation hasardeuse de la technologie moderne.
Mr Kane s'installe à notre table et je refais les présentations pour Jenny-Lisa. Il est méfiant et préfère vérifier avec Timothy qu'il n'est pas tombé dans un guet-appens. Il lui laisse donc un message vocal. Je fais appel à tout le stoïcisme dont je suis capable pour cacher mon sourire amusé. Avec l'aide de Christopher, il finit par avoir Timothy au téléphone, qui le rassure quant à notre légitimité.
Puis nous parlons vampires. Il a un entretien avec la goule de Rama N'Diaye, ce qui est un petit exploit diplomatique en soi compte tenu de la misandrie de cette dernière. Nous le remercions, et nous lui demandons s'il a besoin d'aide, mais il pense pouvoir s'en sortir tout seul face à une goule. Grand bien lui en fasse.
Donc, j'aborde les sujets pour lesquels je l'ai fait venir, et il confirme mes doutes : les Assamites et les Nosfératus se sont bien rapprochés récemment. Une de ses amies a nommé cette alliance "L'union des Ombres" [??], en référence à leur discipline commune, et en écho à la mort du Prince. Après un petit cours littéraire sur l'utilité et l'emploi des métaphores, Mr Kane revient, à ma demande, sur l'histoire du clan Nosfératu.

Citer
Le Conflit de Central Park
Une intervention de Mr Kane

Il y a quinze ans, la ville de New York était dirigée par le Prince Tellonius, Nosfératu français de son état. Il avait alors établi son refuge au nord de Central Park, dans la piscine Lasker. L'esprit Rat du parc immense a toujours eu un rapport complaisant à l'égard du clan qu'on appelle injustement celui des Rats d'égouts. [insert digression sur le clan Nosfératu vs le clan Toréador, suivi d'une tangente sur le statut du clan Toréador et le dernier primogène, Frasheri, qui malgré toutes ses qualités, reste quelque peu un pariah]
Cependant, selon plusieurs théories, Tellonius a offensé, d'une façon inconnue, l'esprit Rat, qui aurait alors rallié un sept pour évincer les vampires de son territoire. Les nosfératus ont subi une défaite cuisante, et Benjamin Prankster a alors repris la régence de la ville. L'arrivée d'Enver Frasheri (cité plus haut) n'a rien fait pour améliorer les relations vampiro-lupines, et le conflit violent, s'il s'est tassé pendant quelques années, notamment grâce à la primogène gangrel, peut s'envenimer à tout moment, comme c'est le cas depuis la mort du prince Malkavien.
Selon les dires, le carnet de Tellonius, qui contiendrait tous ses secrets, dort encore à Lasker, ainsi que la raison pour laquelle Rat s'est retourné contre le clan qui porte son nom.
Armand, l'actuel primogène Nosfératu, est l'infant de Tellonius, et semble désireux de reprendre ses droit sur l'ancien territoire de son sire.

Mon dieu, que cet homme aime s'entendre parler. Mais il dit des choses intéressantes, et comme nous l'avons appris aux dépends de Lisa, il vaut mieux ne pas le couper dans une de ses phrases à rallonges, ou il risque de se perdre et de reprendre au mauvais endroit, ce qui l'éloigne encore plus du cœur du sujet. J'ai quelques minutes d'inattention entre ses considérations littéraires et ses tangentes sur les fées, mais cela fait 80 ans que je maîtrise l'art d'avoir l'air attentive sans écouter. Toutefois, il est bizarrement plus concis que dans ses rapports, et je n'ai aucun mal à absorber tout ce qu'il m'apprend sur les vampires de cette ville.

Nous finissons nos verres, et je dis à mes collègues que je suis partante pour aller renifler du côté de Bender jeudi, et pourquoi pas lui tomber dessus si l'occasion s'en présente. Cela dit, je passerai mon mercredi à me renseigner sur le conflit des garous et des vampires. Bonne nuit tout le monde.


Mercredi 5 février

Je ne suis peut être pas encore très performante avec le internet, mais je sais comment chercher dans des archives de journaux. J'obtiens les noms du directeur de la piscine, de ses sous-fifres, et un petit historique des différents incidents qui sentent le cover-up d'une tuerie vampirique. Une fuite de gaz en 92, une fusillade en 93... Je prends note de tout ça, au cas où il me faudrait remonter ces pistes un jour.
En fin de matinée, je me dis que ce serait pas mal d'avoir quelques bases en arabe avant de faire un raid chez des assamites. J'essaye toute seule, avec des guides pour débutants, mais je me rends vite compte qu'il va me falloir un professeur. Coïncidence heureuse, j'en trouve un qui propose des cours au repaire de l'émissaire. :)
Je lui envoie un courriel.
Vers 10h30, j'appelle Christopher, pour lui demander le contact de la gaillarde de la meute de Central Park. Il s'agit de Mélissa, que j'ai croisée avec Eugène le jour de notre rencontre. Mais je ne vais pas avoir le temps de prendre rendez vous avec elle.

11h, les locaux d'ISIS. Il semblerait que Christopher n'ait pas chômé ce matin. Je n'aime pas vraiment sa manie de compartimenter les choses (il aurait pu nous prévenir), mais après tout, c'est le résultat qui compte. Il a inclus Peter dans notre petit escadron d'espionnage interne pour pénétrer sans effraction chez notre N+2 et jeter un œil dans son coffre. Je suis d'accord que les pouvoirs de Peter sont pratiques, mais le but n'était-il pas de garder cette affaire entre nous? Enfin bon. L'important, c'est le résultat. Et forcément avec Peter...
Déjà, le frigo de notre N+2 est bizarrement fourni : il ne contient que des échantillons humains (des cheveux, du sang, des excréments...)
Le coffre de Cooper renferme un drôle de cube mécanique dont l'origine et la fonction nous échappent.
Bon. Nous épiloguons un peu sur le sujet, mais la solution me paraît simple : il faut le voler.
Timothy me lance un regard réprobateur, mais je persiste : d'une part, ça nous permettrait de l'analyser, et d'autre part, si l'objet est si important, nous pourrions jauger la réaction de Cooper. Il pourrait se trahir et révéler sa main.
Margin est réticent, mais finit par accepter. Nous allons donc tous refaire un tour au domicile de Cooper - l'expédition est rapide - et nous repartons avec le cube énorme sous le bras. C'est parti pour faire expertiser ce truc.
Notre premier expert est Mlle Biggs. Nous arrivons dans sa boutique sur les coups de 13h, pour la trouver endormie sur une chaise, une tasse de thé froid entre les mains. Avec Peter, c'est difficile de se souvenir que des fois, les gens ferment leur porte.
Lisa n'y va pas par quatre chemins et s'approche pour réveiller la petite femme. Mlle Biggs sursaute, pousse un cri d'effroi, et balance sa main dans la tête de notre démone avec une force surprenante, avant de commencer à l'invectiver. Lisa, malgré tout son répondant, n’est pas de taille. Et Mlle Biggs dévisage notre petite troupe avant de plisser les yeux dans ma direction.
-   Encore vous ! J’aurais du m’en douter. Pourquoi vous obstinez-vous à m’amener des gens détestables ?
-   Pour vous faire râler.
Facile, je sais, mais la réplique est sortie toute seule, et a le mérite de couper les élans misanthropes de ma chère antiquaire. J’en profite pour lui expliquer pourquoi nous sommes là.
Mlle Biggs rajuste ses lunettes et examine attentivement le cube mécanique. Elle nous annonce qu’elle peut l’expertiser, mais que ça va lui prendre du temps. Je jette un coup d’œil à son aura, et je n’aime pas ce que je vois. De la peur teintée de convoitise. Les deux peuvent s’expliquer, mais je préfère ne pas lui laisser l’objet en question. Pas avant d’avoir épuisé nos autres pistes en tout cas.
Nous sortons de sa boutique avec encore plus de questions. Peter s’excuse deux minutes pour discuter avec Mlle Biggs. Aha ! S’il y a bien une personne dans notre petit groupe qui peut arriver à charmer l’antiquaire, c’est bien lui. Avec un peu de chance, elle ne me reprochera plus de lui amener des « personnes détestables ».
C’est l’heure de déjeuner. Nous retrouvons [….], le démon d’Eugène, dans un petit restaurant choisi par Peter. Évidemment, c’est excellent. Comme avec la mage, nous exposons notre problème et nous montrons l’objet en question. Il est perplexe. Selon lui, c’est une sorte de générateur quantique… kantique… qualitatique ? Il y a une « prise de sortie » et tout. Certes. Il est cependant incapable de définir son origine.

Bon... showtime then. A 18h, Christopher est en position dans l’immeuble en face de celui de Cooper, le cube est chez moi, et Lisa n’est pas loin au cas où. A 18h15, Christopher m’appelle. Cooper a remarqué la disparition et a filé par le métro. Je pose ma spatule et je jette un coup d’œil à l’objet… une diode s’est allumée. Il y a de fortes chances que Cooper se dirige chez moi. Bien. Bon. Pas de panique. On se coordonne avec Jenny pour que tout le monde se retrouve chez moi, histoire d’accueillir Cooper pour une éventuelle confrontation. Je dis à Jackson de se préparer, j’emballe le cube, je prends mon arme, et j’attends. Christopher frappe à la porte, quelques minutes plus tard. Il a fait vite. Cooper va arriver, me prévient-il c’est trop risqué de rester là. Mieux vaut prendre ma voiture et tourner dans le quartier en attendant de voir venir mes collègues ainsi que Cooper. Pas bête. Je mets le cube dans le coffre, tandis que Christopher prévient Peter et Lisa, puis je me mets au volant de ma Prius. Je tourne pendant dix minutes. Et après un tournant que Christopher me conseille de prendre, Cooper est là, devant moi, au milieu de la route. C'est Jackson qui fait le travail à ma place : il passe un bras autour de moi pour me maintenir au siège, et tire sur le frein à main. Ma Prius pile tandis que je comprends ce qu'il se passe. Le cube est une pile. Cooper s'en sert tous les soirs. C'est SA pile et Cooper est un robot qui a besoin de se recharger.
- Jackson! Ton pouvoir!
Il capte tout de suite, et une onde EMP émane de son corps. Cooper s’effondre, tout comme Christopher, qui se révèle être Bender.
Oh putain je vais mourir.
Je colle une balle dans la tête de Bender, je hurle à Jackson de la virer de ma voiture, et je redémarre aussi vite que possible pour nous sortir de ce guêpier. Sauf que. Une voiture automatique, c’est bien pour passer inaperçu. Pas pour les courses-poursuites. Alors que je commence à peine à m’éloigner des robots de la mort, Cooper se relève, et devient un putain d’aimant. Ma Prius fait marche arrière, attirée par son champ magnétique. Merde merde merde. On ne va pas pouvoir éviter le combat. Jackson l’a bien compris. Il relance une EMP, et les robots s’effondrent.
-   Désolé pour ta voiture.
Un crocodile garou gigantesque sort de ma Prius en ouvrant le toit en deux comme si c’était du papier. Il bondit sur Cooper, et l’ouvre violemment en deux. Des bouts métalliques volent de tout côté, dont la tête de mon supérieur. Aussi simplement que ça. …On a peut être une chance finalement. Je sors de la voiture et je me précipite vers la deuxième menace tant qu’elle est toujours à terre. Une balle dans la tête. Deux balles dans la tête… les torrents de flamme ont l’air de l’abîmer, un peu. Pas suffisamment. Elle se relève. Ses bras se scindent en tentacules d’acier meurtrières.
Je continue de lui tirer dessus, mais c’est clairement Jackson qui a une chance de l’abattre. Je ne peux qu’espérer la distraire. Jackson se fait salement blesser. Je l’ai cru mort plusieurs fois. Mais par miracle les coups que Bender me porte quand Jackson est à terre ne me mettent pas hors de combat – vu ce qu’elle met au croco garou, en toute logique, j’aurai dû mourir – et Jackson se relève, une dernière fois, pour porter le coup de grâce à l’androïde, dont le corps en charpie finit par tomber au sol, enfin.
Jackson est dans un état critique. Il a une plaie béante au niveau du coup et perd beaucoup de sang. Maintenant que le combat est fini, il reprend sa forme humaine et me laisse le guider. Je ne traîne pas, et je l’emmène chez moi, en sécurité, avant d’appeler Margin.

11
Base de données / Re : Mage
« le: avril 11, 2014, 17:27:34 pm »
La Technocratie


Hariett Bender [Désactivée]



Informations vérifiées :

Informations à confirmer : C'est un Android d'Itération X. C'est une superviseur envoyée par le Conseil Intérieur. Elle travaille avec Clifford.

Intox :


Ingmar Frejlord [Décédé]



Informations vérifiées : Il a massacré Ivzir, un mokolé, à mains nues. Il peut améliorer les performances de son corps en s'injectant un sérum.

Informations à confirmer : Il expérimente sur les loups-garous.

Intox :

12
Base de données / Re : Change-formes
« le: avril 11, 2014, 17:02:54 pm »
Les Mokolés installés à NYC


René



Informations vérifiées :

Informations à confirmer : Alpha de la meute, il est froid, calculateur, et déterminé, mais poli.

Intox :


Ivzir



Informations vérifiées :

Informations à confirmer :

Intox :


Jackson



Informations vérifiées : Il aime la Lime Key Pie. Il a tué Fitzgerald Newman.

Informations à confirmer :

Intox :

13
Rapports / Re : Mission Chaoscope
« le: avril 08, 2014, 11:00:32 am »
L’ADN


Ayant pris pour base manifeste le CHU du Mont Sinai, cette organisation de méchants fait des expériences sur des garous et s’est attirée les foudres d’une meute de Mokolés.

-   ils ont brisé les fenêtres de l’Umbra autour de leur QG ( ? )

-   c'est une branche de la Technocratie qu'on appelle les Progéniteurs

-       ils bossent aussi avec les Itération X

-   l’émissaire Assamite ne veut pas bosser pour eux

-   le primogène Ventru est en train de renifler leur piste

-       ils ont développé un sérum à base de nitrate d'argent



Ennemis :
Les Mokolés
Les mages qui ne font pas partie de la Technocratie


Alliés :
Vampires? (qui empêchent les garous de Central Park d'attaquer l'ADN)



14
Rapports / Mission Chaoscope
« le: avril 08, 2014, 10:59:09 am »
Personnes clés de l’affaire


-   Arthur Clifford : général à la retraite. Il chapotait le projet Chaoscope, et c’est le seul haut gradé qui a l’air d’en comprendre le potentiel. Il ne travaille plus dessus (viré pour des raisons politiques ?) et est à présent consultant pour l’Agence de Développement Néogénétique (ADN). Il négocie plusieurs contrats de recherche avec le CHU du Mont Sinaï, financé par le ministère de la Défense.

- Oresan Gutenberg : ce jeune homme (mon Mulder de la conférence) est analyste pour la NSA et travaille sur le projet Chaoscope. C’est le protégé d’Arthur Clifford. Ils déjeunent ensemble toutes les semaines.

- Fitzgerald Newman : Lobbyist important, il travaillait pour l’ADN. Il a été retrouvé égorgé dans sa salle de bains lundi 21 janvier 2013.

- Brendan Carley : Magnat des médias sous pression. Il serait forcé de travailler pour l'ADN?

- Georges Moy : WTF ?? Seriously, wtf ?

- Carlos Graziano : goule de Tennenbaum, travaille pour le CHU en se débarrassant de cadavres d'animaux pour eux.

- Harriett Bender : assistante du Dr Frejlord, qui travaille pour le CHU maléfique. C'est un robot, un mage de la technocratie.

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Rapports / Re : Agent Carver - JOURNAL [confidentiel]
« le: avril 05, 2014, 19:18:09 pm »
L'affaire de l'ADN


Jeudi 24 janvier

11h : Je laisse un message à Enomuh. Help, I suck at science. Puis je cuisine pour me changer les idées. Quand je suis satisfaite de mes muffins, je les emballe et je me mets en route pour ISIS.

14h : Timothy nous accueille, Jenny et moi, et je me rends compte que je suis la seule qui reste de notre équipe initiale. Ufir et Stéphane sont morts, Eugène est parti. Je me mords la lèvre et je tente de me concentrer sur ce que raconte Margin. Il nous fait un petit historique d’ISIS. C’est en fait une agence indépendante employée par le gouvernement, et pas du tout une agence gouvernementale. Le but initial de cette agence, créée il y a environ 60 ans, était d’empêcher l’ingérence du surnaturel dans la société humaine. Ils se sont vite rendus compte de l’impossibilité de la tâche, évidemment, et depuis, l’agence se concentre sur des objectifs jugés prioritaires par la hiérarchie.
L’actuelle big boss d’ISIS s’appelle Mallory Steel.
ISIS dispose de quatre bases d’opération : une à NY, une à LA, une à Paris et la dernière à Tokyo. Chacune emploie plus d’une centaine d’humains, mais si j’ai bien compris, nous faisons partie d’une des rares équipes de créatures surnaturelles.
Oh, et nous faisons officiellement partie de l’agence maintenant. Yay. Ce qui veut dire que nous avons le droit de rencontrer l’autre équipe, composée de Nybass, de Mr Kane (absent pour cause de soleil), de Lucie (une mage blonde toute mignonne), et de Luther (un hunter « défenseur » qui s’avère être le grand black en queue de pie de mardi soir).
La disparition d’Ufir nous avait fait sortir de l’affaire principale, mais il est temps que l’on s’y remette. C’est parti pour le briefing Chaoscope !

Luther a l’air d’être plus ou moins le chef de cette opération. Il m’avait complètement grillée lors de la conférence de mardi, et me demande ce que je veux à Orescent. Je lui réplique que je cherche un Mulder. Qu’il se débrouille avec ça. …Je finis par lui expliquer que mon intérêt pour ce garçon n’est qu’une coïncidence, que c’était la première fois que je le voyais, et que ça n’interférera pas avec notre affaire. Vu la situation, je ne peux pas lui en vouloir d'être parano, d'autant que sa nature m'intrigue beaucoup. Hunter... chasseur de créatures surnaturelles. Bizarrement, ça me parle. J'aimerai en savoir plus.
Avant que je n'ai pu proposer quoi que ce soit, Luther nous annonce, à Jenny et à moi, qu'il faut qu'il nous présente une amie à lui. Victoire, une hunter "vengeur" beaucoup moins ouverte et pacifiste que lui. Il faut qu'elle nous identifie pour éviter de nous tuer par accident au détour d'une ruelle. Ben ça s'annonce joyeux comme rencontre, tiens, surtout vu l'état de Jenny en ce moment. Je ne sais pas ce qu’elle a mangé ce matin, mais elle est en forme. Trop peut être. Son petit débat avec Margin concernant la valeur des vies humaines (qui est en dessous de la valeur des vies animales manifestement) m’a fait froid dans le dos. Elle promet tout de même de refréner ses ardeurs face à Victoire. Ouf.

Le briefing Chaoscope se termine. Jenny et moi allons enquêter sur le meurtre et, si nous avons le temps, sur les animaux morts, tandis que le reste de l’équipe s’occupe de surveiller les personnes clés de l’affaire (Clifford et Orescent sont pour Luther, les 3 généraux sont pour Nybass, et Lucie va faire des trucs de mage avec des esprits de l’Umbra).
Petite pause bien méritée, au cours de laquelle tout le monde finit mes muffins (\o/), et nous voilà, Jenny et moi, seule face à Margin. Il a l’air soucieux. Un autre homme vient nous rejoindre : Christopher Hortz. Je l’ai déjà vu je crois. C’est un vieux bonhomme tout frêle qui gère le matos d’ISIS. C’est un ami de Timothy, manifestement… ou plutôt, il doit une dette à Timothy, comme me le révèle le pouvoir d’Enomuh.
Nous voici sur une affaire interne : le patron de Timothy, Mr Franklin W. Cooper, est peut être une taupe. Son dossier le déclare humain, né en 1954 dans le Minnesota. Hors, Mr Hortz possède une photographie datant de 1960, où Cooper a exactement la même tête. Mais d’abord, un peu de background : Cooper est un militaire impliqué dans les recherches paranormales. C’est un homme de l’ombre du gouvernement qui a été utilisé pour gérer les conséquences de la Seconde Guerre mondiale et notamment contrer les plans de la Société de Thulé. Toutes les infos le concernant sont, évidemment, classées secret défense.
Donc : ce n’est pas un vampire, il marche au soleil. Ce n’est probablement pas une goule, il ne montre aucun signe habituel (émotif, passionné, impulsif… oui bon ça va, Margin, on va pas faire toute la liste non plus), et en plus il n’est en contact avec aucun vampire.
…si seulement on avait une technologie qui permettrait d’identifier les créatures surnaturelles… lol.
Nous voilà donc chargés d’une enquête interne, qui pourrait causer beaucoup, beaucoup de tord à Timothy si jamais on se plante. No pressure. Hortz est là pour nous assister, et officiellement, nous évaluer sur le terrain pendant que nous travaillons sur l’affaire Chaoscope.

La première étape nous paraît d’aller visiter l’appartement de feu Fitzgerald Newman. Nous revoyons son dossier avant d’y aller, et plusieurs noms dans son cercle d’amis me sautent aux yeux : Brendan Carley et Georges Moy. Je donne l'adresse du Pursuit, le bar de Moy, et Hortz prend rendez vous avec lui pour 20h en se faisant passer pour un détective privé.

17h : Appartement de Fitzgerald Newman
Situé au 7ème étage d'un immeuble américain récent avec une entrée art nouveau, l'appartement est 'protégé' par un scellé de la police. Je retiens mes collègues un moment en repérant des auras étranges à l'intérieur de l'appart du mort. Elles disparaissent aussitôt. Par acquis de conscience, Mr Hortz et moi allons dans l'immeuble d'en face pour tenter de voir une quelconque présence à travers les fenêtres. Rien. Je me suis peut être trompé. Notre expédition nous fait perdre un peu de temps, mais je ne rentre pas complètement bredouille. Me voilà l'heureuse propriétaire d'une figurine Gollum haute de 40 centimètres. Une édition limitée. Collector. Introuvable. Hortz me regarde bizarrement mais je n'en ai cure. Introuvable on a dit!
Quand nous revenons, Jenny est en train d'essayer d'ouvrir la porte avec un succès très limité. Mais elle a de la chance dans son malheur. A force de faire trembler les murs, la clé de la porte tombe par terre depuis une moulure, et nous voilà à l'intérieur. C'est un grand appart, bien entretenu, bien éclairé, avec un bureau, une chambre, une salle de bain et une salle de sport. C'est dans la salle de bain qu'a eu lieu le crime, aussi je m'y rends pendant que mes collègues fouillent le bureau. Je vois un crocodile dans le miroir.
C'est Jenny qui trouve notre piste la plus intéressante. Dans le superbe bureau ancien de Fitzgerald (qui ne s'accord pas du tout au reste de l'appartement), elle trouve une correspondance suspicieuse avec Brendan Carley. Il s'agit de chantage et de menaces à peine voilées. L'ADN a trouvé le fils de Carley (avec photos d'un grand dadais gothique à l'appui), et exigent son entière coopération pour étouffer certaines affaires, dont celle des animaux morts. Bien bien bien. Nous avons notre suspect principal.
Mr Hortz se charge d’aller voir Moy. Cet homme m’intrigue et me met mal à l’aise. Je préfère rester au bar avec Jenny et me laisser doucement draguer par cet architecte dont je ne retiens pas le nom. Hortz n’apprend rien de Moy directement. Par contre, il espionne une conversation téléphonique : sitôt après son entretien, Moy a appelé Brendan Carley pour lui dire qu’il va falloir agir vite, que de plus en plus de personnes lui tournent autour… Bref, il va vraiment falloir se pencher sur l’affaire Carley.
Bruce, une fois n’est pas coutume, m’appelle. Il a des infos concernant les animaux. La personne responsable d’avoir fait disparaître les cadavres, c’est Carlos Graziano. La coïncidence est trop évidente pour en être une. Carlos travaille pour l’assistante du Dr Frejlord, lui-même travaillant au CHU du Mont Sinai. Nice.
J’en profite pour lui toucher deux mots sur Brendan Carley. A ma grande surprise, il m’en dit du bien. Ce Brendan est peut être un salopard, mais c’est un gentil salopard. Et c’est l’un de ses amis, chose assez rare pour refroidir mes ardeurs quant au bonhomme. Damned ! Bruce enchaîne quand je lui parle du fils, en me disant que c’est un mage excavé. Ben voyons. Okay. Je le remercie et je coupe la conversation. Ca devient de plus en plus tendu de parler à mon milliardaire sans mentionner ISIS. J’ai besoin de réfléchir.

Je fais part des trouvailles de Bruce à mes collègues, qui ont la gentillesse de ne pas questionner mes sources. Jenny va continuer son enquête sur les animaux, tandis que Mr Hortz s'infiltre au CHU pour fouiller le bureau de l'assistante. Quant à moi... je suis sensée fouiller son appartement. Mouais. J'acquiesce, mais j'ai une meilleure idée.
23h : Isabella style
Aha! Je suis superbe! Je n’ai pas souvent vu Mademoiselle Calos, mais elle m’a laissée une impression suffisamment marquante pour que j’arrive à me faire sa tête avec un certain brio. J’enfile une robe noire, et je pars pour le Pursuit. C’est un poil risqué, mais qui ne tente rien n’a rien. Au pire, je m’enfuis. Mais il faut absolument que je sache ce que Georges Moy fabrique dans cette histoire, et pourquoi la femme du Prince traînait dans son bar, et pourquoi il semble être connecté de partout.
J’entre dans le bar en princesse hautaine. Tout le monde me regarde. Je ne leur prête aucune attention et je me dirige vers la porte de service qui mène au bureau de Georges. Le barman se précipite en me voyant et me devance, mais qu’importe, je continue ma marche délibérée, et arrivée devant la porte, celle-ci s’ouvre pour moi. Le barman s’efface en bredouillant que Moy m’attend. Bien bien bien. Je pourrai m’habituer à ce genre de réactions, moi. J’entre dans le bureau, et je m’assois en face de Georges. Il a l’air nerveux, fébrile. Ses mains tremblent alors qu’il se perd dans ses papiers, et il commence à débiter tout un tas de choses intéressantes sans que j’ai à prononcer un seul mot.
Il était manifestement chargé par Isabella d'enquêter sur le maléfice de feu Benjamin Prankster. Et voilà ce qu'il a trouvé :

Citer
Le Palais des Doges
Benjamin pouvait transformer ses ennemis en poupées en utilisant un artefact nommé le Palais des Doges. Ce serait une maison de poupée qui a été construite originellement par un malkavien français du nom de Théodorique aux environs de la chute de l’empire romain (300 après JC). Moy tire ses informations d’un autre malkav nommé Dio. L’artos a disparu avec Théodoric et n’est réapparu que 800 ans plus tard à Constantinople. A la chute de constantinople 1100, l’artos disparaît encore, pour ne réapparaître qu'au 20ème siècle, aux mains de Benjamin Prankster.
Pour fonctionner il faut mettre un peu du sang de la personne à l’intérieur du palais. La victime est alors transformée en poupée. Personne ne sait comment briser le maléfice (détruire l’artos ? retirer le sang ? consentement du propriétaire de l’artos ?) et personne ne sait comment devenir le proprio de l’artos.

Wow. Ok. Not what I expected, but I'll take it.
J'ai peut être une chance de sauver Flynn !
Je me lève, je tente d'en tirer plus de Georges, mais je me rends vite compte que je risque de griller ma couverture. Je sous entends que je suis au courant de la visite d'un détective plus tôt dans la soirée. Il reprend ses notes, et me donne son nom : Stéphane Amaro. Oh god. L'ironie de la situation me saisit, et j'ai presque un haut le coeur. Il le remarque. Tu as de la chance, mon gars. Si j'avais été la vraie, tu serais peut être en bouillie à l'heure actuelle. Les frénésies d'un vampire, ça pardonne rarement. Je m'en vais.

Vendredi 25 janvier
Je passe la journée à faire des recherches diverses et variées, sur le lien de sang, les vampires, le professeur des réalités parallèles... C'est un individu controversé parmi sa communauté, à cause de ses théories "farfelues" et de son ouverture d'esprit.
Ce soir, le Dr Frejlord et son assistante ont rendez vous avec Yusef Said, un individu qui porte le même nom que l'émissaire assamite. Nous allons vérifier s'il s'agit du même bonhomme ou si nous avons viré complètement parano.
Le RDV a lieu dans un petit restaurant turc. Chris et moi allons y dîner, à 21h40. 22h arrive, et l'émissaire est bien là. Il se comporte comme s'il était propriétaire des lieux, ce qui n'est pas improbable, et finit par se faire installer dans une alcôve au fond du restaurant. Ça ne nous arrange pas vraiment, mais avec nos sens sur-développés, on devrait arriver à entendre quelque chose.
Cinq minutes plus tard, les autres protagonistes arrivent. Et pfou, je suis en forme. Leurs auras sont extrêmement révélatrices. Les humains sont terrifiés, l'assamite est... heh. Il se sent supérieur, mais là rien d'anormal. Par contre, c'est un individu particulièrement énervé et anxieux. 
Leur entretien est, au final, assez bref. Voilà ce que nous en retenons :
Frejlord et Bender avaient passé un contrat avec Said pour qu'il les débarrasse d'une meute de "mokolés". Said, malgré le prix exorbitant qu'il a demandé, s'est ravisé, et est en train de leur faire savoir qu'il souhaite mettre un terme à leur collaboration.
[Vision démoniaque : un village en Afrique, des enfants qui se font enlever par des scientifiques, des femmes qui pleurent et qui se transforment en alligators pour massacrer les coupables]
Après l'effort, le réconfort : la cuisine est très, très correcte dans ce petit restaurant.

Minuit : Nous nous rendons dans le loft de Mr Kane, au coeur de Soho.
Soho by night

Lucie et Peter sont déjà là, et j'en profite pour regarder la bibliothèque de notre hôte en attendant Luther. Une fois que nous sommes tous installés, chacun y va de son petit compte-rendu. CF le dossier ADN. En mettant nos informations en commun, nous apprenons plusieurs choses : d'une part, un excavé est un mage qui a renié toute appartenance à une maison, et qui est donc une cible de choix pour la Technocratie. D'autre part, un mokolé est un alligator-garou, et étant donné qu'un esprit crocodile puissant s'est réveillé récemment (selon Lucie), une meute s'est probablement installée dans les sous-sols de New York avec le but clair de massacrer l'ADN.
A la fin du débrief, nous distribuons les rôles : Peter surveille les 3 généraux, Luther surveille Clifford et Mulder, Lucie établit un premier contact avec les Mokolés, et Mr Kane va remonter la piste de Carlos (de préférence sans interférence de la part de Jenny, me confit-il sur le balcon quand je lui propose mon aide). Christopher, Jenny et moi allons jouer sur pas mal de tableaux, histoire d'avoir plus de réactivité.
J'ai oublié d'apporter le dvd de X-Files à Luther.


Samedi 26 janvier
La journée de Samedi se passe calmement. J'en profite pour passer du temps avec Ace et poursuivre mes recherches. J'ai laissé tomber la piste médicale pour le lien de sang, je crois que la piste occulte est plus sûre... (ou en tout cas plus compréhensible pour moi). Pour l'instant, rien de bien concret, mais j'ai l'espoir de trouver les réponses au sein du clan de mon propre progéniteur.

Nous avons rendez-vous avec Luther à 18h, pour rencontrer cette fameuse Victoire. Elle est là quand nous entrons dans le bar de motards au sud de Manhattan. Comme mardi dernier, elle a ses dr martins et l'air d'emmerder le monde. Elle nous regarde de la banquette sur laquelle elle s'est installée avec suspicion, au mieux. Nous nous asseyons, et un silence gêné s'installe, puis s'éternise, puis emménage et fait même fuir Christopher et Jenny, qui vont prendre des bières pour tout le monde au bar. J'en profite pour échanger quelque mots avec la vengeresse. Nous parlons chiffons... ou plutôt armes à dézinguer les morts vivants. Elle préfère l’arbalète. C'est fiable, ça pieute quand on vise le cœur, ça tue quand on vise la tête. Ah bah oui. Moi j'essaye toujours de les pieuter d'abord. Je lui touche deux mots de mon mode de vie, et je vois que la notion de boire du sang de vampire la répugne passablement.
"Mais pourquoi tu n'arrêtes pas d'en boire?"
Facile à dire, ma jolie. Non seulement ça me renforce, mais en plus... quand bien même j'arrêterai d'en boire, qu'est-ce que ça changerait? Je ne suis pas Pinocchio, moi. Aucune chance de devenir humaine, même en le voulant très fort. En guise de bonne foi, je lui explique dans les grandes lignes ce qu'est une féale. Si quelqu'un du côté vampirique arrive à retrouver ma trace en passant par elle, je serais très, très admirative.
Christopher et Jenny reviennent, se présentent eux aussi. Victoire est intéressée par la nature de Christopher (le big bad wolf) mais dubitative quant à celle de Jenny. La conversation est courte et glaciale, et nous ressortons avec Luther un quart d'heure plus tard, en laissant nos verres à moitié plein. Selon lui, ça aurait pu être pire.

Nous nous séparons. J'ai quelque chose à faire.
Je n'ai jamais été patiente, et là, je suis à bout. Georges Moy est, d'une façon ou d'une autre, au service d'Isabella Kalos. Il est lié à Brendan Carley. Il était lié au Sénateur Brady, et à Fitzgerald Newman. Je veux savoir qui est ce type et pourquoi il se trouve au milieu de tout ça. Bref, je vais tenter une approche, forte des renseignements obtenus il y a deux jours.
Mon plan est simple : lui faire savoir que je sais qu'il sait, et lui proposer une alliance pour trouver un moyen de briser la malédiction du Palais des Doges. Puis je laisse mon contact, et je me barre pendant qu'il médite là dessus.
Ça s'est passé exactement comme ça. Il m'a fait peur à un moment parce qu'il semblait, réellement, sincèrement, ne pas savoir de quoi je parlais au début de notre entretien. Mais il s'est ravisé, a pris mon contact, et m'a dit qu'il y réfléchirait. Un succès, en somme.
(sauf que je ne sais toujours pas QUI est ce mec et ça m'énerve)

Dimanche 27 janvier
Un coup de fil m'interrompt en plein milieu de mes recherches. J'arrête donc de rager sur Fédor qui insiste pour se rappeler à mon bon souvenir (paraît-il que si les Tremeres reconnaissent posséder un rituel qui brise les liens de sang, c'est qu'ils ont aussi un moyen de s'immuniser) et je réponds à mes collègues. Jenny s'est invitée au Gala Vanity Fair ce soir, et aimerait bien que nous l'accompagnions, pour tenter une première approche de Brendan Carley. Bah ma foi c'est une bonne idée. J'appelle Chris pour mettre les détails de notre couverture au point, puisque je serai sa cavalière, je lui demande s'il a une préférence quant à mon apparence, et je passe mon après midi à me préparer. J'improvise un nez aquilin, je me rajoute quelques rides, je donne une teinte plus foncée à mes cheveux. Le plus dur, c'est de changer la couleur des yeux. C'est toujours délicat à manipuler.
Susan Keever, épouse d'un millionnaire russe. Or something.

22h : Gala Vanity Fair
Oh. My. God. Tout le monde est là. Je cache mon sourire béat derrière une coupe de champagne et j'essaye de rester discrète en dévisageant les stars du petit et grand écran qui peuplent la foule des invités. Il y a des idoles de la chanson, aussi, mais je suis moins calée là-dedans.
Puis la soirée devient bizarre. D'abord, au lieu d'aller voir des gens intéressants, Christopher fait du gringue à un homme dont je ne vois pas l'importance, un sous-fifre de Brendan. Je rentre dans son jeu pour la forme et je lui raconte de la merde, jusqu'à ce que mon cher époux me laisse dans ses sales pattes. J'essaye d'en apprendre plus sur le bonhomme et non, décidément, je ne peux pas. Après avoir subi une drague lourdingue et très tactile, je le gifle et je m'en vais.
Au bout d'un moment, nous apercevons enfin Brendan Carley. Il a l'air fatigué, et il est entouré d'une nuée de parasites qui le harcèlent constamment. Contrairement aux autres personnes présentes qui sont plutôt contentes d'être là, Carley est désespéré et paranoïaque. Ça va être facile de l'approcher, tiens. Je suggère à Stéphane de surveiller les gens qui le surveillent, plutôt que de tenter de l'aborder. Il approuve.
Alors que je viens de repérer un vampire qui semble s'intéresser à Carley, un incident distrait tout le monde : il semblerait que Jenny en ait eu assez de la fête, et les blagues de son mari (qui a tenu à la faire passer pour un mannequin étranger qui ne parle pas un mot d'anglais) l'ont conduit à suffisamment boire pour lui vider un verre sur la tête et lui dire ses quatre vérités en face. Et pour coller son poing dans la face du premier qui tente de la calmer. Je grimace en voyant le visage ensanglanté de Jared Leto. De tous les invités, c'était probablement le pire à qui elle aurait pu casser le nez.
S'ensuit une altercation avec la sécurité, Jared qui revient à la charge, et Peter qui finit par quitter le Gala avec Jenny.
...lol?
Christopher et moi reprenons notre surveillance. Carley quitte le gala vers 1h du matin, et nous avons repéré deux pistes : le vampire et un humain (un des serveurs). Nous en suivons chacun un, et pour une raison qui m'échappe, je me retrouve à suivre le vampire.
Il est prudent, ultra-prudent. Il met 2h à rentrer chez lui, en prenant les transports en commun. Au début je suis sûre d'avoir affaire à un nosferatu. Il prend le bus, puis le tram, puis le métro, avec moult changements de ligne. Mais non, il ressort des sous-sols de NYC pour arriver, enfin, chez lui. Je m'installe alors dans un diner pour une longue nuit d'attente, avec son immeuble bien en vue, au cas où il déciderait de ressortir. J'envoie un message à Hortz pour qu'il vienne avec moi visiter le refuge de ce vampire au petit matin.

Lundi 28 janvier
7h30 : Hortz me rejoint alors que je finis mon quatrième café. Je lui explique la situation, et nous profitons des mouvements humains d'un lundi matin pour nous introduire dans l'immeuble. En combinant nos sens, nous arrivons à repérer l'appartement du vampire, au 1er étage. Etant donné que nos talents respectifs n'incluent pas le crochetage de serrure, Christopher nous fait passer par l'Umbra proche. Après quelques secondes à m'ébahir sur ses ailes gigantesques de hibou, nous voilà à l'intérieur. Un salon, un bureau, une salle de bains, et une chambre dans laquelle le vampire est en train de dormir. Nous allons directement dans le bureau, et nous nous mettons à fouiller. Le vampire en question s'appelle Edmond, et semble appartenir au clan Ventru, si l'on en croît sa correspondance avec Vincente Groppoli. Mais cette correspondance est ancienne. Des services, des demandes de renseignements datant d'il y a plusieurs mois, et sur des personnes hors de NYC. Et il n'y a qu'un tiroir verrouillé dans le bureau. Bien.
"Police, ouvrez!"
Et merde. Comment ils sont arrivés aussi vite? ...Vu la paranoïa d'Edmond, ça doit être sa goule ou quelqu'un sous domination. Je force la serrure du tiroir avec toute la subtilité d'un Brujah en frénésie, je ramasse en vitesse les papiers qui ont volé dans la pièce, et Christopher nous fait disparaître dans l'Umbra en un clin d'oeil.
Nous nous éloignons suffisamment pour ne plus être soupçonnés d'entrée par effraction. Christopher s'arrête devant une fenêtre (si j'ai bien compris il a besoin de surfaces en verre pour passer dans l'Umbra), active son mojo et... la fenêtre casse. Un frisson me parcourt le dos.

L'image véritable étant trop terrifiante pour obtenir une représentation réelle, voilà ce que l'esprit de Marceline, par instinct de préservation pour sa santé mentale, retiendra de cette rencontre.

Yep, c'est une araignée. Un esprit de la Tisseuse qui veut nous manger. Christopher lui ordonne de se casser et, miraculeusement, elle obéit. Bien. L'Umbra, c'est dangereux, et je ne veux pas y retourner de sitôt. Ou alors il faut que j'apprenne à commander aux esprits comme Christopher, mais j'ai le sentiment que c'est quelque chose de réservé aux garous.

Il me ramène à proximité de chez moi, et je me force à sortir Ace avant de m'effondrer sur mon canapé. J'ai à peine commencé à somnoler que Lucie appelle : notre rendez vous avec les Mokolés est prévu pour 14h. Wow. Okay. Je lui demande quel serait un cadeau approprié, et elle me dit qu'ils sont originaires de Floride. Du coup... une Key lime pie, ça me paraît bien. C'est ultra dur à faire, mais ça m'occupe jusqu'au rendez vous, et le résultat en vaut la peine. Un café, et on y va.
Mon chef d'oeuvre.

Nous avons rendez vous au Christian Cultural Center, et je rigole doucement devant l'ironie de la chose. Notre contact arrive : c'est un homme grand, d'origine sud-américaine, au visage fermé, qui porte des bottes en caoutchouc. Il est à peine poli, mais nous guide vers le refuge de la meute, dans les égouts.
Une grande salle a été nettoyée et aménagée, et si je connais mes garous, ce doit être leur caern. Dans un bassin, plusieurs crocodiles pataugent.
Les mokolés sont trois : René, qui semble être le chef de la meute; Ivzir, un homme d'une cinquantaine d'années vaguement typé arabe; et Jackson, un tout jeune homme qui doit bien peser ses cent kilos de muscles.
Les négociations sont courtes : après une première approche qui confirme qu'on est bien sur la même affaire, et au cours de laquelle nous apprenons que Mlle Bender est une mage de la technocratie (ce qui perturbe fortement Lucie), nous faisons une pause (j'en profite pour donner ma Key lime pie, qui rencontre un grand succès auprès de Jackson. Ca fait d'ailleurs plaisir à voir.)
Christopher est homme pragmatique : techniquement parlant, ce serait plus intéressant, et moins suicidaire pour nous, de nous allier à la technocratie. Mais Lucie n'est pas d'accord et se range clairement du côté des Mokolés. Jenny, pareil. Quant à moi... je suis d'avis qu'on observe de loin comment tout ça se passe. Le plus important pour nous, c'est de sauver Clifford du massacre en cours.
Nous retournons les voir. Nous n'avons pas vraiment de marge de manœuvre, aussi nous y allons franco : selon nos informations, Arthur Clifford travaille en freelance parce qu'il n'a pas d'autre employeur, mais il n'est pas impliqué directement dans les meurtres et les enlèvements de garous. Les Mokolés n'ont donc pas de raison de l'assassiner. René acquiesce, et nous donne une deadline pour éloigner Clifford : Vendredi.
Seems reasonable... not.
On donne nos contacts et on se casse de ces égouts pourris.
Dodo.


Mardi 29 janvier
5h30 : J'ai un message de Bruce que j'ai raté la veille. Il a réussi à m'avoir un rendez vous avec Brendan Carley, ce soir à 19h dans un restaurant.
Mr Kane m'envoie également un message : il a rendez vous ce soir avec Carlos à 22h. Cool.
6h30 : Christopher m'appelle. Il aimerait entrer en contact avec Orescent, et à cette heure ci... le plus simple est de le cueillir devant chez lui alors qu'il part pour le boulot. Ok, j'arrive. Nous nous rendons donc à Greenwich Village, et nous mangeons quelques muffins avec un café en attendant qu'Orescent sorte de chez lui.
8h15 : notre jeune homme est en retard, si l'on en croît ses cheveux ébouriffés et sa cravate mal mise. Il s'engouffre dans le métro et nous le suivons. S'ensuit une petite filature, mais le bougre est fort : il nous repère presque immédiatement et tente habilement de nous perdre en donnant son manteau à un sdf et en sortant de la rame. Bon, puisqu'il m'a vue... je l'aborde. Il est parano, et se rapproche d'un point de sécurité, mais me laisse lui parler. Je me présente en tant que détective privée, je lui sous-entend que Clifford est en danger, potentiellement lui aussi, et je lui laisse mon contact. On verra s'il m'appelle. Et surtout, ce qu'il fait des infos que je lui ai filées. Si c'est bien mon Mulder, c'est impossible qu'il les ignore. Je lui ai donné une de mes adresses au nord de New York, en étant prête à la sacrifier. Si jamais il remonte ma piste, je le balance à Enomuh. Je lui souhaite une bonne journée et je le laisse partir.
Christopher a l'air dubitatif quant à ma façon d'agir. Tant pis pour lui. S'il voulait autre chose, il n'avait qu'à le faire lui-même. Mission d'observation mes fesses oui.

Une fois rentrée chez moi, je continue mes recherches sur le lien de sang pendant une grande partie de la journée. La piste de la thaumaturgie tremere m'emmène vers celle de la sorcellerie assamite. Du coup, ma piste la plus solide devient celle de l'ex-émissaire assamite assassiné par Benjamin Prankster. En faisant jouer quelques contacts vampiriques, j'obtiens l'adresse de son ancien refuge. Il va falloir que j'y fasse un tour quand j'aurai le temps.

Je passe mon après midi dans les locaux d'ISIS, à détendre mes articulations, puis à fouiller dans leurs dossiers. Mr Kane a écris tout un pavé sur Edmond, notre ventrue, que je m'empresse de mémoriser. Au départ, c'est plutôt rigolo de lire les rapports de Mr Kane. Ils sont bourrés de commentaires pas du tout pertinents et c'est plus un roman qu'un rapport. Mais au bout d'une heure, c'est franchement lourd. Il devrait suivre une formation de concision, ce monsieur.
17h. Il est temps de rentrer et de me préparer pour le dîner.

19h : Me voici à la Table d'Orphée, installée à une table discrète à l'écart de tout le monde, avec un excellent verre de vin blanc dans la main. C'est l'avantage d'avoir une réservation au nom de McDowell. Brendan Carley arrive avec 15 minutes de retard, méfiant et angoissé. La conversation se passe... assez bien. Après quelques minutes à tourner autour du pot, je tente de lui faire comprendre par tous les moyens possibles que je ne lui veux aucun mal, que j'enquête sur le meurtre de Fitzgerald Newman, que le CHU est au coeur d'une affaire vachement sensible et que je veux juste m'assurer qu'il n'est pas plus impliqué que ce que je pense pour éviter qu'il se fasse massacrer. Pourquoi? Qui je suis? Roh là là mais ça n'a pas d'importance! Seulement voilà, il insiste, et je finis par lui donner ma véritable nature, ce qui ne l'avance en rien bien évidemment. Quant au pourquoi du comment je veux lui sauver la vie et celle de son môme? Bin c'est un ami de Bruce, et la seule tête qui m'est sympathique dans cette affaire. Sur ce, il éclate de rire, et commande à manger.
Comme avec Bruce, une fois qu'il est lancé, il porte facilement la conversation. Toutefois, je lui cloue le bec quand il me cite le Snipe, un petit journal sorti dans les années 80, que j'ai lu à l'époque avec intérêt (et en cachette d'Arthur). Il s'avère qu'il en était le rédacteur en chef, et alors qu'il croyait se faire couler par le groupe de presse local qui ne le supportait pas, Bruce est arrivé et a racheté TOUT le groupe de presse, juste pour qu'on foute la paix au Snipe. C'est de là que vient leur amitié.
Quant à l'affaire qui m'intéresse... pour l'instant, le CHU ne lui demande plus rien, vu que l'information sur les meurtres d'animaux a déjà fui. Et puis, ce n'est pas la première fois, ni la dernière, qu'on lui fait du chantage. Ça fait parti du métier et de sa position. Quant à Fitzgerald... il a une vidéo du tueur.
"Si vous êtes assez stupide... ou assez douée pour trahir la confiance que je vous accorde, je vous anéantirai."
Dude, tu es l'AMI DE BRUCE. Chez moi ça veut dire intouchable. Il me montre ladite vidéo. C'est bien Jackson le coupable.
Nous finissons de manger en sympathisant. J'essaie comme je peux de le mettre à l'aise, c'est à dire que je me comporte avec lui comme s'il était Bruce. Pas de bullshit, pas de pluie et de beau temps. Je lui raconte comment j'ai rencontré Bruce, ou plutôt, comment Bruce m'a trouvée, identifiée en tant que créature surnaturelle, et surtout m'a sauvée d'un traquenard impliquant deux vampires dans lequel j'allais foncer.
Somme toute, c'est un moment agréable. Le seul bémol, c'est qu'il ne lâche rien sur Georges Moy. Grmbl.

20h, je sors du restaurant. Mr Carley est un homme très occupé et il n'avait qu'une heure à m'accorder. Je prends un taxi et je donne l'adresse de mon appart. J'ai un peu de temps avant d'aller rejoindre Kane.
Sauf que.
Une ombre glaciale encercle mes pieds. Mes jambes. Tout. Je ne vois plus rien, et je suis terrifiée. Mais si c'est bien celle que je crois être, je ne crains pas pour ma vie. Après tout, la femme que Stéphane a aimé ne peut pas être une monstre sanguinaire. (croisons les doigts)
Quand j'y vois clair à nouveau, je suis seule dans la voiture à l'arrêt. Isabella Natalia Kalos m'attend dehors. Je sors, je m'approche d'elle.
"Vous me devez des excuses."
Ah. Oui. Pardon d'avoir pris votre apparence.
"On présente ses excuses, on ne les exige pas."
Putain de vampirette de mes deux arrête de pinailler comme une bitch tu me rappelles Arthur.
"Je vous présente mes excuses, madame."
Elle veut savoir qui est celui qui a pris le nom de Stéphane. Merde. Elle veut vraiment le savoir. Re-merde. Je sais qu'elle ne peut pas m'y forcer. Je le sais. Mais... cette femme là, j'en ai besoin pour sauver Flynn. Et je ne veux pas qu'elle se rende compte que je suis insensible à sa domination.
"Christopher Hortz."
Je m'en veux... un peu. Comme je l'ai dit, j'ose espérer que ce n'est pas un monstre assoiffée de sang.
"Bien. Continuez vos recherches sur le Palais des Doges. Vous pouvez me contacter en laissant une lettre au Pursuit." Elle se tourne. "Ah... et laissez Georges Moy en paix." Puis elle disparaît. Grmbl.

Par chance (ou pas?) elle me laisse, avec le taxi vide, près de l'endroit où je dois rejoindre Mr Kane. Je prends le volant, et je me gare à proximité quand je vois les phares d'une limousine.
Mr Kane est égal à lui-même. Il me dit qu'il a pris rendez vous avec Carlos en se faisant passer pour un excentrique qui veut acheter deux tigres du Bengal. Cool. Je lui dis qu'il faut qu'il arrive à convaincre Carlos de s'éloigner de ses sbires et de rentrer avec nous. Pas de problème, me réplique-t-il. Nous avons donc une bonne dizaine de minutes à tuer. Je tente de mettre de la musique, et je m'aperçois que sa playlist n'est composée que de classiques. Je n'ai rien contre, mais où est la diversité? J'apprends que la culture musicale de Mr Kane s'est arrêtée au Jazz des années 20. Il peut pousser jusqu'aux années 30 quand il se sent d'oreille aventureuse, mais c'est tout. Les Beatles? Trop simplistes. Les Rolling Stones? Simplistes ET bruyants. Creedence? Il ne sait même pas ce que c'est. Quant à la pop music de maintenant... je lui accorde qu'il y a beaucoup, beaucoup de chansons insupportables et qu'il faut passer beaucoup de temps à faire le tri avant de trouver un truc bien. C'est en grande partie pourquoi je ne m'intéresse pas trop au top 50 de ces dernières années. Bref, nous passons un moment à nous disputer gentiment.

Puis Carlos arrive. Il nous emmène dans un hangar et je joue la femme d'un excentrique pendant que Mr Kane... bin pendant que Mr Kane prend son rôle très à cœur. J'en oublie de compter les sbires pendant plusieurs minutes alors qu'il explique les différences génétiques qui produisent les yeux bleus chez les tigres, tout en enchaînant des références littéraires que, par miracle, j'arrive à comprendre. Je me surprends à rire à ses blagues (en même temps que Carlos). Somme toute, il est plutôt charmant, ce vampire. Il faudra que je lui fasse écouter du Loussier, ça pourrait lui plaire.
Au bout d'une heure, le charme a suffisamment opéré. Carlos est convaincu de tenir un gros poisson, et accepte de monter dans la limousine pour sceller le deal. Dans la limousine, je donne mon adresse spéciale rendez vous galants, à Brooklyn. Et une fois arrivée devant, je sors mon glock pour faire comprendre à Carlos que lui aussi doit descendre.
Il a dû comprendre que je n'avais pas l'intention de tirer. J'aurais dû suivre mon premier instinct et l'étrangler dans la voiture.
Il se carapate.
Qu'est-ce qu'il court vite le con.
PUTAIN ce qu'il court vite!
Même Jenny n'arrive pas à le rattraper.
Mais enfin il est humain??
Aha je le vois! Jenny est juste derrière!
TACKLE!
Vingt minutes. Il nous a fait galoper vingt putain de minutes. Et on l'a eu que de justesse. Nous voilà tous les trois étalés par terre, à reprendre notre souffle. Pendant quelques secondes, personne ne bouge. J'ai les poumons en feu et je dégouline de sueur.
"Ah... ahahahah. C'est ça qu'on appelle un homme à femmes."
...Bon j'avoue, je ne peux pas m'empêcher de sourire à sa remarque.
Jenny lui colle une baffe, le fait sombrer dans l'inconscience, et nous le ramenons chez moi. Christopher et Mr Kane nous attendaient tranquillement dans la limousine. Merci les mecs. Je sécurise Carlos dans ma cave, et je vais prendre une douche. A vrai dire, je n'ai pas envie de l'interroger. J'espère que Christopher s'en chargera à ma place. D'une part je n'ai pas de réserve infinie de sang, et d'autre part... ben c'est sale. Je connais les bases d'un interrogatoire, et même les bases, c'est sale. Pour bien faire, faudra que je lui expose les nerfs. Et si ça suffit pas, que je les fasse bourgeonner. Ya la chaise humaine aussi. On apprend ça assez tôt. Je sors de la douche, je me rhabille, et je rejoins les autres. Mr Kane tire une tête pas possible en regardant ma bibliothèque. Je lui mets [.....................] entre les mains, et je descends à la cave avec Jenny et Christopher.
Carlos dort comme un bébé.
Nous nous concertons. Jenny se rend compte que si elle l'interroge, elle ne va faire que lui taper dessus et ce n'est pas très constructif. Quant à moi... je n'ai pas de doute que je peux lui faire peur, mais je n'ai pas envie. Et Christopher a l'air de savoir quoi faire.
Il le réveille. Carlos est, comme à son habitude, fier et provocateur. Christopher n'est pas d'humeur. Il me demande mon arme, que je lui passe, et lui tire dans le genou. Sauf que.
Je lui avais demandé des balles incendiaires cet après midi. Et un nouveau glock. Qu'il m'a donnés, après m'avoir fait signé trois papiers. Bref, la jambe de Carlos prend feu. Il hurle, puis perd connaissance. Je me précipite sur lui avec une couverture pour éteindre l'incendie, et je plonge mes mains dans ses plaies pour tenter de le sauver. Christopher a l'air résigné et ne comprend pas ma démarche. Selon lui, il vaut mieux le laisser mourir et poser des questions après. Ouais eux... si je peux, je vais pas le laisser mourir.
L'incident, plutôt bruyant, attire Mr Kane, qui révèle alors, d'un ton négligent, qu'il maîtrise la domination.
Mr Kane maîtrise la domination.
J'ai envie de l'étrangler, mais j'ai les mains dans la cuisse de Carlos. Pourquoi n'a-t-il pas dit ça plus tôt? Bon, on se concentre. Carlos a la jambe sectionnée et tout le bas ventre cramé. C'est une zone assez délicate. Je vire tout le monde de ma cave, j'ai besoin de calme, et surtout, de temps.


Mercredi 30 janvier
J'ai travaillé toute la nuit sur Carlos. Il est stable, mais je le surveille pendant la journée. Il a des moments éveillés où il parle soit en espagnol, soit de façon incohérente et agitée. Je le calme, je le rassure, je lui donne à boire régulièrement. Au final, j'ai du refaire complètement sa jambe et son entrejambe. Le plus chiant, c'était les poils qu'il faut faire repousser. Mais bon, j'ai été à bonne école.

Je dors un peu, l'après midi, et à 18h je vais récupérer mon chien, que j'ai laissé 24h tout seul. Il me fait la fête comme un fou et me brise le cœur en me demandant si je suis partie parce qu'il n'a pas été sage. Lui aussi, je le rassure, je lui donne à boire et à manger. Puis je l'emmène à Brooklyn.
Mr Kane nous rejoint à 21h, et l'interrogatoire de Carlos recommence de façon plus calme. Nous enchaînons les questions, chacun notre tour. Voilà ce qui ressort :
- Tennenbaum n'est a priori pas impliqué dans l'affaire du CHU. Carlos a été contacté par Bender en premier.
- Pas de nouvelles de Tennenbaum depuis 1 mois.
- Carlos n'est pas du tout au courant de la nature surnaturelle de Bender.
- il est à la tête d'une organisation de criminels et Tennenbaum se servait de lui pour transporter des marchandises et se fournir en hommes de main
- Bender n'a plus eu besoin de lui
- il y a encore 3 endroits où il a laissé les cadavres d'animaux
Jenny pose pas mal de questions sur l'organisation, et je crois qu'elle a l'intention de la démanteler. Bonne chance à elle.
Nous en avons fini. Mr Kane efface la mémoire de Carlos, mais ne le laisse pas partir avant de lui implante un ordre simple : si Tennenbaum le contacte un jour, qu'il appelle mon numéro.
Je suis éreintée. Tout le monde rentre chez soi, et je me couche.


Jeudi 31 janvier

La Porte. Cette entité démoniaque destinée à rappeler constamment à l'homme sa profonde futilité et sa totale absence d'importance dans l'univers.
Mais reprenons par le commencement de cette journée fail. Le matin, j'appelle Luther, pour le tenir au courant de nos activités et lui demander des news des siennes. Deux nouveaux médecins sont portés disparus. Lucie lui a dit que les Mokolés avaient, potentiellement, l'intention de tuer Clifford demain soir. Mais Luther n'a pas remarqué d'activités suspectes autour de lui. Cependant, il m'informe que si Clifford a des dossiers compromettants sur ses recherches personnelles, ceux-ci seront chez lui. Une visite s'impose. Je lui demande les détails de l'emploi du temps de Clifford, son adresse (une résidence à Port Washington) et je transmets tous ça à mes collègues pour une expédition cet après midi.
Je passe pas mal de temps avec Ace, pour rattraper mon absence de la veille, et surtout parce que je veux commencer à l'emmener avec moi au travail. Cette mission-là ne me paraît pas dangereuse, et parfaite pour démarrer. Il faudra qu'il reste calme, silencieux et près de moi.
Les Hamptons. L'endroit où les riches viennent prendre leur retraite et montrer à quel point ils sont riches. Nous nous retrouvons face à une résidence de luxe, et nous repérons vite le problème majeur : une première porte avec pass magnétique, un interphone, et la porte de l'appartement de Clifford, dont nous ne connaissons pas l'étage. Je suggère de passer par l'Umbra pour éviter toutes les portes et visiter les appartements un par un jusqu'à tomber sur celui de Clifford. Après tout, on est venu en milieu de journée pour avoir du temps, non? Christopher accepte en maugréant.
Le centre de tous nos ennuis

Nous passons dans l'Umbra (après s'être débarrassée d'une voisine curieuse) et nous rentrons dans l'immeuble. Et c'est là que commencent les emmerdes. Christopher n'arrive pas à nous faire ressortir. Soit disant que la barrière est forte et que le pouvoir de la force est faible. Bon, soit. Que fait-on alors? Déjà on commence par perdre deux heures alors que Christopher tente de forcer la chose. Puis on va chercher l'aide d'un esprit. Nous nous éloignons de la résidence, et nous trouvons un esprit bien particulier, mais pas vraiment inattendu : un esprit écureuil, haut de dix mètres, qui est la matérialisation de l'âme des Hamptons, de son style de vie.
Il nous demande ce qu'on lui apporte, et je me déleste de mes petites boucles d'oreilles. En récompense, il me fait monter sur son dos, avec Ace, et me fait faire le tour des Hamptons en commençant un cours d'histoire sur ledit lieu et les personnalités qui l'ont marqué. Mouais. J'écoute avec intérêt, après tout je peux comprendre le bon-vivre et j'aime mon petit confort. Mais l'argent n'a jamais été autre chose qu'un outil, alors qu'avec cet écureuil, j'ai l'impression que c'est une fin en soi. Au bout d'une heure, je lui demande de me faire repasser de l'autre côté, avec mes compagnons. Pour le motiver, je lui file mon collier. C'était un set avec les boucles, de toute façon. A ma grande déception, il n'y arrive pas plus que Christopher. Par contre, il peut le faire plus facilement au milieu du terrain de golf. Hé bien allons-y, à ce stade là notre journée/soirée est foutue de toute façon.

Nous réapparaissons dans le monde réel au milieu d'une mare boueuse, et nous nous dirigeons vers la sortie. Sauf que la seule sortie, c'est un country club exclusif de la mort qui tue, et que le gardien fait du zèle. Et qu'il insiste que si, si, il connaît tous ses clients et que nous n'en faisons pas partie. Damned. Pourtant Christopher est plutôt convaincant dans son rôle de vieux riche. Au même moment, Jenny et moi nous mettons à courir. Elle vers la forêt, moi vers la sortie. Deux gorilles de la sécurité. Pas de problème, je les esquive adroitement. Et c'est là que je comprends mon erreur. Toute seule, je m'en serais sortie en sprintant. Mais Ace ne comprend pas vraiment le principe de fuite, et...
WOOOF!
Aaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiih!
Le cri monte dans les aigus alors que Ace referme sa mâchoire sur l'entrejambe d'un de ces pauvres gardiens. Son collègue s'empresse de tazzer mon pauvre petit chien alors que je me rends sans plus de résistance. J'ai la larme à l'oeil en voyant mon petit se faire emmener, mais tout ce que je peux faire pour l'instant, c'est coopérer, savoir où ils l'emmènent, et aller le chercher.
Jenny a réussi a s'enfuir. Ils nous enferment, Christopher et moi, dans une pièce, et au bout de quelques minutes, Christopher me fait un clin d’œil et va se cacher derrière un rideau. Si je n'y crois pas trop au début, je me dis que c'est un pouvoir et je lui fais confiance. Aussi, quand deux policiers arrivent, l'air blasé, je joue l'innocente.
Mais oui m'sieur l'agent, même qu'ils ont laissé repartir le vieux avec des excuses. Je pense à sous-entendre qu'ils se sont fait graisser la patte, mais après tout ce n'est pas la peine de pousser le bouchon puisque je ne peux rien prouver. Personne ne peut rien prouver à vrai dire, et il n'y a que mon bonhomme qui est en danger de se faire piquer. Ils m’amènent au poste, prennent ma fausse déposition, ma fausse identité, et me relâchent. Je fonce à la fourrière dans laquelle Ace est retenu prisonnier, et j'appelle Jenny. Elle et Christopher ont profité de leur temps libre pendant que j'étais au poste pour suivre Clifford alors que celui-ci rentrait du boulot. Nous avons le digicode et le numéro de l'appartement du général. Mais je m'en fous pour le moment. Ace!
A trois créatures pétées de pouvoirs, on arrive facilement, deux heures plus tard, à récupérer mon chien. Ça suffit pour aujourd'hui, je vais me coucher.

Le résumé de cette journée pourrie.

Sauf que. Cette journée pourrie n'est pas finie. Et pour bien la clôturer, quoi de mieux que de découvrir sur son palier un crocodile garou à moitié mort, qui pisse le sang devant ma porte?
Je traîne Jackson dans mon salon, et j'enlève aussi vite que je peux le nitrate d'argent qui coule de ses plaies. C'est un miracle qu'il soit encore en vie. Il sombre dans l'inconscience, mais grâce à ma vicissitude, il est hors de danger. Je passe encore une heure à nettoyer mon palier de toute trace de sang, avant, enfin, de me coucher.


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