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CR / CR 2017/05/20 - Sabotages en mer
« le: mai 31, 2017, 09:19:17 am »
Dimanche 1er octobre 1933
Nous avons repris la mer. Après avoir découvert le sabotage des compas qui nous a fait dévier de notre route, nous avançons désormais bien vers Melbourne où nous devrions accoster dans 17 jours.
Le sabotage de la chambre froide avec de l'acide, que le Stewart Coates avait découvert le jour où nous avions passé la ligne d'Equateur, n'est toujours pas élucidé.
 
Pour l'heure, l'ambiance est très lourde à bord. Le capitaine a rendu son office pour la Toussaint à la mémoire des 9 disparus sur l'Ile. Les marins rescapés demeurent choqués.
Franck McAnish n'a pas recouvré la mémoire des derniers moments passés sur l'Ile. On sent qu'une nouvelle solidarité s'est créée entre les membres d'équipage face au drame que nous venons de vivre.
Les visiteurs de l'Ile dessinent les êtres anthropomorphes qu'ils ont rencontrés. Nul doute, il s'agit de Profonds, ces créatures monstrueuses, croisement d'hommes et d'animaux marins
Quand j'évoque mes lectures sur le sujet, et notamment ce qu'on connait de leurs divinités Hydra, Dagon et Cthulhu, Franck réagit d'un coup en disant se remémorer avoir vu, à la porte d'un édifice colossal sur l'ile, Cthulhu!
 
Nous parcourons les documents récupérés sur le bateau négrier. Le livre de bord du capitaine décrit 8 mois de traversée en Atlantique et Océan Indien, et s'interrompt à l'arrivée à Madagascar.
L'un des documents est composé de folios en anglais, des notes de lecture de différents ouvrages oubliés dans diverses langues. Etonnement, l'entête des folios est celui du gouvernement américain. Nous y avons trouvé notamment des notes sur :
• l'ouvrage en anglais "Prodige de Nouvelle Angleterre, blasphèmes des sorciers et chamans à l'époque coloniale dans la région de Billington"
• L'ouvrage en anglais "Récit des événements de Salem et Terres Voisines".
• une référence à la "traduction des tablettes saisies à Ixx le 3 novembre 1928)
• Les ouvrages en latin "Liber Ibons", "Culte de l'Ancienne Babylone", "Dauphins, Sirènes et Tritons"
• Un ouvrage en chinois "Fragments de R'lyeh"
• Un texte codé que nous n'avons pas réussi à ce moment à déchiffrer
 
Un nouvel événement étrange s'est produit au retour de Franck à sa cabine.  Il a trouvé une note manuscrite anonyme qui mentionne un rendez-vous le 29 septembre 1933 aux longitudes et latitudes correspondant à la position de l’Ile et précisant « Le Grand Prêtre sera là. Apportez au moins 12 victimes. Y et Z seront là pour embarquer ». Le détournement vers l’Ile n’était décidemment pas fortuit.
Mike Mullins n'a dès lors plus qu'une idée en tête : Fouiller la cabine des marins ayant accès aux compas et à la chambre froide pour y trouver le ou les saboteurs.
 
Dans la soirée, c'est Bryce qui propose de se changer les idées avec une séance de spiritisme. Je souscris avec enthousiasme à la proposition et nous sommes rejoints par Giles, Dewitt, Miles, Mullins et même Starkweather. Curieusement, Cruz, l'un des manœuvres, ne rejoint pas le reste de son équipe, et préfère rester pour observer la séance de son air taciturne.
La séance est un succès. Nous invoquons l'esprit d'un marin désespéré, un pêcheur polynésien perdu eu milieu de l'Océan, dont nous entendons les propos de souffrance : "Aidez-moi! Les requins… le bateau va couler…Le Feu! Je suis le dernier, les autres sont morts brulés". Starkweather intervient pour demander le nom du bateau, et nous entendons dans un souffle "La Gentiane" avant que l'esprit ne retourne au néant.
 
La nuit qui suivit fut agitée par d'affreux cauchemars pour tout le monde.
 
Lundi 2 octobre 1933
Pendant le petit déjeuner, nous entendons les chiens pousser des hurlements abominables de terreur et de douleur. Nous nous précipitons vers leur cale et découvrons un spectacle épouvantable : 4 chiens gisent, morts dans des flaques de sangs, certains ont des lacérations sur les flancs, le museau, les pattes …Presque tous semblent blessés et paniqués.
David propose d'endormir les chiens pour les calmer en versant su chloroforme dans la cale, solution acceptée par le Second, Turlow. L'opération se déroule bien et les chiens survivants sont remis en cage et soignés. 5 sont dans un état critique, les douze autres présentent tous des blessures. Les gamelles à peine commencées fournissent la cause de ce déchainement de violence et de terreur : Il s'agit très probablement d'un empoisonnement. L'autopsie conduite plus tard dans la journée révèlera la strychnine que contenaient les gamelles de pemmican. L'alimentation des chiens et des hommes étant la même, chacun réalise avec effroi que ce poison aurait pu se retrouver dans sa propre assiette.
 
Profitant de cet événement et de la diversion qu'il constitue, Mike et Franck en profitèrent pour fouiller quelques cabines des officiers, sans toutefois y trouver quoique ce soit d'intéressant à l'exception d'un fanion "US Navy 1917".
 
Dès ce moment, nous nous mimes tous en recherche de nouvelles tentatives de sabotages dans les cales et locaux techniques pour le reste de la journée, sans succès.
 
Mardi 3 octobre 1933
Mullin et Ballard ont reçu l'autorisation de Starkweather de fouiller les cabines des membres de l'expédition, pendant que celle-ci est réunie sur le pont supérieur. C'est en fait du côté des cabines d'équipage, dans le lit de Darren Horst, le quartier-maître disparu sur l'Ile, qu'ils découvrent un revolver calibre 38, 55 dollars, de petits aimants avec un manuel sur le sabotage de compas. Par ailleurs, un carnet avec noms et adresses codés, un livret de prières païennes à la gloire du Dieu Dagon et un manuscrit de la main de Horst d'incantations.
 
Jeudi 4 octobre au Samedi 6 octobre 1933
La fouille du bateau se poursuit. Au total, nous inventorions 3 générateurs H.S., 2 avions abimés, des explosifs dans une cale.  Cette dernière découverte achève de convaincre le capitaine d'autoriser la fouille des cabines d'équipage.
 
Dimanche 7 octobre 1933
C'est finalement le dimanche que le Capitaine nous annonce avoir réussi à confondre le steward Henning, qui a avoué le sabotage de la chambre froide sans toutefois révéler ses motivations ou son commanditaire. Les fioles de strychnine et d'acide sont retrouvées, mais Henning n’avoue pas en être propriétaire ni s’en être servi sur le pemmican donné aux chiens. Henning est mis aux arrêts.
 
 

2
CR / CR 2017/01/13 (9 Septembre 1933)
« le: janvier 31, 2017, 22:07:28 pm »
A l’attention du Pr. Olaf Fälskog,
Professeur à la chaire d’anthropologie comparée à l’université de Malmö, suède

9 Septembre 1933
Très cher Professeur Fälskog,
Je vous écris depuis l’Hôtel Amherst de New York où nous résidons avec les autres membres de l’expédition Moore-Starkweather le temps des préparatifs. Comme je m’y étais engagé, je vous relaterai les découvertes que nous ferons au cours de notre exploration, mais si je vous écris avant même le départ, c’est qu’un certain nombre d’événements risquent d’avoir une influence sur le reste du voyage. Il faut donc que je les porte à votre connaissance, pour que vous soyez dépositaire de ces informations si elles s’avéraient nécessaires à la compréhension de ma future correspondance.
Vous avez sûrement appris par la presse l’assassinat du Capitaine Douglas qui devait piloter notre navire d’exploration polaire. Plusieurs membres de l’équipe y voient un complot contre notre expédition. Mike Mullins, un des aviateurs, Franck McAnish, un opérateur radio, et David Sunwell, un des maîtres-chien, en semblent convaincus et mènent leurs propres investigations aussi bien sur le lieu du meurtre qu’en interrogeant les forces de police, et notamment le commissaire en chargé de l’enquête. Mike Mullins a établi un lien entre ce meurtre et celui d’un … Bo Weinberg. Pour l’heure, la police croit davantage à un crime crapuleux, qu’une attaque déloyale d’une autre expédition en Antarctique, comme l’allemande Barsmeier-Falken financée par des industriels allemands et patronnée(?) par le Ministre Goëring, avec pour mission la découverte des ressources naturelles du pôle, ou celle de la très opportuniste Acacia Lexington.
Pour en revenir plus précisément à notre expédition, Starkweather, toujours en quête de financements, a invité Miss Stampson, richissime américaine (disons que suite à des contacts avec des membres de l'expédition qui cherchaient des informations sur Acacia, Miss Stampson s'est invitée pour visiter le bateau et rencontrer le Cptne Starkweather…), à visiter notre navire, et hier soir, nous l’avons vu en smoking, extrêmement fébrile en attendant notre visiteuse. A croire qu’elle l’impressionnait plus que la multitude de dangers qui nous attendent en Antarctique. Nous l’avons conduite avec la responsable d’une association caritative new-yorkaise, Mrs Joseph, et un philantrope (patron de la société de secours en Mer du port de New-York) , Mr. Ranson, au restaurant.
Pendant ce temps, nos enquêteurs free-lance ont décidé de porter leurs soupçons sur Acacia Lexington, et ont décidé d’aller visiter son domicile en se faisant passer pour des policiers ! Audacieux, mais ils sont parvenus à leurs fins. Les seules choses notables qu’ils en ont retenues sont le fait que Mme Lexington possède trois tableaux de Roerich dans son bureau dont ils ont pris non, croquis seulement (mais ces tableaux sont connus et Mac Anish qui s'était renseigné sur Roerich a pu les identifier aisément par la suite auprès de galeries qui exposent justement ses tableaux, profitant de la venue du célèbre philanthrope à Manhattan) , ainsi que des dossiers portant des références au parti communiste et aux différents partis ultra-conservateurs. Il est clair que Mme Lexington finance des organisations de terrorisme politique (extrêmistes ou alternatives). Aucune preuve néanmoins de lien avec le meurtre du Capitaine Douglas.
En fin de soirée, nous nous sommes tous rendus au bateau pour la visite de Miss Stampson. Et là ce fut le désastre !
Une très violente explosion sur le quai a failli embraser notre navire, et des dockers ont péri dans les flammes. A lui seul, Franck McAnish a réussi à en sauver trois, avant de se retrouver à l’hôpital couvert de brulures. Nous avons réussi à déplacer le bateau en catastrophe, et il n’a guère souffert de l’incendie, au contraire d’une petite partie de notre équipement dont nous allons désormais refaire l’inventaire.
Le plus étonnant dans tout cela, c’est qu’avant même que l’incendie soit maîtrisé, nous avons vu le navire de l’expédition Lexington appareiller plus loin sur le fleuve, et se diriger vers l’Océan. On comprend nos doutes sur une origine accidentelle de l’incendie.
Toujours aussi opportuniste, Starkweather a profité de l’acte héroïque de Franck McAnish pour rameuter des photographes (heu, il a plutôt joué le faire valoir et canalisé l'enthousiasme des dits journalistes (enfin c'est ce qu'ils prétendent) qui ne l'ont pas attendu pour aller à l'assaut de la chambre de Mac Anish – mais les infirmières sont balèses !!!) dans sa chambre d’hôpital « pour la notoriété de l’expédition ». Ces américains ne changeront jamais…
Votre dévoué Niels Lorentz



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Personnages / Niels Lorentz - Cryptozoologue
« le: novembre 03, 2016, 13:57:20 pm »
Né en 1905, Niels Lorentz est né à Skellefteå, petit village due nord de la Suède. Après une enfance baignée de mythes nordiques, et de pratiques mystiques des paysans locaux, il part à l’âge de 16 ans faire ses études à Malmö, contre l’avis de son père. Outre ses compétences sportives héritées de la vie du Grand Nord, il témoigne d’une passion pour la mythologie, mais aussi l’ésotérisme et les sociétés secrètes, qui lui ouvrira les portes de la chaire d’histoire de l’Université de Malmö. Il se ré-orientera rapidement vers l’anthropologie avant de débuter une thèse de Zoologie sur l’évolution qui “complètera, voire révolutionnera la vision Darwinienne".
D’une nature très secrète, il n’a jamais noué de relation durable avec quiconque. Il est très inquiet qu’on puisse lui dérober les résultats de ses recherches. Vivant assez chichement de ses gages de chercheur, il met un point d’honneur à s’habiller à la mode pour cacher ses origines provinciales.

5
CR / Re : CR de la soirée du 2 mai 2014
« le: mai 14, 2014, 17:15:30 pm »
Merci pour la publication Jeff 8)

6
CR / CR du jeudi 5 Décembre : où les Fungis continuent...
« le: décembre 12, 2013, 12:57:51 pm »





Vendredi.

Où l’on se remet de la rencontre fantomatique
Dans le silence qui suit le départ de la femme en blanc, l’assemblée reste figée de stupeur. C’est à peine si Abraham Bachmann remarque le sifflement du vent qui emplit la lande nocturne autour du manoir. C’est finalement Paulus Popolovitch qui se remet à parler le premier, d’un ton hésitant : « C’était vraiment Catherine Tannerhil » ?
Le regard perdu dans le vide où le revenant s’était tenu quelques instants auparavant, Cecilia Peters lui répond : « Incroyable ! Paul Lemond est un fantastique médium ! ».
A propos de Paul Lemond, il est affalé sur une chaise, visiblement exténué par son invocation. Herbert Whitfield sort de son mutisme : « Oui, mes amis, c’était fantastique ! N’hésitez pas à faire de la publicité autour de vous. Maintenant je vais raccompagner notre vedette à ses appartements pour un repos bien mérité ! ».
D’un mouvement traînant, les protagonistes commencent à s’agiter, considérant que le repos est certainement la meilleure idée désormais. A l’exception de Cecilia qui, toujours subjuguée par la vision, commence à raconter son histoire à Willem Kandys et Paul Pope. A l’instar de la fabuleuse Gloria Swanson, Cecilia Peters a toujours rêvé d’être actrice. Elle a déjà trouvé son nom de scène : Velma. Mais son regard s’assombrit d’un coup alors qu’elle se met à parler de ses parents et du malheur qui s’est abattu sur eux, et dont elle se sent responsable.
Abraham atteint sa chambre où Robert Carrington dort déjà. Très perturbé par les événements de la soirée, Abraham se demande quel est donc ce froid qu’il sent en lui. Se ressaisissant, il se change les idées en fouillant les vêtements de Robert Carrington, et en prélevant quelques billets qui seront très certainement plus utile dans sa poche que dans celle de ce nanti de Robert Carrington. Satisfait, il se glisse dans son pyjama, dans son lit et dans son sommeil…

Où l’on découvre l’horreur dans la cave
Pour en sortir brusquement et sans autre forme de préavis qu’un sursaut effrayé causé par des cris et pleurs d’un enfant. Le hurlement est suffisamment strident pour lui parvenir depuis les tréfonds de la maison. Robert s’est réveillé et a le bon gout de ne pas s’intéresser à son pouvoir d’achat immédiat, mais plutôt de se précipiter sur le palier, suivi par Abraham, qui lui a pris soin de s’emparer de sa hachette, pour dévaler les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée en direction des pleurs.
Au même moment, les résidents du 2ème étage se réveillent. Paul Pope, dont le sang ne fait qu’un tour, se précipite dans la réflexion sur le bien-fondé de se lever et de même prêter attention à toute cette agitation. Il finit par être convaincu par le mouvement de Danny Legrand et Willem Kadys qu’il peut lui aussi céder à la curiosité et suit ses cothurnes dans les escaliers.
Deux étages plus bas, Robert, Abraham rejoints par Cecilia ouvrent la porte de la cave dont semblent venir les affreux cris. Sous la lumière de la lampe à pétrole manipulée par Robert et sous la protection de la hachette fièrement brandie par Abraham, la petite équipe descend dans la cave…
Un hurlement déchire le silence de la nuit et les tympans environnants. Cecilia l’estimant insuffisant se joint à l’unisson, exprimant elle aussi toute la stridence que son organe vocal lui permet. C’est à moitié sourd qu’Abraham se précipite sur la forme humaine affalée sur le sol de la cave. Martha, la cuisinière, git, tétanisée de terreur.
A ce moment, Daniel, Willem et Paul arrivent dans la cave. Les pleurs infantiles, chacun a eu le temps d’en deviner la source : cette lourde porte de bois à moitié murée au fond de la cave.
A l’exception bien sûr de Paul Lemond, Herbert Whitfield et Peter O’Neil qui ne sont pas descendus.
Martha se relève, tremblante et est reconduite vers sa chambre par Cecilia.
Les hommes se jettent sur la porte murée alors que les pleurs se sont tus, pour tenter de l’ouvrir, et c’est à coups de hachette, huile de coude et force halètement qu’elle cède, au milieu des réflexions du très sage Paul Pope dissertant sur les risques d’une telle entreprise et du bien-fondé de la remettre au lendemain, si possible après une balade au village, voire après le déjeuner pour avoir le temps d’analyser la situation avec suffisamment de recul. Poussant plus loin l’idée, Paul sort alors un boulier ( !) et avec force explication sur les méthodes statistiques d’analyse de risque, manipule les petites boules colorées au milieu de la frénésie angoissée qui agite les autres.
Robert, pas du tout de cet avis, passe la porte en criant « nous devons en avoir le cœur net » !
La salle, sentant le salpêtre et l’humidité, est vide, avec en son milieu un simple pilier.  Sur le pilier, un simple mais long clou auquel est suspendue une simple lampe à pétrole. Les hommes réalisent avec horreur, que loin de cette rassurante simplicité, que le clou laisse s’écouler des gouttes de sang, sans qu’il soit possible d’en trouver l’origine. Même Paul a rangé son boulier.
En balayant plus précisément la pièce du faisceau lumineux de la lampe, un tas de ferrailles et débris divers apparaît dans un coin. Willem Kadys, Robert Carrington et Abraham Bachmann tentent de le déblayer jusqu’à ce qu’’apparaisse un fémur humain de petite taille. Après une heure de travail, ils mettent au jour le squelette d’un enfant atrocement abîmé, dont les os ressoudés témoignent du martyr qu’il a du subir de son vivant.
Willem Kadys parvient à estimer l’âge de l’enfant à sa mort aux environs de 10/15 ans. Il ne peut s’agir de la sœur de Robert Carrington, disparue à l’âge de 7ans. En outre, ce squelette ne peut être que celui d’un garçon.
Le groupe remonte finalement ce coucher vers quatre heures du matin, non sans avoir subi de nouvelles extravagances de Paul Pope, bien décidé à reconstruire le mur qui obstruait la porte de la cave avant le lever du soleil, mais qui devant le manque d’enthousiasme général décida de se reporter sur une autre mission : Débusquer le fantôme de la femme en blanc. Et pendant que chacun se glisse dans son lit pour un sommeil court et agité, Paul Pope remonte se coucher fièrement équipé d’un bol de farine et d’une cruche d’eau, convaincu de détenir le moyen infaillible de tester la nature éthérée du fantôme.
Où l’on investigue dans le village
Le lendemain, autour de la table à manger, les traits sont sombres et tirés, à l’exception de MM. Pope, Lemond et Whitfield qui assurent la compagnie d’avoir très bien dormi et de ne comprendre goutte aux propos qui s’échangent concernant le squelette de l’enfant ou la tétanie de Martha. Cette dernière ne semble vouloir évoquer le sujet et c’est avec un air particulièrement noir qu’elle sert une infâme mixture qu’elle nomme porridge et que tous les convives regardent avec circonspection malgré la faim qui les assaille après les travaux de force de la nuit.
Finalement, à l’exception de Paul et Herbert qui souhaitent demeurer au manoir, la compagnie descend au village sous le ciel gris de ce samedi matin.  Cécilia Peters et Abraham Bachmann se rendent à l’église pour y trouver le Révérend Lewis.
Pendant ce temps, Willem découvre dans le petit cimetière attenant à l’église une tombe très simple mentionnant le nom de Jenny (U 1888-1895), dans le carré des indigents. Le fait est curieux quand on pense aux moyens des Carrington.
Des éclats de voix se font entendre derrière les portes de l’église, avant qu’un Abraham Bachmann, visiblement très énervé, s’en fasse expulser par le révérend Lewis, rouge de colère. Apparemment Abraham Bachmann, s’il n’a pas réussi à apprendre grand-chose sur les Carrington et la mort de la petite Jenny, semble satisfait de son altercation dont il est coutumier avec tous les ministres de culte.
Willem Kadys reprend les choses en main et arrive à calmer  le Révérend et à apprendre que les Carrington avaient demandé un exorcisme au Révérend sur la petite Jenny, qu’il a bien sûr refusé, se défiant de ces pratiques hérétiques. Néanmoins, il autorise Willem à éplucher les registres ecclésiastiques. Mais cette recherche n’aboutira à rien de concret.
Un peu avant midi, un peu dépités, le petit groupe reprend le chemin du manoir où les attend Paul Pope avec le fruit de ses propres investigations dans le grenier :
Une lettre d’Agnès à David datée de 1893 évoquant les accès de colère de Jenny
Une rédaction d’enfant (probablement Jenny) : « Mon ami et moi avons joué avec le diable à ressort. Maman est très fâchée ».
Une facture d’un asile psychiatrique du New Hampshire portant sur des soins d’Agnès.

Où l’on déjeune enfin
Et c’est un repas infect, préparé par une Martha toujours plus acariâtre qui attend les investigateurs. L’un d’eux évoque le fait de brûler ce vieux manoir au passé si sordide pour en faire disparaître le souvenir, ce qui provoque une réaction de colère d’Herbert (« Brûler mon gagne-pain ?! ») et de Robert Carrington pour des raisons plus obscures….

7
Organisation / Re : Deuxième séance le 5 décembre 2013!
« le: décembre 05, 2013, 00:56:00 am »
J'ai une idée pour le menu...

8
Persos / Re : Une petite présentation de votre perso
« le: décembre 05, 2013, 00:53:46 am »
Abraham Bachman, travailleur agricole, devenu prédicateur suite à ce qu'il appelle "Son Illumination". Pourchasse les professeurs de mensonges que sont à ses yeux les ministres de tous les cultes.

9
Aides de jeu / La couverture de la Bible
« le: décembre 05, 2013, 00:48:05 am »

10
Aides de jeu / Le Manoir Tannerhill
« le: décembre 05, 2013, 00:38:39 am »

11
Comptes-rendus / CR de la séance du 21 février 2013
« le: mars 14, 2013, 19:54:25 pm »
Inch Allah! Que sa miséricorde tombe sur moi, pauvre pêcheur qui a commis l'erreur de suivre ces infidèles de Britanniques dans la tombe de l'effroyable pharaon que nous n'aurions jamais du déranger d'entre les morts! Cet être immonde qui fait même mentir le proverbe du sage Ben Ali Aziz, "le temps sera le maître de celui qui n'a pas de maître". Nous ne nous sommes pas méfié, cet être infâme semblait humain, vêtu comme sous les anciennes dynasties, nubien au torse nu et en pagne, mais couronné et tenant les deux sceptres du pouvoir. Et avec la voix habituée à commander à des armées : "Je vous suis depuis déjà bien longtemps, faibles hommes qui avez la prétention de me tuer. Je vous ai fait venir à moi pour avoir le plaisir de vous faire abandonner vos illusions et vous faire rejoindre mes fidèles. Je suis celui qui ne peut être nommé, sinon sous le nom du Mal Infernal. Et d'un claquement de doigts, il nous projeta en un lieu de montagne, écrasé sous un soleil violent, face à un spectacle terrible : des oiseaux préhistoriques fondant sur les pauvres ères qui semblent appartenir à une expédition d'exploration, arrachant membres, têtes et viscères, répandant le sang dans un envol lourd et obscène. Tous y passent, blancs comme noirs, dans des hurlements insupportables, voyant dans leurs derniers instants leur propre corps déchiré, disloqué, tout juste conscient de leur affreuse fin, avant que leur visage ne soit arraché par les serres des ptérodactyles. Et là, qui se débat encore au sol, voyant un monstre, non pas un, deux, trois, dix, cent affreuses bêtes fondre sur lui, non! C'est moi, là au sol! Non je ne veux pas, non pas ça, je regrette! Allah Akbar, Allah Akbar, Allah Akbar! Je ne savais pas, je regrette! Oh, mon Dieu, je ferai tout ce que tu voudras, non, pas mes bras, pas mes jambes, mais comment puis-je voir mon propre corps décapité, non, laissez moi vivre!...   D'un coup, nous sommes à nouveau dans le tombeau. Le Pharaon est toujours là. Je veux sortir. Maintenant, tout de suite. Il nous montre une scène d'un marché antique sur un mur. Je ne comprends rien. Il nous tend des coupes et nous propose de boire. Les anglais refusent. Je refuse. Je n'ai ni soif ni faim, je ne veux que fuir, quitter à tout jamais ce lieu d'horreur. Le Pharaon nous propose de l'accompagner en Egypte ancienne. Les anglais refusent. Je refuse, je ne veux plus que sortir de ce tombeau. Le Pharaon semble furieux. Il tend un bras armé d'un sceptre vers l'un des soldats qui nous accompagnent. Dans un éclair de feu, celui-ci se volatilise! Le malheureux. Même anglais, il ne méritait telle fin. Qu'Allah l'accueil, malgré ses pêchés. Comme dit le proverbe, "Si Dieu ne pardonnait pas, son paradis resterait vide!". Je veux partir. Je réalise au milieu de ma confusion que Starkweather est toujours en syncope et me retournant, que le Pharaon a disparu après cette ultime menace. Ali Kafour est hébété et murmure en permanence : "Nyarlathotep, Nyarlathotep..." Nous attrapons tant bien que mal Starweather et Ali Kaffour et nous précipitons dans une course effrénée et désordonnée pendant un temps infini dans les couloirs du tombeau, à la recherche de la sortie. Nous arrivons a l'air libre, sous un soleil déclinant déjà à l'horizon. Une vive émotion m'étreint à l'idée de la nuit qui arrive et les horreurs qu'elle abrite. Jamais plus je ne dormirai sereinement. Je te prierai jusqu'a ma mort, Allah, pour que tu me pardonnes. Je vais tout de suite me rendre à la mosquée la plus proche. Mais déjà un autre malheur s'abat sur nous. L'américaine crie quelque chose en pointant du doigt une sombre colonne de fumée noire à quelque distance en aval. En plissant les yeux, je vois de nombreux hommes en armes, visiblement hostiles, à côté de grands feux. Ils ont des camions. Notre groupe se précipite sur ses véhicules et démarre à toute vitesse pour échapper à nos poursuivants. Les militaires britanniques préfèrent le contournement à l'affrontement. Que Dieu les bénisse pour cette sage résolution. Nous évitons un autre barrage avant d'arriver au rempart du Caire. Des soldats anglais nous arrêtent et nous déconseillent d'entrer. La ville est en pleine insurrection, le consulat est isolé. Nous faisons demi-tour et partons vers Alexandrie. A l'hôtel, vers une heure du matin, Jenny parvient à appeler le consulat et parle à Nigel.Ce dernier lui apprend que le Caire est aux mains de groupes de la Confrérie du Pharaon Noir, qui assassinent tous les occidentaux et les égyptiens qui sont en affaires avec eux. Je frémis à ce récit. Dieu, ai-je tant pêché? Me voici apatride... Jenny semble convaincue que nous devons fuir et nous rendre ailleurs pour combattre le Pharaon. Cette seule idée me révulse. L'idée de me retrouver au contact de cet être immonde fait monter un sentiment de panique. Il faut que je me maîtrise avant de devenir fou! Il faut absolument que ce Pharaon disparaisse à tout jamais si je veux pouvoir oublier un jour. Perdu dans mes sinistres pensées, je remarque à peine Jenny, munie d'un pendule, qui pointe un endroit sur une carte du monde qu'elle a étalé sur une table. Elle nous apprend que nous devons nous rendre au Kenya. Rampage semble d'accord. Je suis trop épuisé pour répliquer. Je pars me coucher et passe une nuit de cauchemar, avant de me réveiller au petit matin, trempé de sueur. Le lendemain, le groupe se retrouve dans une ambiance lourde autour du déjeuner. Les journaux font leur une sur les scènes de guerre qu'on voit dans les rues du Caire. Jenny semble désormais se passionner pour les éclipses. La prochaine doit marquer le retour du Pharaon. Mon Dieu, combien de temps nous reste t'il? Le concierge de l'hôtel nous indique l'adresse de la bibliothèque où nous pouvons consulter un éphéméride. La prochaine éclipse aura lieu le 14 janvier 1926. Dans dix mois. Nous rassemblons nos affaires et nous rendons au port. Nous finissons par obtenir des passages sur un bateau qui nous conduira à Mombassa en une semaine. Nous embarquons, et au moment où le bateau s'apprête à quitter le port, nous entendons des coups de feu dans la ville. Les remparts se couvrent de soldats. L'insurrection gagne l'Egypte entière!    

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Organisation des parties / HAPPY NEW YEAR!!!!
« le: janvier 07, 2013, 13:52:15 pm »


13
Comptes-rendus / CR de la séance du 20 novembre 2012
« le: novembre 21, 2012, 23:27:44 pm »
Arggggh!

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Comptes-rendus / CR de la séance du 25 Septembre 2012
« le: octobre 08, 2012, 14:40:48 pm »
3 Mars 1925
 
La chaleur devient suffocante et l’ambiance délétère qui régnait sur le chantier de fouilles du Professeur Clive commence à me taper sur le système. Il me tarde de retrouver les berges de la Tamise qui doivent être devenues bien agréables à l’approche du printemps.
C’est encore une sinistre nouvelle qui nous accueille ce matin au breakfast. Les journaux titrent tous sur l’effondrement de la mosquée d’Ibn Tulun. Même le bacon en perd son goût. En effet nous comptions nous rendre dans ce lieu d’érudition pour avoir plus de renseignements sur le Pharaon Noir mais il semble que les forces qui sont à l’œuvre contre nous ont encore pris de vitesse.
Le journaux mentionnent tout de même le nom d’un survivant qui a été transporté à l’hôpital El Hzar : le Nazir Ahmed Zehavi.
 
C’est ainsi que nous nous retrouvons quelques temps plus tard devant l’hôpital, où trois Egyptiens bien armés semblent en faction pour monter la garde. Grace à ses connaissances en langue arabe, O’Connell n’hésite pas entamer la conversation. Il réussit à les convaincre de nous laisser approcher Ahmed Zehavi.
 
Le vieillard qui occupe la chambre, portant barbe blanche et turban, semble en fort mauvais état. Il est clair qu’outre les blessures physiques, il est choqué mentalement.
Il finit par se mettre à parler d’une voix lente et faible. O’Connell nous traduit au fur et à mesure. Il parle d’une apparition, une créature venue des limbes qui a tué tous les gardes et sages simplement en les touchant, puis s’est emparée de la « ceinture de Nitocris » dont ils avaient la garde depuis des millénaires. C’est l’acte de bravoure d’un des érudits, Hefti, qui, s’étant saisi de « l’épée d’Akmala » a blessé la créature qui est repartie à son néant, emportant la ceinture.
Un des gardes, voyant la fatigue creuser la poitrine du vieillard, prend la parole en expliquant que la ceinture est l’un des trois artéfacts nécessaires pour invoquer et ramener Nitocris dans notre plan d’existence à la prochaine lune. Celle-ci doit se produire dans sept jours. Il faut absolument détruire les artéfacts avant son retour. Il s’agit de la ceinture, de la couronne et du collier de Nitocris.
Soudain, dans un geste désespéré, le vieillard attrape un crayon et inscrit quelques caractères arabes qu’O’Connell nous traduit par « Flétrissement » avant que le viel homme épuisé sombre dans une profonde catatonie.
Nous ne pouvons plus rien faire pour lui. Nous retournons au musée voir Ali Kaffour.
Ce dernier est furieux que nous n’ayons pu empêcher le vol malgré les avertissements qu’il nous avait donné. Il nous explique que le « flétrissement » est un sort qui peut détruire la couronne. Lors de la discussion avec Ali Kaffour, je revois notre dernier rêve sous l’effet de la drogue : Et s’il était prémonitoire : Sur la pyramide inversée, sur l’autel, Nitocris est présente pour le réveil du Pharaon Noir. L’invocation de Nitocris est donc la première étape avant le retour du Pharaon Noir qui devrait se produire sous les pyramides. Et nous nous remémorons les inquiétudes de Gardener quant aux passages souterrains du sphinx de Gizeh. Et s’il disait vrai ?
Nous retournons immédiatement à l’hôtel pour y retrouver Gardener.
Nous retrouvons sa chambre vide, et emplie de traces de lutte. Gardener a disparu.
Un gamin que nous interogeons dans la rue en dessous de la fenêtre de Gardener nous parle de son enlèvement par des individus appartenant à « la confrérie ».
Il est désormais trop tard pour s’élancer dans le Caire à sa recherche. Nous remontons nous coucher.
 
 

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Comptes-rendus / Re : CR de la séance du 12 juillet 2012
« le: septembre 24, 2012, 21:22:10 pm »
Une journée bien difficile que ce 3 mars 1925...

Nous avions prévu de continuer nos investigations en nous rendant sur le site de fouille de l’expédition Clive pour comprendre ce qui s’était passé avec cette disparition de sarcophage et vérifier les dires de Van Heuwelen.

Bien évidemment, comme toujours dans ces hôtels fréquentés par toute la gente européenne, nous devions tomber sur cette cantatrice française un peu hystérique et terriblement envahissante, Janine Château-Chassagne. Devant son insistance et dans un moment de faiblesse, nous avons fini par accepter qu’elle nous accompagne pour rencontrer les membres de l’expédition Clive.

La journée fut très éprouvante pour moi, et un soleil infernal eut raison de mes dernières forces. Je dois avouer que c’est dans un état de somnolence semi-comateuse que j’attendais mes collègues, affalé sur les restes de ce qui avait du être un mastaba, pendant qu’ils interrogeaient avec des succès variables les membres de l’expédition Clive. J’ai pu voir Patrick O’Connell et Janine Château-Chassagne presser de questions Agatha Broadmore, une personne fantasque qui nous faisait un grand numéro de mystification sur ses dons de médium. De guerre lasse, l’interrogatoire s’interrompit, même si je demeure persuadé qu’elle cherchait en fait à dissimuler une parfaite connaissance de ce qui s’était réellement passé le soir de la disparition du sarcophage.

Bref, ce fut le moment où je m’assoupis, pour être tiré de ma sieste par O’Connell qui m’invitait à reprendre la voiture pour rentrer au Caire. Je découvris alors que Gardener, de l’expédition Clive, avait profité de l’occasion de ce transport pour rentrer en ville.

Je ne sais pas ce que la française comptait tirer de Gardener, mais elle s’était visiblement prise au jeu de l’investigation policière comme elle avait du en rêver dans les romans de Conan-Doyle ou Christie... En tout cas, Gardener qui semblait prêt à la raccompagner à sa chambre pour lui révéler je ne sais quel secret se retrouva devant un refus de la française, qui n’était pas prompte à toutes les concessions.


La nuit portant conseil, je me retirai et sombrai rapidement dans un sommeil peuplé de momies et sarcophages en mouvement...

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