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Messages - fredyl

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Extrait des auditions de Timothy Albertson auprès de la commission d'enquête mixte relative aux événements d'août 1929 – DOCUMENT CLASSE SECRET DEFENSE


1ere partie : San Francisco.

Monsieur le Secrétaire d'Etat, mon général, monsieur le sénateur,

Je vous remercie de m'avoir convoqué à cette audition had oc afin de vous apporter mon éclairage sur les événements tragiques de ces dernières semaines. Je vais tâcher de vous relater les faits tels que je les ai vécus et vous laisserai le soin d'en tirer toutes les conclusions.

Cela fait maintenant 19 ans que je travaille loyalement pour le ministère. Lorsque mon ami Phillip Jurgens avait annoncé il y a quelques temps son départ de Washington pour un nouveau poste dans le privé, au siège San-franciscain de la NWI, ma déception avait été compensée par notre curiosité quant aux informations en off qu'il serait susceptible de nous fournir. Ainsi que je l'ai déjà indiqué au chef de cabinet de mon ministère de tutelle, cela faisait déjà quelques années que nos services avaient repéré les vastes mouvements de capitaux opérés au sein de la nébuleuse de la NWI, et en dépit de la bonne réputation dont bénéficiait ce conglomérat dans la presse, les salons mondains, mais aussi le milieu scientifique, nous en avions déduit au ministère que toutes ces opérations financières masquaient probablement une fraude fiscale de grande ampleur, voire une organisation mafieuse : cette compagnie était dans notre collimateur depuis longtemps et j'étais personnellement chargé de ce dossier épineux.

Le dossier à charge contre la NWI piétinant quelque peu du fait de notre difficulté à réunir des preuves de fraude, j'ai aussitôt obtenu le feu vert de mon chef de département ainsi que de l'agent comptable pour me rendre en urgence à San Francisco lorsque Phillip Jurgens m'a contacté par téléphone en juin dernier pour me signifier qu'il avait en sa possession des documents extrêmement compromettants quant aux activités occultes de la NWI. J'étais alors loin de m'imaginer à quel point ces activités « occultes » dépassaient le cadre de la simple fraude fiscale.

En arrivant à San Francisco fourbu par ce long trajet de plusieurs milliers de miles effectué en seconde classe, j'ai étonnement appris que Phillip Jurgens avait confié en urgence cette valise de documents compromettants à un groupe constitué d'une poignée hétéroclite d'amateurs de paranormal. Soupçonnant de prime abord que ces derniers soient à la solde d'un gouvernement étranger désireux de mettre la main sur les dernières trouvailles technologiques de la NWI, j'ai décidé de jouer les benêts le temps qu'ils abattent leurs cartes. En fait d'agents à la solde d'un gouvernement étranger il s'agissait surtout d'authentiques patriotes et le dénouement de cette affaire aurait sans doute été autrement plus douloureux s'ils ne s'étaient pas interposés au péril de leur propre vie sur le chemin de Chandler et de sa clique.

Le chef non désigné de cette bande s'appelle Wilhem Kandys, un scientifique de seconde zone qui n'a manifestement pas eu la carrière qu'il méritait eu égard à sa curiosité intellectuelle remarquable. Il était flanqué d'un archéologue d'origine française prénommé Leon Boy, d'un vétérinaire ayant manifestement loupé sa vocation de médecin du nom de Matthew Cardson, ainsi que d'un colosse britannique du nom de Ron Palmer. Mais la véritable tête pensante de ce groupe n'est autre qu'un médium assez connu de Boston – Paul Lemond – qui n'a pas pu mener les enquêtes de terrain pour raisons de santé, ces gens étant par ailleurs financés par Robert Carrington, riche industriel de la côte est que vous connaissez tous au moins de réputation. Ce groupe hétéroclite – que j'appellerai le groupe Lemond - a donc été livré à lui-même et a mené son enquête pendant de longs mois avec une incroyable efficacité malgré des moyens très limités (tant sur le plan intellectuel que logistique).

Après avoir établi un embryon de confiance réciproque avec les membres de l'équipe Lemond, j'ai pu avoir accès à l'ensemble des documents qui leur avaient été remis à la hâte par Jurgens. Et à la vérité, certains m'ont immédiatement fait froid dans le dos. Je veux ici notamment parler des clichés des pseudo expériences scientifiques menées par la frange dépravée de la NWI. Mais pas seulement, car j'ai rapidement pu voir qu'en sus des soustractions importantes de capitaux étaient destinées à financer des groupes politiques étrangers... la fraude fiscale n'étant au final qu'un aspect secondaire de cette affaire. La piste mafieuse devenait désormais une certitude : les projets de la NWI étaient bel et bien une déstabilisation étatique massive en vue d'un effondrement des états et l'instauration d'une nouvelle ère où une compagnie transnationale telles que la NWI menée par le charismatique Chandler pourrait alors contrôler tout un pan de la société américaine et même de notre civilisation occidentale, hypothèse que les tragiques événements du 15 août (heureusement moins virulents que prévu) confirmeront par la suite.

Jurgens ayant proposé de livrer une seconde salve de documents encore plus explosifs à ce quatuor d'enquêteurs le soir-même au siège de la NWI et alors que j'étais pourtant fourbu du voyage, je décidai alors de me joindre à leur groupe afin d'y rencontrer Jurgens et de mettre la main sur le reste des documents. Toutefois, le groupe Lemond était très réticent à s'y rendre car craignant le piège grossier : après moult palabres, décision fût prise que seuls Kandys et son garde du corps Palmer se rendraient au rendez-vous. Je fus toutefois autorisé à les accompagner.

Une fois parvenus devant siège de la NWI, nous aperçumes une silhouette qui patientait, et comme il commençait à faire sombre, difficile pour moi de savoir si c'était bien Jurgens. Palmer et moi sortimes de notre véhicule, tandis que Kandys par prudence patienta dans la voiture. Lorsque la silhouette s'adressa à nous, je reconnus Jurgens, mais bizarrement, lui ne me reconnut pas ! Il réclama également la présence des autres membres du groupe Lemond et paru contrarié lorsqu'il réalisa que seul Palmer était venu au rendez-vous. Il était dès lors plus qu'évident que quelque chose ne tournait pas rond.

Lorsque Jurgens nous tendit des badges visiteur et nous fit pénétrer dans le hall d'accueil de la NWI en nous invitant à le suivre dans les locaux, mon pressentiment de guet-apens se mua en alerte rouge. A l'instant où il me demanda mon nom alors même que trois ans plus tôt il avait été présent à la communion de ma fille, je luis servis aussitôt un mensonge me permettant de m'esquiver derechef et de détaler sans demander mon reste sans m'aventurer plus loin que le hall. Je décidai de laisser le seul Palmer se dépêtrer dans ce guet-apens manifeste, mais ce dernier fit quelques pas dans ma direction pour tenter de me convaincre de rester et de récupérer les documents... et c'est ce qui lui sauva la vie.

Car c'est alors que l'impensable se produisit : selon les dires de Palmer, le visage de Jurgens s'empourpra et il mit aussitôt les mains à la tête comme en proie à une migraine aigüe. Personnellement, j'étais de dos et n'ai rien vu, mais toujours selon Palmer, Jurgens explosa littéralement tel une bombe humaine et nous fûmes violemment projetés à plusieurs mètres. J'accorde une totale crédibilité au récit de Palmer car des morceaux de cervelle, de viscères, de sang mais aussi de métal, vinrent s'échouer sur son pardessus tandis que je ne fus moi même que partiellement maculé par un petit bout de cervelle.

Nous détalâmes sans demander notre reste et nous engouffrâmes dans le véhicule conduit par Kandys qui démarra au quart de tour. Ce n'est pas tous les jours que l'on est visé par une tentative d'assassinat, et durant le trajet nous reconduisant à l'hôtel, j'avoue avoir été pris de quelques débuts de tremblements. Nous dûmes improviser une toilette sommaire dans le véhicule afin de ne pas susciter l'effroi en pénétrant dans l'hôtel.

A la faveur de la nuit, Taylor avait décidé à son corps défendant d'interroger une sectatrice de Rhon-Paku, un groupuscule religieux pacifiste ayant un temple à San Francisco, malheureusement complètement instrumentalisé par les gens dépravés de la NWI dont je ne compris qu'un peu plus tard l'importance. Faisant parler son potentiel de séduction, il lui tira les vers de nez et comprit définitivement que les membres de cette secte étaient manipulés et qu'à la date du 15 août une cérémonie menée de concert aux quatre coins de la planète ferait office de déclenchement pour des opérations de déstabilisations massives à travers le monde, impulsées par tous ces groupuscules extrémistes financés par la NWI.

A ce moment précis, je me demandai si ce complot n'était pas fomenté en sous-main par les bolchéviques, mais les membres du groupe Lemond, dans leur paranoïa, étaient quant à eux persuadés que le soulèvement en préparation émanait carrément d'une entité occulte, voire extraterrestre. Je laisserai toutefois à chacun des membres de cette commission le soin de se forger son avis au regard des divers témoignages recueillis.

Dans la nuit, les locaux de la NWI furent complètement ravagés par les flammes... Dans un premier temps, nous pensâmes naïvement que l'explosion de Jurgens avait été le déclencheur de l'incendie. Mais nous apprîmes de source sûre (via l'un des plus hauts-gradés des pompiers de San Francisco) que cet incendie qui fit la une des journaux résultait d'un sabordage méticuleux des membres de la NWI eux-mêmes, sans doute apeurés par l'irruption d'un groupe de fouineurs tels que les membres du groupe Lemond sur le point de découvrir le pot-aux-roses.

Intimement convaincus que la date du 15 août marquerait la date de l'ouverture des hostilités, les membres du groupe Lemond décidèrent alors de se rendre en Egypte, persuadés qu'ils étaient que Chandler y serait afin de lancer le début des manoeuvres contre les Etats-Unis d'Amérique et de nombreux autres Etats alliés à distance sans éveiller le moindre soupçon. Peut-être afin de mieux se poser ultérieurement en tant que sauveur, qui sait ?

Afin de contrecarrer au mieux ce complot aux ramifications mondiales, Cardson se proposa alors d'aller saboter par tous les moyens (faux mantras de cérémonie, décalage des dates de début de cérémonie, destruction d'édifices, sabotage des encens cérémoniels) les temples de Rhon Paku à travers le monde afin de désynchroniser le signal de départ des émeutes autant que possible. Malgré son regard lubrique et quelques perturbations mentales, je dois reconnaître que Cardson était étonnement clairvoyant quant à l'importance des agissements de cette secte dans le déclenchement des hostilités. Pour ma part, ayant obtenu l'aval du chef de cabinet du ministre, je décidai d'accompagner le reste du groupe Lemond en Egypte où des événements décisifs pour le futur de notre civilisation allaient se dérouler. Nous n'étions toutefois pas au bout de nos surprises...

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CR / Re : CR du 11/09/2015 : Le 5ème passager
« le: octobre 02, 2015, 16:48:21 pm »
Que d'aventures !

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Divers / parenthèse égyptienne - théorie de Paulus en vrac
« le: janvier 18, 2015, 13:55:40 pm »
Il y a des cultistes de la bête inflitrés dans l'expédition Galloway. (Autre hypothèse : ils se situent en marge de cette expédition et observent les moindres faits et gestes du professeur Galloway, et notamment le fait qu'il ait détaché deux jeunes guides pour venir nous accueillir en ville et nous guider jusqu'au site des fouilles).

Il est évident que les coureurs des sables qui nous ont capturés puis jetés dans le puits voulaient que nous fassions ces découvertes, et que nous en tirions indemnes (ou presque). Sinon, ils n'auraient pas visé uniquement les chameaux, et surtout ils ne nous auraient pas bandé les yeux. Leur volonté manifeste est que nous ne puissions pas par la suite retrouver le chemin de ce puits et du temple enfoui sous les sables.

A partir de là, Paulus en déduit qu'il y a deux courants de pensée qui s'affrontent au sein de la secte et se demande si le groupe d'investigateurs n'est pas carrément instrumentalisé afin de mettre des bâtons dans les roues de l'une des deux factions, ce qui aurait pour effet de permettre l'ascension de la seconde des factions. Quelqu'un cherche à nous ouvrir les yeux sur quelque chose.

Puisque les ennemis de notre ennemis sont provisoirement nos amis, il faut à présent tâcher de connaître l'identité de notre ami provisoire, afin qu'on y voit clair. Ceci dit, si cet allié ne s'est pas ouvertement déclaré, c'est que ses desseins à long terme sont tout aussi sombres sinon davantage, et il ne veut pas nous effrayer. D'autant qu'il ne veut pas que nous revenions dans ce temple enfoui par la suite (cf. yeux bandés). Hypothèse alternative : il s'agit d'un simple phénomène de schizophrénie de la part des cultistes... nous aider un peu pour mieux nous couler par la suite, par pur plaisir sadique.

Recoupement des pièces de puzzle : en parlant de sadisme, le Baron Hauptman aurait pu trucider à grande vitesse ses prisonniers dans la salle de torture au moment de l'intrusion. S'il a préféré marquer ses prisonniers plutôt que de les achever, c'est aussi parce qu'il a envisagé une possible instrumentalisation ultérieure. Ceci étant corroboré par son rire sardonique au moment de quitter le château à dos de vampire de l'espace. (cf mon QG est touché coulé mais ça m'arrange au final).

Paulus en vient à se demander si le baron Hauptman ne serait pas affilié à la faction des "manipulateurs", quand bien même il fasse preuve de déférence envers son Maître Edward dans ses divers écrits. Hypothèse simple : Edward lui-même serait le grand manipulateur, d'autant que cela fait quelques années déjà qu'il est installé à la tête de la NWI. Hypothèse alternative : deux divinités différentes se disputent le pouvoir, à défaut d'un seul culte sujet à des clivages.

Pourquoi vouloir manipuler le groupe ? Faut il des âmes "pures" pour accomplir un rituel ou franchir un quelconque obstacle spirituel par la suite ??

Mais où est donc le chinois Lang Fu ? Ne serait-ce pas lui le suiveur polymorphe déguisé que nous avons déjà rencontré à quelques reprises par le passé (notamment à Londres) et qui nous a filé entre les pattes ? Puisqu'il semble que ce suiveur soit surtout le compagnon de voyages stellaires de Paul le medium, est-il envisageable que ce soit Lang Fu dans un nouveau corps ? Hypothèse farfelue, mais à vérifier. Dans tous les cas de figure, s'interroger de nouveau sur ces deux personnages, à défaut de pouvoir réactiver la mémoire de Paul. A ce stade de l'aventure, il est possible que Paul le medium ait déjà bu le breuvage de l'espace... L'interroger de nouveau, par acquis de conscience, pourrait potentiellement nous fournir une nouvelle piste.

La NWI : eu égard au côté résolument high-tech de la NWI, avec un équipement en avance sur son temps, il conviendrait de vérifier si cela fait partie de la culture d'entreprise depuis toujours, ou bien si un virage stratégique a été mené lors de l'accession d'Edward à la tête de la société. Si tel est le cas, il est envisageable qu'Edward cherche à se procurer un avantage logistique sur d'éventuels rivaux. Si c'est effectivement le cas, l'hypothèse d'une guerre entre deux divinités ne serait plus à exclure...

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CR / Re : CR 21/11/2014 : Horreur dans les Carpathes!
« le: janvier 13, 2015, 22:23:36 pm »
extrait du carnet intime de Paulus Popolovitch - Drosvona - février 1928 :


Depuis que nous sommes arrivés dans ce coin reculé de Roumanie, mes compagnons trépignent d'impatience. La faute au froid, sans nul doute. Mais pas seulement. La mort de ce brave gitan qui nous a laissés totalement impuissants, et le fait que nous ayons fait choux blanc dans notre filature de John Kopech dans sa promenade équestre a manifestement contribué à accroître encore leur frustration.

A tel point qu'ils se sont hasardés à accepter tout de go la proposition incongrue du Baron Hauptman à aller dîner en son château. Cet insouciant d'Abraham, alléché par la perspective de mets autrement plus raffinés et subtils que le brouet de l'auberge, a tôt fait de communiquer son enthousiasme désarmant de naïveté à Leon et à tous les autres. Pourtant, lorsque je contemple la tête patibulaire de Laszlo, l'homme-lige du baron qui nous a invités à cet improbable dîner, il y a tout lieu de se méfier... Je n'ai même pas pu ouvrir la bouche, tellement mes compagnons se sont empressés d'accepter cette offre dans un brouhaha et une liesse dignes des meilleures bar mitzvah. Mais Abraham n'est pas Moïse... je le sens davantage pro-fête que prophète, à vrai dire.

Je trouve l'attitude de mes compagnons particulièrement suspecte. Il est possible que Laszlo les ait hypnotisés sans que je m'en sois rendu compte. Par mesure de précaution, j'ai décliné l'invitation en prétextant une migraine tenace. Ce soir, je suis rapidement monté dans ma chambre me regarder dans le miroir et m'infliger quelques gifles, afin d'être bien certain que je n'allais pas être moi aussi victime d'un quelconque artifice ou d'une hypnose sournoise de la part de ce Laszlo, pourtant aussi sympathique qu'un soudard russe de l'Okhrana en "visite" dans ce pogrom de 1905 qui continue à hanter mes nuits, parfois.

Après avoir bien observé mes pupilles dans le miroir et n'y avoir décelé aucune anomalie, j'en déduis que je n'ai pas été hypnotisé. Mais ce miroir révèle l'inquiétante présence d'une nouvelle mèche de cheveux blancs que je n'avais jamais vue auparavant. Je veux bien vieillir. Mais pas mourir. J'ai 44 ans, et je ne veux pas mourir. Pas maintenant. Pas ici, au milieu de nulle part, dans la froideur roumaine et l'indifférence totale, moi qui n'ai plus ni femme ni enfant depuis plus de vingt trois ans maintenant. Mais je ne peux demeurer les bras croisés pendant que des vampires et autres créatures du mal s'activent dans l'ombre. Alors demain, il me faudra agir. Avec prudence, toujours. Mais agir. Avec intelligence. Toujours.

Je déteste les communistes. Je les vois venir à des kilomètres à la ronde. Je suis à présent persuadé que John Kopech véhicule ces idées pernicieuses. A la manière dont il a parlé avec Wilhem, j'ai fini par y voir clair dans son jeu, même si mes compagnons ont trouvé mon hypothèse farfelue. Il s'agit probablement d'un espion hongrois à la solde d'un groupuscule communiste venu dérober au baron l'un de ses puissants artefacts magiques ou l'un de ses livres maudits dans le but d'en obtenir une quelconque supériorité dans un futur conflit armé. Mais ses intérêts et les miens sont peut-être les mêmes en cet instant précis : il a probablement trouvé un moyen d'entrer dans le château en passant par la falaise, sinon notre filature ne se serait pas soldée par pareil échec. Les américains n'y comprennent rien à l'histoire médiévale. Mais moi qui ai lu bon nombre de livres d'histoire, je sais que ce type de châteaux à flanc de falaise contiennent souvent un passage secret ou une quelconque poterne... l'occasion est belle d'aller dérober des artefacts pendant que le baron essaye d'endormir la vigilance de mes compagnons. Et puis sait-on jamais : si d'aventure ils sont en danger au château, là-haut, peut-être vais-je pouvoir les sortir du pétrin dans lequel ils se sont fourrés tous seuls... J'espère me tromper. Oh, oui, comme je souhaiterais avoir tort.

Le vent a cessé de souffler, au dehors. C'est le moment d'abattre mes cartes. J'ajuste ma redingote, lisse méticuleusement ma moustache, et redescends avec le plus grand calme dans la salle commune, fermement résolu à cuisiner John Kopech pour le convaincre de m'accompagner au château dans la plus grande discrétion, tout en lui faisant croire que l'idée vient de lui...




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Divers / cohérence des récits en mode subjectif
« le: janvier 13, 2015, 20:58:36 pm »
Je trouve qu'il serait vraiment opportun, lorsqu'un compte rendu est livré sous un angle narratif subjectif, que l'auteur soit clairement identifié, et que l'on puisse faire le lien avec son background. Parce que je me suis essayé à la lecture de quelques uns des comptes rendus les uns à la suite des autres, et je trouve que l'ensemble apparait comme un peu décousu, ce qui est regrettable, d'autant que Jean-François fait parfois l'effort de reprendre sur le forum des comptes rendus faits par autrui qui n'ont circulé que par mail, et au final impossible pour un lecteur non initié de comprendre les choses avec clarté.

Si chacun pouvait faire dorénavant un minimum attention à ces détails, ça n'en rendrait le souvenir de nos histoires que plus poignant. Une date, un auteur, un narrateur, le B.A.-BA de la méthodologie, en somme.

Ce ne sont que des détails, ça ne demande aucun effort. Alors pourquoi devrait-on s'en priver ?

6
Organisation / séance du 16 janvier 2015
« le: janvier 13, 2015, 12:31:16 pm »
En guise de clin d'oeil au château Hauptman, je me propose de ramener ma barque flambée, avec en guise de passagers deux ou trois chorizos.

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CR / CR de la séance du 20 décembre 2014 - les secrets du château
« le: janvier 04, 2015, 01:51:53 am »
1/ La torture d'un preux :


Le rire sardonique du Baron Hauptmann résonne dans toute la crypte. En dépit de la lueur de sadisme qui a ouvertement envahi le regard du baron et de la situation plus que critique des investigateurs, en dépit des courants d'air froid qui lèchent par intermittence leurs orteils engourdis et ankylosés par leurs entraves, malgré la présence du corps étripé d'Abraham gisant à quelques centimètres à peine des pieds des prisonniers, et malgré un brasero qui rougeoie non loin sans pour autant parvenir à insuffler un semblant de chaleur sur les corps quasi nus de nos héros survivants, Nathaniel n'a quant à lui pas froid aux oreilles... puisqu'il affirme avec aplomb avoir apprécié l'immonde châtiment infligé à Abraham. Mieux encore : Nathaniel se met à narguer littéralement le baron.


Devant une attitude aussi irrévérencieuse à son encontre, le baron éructe. Laszlo assène à Nathaniel un formidable soufflet en pleine figure. Sous la puissance du choc, trois dents jaillissent de la bouche de Nathaniel, et un filet carmin s'écoule alors de la commissure de ses lèvres au moment où ce dernier recrache une quatrième dent, le sourire toujours aux lèvres. Groggy, il est détaché par Laszlo et immédiatement traîné jusqu'au chevalet de torture. Laszlo sort un tisonnier incandescent du brasero dont l'extrémité est en forme de H et l'applique sur la poitrine de Nathaniel, non sans une pointe de plaisir cruel. Nathaniel pousse un bref hurlement, tel un hérétique soumis à la question, mais son héroïsme demeure intact, et faisant fi de sa douleur atroce, il décide de continuer à haranguer le baron, lui reprochant cette fois-ci son total manque d'originalité, tandis qu'une odeur de sanglier grillé se répand dans la salle. Matthew vomit un peu de bile, tandis que Léon ferme les yeux et que Wilhem implore en silence le seigneur pour que ses souffrances soient brèves.


Humilié dans sa chair et haletant, Nathaniel décide de n'écouter que son courage et sa hardiesse en ignorant superbement sa douleur. Il continue à héler le baron, lui lançant son regard le plus hostile et lui reprochant la banalité de ce début d'hécatombe, qui lui semble ainsi toujours aussi fade. Le baron ne se laisse pas démonter. Nathaniel non plus... tout du moins jusqu'à ce que Laszlo lui enserre le bras gauche dans une mini vierge de fer et lui broie littéralement tendons et articulations, lui faisant exploser son humérus au passage. Harassé par la douleur, le regard halluciné et les yeux hagards, Nathaniel hurle une fois encore sa déception, mais l'horrible souffrance ainsi qu'un début d'hémorragie rendent hasardeux son élan héroïque. Le supplice du hérisson vient d'avoir raison de ses dernières résistances... Déçu par l'évanouissement de notre héros pourtant hermétique à la douleur, le baron Hauptmann porte alors son regard inquisiteur vers Léon, de nouvelles idées plein la tête.


2/ Le sauvetage à l'heure H :


Mais c'est alors que retentit l'écho d'un bruit dans le fond du couloir non loin. Interloqué, le baron se ressaisit immédiatement lorsqu'il comprend qu'une présence intruse vient manifestement perturber son plaisir malsain. Tous sens en alerte (y compris les mauvais) le baron demande à Laszlo de marquer le reste du cheptel, puis d'aller voir ce qu'il se passe, tandis que lui-même recule de quelques pas afin de préparer sa retraite dans la direction opposée si nécessaire. Bien lui en a pris, car tandis que Laszlo marque au fer rouge Wilhem et Matthew en plein milieu de la poitrine et que les cris redoublent, voici que deux hommes armés font irruption dans la pièce : Paulus Popolovitch le visage marqué par la fureur, immédiatement suivi de Ion Kopech dans son sillage. Laszlo a à peine le temps de commencer l'application du tisonnier sur le torse glabre de Léon que déjà une balle argentée jaillit du revolver de Paulus et se fiche dans l'épaule de Laszlo. L'homme lige du baron voit rouge et fonce alors tout droit sur ses assaillants tandis que le baron bat en retraite. Brandissant son tisonnier, Laszlo se rue sur Paulus qui, n'ayant rien perdu de sa souplesse d'antan, esquive avec maestria la charge du taureau magyar puis lui plante immédiatement une seconde banderille, au moyen d'une seconde balle de revolver en pleine poitrine qui le neutralise définitivement avant même que Ion Kopech ait pu lui prêter main forte.


Le baron a manifestement déguerpi, mais la tension est à son paroxysme et l'air irrespirable. Matthew gémit et gesticule pour qu'on le libère, et Paulus le détache rapidement avec l'aide de Ion, non sans avoir soigneusement évité de glisser sur la tripaille d'Abraham qui jonche le sol. Puis c'est au tour de Wilhem et de Léon d'être détachés avec un vif soulagement. Enfin, Nathaniel est extrait avec précaution de la table de torture et son bras démantibulé ôté de la vierge de fer qui l'enchâssait tandis que Paulus explique brièvement à ses compagnons encore ivres de douleur être entré dans le château par une vieille poterne oubliée à flanc de falaise, en accompagnant Ion qui lui a avoué à demi-mot dans l'auberge être à la recherche de documents (ou d'un quelconque artefact) de la plus haute importance à l'intérieur du château. L'occasion était trop belle pour Ion de profiter de la présence d'invités au château pour tenter son intrusion. Mais il ne s'attendait certainement pas à pareille scène de carnage. D'autant que l'un des investigateurs n'hésite pas à fracasser négligemment le crâne de Laszlo d'un coup de tisonnier rageur.


3/ Les pas de la fumée sans feu...


Tandis que Paulus procède à un rapide check up de l'état de santé de ses camarades, Nathaniel reprend progressivement ses esprits, sous les regards admiratifs de Matthew, Leon et Wilhem. Mais l'irruption d'une odeur âcre presque métallique, semblable à l'ozone, vient concurrencer les effluves d'excréments et de viande grillée qui avaient envahi la pièce. En tendant l'oreille, les aventuriers perçoivent une sorte de bloblotement, comme des borborygmes semi-gazeux ou même liquides à quelques pas à peine, sur la gauche de l'un des couloirs attenants. L'un des investigateurs ose même un regard dans cette direction du couloir... et entraperçoit alors un magma informe de fumée gazeuse qui progresse lentement dans leur direction, comme doué d'une volonté propre. Paniqués à l'idée qu'il puisse s'agir du terrifiant monstre du puits tel que décrit dans le récit qu'ils ont pu lire dans la petite église du village, les aventuriers filent alors sans demander leurs restes, au sens propre comme au sens figuré.


Gravissant une volée de marches devant eux, nos héros parviennent à revers d'une cheminée dotée d'un mécanisme entrouvert, et aboutissent ainsi dans l'un des salons du rez-de-chaussée du château. Nul ne se serait douté qu'un passage secret était habilement dissimulé derrière cette cheminée massive. Avant même que la fumée ne s'échappe à son tour de la cheminée (sic), ils ouvrent derechef la porte opposée du salon, et c'est avec un début de soulagement que les aventuriers débouchent sur le grand hall d'entrée du château par lequel ils sont entré la veille, vide de toute présence hostile. L'immense porte d'entrée est à demi ouverte, les ventaux secoués par le vent, et un froid intense et pénétrant accompagne les lueurs blafardes du jour qui se meurt. Tout ceci pourrait presque être considéré comme rassurant si nos aventuriers n'étaient pas vêtus en tout et pour tout de simples caleçons.


Bien que se mouvant extrêmement lentement, le monstre de fumée est à leurs basques. Paulus propose au groupe de détaler immédiatement par la porte principale, mais les héros torturés et humiliés (et accessoirement frigorifiés) implorent quelques instants de répit pour récupérer ne serait-ce que leurs manteaux qu'ils savent avoir laissé la veille dans le vestibule juste en face, afin de ne pas avoir à affronter les températures glaciales du dehors vêtus de simples caleçons. Ion non plus n'a pas envie de partir : il semble disposé à prendre des risques supplémentaires pour récupérer ce qu'il est venu chercher au château. Entendant un bruissement incongru provenant de l'extérieur, Paulus ose un regard par l'embrasure de la grande porte principale. Et là, sur le seuil de l'entrée, éberlué, il voit le baron chevauchant un vampire de l'espace prendre son envol du haut de la tour extérieure du château, en laissant au passage échapper son rire sardonique. Paulus dégaine son revolver maladroitement... mais il est déjà trop tard. Le vampire de l'espace s'est envolé au loin avant même que Paulus puisse espérer l'abattre de ses redoutables balles en argent massif.


4/ Les oripeaux du Messie :


Paulus retourne en courant vers le vestibule où ses compagnons ont trouvé non seulement leurs manteaux déposés la veille au soir en arrivant au château, mais – ô joie – le restant de leurs affaires (pantalons, chemises, bottes...) y compris leurs sacs. L'annonce de la fuite du baron et les retrouvailles chaleureuses avec leurs vêtements leur redonne un semblant d'allant et d'espoir.


Afin de ne pas être pris au dépourvu par l'irruption du monstre gazeux, nos aventuriers se sont tous regroupés dans le vestibule, et les chaussettes d'Abraham utilisées pour calfeutrer le dessous de la porte afin de ralentir la progression du monstre gazeux semblent s'avérer dissuasives, puisque le monstre gazeux semble avoir poursuivi son chemin dans une autre direction... peut-être bien par la porte principale donnant sur l'extérieur, si l'on se fie au bruit. D'autant que des hurlements terribles en provenance des écuries viendront immédiatement confirmer cette hypothèse... ces voix masculines s'éteignent très vite, laissant augurer de quelque ramonage commis in vivo par le monstre de fumée à l'encontre de la mesnie du baron. Matthew profite de ces quelques instants de répit pour tenter de soigner tant bien que mal le bras de Nathaniel en lui bricolant une atèle de fortune avec l'écharpe de feu Abraham, le tout imbibé d'un peu d'alcool.


5/ Soldes d'Hiver :


Un silence d'outre-tombe s'est installé dans le château. Les aventuriers, sous l'impulsion d'un Ion Kopech toujours aussi déterminé, entreprennent alors de fouiller méthodiquement toutes les pièces du château, où il ne semble plus y avoir âme qui vive. A l'étage dans l'une des chambres, ils découvrent étendu dans son lit sous un simple drap, un cadavre en état décomposition très avancé, ce qui est très mystérieux... Serait-ce là le précédent baron décédé il y a quelques mois ? Aucun indice ne vient corroborer cette hypothèse si ce n'est la présence sur la table de chevet d'une paire de lunettes tout à fait anodine ainsi que d'un ancien livre d'heures d'un genre particulier puisque portant sur la torture. Mais les aventuriers parviennent également à mettre la main sur l'ensemble des chroniques de la famille Hauptmann, ainsi que sur un grand livre en cuir relié avec un fermoir, rédigé en latin « De Bestiae Fraternitas» que Léon s'empresse de commencer à déchiffrer tandis que la fouille méthodique des lieux se poursuit à un rythme effréné sous l'impulsion de Matthew, Wilhem et Ion. C'est ainsi que les investigateurs trouvent une petite boîte en forme de casse-tête, qui s'avère impossible à ouvrir dans l'immédiat.


En compulsant l'ouvrage en latin portant sur la confrérie de la bête, Léon découvre deux parchemins glissés dans le livre qui l'intriguent au plus haut point, quoique pour des raisons différentes. Il met à contribution les connaissances de Nathaniel pour tenter de déchiffrer ces écrits le plus rapidement possible, pressentant qu'il s'agit de documents de la plus haute importance. Nathaniel n'écoutant une nouvelle fois que son courage, parvient à épauler efficacement Léon en dépit de son état physique extrêmement dégradé. Le premier parchemin contient une incantation magique... peut-être s'agit il du sort pour invoquer/conjurer "La Bête" (mais sans savoir à quoi cela fait référence précisément). Le second parchemin se rapporte à la localisation extrêmement précise d'une tombe égyptienne : la tombe de Nophru Ka... et ça rappelle fortement quelque chose à Léon, ce dernier ayant fortuitement lu dans la presse il y a quelques temps qu'une expédition archéologique avait été montée sous la direction du célèbre Pr. Galloway de la Myskatonic University et qu'aux dernières nouvelles, la tombe n'avait d'ailleurs toujours pas été trouvée sur le site des fouilles.


6/ Des secrets bien enfouis :


Puis une partie des investigateurs se dirige ensuite vers le sous-sol afin de terminer l'exploration de la crypte, toujours sous l'impulsion de Ion, de plus en plus habité par sa mystérieuse recherche. C'est ainsi qu'ils aboutissent au puits d'où est sortie la créature de fumée : une sorte de trou noir béant et circulaire, entouré d'une margelle recouverte d'inscriptions en latin (une psalmodie en vers se rapportant à l'invocation d'un certain Nyogtha). Des vapeurs nauséabondes continuent de s'en échapper par intermittence, aussi décision est prise de ne pas traîner en ces lieux, faute de pouvoir sceller le puits.


Dans une autre partie des souterrains, les investigateurs découvrent la crypte de la famille Hauptmann, d'une contenance de 15 cercueils, dont certains extrêmement endommagés par l'usure du temps. Le plus récent, sur lequel figurent les dates 1886-1927 recèle le corps d'un homme petit et trapu, dont la morphologie semble bien différente de celle du baron actuel. Si ce corps dans le tombeau profané par les aventuriers pour la bonne cause est bien celui du dernier baron décédé, quelle pouvait donc être l'identité de cet autre cadavre décomposé découvert une heure auparavant dans l'une des chambres à coucher ? Mystère.


Poursuivant leurs recherches en sous-sol, les aventuriers tombent sur un véritable laboratoire d'alchimie. Un papier écrit en allemand « brasser hydromel de l'espace » intrigue Paulus lorsqu'il le traduit à ses camarades. 4 fioles d'un liquide doré verdâtre ainsi qu'une recette incantatoire accompagnent cette trouvaille. En fourrant les fioles dans la poche de son manteau, Paulus réalise qu'il avait également récupéré un peu auparavant quelques lentilles de verre dans son mouchoir, peu après avoir pénétré dans le château par la poterne oubliée.


Enfin, les investigateurs parviennent à un passage scellé. Muré manifestement à la hâte, au vu de la maçonnerie grossière. En examinant les murs alentours, on découvre une fente qui permet d'entrapercevoir une pièce de l'autre côté. Quelques coups bien assénés permettent d'effriter puis d'effondrer suffisamment le mur pour qu'il soit possible de se faufiler de l'autre côté. Une vilaine odeur de putréfaction émane de cette salle condamnée, à tel point que Matthew laisse échapper un nouveau vomissement, mais cela n'empêche pas un Ion surexcité de se faufiler dans la pièce lorsqu'il aperçoit à la lueur des lampes torches une douzaine de corps empilés pêle-mêle les uns sur les autres. Paulus observe avec suspicion Ion fouiller méticuleusement les uniformes des cadavres du charnier, puis trouver manifestement ce qui ressemble à un document ou un carnet, et revenir aussitôt dans le couloir en expliquant aux aventuriers qu'il est temps de déguerpir car il a enfin mis la main sur ce qu'il était venu chercher... Il refuse de révéler les détails de sa recherche, tout juste consent-il à expliquer que ce sont les cadavres de soldats russes tsaristes qui avaient chipé quelque chose qui ne leur appartenait pas et qu'il se contentait juste de récupérer ce document d'une importance politique capitale pour lui et sa faction. Ainsi donc, Ion n'était venu chercher dans le château aucun artefact magique, mais uniquement de simples documents à haute importance politique et/ou diplomatique au yeux des communistes ! Mais les borborygmes du monstre de fumée se faisant de nouveau entendre au loin, le groupe a tôt fait de battre aussitôt en retraite sans inutiles palabres.


Entretemps, l'exploration de ces vastes souterrains aura également permis d'accéder à la tour par où s'est enfui le baron sur le dos de son vampire de l'espace. Après avoir escaladé un escalier en spirale leur procurant des sueurs froides, Matthew et Paulus trouvent au sommet de la tour une lunette astronomique d'étrange facture (Matthew prétend que sa conception défie les lois de la science), un grand livre ancien « De vermis Mysteriis » rédigé en latin ainsi que des cartes d'astronomie, mais aussi un parchemin qui les intrigue, sans oublier deux fioles d'un liquide verdâtre scellé dans la cire par une antique rune, et enfin une petite pierre avec dessus gravé le signe protecteur que les investigateurs avaient d'ailleurs eux-mêmes dessiné sur eux de façon empirique avant de se rendre au château. Est-ce la présence de ce symbole qui les a protégés du monstre de fumée ? Difficile à dire... Nos héros ont à présent la conviction que ce château constitue l'une des importantes bases arrières d'un culte dangereux aux ramifications internationales, voire intersidérales. Paulus n'hésite donc pas à saccager le télescope du baron, en le laissant choir avec fracas du sommet de la tour. Et ça lui fait du bien. Dès lors, l'idée d'une destruction plus massive de ce lieu infâme germe progressivement dans le cerveau torturé de nos aventuriers, ce qui pourrait peut-être contribuer à contrecarrer les projets de ce culte maléfique.


7/ L'holocauste :


Mais l'opération de sauvetage menée par Ion et Paulus touche à sa fin. Ion ayant trouvé ce qu'il cherchait et nos aventuriers ayant fait main basse sur une quantité importante de documents et d'artefacts, décision est prise de déguerpir sans plus tarder. Nathaniel en proie à un début de fièvre et sujet à des vertiges s'étant évanoui, une brouette est utilisée pour le redescendre au village. Matthew décide de jeter un dernier regard aux écuries et entraperçoit des chevaux morts, ainsi qu'un pied au sol recouvert d'une botte... manifestement un cadavre. Il rejoint pourtant ses camarades dare-dare sans poursuivre son exploration des écuries, la brouette ayant entamé la descente de quelques dizaines de mètres sans qu'il puisse se tenir à proximité de son patient qu'il ne veut pas quitter des yeux plus longtemps.


Quelques centaines de mètres plus bas, les investigateurs trouvent le cheval de Ion étendu à terre, mort ! Matthew l'examine rapidement et se perd en conjectures quant à la nature des marques qu'il découvre sur le corps de la pauvre bête. De mémoire de vétérinaire, il n'a jamais vu ça. Le groupe est plus que jamais perplexe. La fin de descente de la montagne s'effectue rapidement, sans même entendre le hurlement d'un loup. D'autant qu'en arrivant au village bien silencieux là encore et en pénétrant sur le seuil de l'auberge, c'est la consternation et l'effroi parmi le groupe des aventuriers. L'aubergiste gît au sol, mort. Recroquevillé dans un recoin de la salle principale. Et en se rendant promptement à l'église, Matthew découvre un nouveau cadavre affaissé dans la neige. A l'intérieur de l'église, le pope est également raide mort, tétanisé, les mains rivées sur son crucifix, sans pourtant la moindre blessure apparente. Matthew retient à grand peine un nouveau vomissement.


Matthew revient immédiatement annoncer l'ampleur du désastre à ses compagnons demeurés à l'auberge, puis tente de prodiguer des soins un peu plus aboutis au bras démantibulé et atrocement lacéré de Nathaniel, qui reprend malgré tout progressivement ses esprits. Pendant ce temps, Léon et Wilhem ont compulsé frénétiquement les précieux ouvrages et parchemins vaillamment glanés au château. Le sort magique d'appel de Nyogtha figurant sur l'un des parchemins est relativement facile à apprendre... Wilhem le synthétise sans peine. Mais Léon et Wilhem découvrent également avec stupéfaction que le livre De Vermis Mysteriis contient divers sortilèges, dont un sort destiné à appeler et commander un vampire stellaire ! Ainsi donc l'instinct de Paulus ne le trompait guère lorsqu'il avait spontanément désigné cette créature sous le vocable « vampire de l'espace » avant même de pénétrer sur le sol roumain. Pour finir, le boîtier casse-tête est quant à lui ouvert par Ion, et contient un message en latin relatif à une prophétie faite par le prêtre égyptien Nophru Ka, que Léon s'empresse de traduire là encore.


8/ L'autodafé :


Ion ayant accompli sa mission, il exhorte le groupe à déguerpir de ce lieu de désolation au plus vite. Devant leur inertie, il décide de quitter le village sur le champs sans fournir davantage d'explications quant à son statut d'agent gouvernemental infiltré en pays ennemi (ainsi que Paulus l'avait pressenti), et sans attendre les investigateurs. Car ceux-ci après l'avoir cordialement remercié de leur avoir sauvé la vie, ont décidé d'adopter une toute autre stratégie alors même que la situation de Nathaniel empire : la contre-attaque !


Mettant la nuit à profit, Léon rédige un bref mémoire en latin relatant les événements vécus par le groupe et l'incorpore discrètement dans la mini-bibliothèque de l'église, afin de laisser une trace et des indices précieux aux générations futures. Matthew fait de même en anglais en s'atelant à la rédaction d'une sorte de journal intime. Si la mort venait à le cueillir prématurément, quelqu'un d'autre pourra peut-être un jour reprendre le flambeau...


Puis décision est prise de repartir à l'assaut du château, afin d'infliger un véritable revers au baron et à toute sa clique de sectateurs maléfiques. L'heure de la vengeance a sonné ! Avant même la fin de la nuit, le groupe martyrisé mais déterminé allume des torches, amasse dans un chariot prévu à cet effet le plus possible de fagots de bois, grimpe la colline d'un pas revanchard, puis pénètre dans le château toujours désert, dispose les fagots de bois aux endroits jugés propices et boute le feu aux meubles des salons, chambres, cuisine, et bibliothèque du château (à l'exception d'une poignée de livres des chroniques de la dynastie Hauptmann prélevés par les aventuriers), en espérant que la chaleur ainsi dégagée suffira à transformer l'antre du baron Hauptmann en un champs de ruines, véritable tumulus funéraire digne de la grandeur du regretté Abraham, laissé en l'état dans la salle de torture.


C'est avec pour seul bruit environnant le crissement de leurs pas dans la neige et sans jeter le moindre regard sur le château en proie aux flammes et à la fumée (véritable cette fois-ci) que nos aventuriers survivants quittent Drosvona avec deux jours d'avance sur leur planning et regagnent à pied la ville la plus proche afin d'y trouver un hôpital, sans même attendre leur guide local dont on escomptait le retour dès jeudi. Les survivants sont à jamais marqués par cette terrible épreuve. Mais nullement anéantis. Un prophète est mort. Mais un héros est né. Car grâce à sa bravoure et à sa résistance inouïe à la douleur, Nathaniel a su à jamais forcer l'estime et l'admiration de ses camarades meurtris dans leurs chairs en parvenant à introduire le doute dans l'esprit du baron Hauptmann. Cette sensation de force collective qui est en eux, ce bouillonnement intérieur, ce désir de revanche jusqu'au bout est partagé par tous, désormais, malgré le froid glacial qui les enveloppe et qui a tôt fait de les exténuer, rendant chaque pas plus pénible que le précédent. C'est avec émotion et pudeur que Nathaniel serre contre lui l'écharpe d'Abraham, qui lui maintient toujours son bras meurtri. Voyant cela, une larme silencieuse perle de l'oeil de Wilhem et se cristallise sur sa joue sans parvenir à couler jusqu'au sol. Car l'heure n'est plus aux larmes, mais à la revanche impitoyable contre les forces du mal. Car quoique ébranlés au plus profond de leur âme,  les investigateurs se sentent désormais prêts, s'il le faut, à aller porter la guerre dans les étoiles.

8
Divers / Re : Hypothèses post Transylvanie
« le: janvier 03, 2015, 13:51:57 pm »
Rien à rajouter. Tous les jalons sont posés.

Va peut-être même falloir apprivoiser un vampire de l'espace. Quelqu'un a t-il la compétence dressage ?

Autre question, y a t'il un anthropologue parmi nous ? Une étude morphologique poussée pourrait-elle détecter des particularités liées aux faciès des adorateurs désormais métissés ? Sont-ce des romanichels ?

Peut-être va t-il également falloir se rendre en Egypte désensabler le tombeau de Neprhu Ka par nous-même.

Qu'est devenu le comparse chinois Lang-Fu ?

9
CR / Re : CR du 17/10/2014 - Boston : suite et fin
« le: octobre 25, 2014, 23:28:03 pm »
Note pour plus tard : ne plus manger de poulet jusqu'à nouvel ordre !

10
Organisation / Re : suite des aventures bostoniennes le 19 septembre
« le: septembre 16, 2014, 12:59:28 pm »
Cette fois c'est sûr, je viendrai avec des salades !

11
Organisation / Re : Reprise le vendredi 12
« le: septembre 09, 2014, 23:09:40 pm »
je crois que je ramènerai de quoi faire des salades, la météo étant relativement en adéquation avec ce choix-là.

12
CR / Re : compte rendu du 23 janvier 2014 : la mine déconfite
« le: mai 03, 2014, 12:41:19 pm »
Sortez couverts !

13
CR / compte rendu du 23 janvier 2014 : la mine déconfite
« le: mai 02, 2014, 15:41:36 pm »
La fouille des baraquements où résident les mineurs malades n'ayant rien donné, décision est prise d'aller au centre de secours hospitalier observer les malades d'un peu plus près. Ils ne sont pas beaux à voir, leurs visages et leurs mains sont les parties du corps les plus atteintes. La première escouade de 6 est malheureusement très mal en point, les hommes étant mourants. Ces derniers se montrent pessimistes quant à leur sort, devant l'ignorance du mal qui finit de les dévorer. Pour ce qui est de la seconde escouade de six composée de deux mineurs indiens et quatre mineurs caucasiens, ces deniers sont tremblants et fiévreux, et leurs cheveux ont déjà commencé partiellement leur chute. Face au mystère du puits B23 et à la tournure dramatique prise par les événements, l'un des mineurs indiens en appelle au savoir de ses ancêtres, qui auraient déjà combattu et vaincu ce mal par le passé. Et invoque le nom d'un sage parmi les sages : Tommy Etoile-Du-Matin, qui vit à Pine Ridge. La réserve indienne de Pine Ridge, située à environ deux heures de route, est peuplée d'une tribu anciennement prospère et puissante, celle des Lakotas.

Pendant ce temps, Wilhem, décide d'inspecter calmement dans le bureau du directeur décédé pour dupliquer le dessin mystique avec méticulosité. Le dessin est extrêmement complexe et précis. Et c'est pourtant d'une main étonnamment fébrile qu'il en duplique les contours et les détails. Par ailleurs, les documents exposés alentours sont des documents de gestion et livres de comptabilité en partie éclaboussés par le sang.

Le groupe de quatre enquêteurs se réunit brièvement et se répartit les tâches : Wilhem décide de se plonger dans l'étude approfondie des livres de comptes tandis que Daniel Et Abraham refont une inspection des baraquements des mineurs pour en avoir le cœur net et que Paulus s'en va interroger l'intendant en charge de l'approvisionnement et de la cantine des mineurs, suspectant une potentielle intoxication alimentaire. Mais tous font chou blanc. A une petite exception : Wilhem découvre qu'une quantité substantielle de minerai de pechblende a été soustraite des stocks de façon continue ces dernières semaines... sans que qui que ce soit tire la sonnette d'alarme. Interrogé et interloqué tout à la fois, Wallace, le second (toujours débordé voire dépassé par les événements et ne sachant pas où donner de la tête face aux mineurs désemparés et effrayés) confronté à la révélation de cette disparition massive de matière première présume que les quelques centaines de kilos ont dû être dérobés directement dans l'entrepôt.

L'entrepôt ! Les enquêteurs décident d'en faire une inspection surprise malgré l'heure tardive. Las ! Leur opération de contrôle inopiné sur les coups des 23heures se solde par un échec, rien de suspect n'ayant été détecté à la lueur de leurs lampes torches. Ils retournent alors se coucher, leurs mines défaites. Mais en toute fin de nuit, à 5h15 du matin, un bruit suspect les réveille... peut-être un bruit de moteur... provenant de l'entrepôt inspecté une poignée d'heures auparavant. En se levant aussitôt pour aller de nouveau observer l'entrepôt et ses alentours ils ne trouvent rien de suspect si ce n'est quelques traces de pneus anodines. Daniel traîne un peu et se sent fatigué, invoquant un manque de sommeil.

Face aux maigres indices recueillis, décision est prise d'aller rendre visite au vieux sage de la réserve de Pine Ridge. Malgré un accueil hostile du premier groupe d'indigènes à cheval mené par un malotrus du nom de John-Raide-Fort dès le franchissement du périmètre de la réserve, un shérif indigène vêtu à l'occidentale et portant le nom incongru de William-Jack-Rat-Bite intervient alors pour apaiser les tensions et annoncer au groupe d'enquêteurs qu'ils sont attendus par Tommy-Etoile-Du-Matin. Le village où réside Tommy le sage est composé de quelques maisonnettes et tipis, pour une population totale d'environ 200 âmes. Tommy, vieillard fripé est pourtant étonnamment fringuant, l'oeil vif et expressif retranché derrière une peau faciale parcheminée au delà de l'entendement.

Pendant que Tommy raconte aux enquêteurs une légende prophétique à dormir debout, Daniel se sent de moins en moins bien. Tommy prétend qu'un « hibou » lui aurait prédit la venue d'un groupe d'occidentaux investis d'une mission capitale pour le futur. Selon la légende, une tribu indienne corrompue, les Aricaras contaminée par les crickets fantômes aurait été défaite par une alliance sacrée entre les Lakotas et les Cheyennes grâce au pouvoir bienfaiteur de chamans aussi courageux que savants dans l'éradication de cette corruption ignoble des Aricaras par les crickets fantômes. Et sans crier gare, il entame devant les enquêteurs abasourdis un désenvoûtement sur la personne de Daniel, en entamant un chant assez monocorde et en dansant autour de lui avec un pied léger en dépit de son âge pourtant canonique. Et c'est alors que l'inimaginable se produit : une larve géante s'extrait des pores de la peau du front d'un Daniel déconfit... à grand peine, mais sans  saigner... une sorte d'insectoïde plus grand que le poing pourvue d'une dizaine de paire de pattes, de trois orifices ressemblant à des bouches et de deux yeux dépourvus de paupières. A peine la larve gesticulante tombée à terre, elle est aussitôt écrasée par le pied de Tommy sans que les enquêteurs abasourdis aient été capables de réagir. Le bruit du splaaash encore plein les oreilles, ceux-ci ne tardent pas à comprendre que la mélopée monocorde entonnée par Tommy produit des vibrations capables d'expulser du corps et de rematérialiser ces larves parasites bidimensionnelles. Et Tommy leur enseigne le plus promptement possible ce chant de désenvoûtement, afin qu'ils puissent s'en servir par la suite dès lors qu'ils en aient besoin. Il demande à William-Jack-Rat-Bite de les accompagner et de veiller sur nos enquêteurs, avec un étrange regard mêlé de compassion, d'espoir, mais aussi de résignation...

Tout s'éclaire, à présent ! Le directeur de la mine, dans un accès de lucidité (ou pas), s'est enfoncé un coup de piolet dans le front dans le but de neutraliser la larve qui le possédait et le manipulait à son insu... mettant fin à ses jours par la même occasion. Et si le directeur couvrait le trafic de la pechblende, il y a fort à parier que les mineurs malades ont également été possédés par ces larves afin d'effectuer d'autres tâches, plus subalternes... probablement le détournement physique de ladite pechblende. A ce stade, reste encore à expliquer la raison de leur étrange maladie. Est-ce un effet secondaire de cette possession de corps par les larves, ou l'origine du mal est-elle toute autre ??

Fort de ces indices, nos enquêteurs sont persuadés de tenir le bon bout et retournent à la mine inspecter les alentours de l'entrepôt où est stockée la pechblende. Priorité est donnée aux pistes de pneus de camions qui sortiraient de la voie principale. Et c'est là qu'ils repèrent des traces qui dévient sensiblement de la route ! Suivant cette piste dans un véhicule alors que l'après midi touche à sa fin, ils roulent pendant quelques minutes jusqu'à parvenir à une zone complètement pelée, telle le sommet lunaire du Mont Ventoux. Aucune végétation alentours sur une surface circulaire de presque cent mètres de diamètre. La mort et la désolation rôdent... et pourtant, c'est là que les enquêteurs voient les traces de pneus aboutir à un orifice béant s'ouvre à flanc de colline. Une sorte de mine, bien davantage qu'une simple grotte.

Profitant des derniers rayons du soleil qui éclairent en partie l'entrée de ce vaste orifice, nos quatre enquêteurs toujours épaulés par William-Jack-Rat-Bite pénètrent dare dare dans cet orifice béant aux allures lugubre, persuadés qu'il s'agit du repère des créatures qui asservissent les esprits humains et qu'il faut agir aussi promptement que possible. Sans même prendre le temps de s'accoutumer au peu de lumière alentours, ils entament de concert le chant magique appris auprès de Tommy-Etoile-Du-Matin, et c'est alors que surgissent d'un trou quatre spécimens insecto-humanoïdes munis d'étranges outils qui s'avèrent être des armes capables de propulser une sorte de rayon blanc manifestement redoutable. C'est une bataille rangée : les coups de feu et de poing pleuvent de part et d'autres dans un vacarme indescriptible ponctué des éclairs lasers, Wilhem est très légèrement blessé par l'une des créatures, tandis que Paulus esquive un rayon avec une habileté insoupçonnée. Daniel, très remonté contre ces bestioles qui lui ont occasionné des sueurs froides en abat un avec brio. Abraham, toujours focalisé sur ses cordes vocales, repousse psychiquement un autre de ces spécimens avec son vibrato irréprochable. Toutefois, un hurlement strident retentit dans la mine : William-Jack-Rat-Bite est touché au bras par un rayon et son membre se ratatine et s'atrophie presque instantanément sous les yeux effarés des enquêteurs. Mais ces derniers ont pris l'ascendant grâce à la gâchette de Daniel et à la mélopée sans failles d'Abraham. Les crickets de l'espace survivants battent en retraite dans le trou à vermine d'où ils étaient ressortis quelques instants auparavant. N'écoutant que leur courage et prêts à porter l'estocade finale, les aventuriers se ruent à leur trousses... et aboutissent à une très vaste caverne qui leur réserve une surprise de taille. Une lumière immanente à l'origine inconnue leur permet d'entrapercevoir au milieu de la grotte une structure métallique à moitié enfouie, à la forme quasi pyramidale à l'intérieur de laquelle se sont réfugié les crickets de l'espace survivants. Nul doute que la pechblende dérobée servait à réparer ou consolider la structure de cet édifice mystérieux aux allures de temple impie pour des créatures insectoïdes souterraines tout droit sorties de la terre creuse des légendes germaniques, ou bien aux allures de véhicule de l'espace pour une race extraterrestre en exil, selon les points de vue.

Ayant neutralisé à court terme la menace des crickets, les enquêteurs battent en retraite en souhaitant de toutes leurs forces qu'un peu de dynamite parvienne à boucher ce trou béant et stérile dans la colline en enfouissant à jamais cette aberration métallique de forme pyramidale.

Wilhem se demande avec effroi si les quelques minutes passées dans le périmètre de la zone pelée suffiront à le rendre malade comme les deux escouades de mineurs ayant déchargé la pechblende pendant des heures dans la grotte des créatures insectoïdes. Euphorique et se découvrant des talents insoupçonnés de héros prophétique, Abraham hésite à vouloir s'inscrire dans une chorale de Brodway à son retour parmi la civilisation. Paulus se demande en contemplant le bras atrophié d'un William-Jack-Rat-Bite à demi évanoui si les Lakotas ne risquent pas de le rebaptiser William-Jack-Bras-Bite à son retour à Pine Ridge.  Quant à Daniel, il s'enfonce dans un mutisme dépressif à l'idée qu'il ait été possédé par l'une de ces horribles bestioles.

L'affaire est élucidée, mais à quel prix ! Il va désormais falloir, de concert avec Wallace, la direction de la compagnie NWI et l'accord tacite de la tribu des Lakotas (fière des rôles joués par son mentor Tommy et son membre William), maintenir délibérément certaines facettes de l'affaire dans l'ombre. Voire de l'étouffer complètement. C'est une victoire pyrrhusienne : cette enquête aura laissé des traces indélébiles dans l'intégrité psychique, voire physique, de nos enquêteurs. Ni gloire ni fierté. Juste la satisfaction du devoir accompli. Pour le bien de tous.




14
Organisation des parties / session aout
« le: août 23, 2013, 01:42:49 am »
Date et heure de la prochaine session, svp ?

Je sais que c'est la semaine prochaine, mais impossible de me rappeler le jour ni de trouver le papier sur lequel Fabrice m'a noté tout ça.

Je viendrai avec une fiche de perso de Mark Rampage refaite à neuf vu le désastre perso qui m'est arrivé avec ma pochette de fiches de personnages.

15
http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/03/04/01008-20130304ARTFIG00455-decouverte-en-egypte-d-une-nouvelle-pyramide.php

Découverte en Égypte d'une nouvelle pyramide

Mis à jour le 05/03/2013 à 13:38 | publié le 04/03/2013 à 18:56

Une mission archéologique belge a découvert une nouvelle pyramide remontant à plus de 3000 ans à Louxor, en Égypte.

Les archéologues, emmenés par Laurent Bavay de l'Université Libre de Bruxelles et Dimitri Laboury de l'Université de Liège, ont trouvé une pyramide sur la rive occidentale de Louxor, lors de fouilles dans la tombe plus ancienne du chancelier Amenhotep. À l'origine, la pyramide mesurait une douzaine de mètres de large, et, grâce à la pente de 71° sur une partie bien conservée, il est possible de restituer une hauteur de 15 à 16 mètres. La construction a été largement détruite au VIIe et VIIIe siècle de notre ère, lorsque la tombe avait été transformée en ermitage copte.

Les campagnes de fouilles menées en 2012 et 2013 ont confirmé qu'il s'agit d'une pyramide. Un pyramidion - la partie constituant le sommet d'une pyramide - relativement bien conservé en apporte la preuve. Un vizir de Haute et Basse Egypte, nommé «Khay», en était le propriétaire, indiquent les textes hiéroglyphiques imprimés sur les briques utilisées pour la construction du monument.

Le vizir Khay est bien connu des égyptologues. Ayant occupé cette fonction importante pendant une quinzaine d'années sous le règne du pharaon Ramses II (vers 1279 - 1213 avant J.-C.), Khay était chargé de la gestion de la Communauté des artisans de Deir el-Medina. Il est aussi représenté par plusieurs statues, découvertes dans le temple de Karnak.

Sa pyramide, construite sur une colline, remonte donc à plus de 3000 ans et malgré son état de ruine, il reste des parties qui montrent très bien les matières utilisées pour sa construction. Des briques crues et des briques cuites ainsi qu'un enduit très clair faisaient «resplendir de soleil» ce monument particulièrement imposant qui dominait le Ramesseum de Thèbes (le temple funéraire de Ramsès II) depuis sa position élevée, dit Laurent Bavay sur FranceInfo.

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