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Messages - jeff75006

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1
CR / CR 2018/04/14 - THE END!
« le: avril 26, 2018, 10:36:35 am »
18 décembre 1933

Retour héroïque à la Tour

4h05
Halperin a fait décoller le Northrop Delta. Il est surexcité, presque totalement fou. David est plongé dans les notes de son carnet, essayant de retrouver un peu de la mémoire perdue depuis le milieu du Pacifique. Edmund, se retournant, a une vision furtive de l’Enfer, il est épouvanté. Franck voit son chat porte-bonheur qui lui indique le chemin de la Tour.
L’avion est en forte surcharge avec ses 9 occupants (Halperin, Mike, David, Franck Edmund, Niels, Acacia, Sykes, Priestley). Mike comprend qu’il est à la limite de décrocher. Il n’y a rien à jeter permettant d’alléger le Belle, Mike voit que le sol est trop irrégulier pour atterrir d’urgence, il faut donc  revenir à la Tour, mais Halperin est incontrôlable. Franck saute sur Halperin tandis que David essaie de lui maintenir le bras avec lequel il tient son pistolet. Un coup de feu éclate, ne touchant personne. Halperin se débat, un deuxième coup de feu éclate, blessant Niels au-dessus de la hanche. Franck arrive finalement à sortir Halperin du siège du pilote, mais un 3eme coup de feu le blesse, sous l’épaule.

Edmund, qui avait préparé une seringue de calmant, pique Halperin qui s’évanouit. Les blessures ne sont pas trop graves, les tenues antarctiques étant particulièrement épaisses. Edmund arrive à soigner rapidement les deux blessés, qui souffrent mais sont hors de danger. Pendant ce temps, Mike a repris les commandes de l’avion. Faire demi-tour et le maintenir en l’air lui demandent des prouesses de pilotage, surtout quand une rafale de vent manque de tous les plaquer au sol. Dans une tension extrême, il arrive à rejoindre la piste devant la Tour et atterrit proprement, avec une bonne dose de chance et de talent.
Avant de sortir de l’appareil  Franck somme Acacia de leur dire ce qu’elle sait. Elle répond que c’est long et qu’elle leur dira tout s’ils en réchappent. Une nouvelle déchirure, encore plus forte que les autres, désoriente à nouveau l’équipée, qui a l’impression qu’une chose innommable est en train d'essayer de passer à travers cette faille spatio-temporelle. La tempête gagne encore en intensité.
Les bouteilles d’oxygène sont vides. Tout le monde s’équipe du signe des Anciens, ou de celui des Rameaux. Sykes reste à l’avion avec Halperin et Priestley. Les autres repartent vers la Tour, espérant trouver une solution pour arrêter la catastrophe.

Révélations, doutes et angoisse

5h00
Le groupe de 6 (Mike, David, Franck, Edmund, Niels, Acacia) pénètre dans la Tour avec l’objectif de retourner aux salles contenant les piques. Arrivé au tunnel circulaire qui fait le tour du cratère, nous prenons à gauche, et après avoir passé 3 postes d’observation, nous pénétrons dans un nouveau bunker où nous trouvons Myers planté sur une pique, le regard ni mort, ni vivant… Il ne bouge pas, ne respire pas, mais n’est certainement pas mort, d’autant plus que son corps n’est pas froid. Le docteur Edmund prend une violente décharge en examinant ce corps-cadavre innommable.
Le groupe reprend le tunnel circulaire et découvre, tour à tour, trois nouveaux bunkers avec des Chose Très Anciennes sur les piques, desséchées.
Finalement, le groupe arrive au bunker de Starkweather. Franck y découvre 2 paires d'étranges tubes métalliques reliés par une structure de métal, manifestement un objet mi-go. Mike teste la pique et reçoit une légère décharge électrique. Il décide de retirer le corps de Starkweather de la pique pour voir ce qui se passe. Il remet la main sur la pique et reçoit encore une très légère décharge.
Acacia s’écrie « La Source de la Vie est là : Ubbo-Sathla ! ». Edmund se souvient qu’il s’agit d’une déité stupide qui crée la vie, et la détruit dans un mouvement continu. Acacia poursuit : « c’est une force considérable ! Les Allemands sont à sa recherche, mais Rilke est un ignorant, il ne sait pas vraiment ce qu’il poursuit. Ubbo-Sathla est pour moi la seule chance de lever ma malédiction, celle qui me hante depuis ma naissance. Mais ce n’est pas Ubbo-Sathla qui est pris au piège dans ce cratère. Ce qui cherche à s’échapper est une chose qui pourrait détruire la planète. Des enfants d’Ubbo-Sathla ont pu s’échapper et errent dans les Cavernes Grises, c’est pour cela que Rilke voulait tant pénétrer au plus profond des cavernes pour aller voir les Shoggoths. Il n’a pas conscience de ce qu’il risque. A travers Ubbo-Sathla, il recherche l’Energie Vril dont il souhaite dompter la puissance ! ». Après ces révélations, le groupe tente de placer une des Choses Très Anciennes abattues sur la pique qui était occupée par Starckweather. Sans résultant probant sur les discontinuités qui se renforcent.
Le groupe engage une discussion sur l’opportunité de sacrifier quelqu’un sur la pique pour tenter d’arrêter la catastrophe, mais ils ne sont pas des tueurs de sang-froid, d'ailleurs Mike et Edmund refusent net. Le dernier espoir paraît résider dans les hauteurs de la Tour. Le groupe repart à son ascension. Arrivés dans la grande salle du premier niveau, ils prennent une rampe qui n’avait pas encore été explorée. Cette rampe, striée mais presque lisse tant elle est vieille, descend en spirale sous le niveau du sol jusqu’à une arche de 5m de large sur 2,5m de haut, obstruée par un rideau de lianes sèches. Franck les écarte et le groupe parcourt un nouveau corridor menant à un autre mur de lianes. Une fois écartées, le groupe pénètre dans une pièce en forme d’éventail. Un grand nombre d'énormes blocs de cristaux bourdonnent à travers toute la pièce. Quelques outils de types marteaux et burins jonchent le sol. C’est un cul-de-sac. Mike demande à Acacia si elle sait où se trouve le système de transport évoqué dans les Aventures d’Arthur Gordon Pym. Elle lui répond : « vous y croyez ? Pour moi, c’est n’est qu’une invention de Poe. Il s’est inspiré de nombreuses légendes du Pacifique, et a brodé autour. L’histoire est une invention. J’ai en ma possession le livre dont Poe s’est inspiré, annoté de sa main ! ».
Le groupe remonte vers la Tour et subit une nouvelle déchirure.
Mike veut absolument retourner au mur de crânes. Franck, lui, préfère rejoindre l’avion alors que les 5 compagnons grimpent à nouveau jusqu’au sommet. Ils passent chaque pièce au peigne fin, mais ne trouvent rien de marquant. L’ascension est difficile, entre l’absence d’oxygène (les bouteilles sont vides) et les discontinuités qui finissent par user leur moral. Face au mur de crânes, Mike tente le tout pour le tout, et essaie d’attraper le crâne d’un lapin antédiluvien, qui paraissait en meilleur état que les autres. Mais le crâne est bien enchâssé dans la glace et la structure du mur, et Mike est assailli de visions épouvantables, comme s’il était lui-même entre la vie et la mort, dans un état d’angoisse et de peur innommable, attaqué par une bête horrible et malfaisante. Il espérait aller planter un crâne sur une des piques, mais cela s’avère être impossible. Le groupe finit par monter au grand tétraèdre. David remarque qu’il tourne très lentement sur lui-même, un peu comme dans un phare. Tous sentent une présence très désagréable à proximité. David tire sur le tétraèdre, sans aucun effet. Il ne sait même pas si la balle l’a touché. Après avoir passé quelques secondes à regarder l’horizon depuis le sommet de la tour (très monotone pendant des dizaines de kilomètres) et pris ainsi quelques repères de navigation aérienne, au cas où, en repérant la passe. Le groupe redescend. Il entend du bruit dans l’escalier. Aux aguets, prêts à riposter, ils voient finalement arriver Sykes, à bout de souffle, envoyé, dit-il, par Franck. Il explique qu’ils ont vu au loin une grande explosion qui a secoué le sol et projeté des morceaux de glace en l'air. L’Enderby a alors surgi à proximité, comme s'il venait de décoller, et l’avion s’est dirigé vers le lieu de l’explosion, situé derrière une butte immense. Il a plongé derrière la butte et a disparu. Rien n’indique qu’il se soit crashé. Le groupe s’ébranle pour rejoindre le Belle. La descente est longue et difficile, les discontinuités s’accélèrent, et la faim, la soif et la fatigue deviennent handicapantes.
Le groupe rejoint enfin le Belle… Pour le trouver vide ! Priestley, Halperin et Franck ont disparu !

La fin du monde ne sera pas pour aujourd’hui…

7h15
L’avion est entouré de nombreuses traces de pas. D’un coup, une silhouette apparaît, qui s’enfuit dès qu’elle nous voit. David arrive à la plaquer au sol. C’est Priestley. Il hurle, il est fou. Edmund arrive à le sédater légèrement pour le calmer. Décision est prise de retourner une dernière fois sous le cratère : Mike est persuadé que les Choses Très Anciennes ont enlevé Franck et Halperin, et qu’il faut leur porter secours d’urgence avant qu’on les mette sur une pique. Priestley est laissé dans l’avion.
D’un coup, une forte onde étrange et rassérénante parcourt l’espace. Cela ressemblait à une des discontinuités, mais positive… Le groupe se presse pour rejoindre le couloir circulaire et remarque qu’il n’y a plus de discontinuités et de tremblements de terre. Ils arrivent enfin au bunker où Starkweather avait été empalé… pour y trouver, horreur, Halperin à la place, avec le regard étrangement vivant, et pourtant mort… A côté, se tient Franck, un des gros cylindres métalliques dans la main, l’air absent. Il est complètement amnésique et ne reconnait personne.
Mike imagine que les Tunnulus ont sacrifié Halperin puis laissé Franck là, pour une raison inconnue. En tout cas, le moyen d’empêcher l’entité emprisonnée dans le cratère de sortir était bien d’avoir des êtres vivants plantés sur ces piques… Brrrr. Mike remercie les Tunnulus d’une certaine façon de leur avoir sauvé la vie. (Franck, lui, se souviendra un jour que les Tunnulus n’y sont pour rien. C’est lui qui a décidé de sacrifier Halperin, sédaté, sentant que c’était la seule solution et que personne dans le groupe n’aurait le cran, ou serait assez fou, pour accepter de sacrifier l’un d’entre eux. L’avouera-t-il aux autres ?).
L’équipée sort finalement de la Tour et se réjouit de voir que la tempête a quasiment disparu. Il est probable que la discontinuité est maintenant bien fermée pour longtemps.

Voyage au centre de la Terre

8h00
Franck voit un chat qui l’attend dans la direction que Sykes a indiqué comme étant celle où l’avion allemand a plongé.
Tout le monde rejoint l’avion… qui est vide ! Des traces de pas appartenant à Priestley sont rapidement identifiées, menant au sommet d’une falaise. Malheureusement le corps de Priestley git au pied, une centaine de mètres en contrebas, au grand drame d'Edmund.
Malgré le choc, tous décident de partir à la poursuite des allemands. Mike a chauffé les moteurs, les bouteilles d’oxygène vides et un siège sont laissé sur place pour alléger l’appareil. Mike pense que le poids ne pose maintenant plus problème. L’avion décolle sans difficulté et se dirige vers la zone indiquée par Sykes (et le chat de Franck). Mike aperçoit d’un coup une nuée de points dans le ciel, comme un essaim se dirigeant vers eux. L’angoisse monte.
Il repère rapidement l’entrée gigantesque d'une énorme grotte, derrière la bute. C’est là que l’avion des allemands est entré. Ces derniers ont certainement atterri juste devant, le temps de dynamiter l’entrée, et ont redécollé pour pénétrer à l’intérieur. Courageusement, tous pénètrent à 145 km/h à travers cette immense entrée. Il s’agit d’une gigantesque caverne, dont divers boyaux colossaux descendent profondément dans les entrailles de la terre. La cavité est tellement immense que l’avion peut continuer à voler à l’intérieur, zigzagant entre des piliers cyclopéens, certains naturels, d’autres marqués par une architecture étrange. L’avion descend dans cet entrelac surnaturel, jusqu’à atteindre une cavité de 5 à 10 km de diamètre, entourée de piliers hors du temps, dont le plafond est à environ 1500m de hauteur. Le sol doit être pratiquement au niveau de la mer. Tous sentent se rapprocher les créatures volantes dans un bourdonnement inhumain.
Au centre de la cavité, une sorte de lac peu profond, dont l’eau coule doucement dans un trou sans fin en son milieu. Du centre du trou, émerge une colonne noire qui monte vertigineusement jusqu’au plafond, certainement juste à l’aplomb du cratère de surface. Quelques ilots émergent du lac, lui-même entouré d’une bande de terre ferme. Sur un des côtés de la cavité, une sorte de gigantesque mur de pierre, creusé en de nombreux points de cavités, comme des grottes ou des trous de mine. Tout est baigné dans une lumière verdâtre irréelle.
Le Boeing pris par les allemands n'est pas en vue, ni son épave.
Mike décide d’atterrir près du grand mur. Le temps presse, il faut vite se cacher avant que les choses ailées arrivent. L’appareil se pose sans difficulté à quelques dizaines de mètres de la paroi. Les passagers descendent en vitesse et observent, effarés, l’arrivée d’un essaim de milliers de Mi-Gos qui commencent à se poser en grappe contre le grand mur. Niels remarque qu’Acacia, dont il s’occupait depuis des heures, a disparu ! Le groupe se précipite alors vers la 1ère galerie qu’ils voient pensant qu’elle s’y est réfugiée. David arrive à pister Acacia, tandis que des bruits intenses d’activité minière, de rochers qu’on casse et qu’on jette se fait entendre. Acacia est réfugiée au fond de la galerie sans issue, très agitée. Il faut rebrousser chemin et trouver une galerie pour se protéger des Mi-Gos. Mike à l’idée d’utiliser le briquet d’Acacia pour repérer un éventuel courant d’air permettant d’identifier une galerie « ouverte ». En se dissimulant autant que possible, ils arrivent à échapper aux créatures volantes extraterrestres et pénètrent dans une galerie plus aérée que les autres. Mais les monstres semblent les avoir repérés et leurs bruissements désagréables se rapprochent. Les explorateurs de l'impensable fuient aussi vite qu’ils le peuvent malgré la souffrance, l’épuisement, la faim… D’un coup, un chat les dépasse en courant, puis un autre, puis 10, puis 100 !!! Les parois de la galerie deviennent floues, la nuée de chats prend son élan et saute, comme tout le monde !...

Un rêve éveillé

9h15
Terres de l'ouest, vallée de la Skaï, Ulthar
Tout le monde se retrouve, avec des habits style début du XVIIIème siècle, sur une petite place d’une grande ville, entourés de gens habillés bizarrement, avec turbans, chapeaux… Les fusils se sont transformés en arc… Sur le bâtiment d’en face, un chat attend paisiblement.
Le groupe suit le chat qui bondit de toit en toit et les amène vers un immense et vieux bâtiment médiéval, et se poste devant la porte. Sur le chemin, circulent de nombreuses personnes ainsi que des créatures non humaines, mais sans que cela paraisse étrange à qui ce soit…
La porte s’ouvre, tout est noir derrière. Tout le monde rentre, la porte se referme brutalement. Dans la pénombre, le groupe avance et tombe sur une nouvelle porte que Franck ouvre.

9h30
Terre Creuse, bordure Est des Montagnes Miskatonic
Le groupe pénètre dans une paisible prairie bordée d’une grande forêt, derrière eux la porte se referme sur un petit bâtiment niché dans le roc. Au-dessus d'eux, la chaine Miskatonic est visible.
Un dais est posé un peu plus loin. Une créature humanoïde à tête de chien s’approche (une goule), renifle chaque membre du groupe et s’approche de Mike en disant : « Je savais qu’il réussirait ! ».
Sous le dais, un homme habillé à la mode du XVIIIème siècle, à la peau mate, Edmund dit le reconnaître, c’est l’homme qui l’aurait sauvé de la noyade étant jeune ; un chat, l’ami de Franck ; une vieille dame qui tricote, et un chien : Bolt !! David est euphorique !
Tous sont épuisés, ont faim et soif. Une nuée de petites créatures volantes étranges vient leur servir un délicieux repas qui leur redonne beaucoup d’énergie.
Puis les questions fusent :
« -   Qu’avons-nous réussi ?
-   A fermer la porte »
« -    Où sommes-nous ?
-   Au pied des Miskatonic »
« -    Quand sommes-nous ?
-   Nous sommes dans les Contrées du Rêve »
« -    Pourquoi Bolt est-il là ?
-   Il a trouvé un passage. »
« -    Qui sont tous ces gens ? » Alors le chat se retourne et miaule, l’homme en noir salue sans bruit, la vieille ne dit rien.
« -    Que se passait-il de l’autre côté du passage ?
-   La fin de l’humanité »
« -    Les allemands cherchent-ils Ubbo-Sathla ?
-   Oui, oui… »
« -   Est-ce qu’on va pouvoir rentrer dans notre monde sains et saufs ?
-   Oui. »
« -    Pourra-t-on empêcher les allemands de faire du mal ?
-   Aucune idée. »
« -    Peut-on vaincre Ubbo-Sathla ?
-   Seuls ceux qui l’ont créé le peuvent »
« -    Acacia cherche à trouver Ubbo-Sathla.
-   Elle n’est pas comme vous. On ne sait pas lever sa malédiction »
La goule s’approche et dit « je suis d’ici et de votre monde ». Mike lui demande si c’est elle qui l’avait mordu étant enfant. La goule lui répond « Vous aviez un chien qui s’appelait Poppy ! ». Des souvenirs très lointains reviennent à Mike. « et ce n’est pas moi qui vous ai mordu, mais votre frère. ». Et les souvenirs continuent à revenir à Mike : « Bon sang, c’est vrai ! Je n’ai donc pas été mordu par un chien monstrueux ! C’est un faux souvenir que vous m’avez imposé… ». « Comme aux autres » répond la goule. Edmund comprend alors que son souvenir de noyade était aussi faux…
La goule leur explique aussi :
-   Le météore dans le ciel n’était qu’une sorte de « reflet » de l’Île de R'lyeh, et c’est bien sur R'lyeh qu’ils ont accosté.
-   Le ballon a été transmis à Cole, par des adeptes du culte de Cthulhu, en Australie.
-   C’est Lake et Danforth qui ont « ouvert le chemin» mais n’ont pas eu « le courage » de le parcourir jusqu'au bout.
Edmund regarde ce que tricote la vieille dame : ce n’est pas un tricot en fait, mais les fils de la destinée ! Une sorte de Parque… « C’est bien le progrès » dit-elle dans son rocking-chair. « Migos et Choses Très Anciennes se sont toujours faits la guerre. Des millions et des millions de morts. Beaucoup de travail pour moi ! Et ça va recommencer… ». Franck demande si tout est écrit à l’avance. « Non ! Je suis ici car l’endroit est agréable et j’aime bien le chat (il ronronne sur ses genoux)… Les Migos cherchent quelque chose : Ubbo-Sathla ! Il est important pour eux. Attention car les Allemands pourraient bien utiliser leur savoir à des fins néfastes… ».
Le tonnerre gronde alors, et des nuages s’amoncellent.
Nouveau jeu de questions réponses :
« -    Où est Ubbo-Sathla ?
-   vous y étiez ! »
« -    Les Migos vont-ils intriguer avec les allemands ?
-   C’est possible ! »
« -    Où est Ubbo-Sathla ?
La vieille interrompt alors la conversation : « Il vous fait accomplir votre destin ». Elle lève son ouvrage : « Oui, c’est vrai, vous ferez aussi plein de choses encore. Un dernier mot : les Migos craignent le signe des Anciens. Le signe des rameaux vous protège mais ils ne le craignent pas. Et pour nous retrouver, il faudra juste le vouloir ! La porte par où vous êtes arrivés vous mènera là où vous voudrez pour accomplir votre Destin». La pluie s'intensifie.
Après une courte réflexion, Mike propose d’être déposés à proximité de l’Enderby dans l’espoir de pouvoir le récupérer, ainsi que la bombe. La pluie devient torrentielle.
Sykes est comme dans un rêve. Le groupe reprend la porte, rentre dans une pièce sombre où il entend un bruit de chute d’eau et des craquements de pierres. Il reprend la deuxième porte pour être transporté dans un flou étrange et sortir d'une bâtisse en ruine sur un ilot au fond du gouffre !

Fuite et destructions

15h40
Antarctique, Abîme du pic central
Le groupe, avec Bolt, est donc à proximité de l’Enderby. Un pilier noir immense monte depuis le trou au centre de l’étendue d’eau pour rejoindre le sommet de la caverne juste sous le cratère (3 / 4 km plus bas). Au loin, le grand mur gris grouille de Mi-Gos qui s’activent et creusent des centaines de galeries à une vitesse prodigieuse. Franck prend ses jumelles et aperçoit le groupe allemand dissimulé des Mi-Gos derrière des rochers, admirant apparemment leur travail.
Acacia est très agitée : « Ils sont tout près d’Ubbo-Sathla !! ». « Laissez-moi, je préfère mourir que de repartir avec ma malédiction ». Mais Mike peine à faire démarrer l’avion, il doit s’y reprendre à deux fois pour que le moteur vrombisse enfin, perdant un temps précieux. D’un coup, une partie du mur de la caverne s’écroule sous les coups des monstres ailés, laissant entrevoir, le temps d’un instant, au sein d’une nouvelle cavité démesurée, une chose innommable ! Mike et Edmund ne comprennent pas vraiment la vision, mais Franck et David auront l’image d’Ubbo-Sathla, la Source de toute Vie, imprimée dans leur esprit à tout jamais. Le Père de toutes les être vivants. Ils sont extatiques. Acacia tombe, essaie de se relever, rampe. Elle tient un épais cahier de notes à la main qui se consume alors qu’elle prononce des paroles incompréhensibles. Mike, encore en état de penser, fait rentrer tout le monde dans l’avion, non sans avoir laissé l’ogive démoniaque sur place, débarrassée de ses signes de protection magique, espérant qu’elle explosera bien une fois qu’ils se seront éloignés. Franck, très agressif, arme son fusil.

16h05
L’avion décolle avec de grandes difficultés mais Mike arrive à le maintenir en vol avec maestria. L’avion fait une boucle et passe au-dessus des allemands qui lèvent la tête, totalement ahuris ! Franck leur tire dessus frénétiquement, sans succès. L’Enderby se fraie un chemin dans l’entrelacs de colonnes en remontant vers la sortie, qu’avait habilement repéré Mike avant de décoller, et il parvient à extraire le Boeing du gouffre maudit, et à survoler le plateau. Direction la passe, en espérant pouvoir rejoindre rapidement les camarades restés au camp, s’ils sont encore en vie.

16h20
D’un coup, un flash lumineux puissant, chaud, les surprend. Il vient de derrière. Les passagers se retournent et voient alors le cœur du plateau s’effondrer dans un fracas indescriptible, et une sorte d’onde soulevant le sol à plusieurs centaines de mètres de haut commencer à s’étendre. Une onde de choc violente secoue l’appareil. Le sol se soulève emmenant avec lui une quantité insensée de débris et poussières qui rattrapent petit à petit l’Enderby. Un nuage opaque arrive et commence à entourer l’appareil. De petits cailloux impactent les parois de l’avion. Mike essaie de monter pour échapper à la nuée, mais il change d’avis rapidement, espérant passer sous le nuage de poussières. A 5500m d’altitude, la visibilité revient petit à petit. Bizarrement, le sol a l’air très bas, comme si le plateau s’était enfoncé brutalement d’au moins 1000m. Les montagnes aussi paraissent comme presque arasées, culminant au maximum à 5000m. Il faut un peu de temps aux passagers pour comprendre, mais tout le plateau, toute la Cité ont été détruits par le cataclysme provoqué par la bombe. Tout est perdu, y compris leurs camarades Moore, Miles, Dewitt… Le calme revient dans l’avion, personne ne parle, choqué.
L’avion a assez de carburant pour joindre le camp de Lake. En se guidant au cap, Mike arrive à le rejoindre. Il semble avoir beaucoup souffert malgré la distance avec l’explosion.

17h50
Mike pose avec beaucoup de chance l’Enderby, tant le sol est instable.
Les survivants sont hagards, choqués. Packard assure la direction du camp.
Tout le monde, après un très rapide débrief avec Packard, va se coucher, épuisé.

Retour à la civilisation

3h50
Camp Lake
Le bruit du Junker qui atterrit réveille le groupe, qui commence un conciliabule pour déterminer la version des événements qui sera donnée : la Cité existait, ils ont fouillé des ruines, ont trouvé des fossiles étranges ; conformément aux dires de Dyer, c’est bien une tempête qui a tué l’expédition Lake. Le site est sujet à une activité sismique et volcanique intense, et c’est l’explosion d’un volcan qui a tout détruit alors qu’ils faisaient un survol de la Cité. Il ne reste plus rien.
Le groupe décide alors d’aller confronter Cole dont le sourire ne leur a pas échappé. Plutôt que de l’avoir frontalement, ils décident de ruser. Ils le prennent à part et lui montrent qu’ils ont tous un signe de Rlyeh sur eux, avec un clin d’œil. Cole plonge dans le piège, même s’il est surpris. Oui, il appartient à une confrérie nommée les « Adorateurs de Dagon ». Le groupe lui fait croire qu’ils appartiennent à un autre groupe adorant les mêmes Dieux (Dagon, Cthulhu…) mais qui n’était pas au courant de son complot. Cole raconte que la bombe lui a été transmise lors de l’escale en Australie. Il raconte combien il a été déçu qu’il ne puisse pas prendre le contrôle du bateau lors de l’escale sur l’Ile de Rlyeh, car il était prévu d’y récupérer des prêtres impies pour les amener à la Cité. Le groupe décide de le laisser libre, afin de revenir avec lui à New York et de le manipuler ou le mettre en prison là-bas !
Un dernier vol de reconnaissance avant de partir révèle que les Montagnes se sont totalement effondrées vers l’intérieur de l’ancien plateau, qui n’est plus qu’une immense cuvette.

16h30
Début de l'évacuation du camp de Lake,
La question du sort des 5 fossiles de Choses Très Anciennes amène de grosses discussions avec les Allemands, dont un certain Alan Hammel.
La grotte aux fossiles s'est effondrée, engloutissant une bonne partie des échantillons préparés depuis des jours. Le mausolée est englouti dans un glissement de terrain, impossible à déblayer avec les moyens disponibles.


1933 - 12 – 21
Antarctique, Camp de la barrière de Ross
14h00, fin de l'évacuation du camp Lake. Les Junkers ont déposé les dernières caisses et filent vers le pôle.

1933 - 12 – 22
Antarctique, Camp de la barrière de Ross
 8h00, début de l'évacuation du camp de la barrière de Ross - Chargement de la Gabrielle et du Tallahassee. Les équipements les plus lourds sont laissés sur place : chenillettes, vivres, carburant. Seul l'Enderby est démonté en vue d'être ramené aux USA.

1933 - 12 – 24
Antarctique, Barrière de Ross
7h00, la Gabrielle et le Tallahassee mettent le cap au nord.
Les expéditions rivales puis alliées se séparent. Rendez-vous à New-York!
Franck doit lutter contre ses multiples phobies. Il est pris en charge par le docteur Green qui va le traiter durant tout le voyage de retour.

1934 - 1 – 8
Tasmanie, Hobart
17h00, la Gabrielle rentre dans le port de Hobart
Edmund parvient à laisser un exemplaire de Tunnulus à destination de la Couronne britannique.
Une déposition de Police est faite concernant les nombreux disparus de l’expédition.

1934 - 1 – 13
Tasmanie, Hobart
7h00, la Gabrielle, provisions refaites, largue les amarres et met cap à l'est.

1934 - 2 – 7
Panama, canal de Panama
8h00, la Gabrielle pénètre dans l'entrée ouest du canal.

1934 - 2 – 8
Panama, canal de Panama
17h00, la Gabrielle sort du canal et met cap au Nord.

1934 - 2 – 18
New-York City, Port de l'Hudson River - pier 26
18h00, la Gabrielle est à quai.
Une foule un peu déçue les accueille : Starkweather n’est plus là… mais de nombreux curieux et journalistes se pressent pour voir les survivants et entendre leurs témoignages.

Quelques réjouissances !


1934 - 2 – 23
New-York City, Queens, Demeure Lexington
18h00, réception organisée par Acacia pour ceux qui l'ont accompagné dans l'Abîme.
Elle leur raconte l’origine de son mal, maintenant guéri. Son père et sa mère étaient de puissants occultistes. Son père s’était marié tard, et sa mère ne pouvait avoir d’enfants. Ils ont invoqué Ubbo-Sathla pour avoir un enfant, ce qui a fonctionné ! Dès sa naissance, Acacia a montré des signes inquiétants : très colérique, sa force se décuplait dès qu’elle était en crise, son corps changeait.  Elle tua sa mère à 8 ans lors d'une crise. Son père essaya de l’éliminer, affolé, mais ne put s'y résoudre. Il tenta alors de trouver un moyen de la soigner, lui apprenant à se maîtriser. Il finit par se suicider rongé par le chagrin. Acacia trouva de l’aide par sa secrétaire occultiste. Quand elle eut connaissance de l’expédition Lake et de ses découvertes, elle sut qu’Ubbo-Sathla n’était pas loin, et qu’il fallait y aller (elle savait qu’il était arrivé avec les Choses Très Anciennes sur Terre, et que s’il en restait près de leur Cité, Ubbo-Sathla n’était pas loin).
Acacia, véritablement métamorphosée, se montre très généreuse avec ses sauveurs.

1934 - 2 – 26
New-York City, Manhattan, hôtel Netherlands
19h00, réception organisée par Nicolas Roerich en remerciement pour avoir ramené Acacia saine et sauve. Son amitié et son soutien leur est acquis.

1934 - 2 – 28
Arkham, Miskatonic University
10h00, rencontre avec le professeur Pabodie et le Dr Armitage. Un long entretien au cours duquel de douloureux sujets sont évoqués : Lake, Dyer, Danforth, Moore, Cole... Le professeur Pabodie comprend enfin ce qui est arrivé en Antarctique. Les ouvrages récoltés au cours de leurs pérégrinations sont remis au Dr Armitage, pour la collection réservée de la bibliothèque de la Miskatonic University.
Quant à Cole...


2
Avec un peu de recul, et en suivant les conseils du MJ :
- Il me paraît presque avéré que:
  • les mi-gos et Anciens sont au moins temporairement alliés dans la Montagne
  • l'impression de fin de monde a commencé lorsqu'Acacia a retiré le tête de Starkweather de la pique à hot-dog
  • Il y a vait un Anciens desséché près de la pique, preuve qu'ils vont des sacrifices y compris dans leurs rangs : c'est sans doute qquechose de nécessaire, et pas uniquement de la cruauté

Je penche donc pour l'hypothèse que mi-gos et Anciens (et peut-être d’autres races) essaient de confiner la discontinuité (qui pourrait être plus qu'une faille de l'espace temps : un dieu ignoble enfermé dans la montagne et qui ne demande qu'à s'échapper!!). Pour se faire, ils font des sacrifices d'être vivants dont ils utilisent l'énergie vitale pour confiner le Dieu. D'ailleurs, les escalces des Anciens ont bien été sacrifiés dans le dernier chapitre d'Arthur Gordon Pym.
La peur panique du Yithiens peut-être liée à ce Dieu (cette faille) et non aux autres Races présentes dans la Montagne (il n'avait pas peur des Anciens, déjà).
Mais comment ont-ils fait pour continuer les sacrifices depuis que le plateau est gelé?

Je n'ai pas trop creusé la question des choses vues dans la tour : le présentoir à crânes et le pan de mur incliné "maléfique" (si je me souviens bien). Peut-être est-ce lié aux sacrifices?

Je serais tenté :
- d'essayer de remettre la tête de Starckweather sur une pique
- si cela ne sert à rien, d'aller prendre une tête dans le présentoir à crânes, et de la planter aussi.
- si cela ne sert encore à rien, faire un sacrifice (houlà, la SAN!...) : Acacia? A moins qu'on puisse se servir de la dépouille d'un Anciens ou d'un mi-gos?
(je ne crois guère à l'hypothèes de la bombe).

Puis on ira chasser les boches!




3
La situation :
1.   Une discontinuité de l’espace-temps, qui semble de plus en plus prononcée.
2.   Les allemands nous ont doublé et ont pris notre avion.
3.   Des Mi-gos et des Anciens circulent dans la Tour près de la discontinuité.
4.   Starkweather mort et Lexington sous stupéfiant puissant pour lui éviter de se « transformer ».

Hypothèse « réaliste » :

1.   Cette discontinuité est de nature à créer, à court terme, un nouveau grand cataclysme, identique à ceux connus par 2 fois dans le passé.

Questions
1.   Ce cataclysme est-il voulu par l’une ou l’autre des races rencontrées. Peut-être une « arme » pour gagner la guerre de l’une contre l’autre ? A moins qu’elles soient devenues alliées ? Contre qui ? D’ailleurs, Mi-gos et Anciens sont-ils en train de s’affronter ou co-habitent-ils ?
2.   Si elles sont alliées, c’est peut-être pour éviter le cataclysme ! C’est pour cela qu’on trouve des Mi-gos et des Anciens au même endroit (ils n’ont pas l’air d’être ennemis…). Pour garder la discontinuité fermée, il faut peut-être sacrifier des spécimens animaux sur les « piques à hot-dogs » ? C’est bien quand on a sorti Starkweather de la pique que la terre a tremblé…
3.   Les Allemands fuient-ils pris par une peur panique ? Pensent-ils que nous sommes tous morts ? Pourquoi avoir pris notre avion ?
4.   Quel est l’objectif des allemands maintenant ? Dire ou cacher ce qu’ils ont vu ? Laisser faire le cataclysme ? L’ont-ils même compris ?
5.   Lexington est-elle encore humaine ? Peut-on en tirer des informations utiles (cela paraît difficile car il semble qu’elle ne soit là que pour exaucer un rêve d’enfant – lecture des livres de son père – et par jeu et défi vis-à-vis de Starkweather) ?
6.   Qu’est-ce donc que cet « œil » tétraédrique flottant en haut de la Tour ?

Que faire ?

1-   Est-il possible de stopper le cataclysme ?
Sans doute… Mais comment ?
a.   La méthode forte : utiliser « l’ogive » explosive transmise par les monstres de l’Ile (des adorateurs de Cthulhu selon toute évidence) paraît être la solution la plus immédiate (il suffirait peut-être de la laisser sur place. Mais n’est-celle pas dans l’avion volé par les Allemands ?). Peut-être est-ce qu’ils veulent d’ailleurs, pour éliminer leurs anciens ennemis (Anciens et Mi-Gos, au moins, peut-être Grandes Races de Yiths, car il semble se promener par loin…). Auquel cas, les Larves de Cthulhu gagneraient une bataille !
b.   Si la question (2) plus haut est vérifiée, il suffit peut-être de remettre un spécimen animal sur une des piques à hot-dogs (qui semblent pomper l’énergie vitale et peut-être les transférer à travers le réseau de câbles qui court au plafond vers « l’enceinte de confinement de la discontinuité »… Lexington ? ;-)
c.   Incantation magique ? Mais on n’a rien trouvé dans ce sens, et notre ami Yithiens s’est évaporé…
d.   Retourner à la Cité et essayer en urgence de trouver un endroit où est décrit ce qu’il faut faire ? Mais personne ne maîtrise la langue des Anciens à part les Allemands…
e.   Utiliser d’éventuelles connaissances de Lexington si on arrive à la faire parler.
f.   Attaquer le tétraèdre flottant au sommet de la Tour ? Mais comment. A quoi est-il sensible ? Cela parait également dangereux vu la puissance qu’il semble en émaner…
g.   Repartir au cœur de la Montagne qui s’écroule pour trouver d’autres éléments utiles ? Vain et suicidaire sans doute.
2-   Peut-être faut-il laisser faire !? Après tout Mike serait ravi que toute la Cité soit rasée une bonne fois pour toutes. Mais le risque que l’humanité soit aussi rasée, et le plateau encore présent est réel.
3-   Pourchasser les Allemands ?
Cela me semble nécessaire : ils nous ont joué un sale coup, fait savoir pourquoi. Et si leurs intentions sont mauvaises, les arrêter définitivement. Mike est comme Danforth, il ne faut pas qu’ils aillent raconter ce qu’ils ont vu dans les Montagnes. Il ne faut pas non plus qu’ils profitent de quelque savoir occulte éventuellement glané dans l’expédition.
4-   Plutôt que de tenter un vol dangereux sur le Belle, peut-on imaginer utiliser le système ingénieux de transport souterrain décrit dans le dernier chapitre des aventures de Gordon Pym ? Il semblerait qu’il y ait une « station » non loin de la Tour. Mais cela ne nous fera pas quitter l’Antarctique a priori. Juste une sorte de métro sur le continent. Comment rejoindre alors le camp de la base de Ross ?

A vous les amis.

4
CR / CR 2018/03/09 : 14 et 15 décembre 1933 : La Surprise Danforth!
« le: mars 12, 2018, 11:55:53 am »
14 décembre 1933 12h00

A l’aide du camp Lexington
Acacia Lexington et Albert Priestley accueillent leurs sauveurs avec joie. « Avez-vous vu Williams ? » s’écrie Acacia. Manifestement, eux aussi ont perdu un équipier.
Elle explique que le lendemain de leur arrivée, les allemands (Meyer, Rilke, Baumann) ont souhaité faire un campement séparé du camp américain (Lexington, Williams, Priestley) pour être plus près de leur site d’exploration. La veille, les Allemands étaient allés de leur côté en recherches, et Priestley et Lexington étaient allés faire des prises de vue d’un autre côté, laissant Williams au campement (pour réparer le Belle). A leur retour, les deux campements avaient été saccagés et Williams avait disparu. L’avion était également en panne (suite à leur atterrissage) d’après Baumann (et Williams). L’atterrissage avait été houleux, et le moteur avait sans doute souffert.
Mike remarque l’état particulièrement inquiétant de Priestley, semble-t-il singulièrement ébranlé moralement.
13h00
Tout le monde rejoint le campement en piteux état. Edmund fait parler Priestley qui se livre partiellement. Il est terrorisé. Il « entend des choses » et dort particulièrement mal. Il a l’impression que le monde autour de lui est peuplé… Williams s’est réveillé deux fois en hurlant la nuit avant sa disparition. Il était incapable de se souvenir de son rêve. Il semblait aussi terrifié.
Mike part expertiser l’avion. Une trousse à outils est renversée près de lui. Manifestement, il manque des pièces fondamentales à l’intérieur du moteur, proprement démontées, et dans la radio de bord. Ces pièces ont disparu après l’atterrissage de l’avion. David fouille l’intérieur et ne trouve rien de probant sauf une tablette de chocolat suisse.
Edmund fouille la tente de Williams et remarque qu’il manque ses affaires de toilette. Acacia révèle également qu’un traineau de secours est porté disparu.
Starkweather demande à tous de garder leur arme à feu à proximité. Il s’affaire dans un coin et s’écrit : « quelqu’un a saboté les boîtes d’hydroxyde de sodium » (elles servent à recycler l’air des tentes à oxygène).
Franck décide de raconter tout ce qui leur est arrivé au camp et lors de leur exploration souterraine. Elle boit ses paroles, comme fascinée. Elle semble réellement ne pas comprendre comment Moore a pu lire le rapport Dyer, qu’elle-même n’a jamais eu entre les mains. Starkweather propose à Acacia de rejoindre le camp de l’ESM. Elle refuse. La radio du Belle ne fonctionnant pas, il lui propose alors de mettre en place un système de signaux lumineux pour communiquer à horaires réguliers. Elle accepte.
Puis tout le groupe part vers le camp allemand. Il est situé 300m plus loin, à l’intérieur d’un grand bâtiment d’où partent des tunnels vers les niveaux inférieurs. Les tentes ont été rafistolées. Personne à l’horizon, Meyer, Rilke et Baumann étant sans doute en train d’effectuer des recherches. Edmund fouille les affaires de Rilke, sous le regard de Starkweather. Il trouve tout une série de bocaux étiquetés de la veille, avec ce qui paraît être des restes de tissus « organiques » en bon état. David de son côté met la main sur le carnet de bord de Meyer. Il est écrit en Allemand, langue que personne ne parle à proximité. Il y trouve beaucoup de schémas et plans de la Cité, et des parties de textes apparemment codées.
La radio des allemands est également hors service, une pièce étant manquante. Edmund laisse un mot à l'attention du professeur Meyer.

Retour au camp et nouvelles découvertes aériennes
15h30
Starkweather déclare qu’il faut rentrer au camp. Mike prend les commandes de l’Enderby qui décolle sans encombre.
Au bout de quelques minutes, Edmund s’écrit : « Des formes dans le ciel !» et il pointe son doigt vers quelques points lointains, très haut au-dessus de l’avion dans la direction de la passe. Mike explique qu’il ne peut les suivre car ils sont trop hauts et trop loin. David s’écrit quelques instants plus tard : « regardez ce bâtiment étrange en forme de cône, il est très différent des autres ! ». Tous décident d’aller le visiter une fois au sol, car il n’est qu’à 1h du camp environ. Par acquit de conscience Mike passe au-dessus de la piste d’atterrissage de Dyer, d’où il pensait que pouvait provenir l’émission radio étrange, mais il ne voit rien. Il pense maintenant que l’émission vient d’au-delà de la passe.
Mike pose l’avion avec une grande facilité, et une grande assurance. A sa descente de l’avion, le groupe est rejoint par Moore. Starkweather lui dit qu’ils n’ont pu retrouver Myers, mais qu’ils ont noué contact avec les expéditions Lexington et Barsmeyer Falken, et lui annonce la disparition de Williams. Moore en semble affecté.
17h00
Franck et Edmund expliquent à Moore ce qui s’est passé. Ils évoquent l’hypothèse d’un contrôle télépathique de Williams par les Anciens, Williams saccageant délibérément le camp, et sabotant avion et radios.
Le vent se remet alors à souffler en altitude, rendant à nouveau compliqué le retour éventuel par la passe.
Franck prend ses jumelles et observe l’ouest. Il sursaute. Mike lui demande ce qui se passe. Franck raconte alors l’histoire de ce chat qu’il voit en rêve depuis longtemps, et particulièrement depuis qu’ils ont tous rêvé du « rameau », chat qu’il a « réellement » vu deux fois, marchant ou l’observant depuis l’ouest. Pour lui, ce chat est comme un allié bienveillant. Il comprend que ce chat lui indique d’aller voir ce qui se passe plus loin, vers l’ouest ou le nord-ouest. Mike explique alors que lui aussi perçoit des choses étranges. Il fut enfant mordu par ce qui fut décrit comme un chien, même s’il n’en est pas très sûr. Depuis cet épisode, il a plusieurs fois senti une présence près de lui. Depuis les rêves liés au rameau, il ressent comme un sentiment particulier : l’impression que cette Cité est réellement maléfique, mais aussi qu’il faut aller plus loin pour se rapprocher de quelque chose de positif, comme la clef de leur quête. Depuis quelques jours, il est persuadé qu’un ange gardien l’accompagne de temps en temps, il pense d’ailleurs que ses performances de pilotes en sont décuplées. Enfin, il leur explique qu’il a compris, lors du dernier vol, comment était organisée la chaine de montagne : elle est circulaire et entoure complètement la Cité qui occupe tout le plateau central. L’un des pics que l’on peut voir n’est pas de l’autre côté, mais plutôt au milieu du plateau. C’est là qu’il faut aller d’après lui. C’est là que se situe l’objet de leur quête. David écoute, et explique que c’est possible mais bien hypothétique, et qu’il faut prioritairement aller voir le bâtiment conique si différent des autres qu’ils ont observé de l’avion tout à l’heure.

Découvertes architecturales
17h30
David, Mike, Niels, Edmund et Franck partent vers le bâtiment en forme de cône. Le groupe croise de nombreuses traces palmées. Ils observent également des zones déblayées, de tas de glaces récents etc. Ils croisent en particulier deux tas de pierres, toutes rondes, délicatement choisis, comme de petits cairns. Manifestement, cette Cité n’est pas si morte que cela. Ils passent près d’une tour de près de 30m, de style « décadent », avec une série de rampes bizarres au sommet. Le groupe arrive enfin au pied du bâtiment conique, taillé dans la roche. La rampe est douce et non striée, à l’inverse de la plupart des autres rampes vues ailleurs dans la Cité. Les explorateurs arrivent rapidement au sommet et pénètrent dans le bâtiment par une des vastes portes aménagées. L’architecture intérieure est très différente de celles observées jusque-là, grande et spacieuse, mais dépouillée, presque décevante. Pas de fresque, mais des inscriptions en écriture cursive inconnue. Edmund comprend que l’endroit est très ancien, peut-être 20 à 30 millions d’années (donc sans doute postérieur aux premiers bâtiments de la Cité, mais antérieur aux plus récents de style « décadent »). David prend des photos.
18h15
Le groupe décide de rentrer. La nuit est déjà tombée, le soleil est passé derrière la montagne qui projette son ombre sur cette partie de la Cité. La brume rougeâtre est tombée sur toute la Cité, mais chose étrange le bâtiment conique est lui-même à l’abri, comme s’il la repoussait par on ne sait quelle magie. David et Franck remarquent une butte assez haute dont le sommet est recouvert de grandes aiguilles de cristal de 1 à 3 mètres de haut, lesquelles reflètent par diffraction/réflexion des lumières et couleurs doucement changeantes, comme une projection d’une image incompréhensible mais qui pourrait ressembler aux inscriptions de la grotte. L’image est assez belle et laisse planer quelques instant un sentiment de nostalgie sur le groupe. Un instant, les signaux lumineux échangés entre le camp de l’ESM et le camp Lexington sont visibles. Le groupe décide de rester sur place jusqu’à la disparition de la brume. Au moment où il s’apprête à s’installer pour quelques heures à l’intérieur du bâtiment, un puissant flash rouge émerge du camp de l’ESM, suivi quelques secondes plus tard d’une énorme détonation. C’est clairement l’un des avions qui vient d’exploser. Les flammes le dévorent pendant de longues minutes, éclairant l’autre avion apparemment intact heureusement. Le groupe est sous le choc, la déprime et l’angoisse règnent… Mike, avant de faire une courte sieste, remarque durant son tour de garde des lumières mouvantes, éclairant la brume par-dessous, dans un secteur proche de l’extrémité/chute du fleuve, sur la rive droite.

A la poursuite du saboteur
Minuit
Le soleil s’est levé emportant la brume avec lui. Le groupe repart vers le camp. Ils y trouvent le Wedell carbonisé, au milieu d’une odeur de kérosène persistante. Dewitt, montant la garde avec un fusil, les reçoit. Il explique que l’explosion les a surpris alors qu’ils étaient tous au campement. Ils mangent tous un rapide repas chaud, Edmund va se reposer dans une tente. Mike part inspecter la carcasse. L’avion a pris feu de façon anormale, sans doute par un procédé externe, qui a fini par faire exploser les gaz de kérosène contenus dans les ailes. Aucune pièce de l’avion n’est récupérable.
Les échanges visuels entre Lexington et l’ESM apprennent que Williams est toujours disparu, et que les allemands n’envisagent pas encore de déplacer leur camp. Il n’y a pas de consensus sur l’idée de quitter la Cité ou rester encore.
2h30
Mike, David, Niels et Franck vont se coucher à leur tour.  Ainsi que Dewitt.
10h00
Tout le groupe se réveille, et les discussions vont bon train dans le camp. Miles veut rentrer, Halperin veut rester aider l’expédition Lexington, Starkweather veut retrouver Myers, Moore souhaite limiter les risques, Dewitt est partagé…
Une fouille autour de la carcasse de l’avion est organisée. Une légère trace est repérée : des pas humains ! David, Mike et Franck suivent la piste. Elle mène vers l’ouest. Quelques centaines de mètres plus loin, dans un espace bien dissimulé, elles rejoignent les traces de deux patins : un traineau ! Sans doute le traineau de secours disparu avec Williams. Starkweather et Moore sont mis au courant en vitesse. Starkweather décide alors de prendre son fusil de chasse au gros et de se joindre au groupe de recherche pour en prendre la tête. Malgré les visibles tentatives du saboteur de dissimuler ses traces, le groupe arrive avec maestria à suivre la piste. Bizarrement, elle semble parfois zigzaguer sans explication, comme si l’homme était ivre. Le groupe passe à côté de divers bâtiments étranges, dont un grand édifice en terrasses, avec des arcades, comme décrit dans le rapport Dyer. Ils retrouvent même quelques bouts de papier laissés par Dyer lui-même.
Le groupe se met en mode furtif, essayant de faire le moins de bruit possible au cas où le saboteur serait à proximité. Garder la piste est difficile, mais les talents conjugués des uns et des autres font des merveilles. La progression est longue, au moins 3h depuis le départ, quand le groupe arrive sur la rive gauche du fleuve gelé, tout près de là où il disparaissait dans les entrailles de la Terre. La zone est à découvert, il va falloir s’exposer. Franck revoit son « chat » qui le regarde, assis, face à lui, alors qu’il scrute à la jumelle la rive opposée.
La traversée du fleuve est étonnante. Le fleuve gelé comme un glacier tombe dans un gouffre sans fond (que le groupe ne connait que trop bien). Une légère fumerole s’en échappe de temps en temps. Deux gigantesques statues d’Anciens surplombent les deux rives, enfin c'est ce que chacun imagine. D’ailleurs, lors de la traversée, David repère sur le sol  un étrange caillou rond de 70 cm de diamètre : l’un des yeux bleus d’une des statues, reposant là depuis sans doute des millénaires. Starkweather tente de le récupérer, enthousiasmé, mais sans succès. Le groupe rejoint la rive droite, mais a perdu la trace. En levant les yeux, Franck remarque une carrière de pierre au loin dans la montagne, vierge de neige et de glace. Le groupe s’interroge quand, par un extrême hasard, Mike aperçoit à une centaine de mètres un homme en tenue polaire, au sommet d’un édifice, en train de pointer un pistolet sur eux. « Couchez-vous! On nous tire dessus ! » s’écrit-il en se jetant au sol. Une détonation éclate, et David s’écroule, touché en haut de la poitrine. Starkweather de son côté épaule, et tire. Bingo, l’homme est projeté vers l’arrière dans une gerbe de sang. Les premières préoccupations sont pour David, qui n’a heureusement que le souffle coupé et sans doute un joli bleu, la balle du pistolet, tirée de trop loin, n’ayant pu pénétrer l’épaisse couche de vêtements. Le groupe part alors voir l’état du saboteur. Il est mourant, inconscient, ayant perdu énormément de sang à cause d’un bras droit arraché par la balle de gros calibre de Starkweather. L’image du bras reposant non loin du corps, avec une main encore crispée sur le Luger (sans doute volé aux allemands) fait frémir tout le monde. Mais ce qui choque le plus est l’identité du saboteur : Williams ! Mike arrive par plusieurs compressions à stabiliser son état pour quelques instants. Un inventaire est rapidement réalisé : 10 cartouches dans le Luger, un canif, un pistolet lance-fusée avec une fusée de détresse, deux détonateurs, un rouleau de mèche. Mais pas de traineau. David arrive ensuite à mieux limiter l’hémorragie grâce à ses connaissances vétérinaires. Franck grâce à la radio portative, qu’il avait eu la bonne idée de prendre, arrive à contacter le camp : il demande à Edmund de venir en urgence, Williams étant intransportable en l’état. Il lui indique clairement leur localisation. En attendant Edmund, le groupe fouille les alentours. Williams s’était très bien installé dans un nid d’aigle d’où il n’a eu aucun mal à repérer leur arrivée. Starkweather repère une trace hors du bâtiment, Franck reste avec Williams tandis que les autres suivent la trace. Elle mène à un autre bâtiment et suit un tunnel pour déboucher dans une alvéole pentagonale où Williams avait installé ses affaires : une bâche, le traineau, des bidons de pétrole, de la nourriture, un cuiseur Nansen, une trousse de toilette, une casserole, un sac en toile, des crayons, ainsi qu’une chemise cartonnée pleine de feuilles dactylographiées, et enfin son journal de bord.
Le groupe se précipite sur les écrits. La pochette est intitulée : « Für Herr Doktor Meyer ». A l’intérieur se trouve une série de feuillets : les Aventures d’Arthur Gordon Pym de Nantucket, avec sa postface manquante dans les éditions traditionnelles. La pochette porte aussi la marque de différents tampons allemands, dont un portant l’inscription « DELAG » acronyme de « Deutsche Luftschiffahrts-Aktiengesellschaft », société allemande de dirigeable qui finance l’expédition Barsmeyer Falken. Enfin elle contient également une note en allemand adressée à un certain Johann et signée Loemmler. Le journal de Williams est écrit en pattes de mouches. Il regorge de notes occultes. Dans les dernières occurrences, l’écriture est de plus en plus anarchique, comme s’il devenait totalement fou. Il y parle de l’atterrissage du Belle, de la façon dont il a pu en démonter les pièces « je suis le seul à pouvoir le faire voler maintenant ! ». Il évoque aussi Dyer : « Dyer avait tort, ce ne sont pas des temples, ce sont autre chose ! ».

L’incroyable vérité !

Le groupe s’interroge, comment Williams aurait-il pu connaître Dyer ou son rapport ? Rapidement l’évidence se fait jour : Williams n’est autre que Danforth ! Le fou a donc pris place sous un faux nom dans l’expédition Lexington pour la torpiller de l’intérieur (d’où les nombreux sabotages qu’ils ont subis !). D’ailleurs, la date de début du journal correspond à la période de son évasion de l’asile. Franck appelle en urgence Moore par radio, qui est mis au courant de l’incroyable vérité. Moore qui avait croisé Williams aux camps de la barrière de Ross et de Lake n’avait pas reconnu Danforth, qui avait laissé pousser une barbe épaisse, et dissimulait son visage émacié sous une capuche fourrée.
Mais où sont les pièces de l’avion ? Elles sont certainement à l’abri quelque part sur le chemin du camp Lexington. Le groupe retourne auprès de Danforth, Starkweather décide d’attendre Edmund et demande aux autres d’aller pister les pièces de l’avion. Le groupe part au nord vers le camp Lexington. Mike trouve immédiatement une piste, zigzagant comme l’autre de façon aberrante. Elle les mène jusqu’à une place ronde, très déconcertante. Elle fait 30m de diamètre. La glace ne fait que quelques dizaines de centimètres d’épaisseur (alors qu’elle fait 1 à 2 mètres aux alentours) ce qui rend visible le sol en dalles de pierre. Une grande spirale rouge y est représentée. Des obélisques blancs d’un mètre environ s’y dressent, ainsi qu’une étrange décoration faite plus récemment par des petits tas de cristaux et d’os, des fils tendus entre les obélisques où sont attachés de bouts de tissus etc. Mike se demande si ce n’est pas un plan de la ville. L’œuvre de Danforth assurément. Mike et Franck se sentent particulièrement bien sur ce lieu, comme si leurs maux étaient guéris. De fait, ils comprennent qu’une très puissante énergie rayonne de cette place, presque effrayante. Ils continuent ensuite la piste, montant dans la montagne, passant non loin de la carrière de pierre et de plusieurs temples creusés dans la paroi. La piste quitte la voie principale et mène à une grotte d’environ 4/5m de long et 2,5m de large. Un sac est posé en évidence au sommet d’un tas de cailloux, à l'intérieur. Mike perçoit immédiatement un danger. Franck remarque qu’une zone au fond a été remuée, il déplace des pierres et trouve un autre sac rempli de pièces détachées d’avions et de composants électriques de radio. Tout y est. Mike décide d’avoir le cœur net sur la nature du sac posé au sommet du tas de cailloux. Il passe une corde derrière le sac, tenant les 2 bouts dans ses mains, et recule jusqu’à l’entrée de la grotte. Une fois que tout le monde est à l’abri, il tire sur la corde et fait ainsi basculer le sac. Un bruit de mèche qui brûle précède une forte explosion. Le sac était bien piégé.
Le groupe part retrouver Starkweather. Edmund a eu le temps de prodiguer des soins à Danforth, toujours inconscient. Il va maintenant falloir rentrer au camp. Starkweather souhaite aussi aller informer Acacia.

5
CR / CR 2018/03/02 : 14 décembre 1933 : Myers disparaît!
« le: mars 06, 2018, 09:25:06 am »
14 décembre 1933 7h00

Les as du bricolage
-35 degrés. Le froid est intense. Edmund ausculte Moore et constate de nombreuses engelures au 2eme degré : mains, pieds, visage… Il lui donne les soins nécessaires et l’enjoint à être plus prudent.
Le groupe se réunit dans la tente de Moore et raconte dans le détail ce qui s’est passé au fond du trou.
[ s'en suit une discussion animée pour savoir s'il faut continuer à cacher l'existence de la Cité ou tout révéler au Monde ou seulement aux Autorités...]
Starkweather est lui-même mis au courant peu après. Il découvre alors le récit de Dyer qu’il part lire dans une tente.
Franck tente un contact avec l’expédition allemande, sans succès. Edmund apparaît un temps particulièrement volubile. Il parle fort, comme sous l’effet d’un excitant. Il veut absolument continuer les recherches au-delà de la Cité. Mike semble approuver.
Sykes insiste auprès de Franck et Edmund pour qu’ils le prennent en photo avec un ballon de football à l’intention de Coles. Le flash crépite, mais personne ne sait si la photo sera réussie. Edmund repart ensuite discuter avec Myers de leurs découvertes.
Mike et Franck s’affairent près de la radio. Comment arriver à trouver un moyen de savoir ce qu’est ce signal non aléatoire ? Tous les spécialistes présents rassemblent leurs compétences… sans succès. Franck imagine alors un petit montage pour bidouiller l’appareil, montage que réalise avec maestria Mike. Stupeur, un nouveau signal d'un genre singulier, très net, est découvert, mais tout aussi incompréhensible. Une langue inconnue ? Mais d’où provient cette émission ? Franck, sur une suggestion du professeur Moore, imagine alors de confectionner un goniomètre pour tenter de localiser l’émission. Toujours aidé de Mike, il place un fil de métal sur un cadre de bois et le relie à une sorte de petit appareil électrique fait de quelques résistances et condensateurs. Après un premier relevé à proximité du campement, les deux radio-innovateurs, s'éloignent au nord pour obtenir un nouvel azimut. Le secteur est localisé au sud est, sur la terrasse où Dyer avait atterri, ou au-delà vers la Passe. Le groupe prévoit d’y aller investiguer.

Myers disparaît !
Starkweather sort de sa tente. Il est midi. Le récit de Dyer n’est pour lui que l’œuvre d’un fou délirant, victime de la folie des neiges et à l'imagination. Il ne croit pas plus au récit des rencontres extraordinaires fait par ses hommes. Mais dans un geste de complicité étonnante avec Mike, il lui prête sa Bible personnelle. Ce dernier annonce qu’il va vérifier si elle ne parle pas d’un Enfer blanc similaire à celui dont il est sûr d’avoir trouvé l’entrée.
Myers, David, Niels et Edmund partent en exploration de souterrains alentours. Malgré les précautions prises, Myers disparaît brutalement. David retrouve sa piste grâce à ses talents de musher, mais l’angoisse le saisit quand il voit que les pas de Myers sont encadrés par des pas de « pieds » palmés, tout à fait similaires à ceux laissés par les Anciens. La piste disparaît d’ailleurs d’un coup sur une terrasse dégagée, laissant imaginer que les Anciens ont emportés Myers dans le ciel grâce à leurs ailes… Starckweather une fois mis au courant décide de mettre tout en œuvre pour le retrouver. Halperin et Mike démarrent l’Enderby en urgence, accompagnés de Starckweather, Edmund, Franck et David. L’avion décolle sans encombres et commence une série de larges cercles au-dessus de la zone de disparition, tous les regards aux aguets. Rien au premier tour. Rien au deuxième tour non plus, si ce n’est la découverte d’une étrange zone où le sol est recouvert d’alvéoles régulières, comme les rayons d’une ruche géante. David paraît un instant totalement absent, mais retrouve rapidement un comportement normal. L’avion passe au-dessus du terrain d’atterrissage Dyer lors du 3ème tour, lieu d’où proviendrait le signal radio étrange, mais rien n’est visible de là-haut. L’équipage se désespère et imagine avoir réellement perdu Myers.

Mais l’expédition allemande est retrouvée

Tout à coup, Mike perçoit tout à l’ouest, de l’autre côté du fleuve, la silhouette du Northrop Delta de l’expédition allemande, et quelques instants plus tard 2 formes humaines emmitouflées dans des tenues polaires familières, entre le fleuve et l’avion, qui leur font frénétiquement signe. Il est probable qu’ils sont en difficulté. L’équipage décide d’atterrir à proximité malgré les risques. Franck identifie une zone pour se poser non loin du Northrop Delta. Mike, une nouvelle fois, sauve la mise de l’équipage alors qu’Halperin semblait avoir raté son approche. L’avion s’immobilise. Qu’est-il arrivé à l’expédition allemande ?



6
13 décembre 1933 16h00

Une fuite éperdue
Mike est profondément choqué. Edmund essaie de lui faire retrouver ses esprits, mais sans succès, il reste muet et le regard dans le vague. Niels ne va guère mieux. Franck prend Mike par le bras et ils commencent tous une remontée périlleuse, dans l’angoisse et l’incompréhension, David, toujours aussi solide mentalement, assure les arrières.
La remontée est interminable. Ils atteignent la faille qui a brisé le plateau, et parviennent enfin à la grande salle ronde aux multiples portails. Pas le temps de se poser car une masse grosse comme une locomotive, innommable, informe et pourtant épouvantablement effrayante apparaît à travers l’un des accès à droite. « Tekelili ! ».
Mike prend les jambes à son cou, et s’enfuit par la porte en face de lui, il est suivi de quelques mètres par le reste du groupe. David puis Franck tentent de mettre la main sur l’un des bâtons de dynamite qu’ils avaient pris sur eux. Franck est le 1er à arriver à en allumer un, suivi quelques secondes après par David. Ils lâchent leur bâton à l’entrée du tunnel dans lequel ils ont tous pénétré. La double explosion est terrible et fait rouler-bouler le groupe, soufflé par l’onde de choc. Les combinaisons polaires amortissent le choc, mais les tympans sifflent horriblement. Rien de grave même si les ecchymoses seront nombreuses. Après quelques centaines de mètres, l’épuisement les oblige à s’arrêter. Aucun bruit de la chose, mais en revanche des craquements sinistres, comme si le tunnel de pierre se fissurait. Il reste encore assez d’énergie à chacun pour reprendre sa fuite éperdue sur les derniers mètres qui les mène au traineau qu’ils avaient laissé à l’aller. Mike perd alors ses nerfs et hurle : « Viens me chercher Démon, nous te renverrons dans les Enfers auxquels tu appartiens ! ». Puis il se calme doucement et explique à ses camarades « il faut fermer définitivement cette porte des Enfers ». Il ne reste plus qu’une trentaine de minutes pour la sortie.

Une rencontre incongrue
Toujours dans la salle du traineau, le groupe va entreprendre la remontée quand un subtil « Tekelili » résonne doucement au fond d’un des tunnels d’accès. Si Mike décide de s’enfuir par le tunnel qui mêne à la sortie, Niels se précipite vers l’origine du son, et quelques instants après il s’écrie : « Venez, venez ! » sur un ton excité et presque joyeux. Luttant contre son instinct naturel, Mike revient sur ses pas, et ne cache pas sa surprise, identique à celle de ses compagnons, quand il voit Niels, accompagné d’un petit Tunnulus Lorentis vivant (un « Ancien » d’après ce qu’on a compris de leur nom « mythologique »), haut d’un mètre cinquante, sans doute un juvénile, d’après Niels. Le comportement de ce spécimen est étrange : il semble jouer, comme un jeune chien fou, avec Niels, puis avec Edmund. Il fait sauter le pistolet des mains d’Edmund puis lui rapporte, il s’amuse avec un signe des Anciens lancé par David… Ce dernier tente même une tentative de dressage express, comme un chien, ce qui amuse beaucoup apparemment le Tunnulus Lorentis…
Mais il faut remonter car le temps passe, et Mike n’est guère d’humeur à jouer avec ce monstre démoniaque. Le Tunnulus suit le groupe un temps, puis finit par rebrousser chemin et repartir vers les profondeurs.
Au fur et à mesure de la remontée, le groupe perçoit que la brume rougeâtre est retombée. Niels et Edmund semble avoir perdu la notion du temps et de l’espace. Heureusement les autres ne sont pas touchés par ce phénomène, et les explorateurs arrivent à la rampe sans trop d’encombres, et remontent à la surface, où la température est glaciale.

De drôles de rêves…
Moore reçoit un groupe épuisé au camp.
Mike décide d’aller dormir de suite, trop commotionné, physiquement et mentalement, pour tenir encore éveillé. Tous se soignent tant bien que mal et s’endorment dans la tente à oxygène. Ils sont réveillés à 4h du matin, mais Mike décide de continuer sa nuit dans un coin, pas loin de la tente.
David, lui, fait un rêve très étrange. Comme habité par l’esprit d’un Ancien, il rêve qu’il dévore de la chair de grand singe, dans un passé très lointain où l’homme n’était encore pas complètement bipède… Le plus troublant de ce rêve est l’impression de bien-être qu’il ressent.
Au réveil de tous, Moore est encore couché. Starckweather en revanche monopolise l’attention en déclamant sa joie d’avoir découvert de gigantesques et antédiluviennes sculptures, d’une beauté hors norme. Des photos ont été prises.
Franck décide de faire des tests radios. Il comprend que les parasites entendus ne sont pas aléatoires. Plusieurs hypothèses : capte-t-il les communications radio des monstres aperçus ? Est-ce le produit du phare vu dans la caverne géante ?
Enfin Mike décrit à ses camarades le rêve qu’il a fait dans la nuit. Trois personnes, liées au signe du Rameau, lui disent d’aller au-delà de la Cité. Au fond de lui, il est poussé à aller plus loin et continuer les découvertes.

Dernier jour !
Moore à son réveil paraît très fatigué. On dirait qu’il boite et semble avoir mal au pied.
Starckweather signale à tous que le vent d’altitude a fini de souffler, et que pour le dernier jour, ils peuvent repartir par la passe d’origine. Il annonce l’envoi de l’Enderby, avec ceux qui le souhaitent, vers le camp Lake à 7h. Edmund veut renvoyer les 2 avions, mais Starckweather s’y oppose pour des raisons de sécurité.


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CR / CR 2017/11/25 - 8 et 9 décembre 1933
« le: janvier 06, 2018, 12:33:42 pm »
8 décembre 1933

Sidération.
Mike essaie de se persuader qu’il s’agit d’une hallucination liée à la « folie des neiges ».
David est perdu dans le brouillard, pas longtemps. Puis c’est au tour de Gilmore d’être secouru. Packard rejoint le groupe au bord du trou, puis tout le monde retourne au camp.
David évoque sa « rencontre ». Tout le monde se réchauffe avec un verre ou deux d’alcool.
Tout le monde est choqué.
Acacia quitte le camp en avion.
Que faire maintenant ? Mike souhaite continuer, mais Gavin souhaite faire demi-tour.
Franck parle avec Myers qui est très troublé. Il essaie aussi de nouer le contact avec Winslow.
Bryce demande si on a affaire à des fantômes.
Mike constate une connivence entre Bryce et Halperin.
Franck tente un contact radio, mais les conditions sont très mauvaises.
David va raconter à Niels la rencontre. Il remarque avoir une sorte de trace sur la peau de son contact avec le « fantôme ».
O’doole , Lopez, Edmund et Mike partent se recueillir au mausolée. Le brouillard se lève. Impression d’une « présence » très forte, et prière pour le repos des âmes.

Puis tout le groupe repart à la grotte. Un courant d’air y est perceptible. Beaucoup de fossiles. Environnement très vieux, de plusieurs millions d’années. Traces de pas de l’expédition Lake et de l’ESM. Mais aussi des empreintes palmées, ressemblant fortement aux « pieds » des « fossiles » en forme de tonneaux. Le groupe suit le sens du vent. Demi-tour au bout de 2h30 de marche. Retour au camp. L’avion d’Acacia est de retour.
Une tempête se prépare. Fiskarson, Sorensen et Myers inspectent les tentes, et préparent les abris.
Mike garde sur lui la feuille retranscrivant les délires de Franck. Il la lit à haute voix et retrouve des sonorités proches des mots prononcés par les entités bipèdes combattues sur l’ile.
Moore avance le repas du soir.
David « recharge » les talismans qu’il a donnés.
Les avions arrivent avec :
-   Greene, enthousiaste,
-   Halperin, Dewit, Huston et Miles,
-   du carburant et des équipements.

Le vent se renforce brutalement et tout le monde va dormir.
Edmund se réveille avec une inquiétude pour les chiens. Il réveille David et vont vérifier le chenil. Tout va bien. Mais au retour Edmund remarque que la tente de David sent très fort l’odeur des fossiles « tonneaux ».

Des hurlements dans le camp Lexington !
Tout le groupe part au mess et y retrouve Packard et Cole.
Ils s’encordent. Ils rejoignent Moore, Sykes, Sorensen et Fiskarson à leurs tentes. Ces derniers semblent troublés : David voit d’ailleurs des traces de mains sur la tente !
Ils vont au camp Lexington dans la tempête.
Agitation dans le réfectoire. Tout le monde y est réuni. Cela sent l’opium, Lexington fume. Williamson est au centre de la pièce, terrorisé. Il ne réagit pas aux sollicitations de Edmund. Il lui donne un sédatif et demande qu’il soit surveillé. Donovan raconte qu’il a été réveillé par Williamson qui hurlait debout dans la tente.
Tous les membres de l’expédition Lexington font des cauchemars la nuit, y compris Acacia. Beaucoup ont l’impression d’être disséqués vivants. Priestley dit quelqu’un a essayé de pénétré dans sa tente, et qu’il entendait des hurlements épouvantables dans sa tête. Acacia semble être très perturbée.


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CR / Re : CR 2017/11/05 - Journal Edmund Mac Gavin 6 décembre 1933
« le: janvier 06, 2018, 10:26:58 am »
Mise à jour du CR le 6/01/2018 revu par Vincent

9
Depuis que nous avons quitté notre camp de base près de la barrière de Ross pour rejoindre l’emplacement de la précédente expédition Miskatonic-Lake, des évènements de plus en plus inquiétants et étranges s s’enchaînent. Certes les découvertes scientifiques sont au rendez-vous mais je me demande si cela ne sera pas au prix d’un coup exorbitant sur le plan humain.
Mercredi 06 décembre 1933 :
Début de journée plutôt classique, malgré la dureté du climat et les derniers évènements, je dors plutôt pas mal.
Durant le déjeuner j’ai une discussion avec Mike Mullins à propos des derniers évènements, en particulier ces étranges empreintes de pieds nus (manifestement humains) détectés autour de notre camp de base. Nous convenons qu’il est impératif d’établir des tours de garde, en arme. Peu de temps après nous rangeons Moore et Packard à nos arguments.
Mike a remarqué la présence d’un monticule de neige orienté au nord du camp de Lake à environ 30 mètres de la manche à air du terrain. Dans l’après-midi, nous nous y rendons pour déblayer. Au départ, nous pensons tomber sur des blocs de glaces découpés et empilés mais un bref examen nous révèle une horrible réalité : il s’agirait peut-être de l’ancien enclos des chiens de l’expédition Lake dans lequel nous trouvons un empilement de cadavres de ces pauvres bêtes.  En inspectant, l’une des dépouilles je constate qu’elle a subi une sorte de dissection minutieuse !
Notre musher, David Sunwell est tout naturellement horrifié par cette vision. Nous sommes face à une sorte de morgue pour chien de traineau. La variété des blessures et traumas est des plus surprenante. Pêle-mêle, je constate une colonne vertébrale brisée, des coups de couteaux mais pas de blessures par balles. Je trouve aussi un crâne de canidé parfaitement nettoyé et soigneusement décalotté. Ce qui est perturbant dans ce constat, c’est l’oscillation, en fonction des corps entre une impeccable technique chirurgicale et la boucherie la plus grossière.
Une autre équipe de déblaiement a trouvé un autre de cet étrange fossile en forme de tonneau ; Bolt, le chien mascotte de David et de l’expédition est très énervé à proximité du nouveau fossile. Moore est prévenu des découvertes. Je prie M. Albert Priesley (le photographe de l’expédition Lexington) de prendre des clichés des cadavres de chiens afin de renforcer le poids du futur récit de l’expédition.
Mike en bon pilote, s’acharne sur l’épave d'un des Dorniers, il souhaite voir si on peut en tirer quelque chose et aimerait bien comprendre. En effet, son réexamen de l’appareil a fait apparaître des éléments qui nous laissent perplexes. Selon lui, des éléments du tableau de bord ont été démontés, examinés puis remontés mais d’une façon complètement incohérente. Mais ce « détail » n’apparait qu’aux yeux d’un mécanicien / pilote expérimenté.
Avec quelques autres membres de l’expédition, nous continuons notre travail de terrassier des glaces à l’Est de la piste sur un tas de neige encore inexploré. On y trouve les latrines et la décharge de l’expédition. Nous repérons aussi l’emplacement et les marques laissées par 5 tentes appartenant à un camp plus petit attenant au camp principal de Lake (environ 100 mètres). Serait-ce le camp de l’expédition de secours ?
En tout cas, l’arrivé au camp de nouveaux membres de notre expédition : Albert Marles (météorologiste), Winslow et Griffith (respectivement glaciologue et géologue), me ragaillardit un peu.
Durant le diner, Mike, David, Franck et moi-même avons discuté avec cette chère Miss Acacia Lexington et apprenons que son défunt père possédait un livre qui avait inspiré au célèbre Edgar Allan Poe les Aventures d'Arthur Gordon Pym de Nantucket. Cet ouvrage serait un recueil assez complet de légendes d’origines maories et aborigènes compilées par un pasteur.
Peu après, Franck arrive à convaincre Moore de l’autoriser à espionner les communications radio de Miss Lexington avec son poste de fortune [il l'a même fait sans sa permission]. Moore accepte pour constater que la Némésis de cette prima dona de Starkweather est bien en relation secrète avec l’expédition allemande Barsmeyer-Falken. Moore est désormais convaincu qu’il a pu écouter un extrait incomplet de la conversation interceptée.
-   Lexington : « Je répète mon offre. Je peux vous emmener là-haut. Votre appareil ne peut pas monter si haut. Vous avez le matériel……
-   Réponse des allemands : L’offre est intéressante, les professeurs…..décideront et l’insistance….
-   Lexington : Las d’attendre le bon vouloir…Je discuterais avec vous dès qu’ils arriveront.
Peu après Mike et Franck me racontent leur nuit précédente. Franck a réveillé Mike qui était complètement trempé. Ce dernier se souvient d’avoir rêvé de la mer sans plus de détails. Franck était d’autant plus inquiet que ce pauvre Mike semblait délirer dans une langue inconnue qui lui semblait vraiment étrange ! D’ailleurs Franck explique qu’il est aussi victime de ce genre de cauchemar très inhabituel.
Pour ajouter à cette « joyeuse » ambiance, j’ai entendu du côté de l’ancien campement de Lake des grognements très bizarres avec une tonalité rocailleuse. Nous décidons d’y aller en reconnaissance et là nous tombons encore sur ces incompréhensibles / incohérentes empreintes de pieds nus, tous ce qu’il y a de plus humains ! Peu après, nous continuons sur notre lancée en matière d’empreintes hors-normes. Cette fois-ci il s’agit d’empreintes de chien dont l’espacement entre les pattes ne ressemble à rien de connu des zoologistes et de surcroît, elles ne mènent nulle part ! Encore une foutu aberration…
Encore plus étrange et incompréhensible : près du « charnier » de ces pauvres chiens, nous remarquons qu’à environ 5 mètres quelque-chose a laissé une sorte de trainée, à moins que quelque chose d’imposant ait été traîné. Quelque chose qui mesure de très loin plus de 2 mètres, d’un autre côté cela aurait pu se poser. D’ailleurs David nous surprend, comme touché par une sorte d’illumination, émet l’hypothèse que ces traces pourraient être l’œuvre d’une sorte de créature reptilienne ailée qui aurait pu se poser.
Décidément très inspiré, notre musher semble intuitivement comprendre qu’un symbole dont la forme rappelle un rameau (déjà vu dans nos rêves respectifs) pourrait être une sorte de protection spirituelle et se propose d’en tailler deux en bois pour nos compagnons Mike et Franck. Une fois son œuvre achevée, David va pour les offrir à nos deux amis qui semblent littéralement terrorisés à la vue du symbole. Néanmoins au prix d’efforts leur paraissant surhumains, Mike et Franck arrivent à porter les pendentifs fabriqués par David. Mais une fois passé la phase de terreur, ils se sentent bien mieux !
Si tout le monde arrive à dormir du sommeil du juste ce soir, ce sera une victoire Modeste mais réelle victoire sur les ombres qui menacent ce voyage !

jeudi 07 décembre 1933 :
Cette nuit je n’ai pas eu l’impression de faire un cauchemar mais mon rêve m’a troublé. Je me demande si mon imagination me joue d’inquiétants tours ou bien si comme dans l’antiquité, les Dieux ou du moins si notre seigneur ne m’envoie pas des songes à caractère prophétique. Ainsi j’ai revu dans mon rêve cette étrange silhouette, cet homme mystérieux que j’étais certain d’avoir aperçu lorsque je faillis me noyer en Ecosse alors que je n’étais encore qu’un enfant. Il m’a parlé. Ses mots énigmatiques me reviennent et m’inquiètent. Il a parlé de franchir les montagnes, tout en précisant que ce ne serait que le commencement, une étape car en réalité, il faut aller au-delà pour franchir la porte ! Malgré le caractère sibyllin de la « prophétie » mais après tout n’ont-elles pas toutes cette particularité, je pressens tout au fond de mon âme et de mes tripes que c’est important, peut-être même vital !
Ce matin, j’ai participé au déblaiement de la fosse où se trouvait encore un autre fossile. Parallèlement, Mike et Franck déblaient une tente sur le site de l’ancien campement de l’expédition Lake (la tente notée n°8 sur le plan établi visant à fouiller cette zone) et chose étonnante, une fois libérée de la glace, les piquets de la tente se sont redressés d’un coup et la construction de toile passa de l’état « aplatie » à sa forme originale.
Un rapide examen de la structure montra la présence sur ses côtés de 3 trous très probablement faits par des projectiles d’armes à feu ! En fouillant ce lieu, Mike arriva à déceler la présence de sang séché sur le sol gelé. Les lits à l’intérieur étaient en désordre mais durant la fouille, Franck a retrouvé une boîte de munitions. Nos amis découvrirent aussi à l’intérieur sur les parois de la tente et sur les lits, des giclées de sang.
J’ai aussi poursuivi, avec d’autres, la fouille d’un nouveau tertre et nous sommes tombés sur une pierre en forme d’étoile qui n’est pas sans rappeler la tête de l’une de ces créatures / fossile en forme de tonneau Il semblerait que la pierre soit en stéatite. Cette étrange pierre semble avoir été travaillée, polie puis piquetée. Le mystère ne fait que s’épaissir, avec cette trouvaille. En effet, cela a-t-il été sculpté par une civilisation humaine qui aurait vécu sur cette terre, il y quelques milliers d’années ou par ces étranges créatures ?
Mike et David ainsi que Franck se sont lancés dans le déblaiement d’une autre tente sur le site de l’ancien campement de l’expédition Lake (la tente notée n°1 sur le plan établi visant à fouiller cette zone). Ils y ont trouvé des vêtements, de l’équipement éparpillé ainsi que des fragments de porcelaine et des cartouches de fusil.
Mais le plus étonnant voir choquant, ce sont les restes de bottes. Ils ont retrouvés 2 demi-bottes qui permettent de reconstituer une botte complète. L’objet semble avoir été scié ou déchiré mais de façon plutôt « propre ». D’après l’étiquette qui s’y trouvait, ces morceaux de bottes servaient à chausser le malheureux Lake !
Les discussions avec Mike, David, Franck et Lorentz me mènent à penser que la sculpture d’étoile en pierre pourraient être en fait un signe mystique puissant, connu sous le nom de « signe des anciens ».
Á la demande de Mike et au vu des évènements récents, je contacte Packard et lui explique que pour mieux surveiller notre camp, il conviendrait de bâtir un abri spécifique à proximité de l’ancien campement de Lake pour améliorer la surveillance. Peu difficile à convaincre, il m’a adjoint pour cette tâche messieurs Cruz et Cole, deux des manœuvres de notre expédition.
Mike a entrepris de fouiller une nouvelle tente (la tente notée n°2 sur le plan des fouilles) et y a trouvé une montre portant gravées, les initiales D.A, les aiguilles de cette dernière sont bloquées sur 12 heures ou peut-être minuit ? De son côté, David a retrouvé des pièces métalliques dont l’origine n’est pas clairement établie. Elles pourraient être en cuivre. Mais nous n’avons pas d’autres éléments pour le moment.

Grande Nouvelle : La foreuse Pabodie a pu enfin déboucher le puits précédemment découvert par les membres de l’expédition Lake. Peut-être cela nous permettra-t-il d’en savoir plus sur la nature de leurs découvertes !

vendredi 08 décembre 1933 :
Un épais brouillard commence à se lever. Ça va encore nous compliquer la vie. Il va falloir être vigilant.
Dans la matinée, j’ai pu discuter avec notre distingué Cryptozoologue ! Bonne nouvelle, il a semblé avoir repris ses esprits. Il est assez disert sur les fossiles que nous sommes parvenus à collecter. Selon lui, ils n’appartiennent à aucune définition ou taxonomie connues. Elles constitueraient à elles seules, un classement inédit, d’ailleurs ce type de créatures semble être cité dans plusieurs ouvrages de chevet du sieur Lorentz, des ouvrages à tendance plus ou moins ésotérique…
J’avoue qu’au départ de cette expédition, je ne prenais pas Lorentz et certains de ses bouquins de référence au sérieux mais depuis quelque temps, j’admets être un peu perturbé dans mes convictions et je dirais qu’avec l’évènement que je vais vous relater, je suis véritablement bouleversé dans mes convictions.
Alors que le brouillard devenait de plus en plus épais,
[nous avons tous été alertés par des cris provenant de l'entrée du puits menant à la grotte aux fossiles que nous venions de rouvrir grâce à la foreuse Pabodie. Nous distinguâmes plusieurs membres de notre expédition qui courraient dans la brume. Ils semblaient terrorisés mais nous comprimes qu'ils avaient vu quelque chose d'horrible dans la caverne, une autre chose monstrueuse et apparemment terrifiante. N'écoutant que notre courage, nous avons foncé vers les lieux pour secourir les pauvres scientifiques perdus dans le brouillard. Mike repensa à la dynamite toute proche qui avait servi à libérer le passage et nous unir nos connaissances pour envoyer quelques bâtons dans la caverne. C'est alors qu]'un évènement incroyable c’est produit.]
 Nous étions tout près de l’entrée du puits. Certains d’entre nous, comme Franck, Winston ou Porter n’arrivent toujours pas à y croire, mais je sais ce que j’ai vu sortir de ce puits… Une sorte de gigantesque créature serpentiforme et ailée, jaillissant du fond des âges, dotée d’une redoutable mâchoire aux crocs acérés. Son corps puissants et ses imposantes griffes ont probablement contribuées à la destruction du camp de l’expédition Lake.
J’ai repensé à mes lectures récentes et aux discussions avec Lorentz et je crois que cette monstruosité serait aussi connue sous le nom d’horreur chasseresse !! Où est-elle partie ? Nous n’en savons rien, mais Dieu nous préserve de son retour car je ne suis pas certain que nos fusils en arriveront à bout, j’ai de sérieux doutes !
Dans cette purée de pois, nous arrivons à récupérer l’ensemble de l’expédition Moore ! En outre désormais plus personne ne doit sortir seul. Chacun devra sortir accompagné de 2 ou 3 camarades.


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CR / CR 2017/09/23 : Antarctique, nous voici!
« le: septembre 30, 2017, 01:07:01 am »
Résumé des événements allant du 28/11/1933 au 5/12/1933 (19H32 heure antipodale)

28/11
Starckweather décide d’envoyer 2 traineaux au secours de l’expédition Lexington (une grosse explosion s'est d’ailleurs fait entendre malgré la distance), et avertit le Tallahassee. Impossible d’y aller par avion à cause de la brume qui masque le sol.
2 traineaux partent avec les principaux courageux de l’expédition. 2h très pénibles dans un « blanc » monotone voire désorientant. L’arrivée au camp est anticipée par une forte odeur de carburant brulé. Le camp a été fortement touché : des tentes et baraquements brûlés, ainsi qu’une partie notoire du carburant et des vivres. La radio est également hors d’usage, antenne fracassée au sol. L’avion semble intact cependant. Le personnel s’affaire et finalement fait peu cas de l’arrivée de l’équipe de l’ESM. Seul Beentje vient à notre rencontre, cordial. Starckweather est reçu par Lexington. Leur entrevue est très orageuse et « sonore », montrant que les tensions n’ont pas cessé entre les deux.
Certains membres de l’expédition Lexington sont courtois, d’autres particulièrement agressifs, en particulier ceux qui gardent l’avion.
William Kyle, un des pilotes, explique que ce sont 2 membres pourtant appréciés de l’équipage, Bradbury et Dinsdale (autre pilote), qui ont attaqué le camp subitement. Le médecin Curtis semble accuser une sorte de « Folie des neiges », Dinsdale, seul survivant (maîtrisé par Hopewell et Jenner) car le corps de Bradbury sera retrouvé plus tard à quelques centaines de mètres du camp, ayant déclaré à Mc Gavin qu’il se battait contre des milliers d’araignées qui envahissaient le camp. Sorte d’hallucination étrange.
Kyle explique que ce n’est pas le 1er sabotage de l’expédition (nourriture inexplicablement pourrie en une nuit sur le bateau, un marin qui s’est jeté de façon totalement insensée à la mer alors qu’il parlait avec Hopewell, un chien qui est devenu incontrôlable, une panne de gouvernail…). Manifestement, l’expédition Lexington a été visée autant que l’ESM. Et eux également pensaient que l’autre expédition était responsable. Cela explique aussi l’attitude très négative de certains membres de l’expédition qui sont donc méfiants.
Mc Gavin refait le pansement d’un des blessés (Priestley – le chef caméraman).
Des membres de l’expédition et sans doute de l’équipage du Tallahassee pensent que Lexington n’a pas la carrure.
Lexington, qui voulait être la 1ere femme à survoler le pôle, a réussi à la faire.
Des langues se délient et indiquent que cela serait plutôt elle qui aurait sauvé la peau de Starckweather lors de leur safari africain. Qu’il avait (très) mauvaise réputation et qu’il lui avait fait porter le chapeau.
Mullins force la porte de la pièce où discutent Starckweather et Lexington. Il essaie d’attirer l’attention de Lexington en lui parlant de son père, et du fait qu’il sait des choses sur sa disparition (petit mensonge…). Mais elle est dans un tel état de nerfs qu’elle ne fait que hurler « dehors ! ».
Le retour vers le camp de l’ESM est compliqué et Mullins se foule la cheville dans un trou. De retour, Starckweather s’enferme, très sombre. Mc Gavin affranchit Moore sur les événements. Moore se rappelle que la « folie des neiges » avait déjà été invoquée lors des événements de l’expédition Lake. Tout le monde part se reposer, épuisés.

29/11
Purée de pois. Impossible de voler. Mac Anish part faire de l’exercice, Mullins vérifie les avions, Sunwell va discuter avec les scientifiques.
Lexington débarque en début d’après-midi pour discuter avec Starckweather. Nouveaux éclats de voix. Mullins est surpris de l’apparence physique de Lexington : elle apparait légèrement différente de la veille, un peu plus pale, mais légèrement plus jolie, quoique les traits tirés. C’est la même, mais elle a changé. Mc Gavin, qui a déjà senti l’odeur caractéristique de l’opium, comprend de suite que Lexington est opiomane. De fait, on la voit régulièrement sortir de la tente et fumer…
Tuvinen et Priestley expliquent à Mullins que Lexington a beaucoup de sautes d’humeur, et conduit son expédition sous le sceau de l’émotion. Priestley reste très positif, il souhaite continuer et est content de la fusion des équipes.
Le soir arrivant (même en plein jour), il est organisé des tours de guet (par Packard mis au courant) au cas où un incident arriverait.

30/11
Halperin, le camarade de tente de Mullins, lui explique qu’il a eu une nuit très agitée. Mullins ne se souvient de rien, mais constate très circonspect que toute la partie basse de son lit, y compris le drap, est trempée (comme passée sous l’eau de mer, mais cela pourrait être aussi de la sueur). Mc Anish, de son côté, se souvient qu’il rêve de pouvoir se baigner dans la mer. Bizarre en plein Antarctique !
Mc Gavin veut créer un groupe d’appui psychologique.
Mullins va prier avec O’doole.
A 15h, Starckweather et Lexington sortent de leur tente, l’air sombre. Moore, lui, sourit. Starckweather annonce que les expéditions vont faire camp commun. Lexington met son avion à disposition et accepte d’aller jusqu’au camp de Lake, et l’expédition S-M fournit radio, générateur… Il reste d’humeur exécrable. Priestley et Tuvinen sont contents.

3/12
Il a fallu 2j pour tout rapatrier.
Dinsdale est évacué vers le Tallahassee.
Les équipes des deux expéditions font connaissance. Certains sont satisfaits, d’autres montrent leur hostilité. Donovan reste morose et crispé. Johnson et Wright les manœuvres sont particulièrement désagréables, et restent très protecteurs auprès de Lexington. Curtis voit les choses d’un bon œil. Sachs l’ingénieur semble accepter l’idée de cette fusion.
Curtis et Greene, les deux docteurs, ne se supportent pas. Mais Mac Gavin semble bien s'entendre avec le nouveau venu, un compatriote.
L’équipe de l’ESM est impressionnée par la qualité du matériel de l’expédition Lexington et de l’équipe.

4/12
Mac Anish et Mullins se réveillent une nouvelle fois avec les draps trempés, comme s’ils avaient été passés sous l’eau. Leur nuit a été très agitée, mais ils ne se souviennent de rien. Le docteur leur dit de beaucoup boire. Ils décident de dormir tous les deux dans la même tente (au grand soulagement de leur voisin de tente).
Myers, l’archéologue, a lu certains ouvrages que nous n’avons pas su déchiffrer. En particulier une traduction partielle du Kitab Al Azif/Necronomicon, dont Sunwell se souvient qu’il s’agit d’un livre de référence sur « le mythe de Cthulhu ». Il en est frappé. Avec Porter, ils n’excluent pas que de nombreuses choses échappent encore à la science. Morehouse est également très troublé par certains documents.
Mullins remarque de Lexington ne fume pas aujourd’hui. Curtis explique à Mc Gavin que Lexington ne fume que de temps en temps, et qu’elle a « des conflits internes ».

5/12
Le temps s’est levé. Un vol pourra avoir lieu aujourd’hui.
Starckweather annonce qu’il préfère partir à l’ascension du glacier Beardmore avec Fiskarson et Gunnar Sorensen, que de prendre part au vol vers les Monts Miskatonic et le camp de Lake.
Nous formons les équipages :
-   Mullins en pilote du Boeing Shackleton avec Mc Anish, Sunwell (et des chiens), et Mc Gavin ;
-   Dewitt sur l'Enderby avec Packard, avec O’Doole et Cole ;
-   Halperin sur le Weddell avec Moore et Sykes.
-   Kyle sur le Belle, avec Lexington, Priestley et Tuvinnen

Les avions s’éloignent dans le calme et l’immensité bleue du ciel vers les Monts Miskatonic.
Le relief est très riche, et cela monte vite.
Au bout de trois quarts d’heure sur les 5h de vol prévues (1300 km à parcourir), une grande barre noire apparait à l’horizon : les Monts Miskatonic. Rapidement, l’horizon est bouché par une chaine immense, sombre, sans doute au-delà de 10.000m. Son aspect est abrupt, et hostile. Les conditions de vol se dégradent à leur approche avec des turbulences de plus en plus fortes. La radio commence également à crachoter, avec beaucoup de parasites.
Mullins repère une piste sous la poudre blanche, il s’agit bien du camp de Lake. Il décide d’atterrir le premier. Alors que l’atterrissage se passe bien, l’avion, inexplicablement, craque violemment, une aile s’arrache, et l’appareil part en toupie. Il s'arrête brutalement dans un fracas épouvantable. Les passagers sont secoués, mais par chance, indemnes. Les chiens, eux, aboient frénétiquement.

11
CR / Re : CR 02/06/17 - Terre, terre !
« le: juin 11, 2017, 22:03:03 pm »
Cool! merci!

12
CR / CR 2017/05/06 - L'île noire, suite et fin
« le: mai 09, 2017, 14:41:58 pm »
Journal de Mike Mullins, Dimanche 1er octobre 1933, juste avant l’Office de Toussaint

Dans quel Enfer nous sommes nous aventurés ? Je vais tenter de coucher par écrit ce qui nous est arrivé sur cette « Ile » tant que j’ai l’esprit clair et lucide. Franck lui-même ne se souvient plus de rien. J’essaierai de n’omettre aucun élément, tant il est important que si nous ne pouvions revenir à New-York, le monde sache quels sont les mystères que nous avons découverts.
A peine avons-nous eu le temps de souffler suite à la première escarmouche avec ces marins dégénérés, que Franck aperçoit une silhouette claudicante quelques mètres plus loin. Pensant pouvoir l’intercepter pour l’interroger, je m’élance, mais au même moment une nuée d’ombres humanoïdes décharnées se précipitent sur nous. Franck se met à hurler et semble ne plus avoir toute sa tête. Une de ces formes se précipite sur moi sans que je puisse l’intercepter, elle me saute à la gorge. Quelle horreur ! Je sens ses « mains » me prendre le cou, et l’épouvante me saisit quand je vois son visage tout à fait non humain, ressemblant à un poisson, aux petites dents, aux yeux sombres, avec une crête, comme une nageoire sur le dessus du crâne. Je sens son odeur fétide, celle du poisson pourri. Sa peau est humide et froide, et des « griffes » tentent de pénétrer ma gorge. Je me débats, arrive à le toucher, mais c’est David qui arrive à assommer la chose qui s’affaisse, mourante. L’assaut se poursuit, et nous parvenons, sans trop de mal, à liquider les créatures. Franck est en pleine crise de paranoïa. Edmund arrive tant bien que mal à le raisonner, mais on sent bien qu’il ne va pas bien.
Nous insistons pour que quelques marins gardent les chaloupes, et partons inspecter le Dekkert. Sur le chemin, une autre créature s’enfuit, Franck la liquide. Elle était équipée d’une sorte de trident abîmé en alliage de cuivre, non rouillé donc, que nous récupérons. Nous passons un peu de temps à inspecter le corps et confirmons qu’il ne s’agit en rien d’un être humain dégénéré mais bien d’une espace bipède manifestement équipée également pour la nage, avec en particulier des mains et pieds palmés. De plus, la grande maigreur des individus nous amène à penser qu’elles seraient plutôt en mauvaise santé, ou très vieilles.
Nous profitons du chemin vers le Dekkert pour observer plus attentivement l’Ile. Il est clair que les formes que nous observons ne sont pas « normales ». La côte ne parait pas issue d’une érosion classique par la mer. Nous remarquons aussi qu’une espèce de « mousse » ou couche blanche recouvre de larges portions du sol. Nous l’identifions (merci aux connaissances scientifiques de l’équipe !) comme étant de l’hydrate de méthane (ou clathrates de méthane), plus communément connue sous le terme de « glace qui brule », cette substance présente dans certains fonds marins. Etrange.
Nous montons sur le Dekkert auquel il manque la chaloupe arrière tribord (et une autre sur le flanc bâbord). Nous échangeons avec la chaloupe de secours qui nous annonce arriver dans une dizaine de minutes. En attendant, nous pénétrons prudemment dans le Dekkert. Il y règne une très forte odeur de poisson. Nous commençons par la cuisine, qui a servi récemment. Nous découvrons dans la cabine du capitaine une carte avec la route suivie par le bateau jusqu’à l’Ile, un texte écrit à la main, mais dans un langage incompréhensible (quoiqu’en alphabet romain, donc sans doute codé), et le journal de bord (dont la dernière entrée remonte à huit mois lors d’une escale à Madagascar). Puis nous fouillons les cabines le long du couloir où nous récupérons des livrets et notes écrits dans des langues inconnues. La fin de la fouille nous amène dans les quartiers d'équipage et les espaces où la graisse de phoque était fondue et stockée. Enfin, et nous comprendrons plus tard pourquoi, nous découvrons une cale entière puant l’urine et les excréments, avec des chaines indiquant le transport de nombreux êtres humains réduits à l’esclavage. Sous une apparence de phoquier, se cachait un bateau « négrier » moderne ! Quelle horreur.
La chaloupe de secours arrivée, nous allons au-devant de son équipage. C’est à ce moment, qu’entre 2 vibrations du sol et bruits sourds provenant des entrailles de l’Ile, des hurlements épouvantables nous parviennent du sommet. Nous en sommes tous glacés jusqu’au sang.
Nous décidons, courageusement, mais ne sommes-nous pas venus pour sauver nos camarades disparus ?, de partir vers le sommet de l’Ile. Nous laissons Cole et 6 marins en protection des chaloupes, leur demandant de rester prêts en cas de départ précipité. Edmund, Franck, David, Sykes, Porter, Pulaski, "Colt", Cotter et moi-même partons à l’assaut de l’Ile.
Cela monte dur, et le froid devient rapidement de plus en plus intense. Les reliefs sont très étranges, et loin d’être « naturels ». Sommes-nous sur une immense construction ? Régulièrement, de nouveaux hurlements de terreur ou de souffrance nous parviennent. Et comme un malheur n‘arrive jamais seul, le sol vibre de plus en plus et les coups sourds redoublent. La brume s’éclaire de plus en plus, mais reste impénétrable. Nous atteignons le sommet de l’Ile qui se révèle, pour ce que nous en percevons, c'est-à-dire pas grand-chose, tout à fait plat. Des relents fétides nous parviennent. Nous avons le sentiment que de nombreuses « entités » peuplent ce plateau. Pour ne pas nous perdre, nous imaginons de laisser un cordage comme fil d’Ariane pour que nous puissions faire demi-tour rapidement et retrouver le chemin en urgence.
Le brouillard se lève légèrement. Des sortes de projecteurs très lumineux semblent posés sur le sol et projettent vers le ciel une très intense lumière blanche. Nous les évitons autant que possible et refusons de les regarder directement. Nous entendons des rumeurs devant nous. Franck s’approche doucement. Nous percevons, dans le brouillard, 10 silhouettes humaines, dont une avec un long manteau. Nous organisons discrètement une salve de tir qui décime le groupe, une deuxième l’anéantit dans la foulée. Nous avançons. D’un coup, Franck aperçoit une silhouette humaine accrochée en hauteur au-dessus d’un puits sombre. Nous arrivons à l’attraper en nous entraidant, mais il glisse légèrement dans le puits et semble être agrippé par une créature qui serait au fond. Nous luttons et arrivons à le dégager, mais le malheureux a une jambe arrachée. Edmund arrive à le stabiliser, et le prend sur ses épaules (pas pour longtemps, il sera abandonné dans la fureur de la prochaine escarmouche). On tire plusieurs fois dans le puits, mais cela semble toujours s’agiter à l’intérieur. Nous renonçons à en savoir plus et continuons à avancer. Nous avons dû abandonner notre fil d’Ariane.
Nous sentons qu’un groupe arrive sur nous, nous nous préparons à tirer encore en salve. 7 monstruosités humanoïdes, ces sortes de « singes des mers » que nous avons déjà vus avant, se précipitent sur nous. Nous arrivons à les liquider, sauf un qui se jette sur Porter qui peine à se libérer. Nous arrivons à éliminer la chose alors que Porter commençait à être sérieusement pris à la gorge.
Nous percevons un nouveau groupe qui psalmodie, à côté d’un de ces phares terrifiants. Comprenant que nous sommes en sous-nombre sur ce plateau (ils sont sans doute des centaines), et que nous ne pourrons les liquider un à un avec nos armes, je propose de semer le chaos en enflammant les plaques de « glace qui brule ». Cela fonctionne, mais le brouillard ne se lève pas. On entend des groupes surpris, mais les psalmodies ne cessent pas. Nous tombons sur un cadavre humain totalement déchiquetés. Sans doute l’un de ces esclaves transportés dans les cales du Dekkert.
D’un coup, nous arrivons près d’une grande dépression, sans doute au centre du plateau, qui nous apparait ainsi bien plus grand que ce que nous imaginions. Nous y descendons prudemment, comme sur des gradins sculptés, toujours protégés par le brouillard. Rapidement, le brouillard s’éclaircit… à notre grand malheur !... En effet, face à nous apparaît un spectacle abominable, impie. Au centre de la dépression s’érige un gigantesque bâtiment de pierre, sculpté, composé de 5 ou 6 faces chacune ouverte d’une immense porte. Le bâtiment doit faire plus de 100 m de haut, et chaque porte peut-être 90m ! Mais le plus étrange, c’est cette impression bizarre et dérangeante d’une architecture, voire d’une géométrie « anormale ». Edmund nous dit même qu’il lui semble que les faces semblent bouger tout en étant immobiles, tant et si bien qu’on dirait que toutes celles du bâtiment sont visibles d’un seul coup d’œil. Les immenses phares forment une forme de cône pointé vers le ciel, qui ceint le sommet du bâtiment. Mais au-delà, c’est la masse de centaines de formes humanoïdes (certaines humaines, d’autres non) rassemblées tout autour du bâtiment, et semblant chanter une mélopée ignoble et lamentable qui nous horrifie… Entre étourdissement et nausée, nous tentons de reprendre nos esprits en nous cachant derrière des rochers. Puis nous essayons d’agir : au milieu du plus grand groupe d’adorateurs, un homme, vêtu d’une longue toge, semble guider la cérémonie. Franck épaule le fusil longue distance de Starkweather, et prend tout son temps pour éliminer le grand leader. Un coup : il touche ! L’homme vacille, atteint au foie, un 2ème coup, près de l’épaule, le met au sol, certainement mort. La masse semble stupéfaite, totalement silencieuse, et nous n’attendons pas longtemps pour fuir d’autant plus que nous sommes repérés. C’est l’affolement pour nous comme pour nos ennemis.
Nous remontons en urgence vers le plateau envisageant de le traverser au plus vite pour rejoindre le talus et le suivre pour retrouver la corde et le chemin vers nos chaloupes. Le sol redouble de grondements. Des voix et grognements montent dans nos têtes, comme par une sorte de télépathie ignoble. Franck semble être en pilotage automatique, courant le regard vide. David est aussi semble-t-il profondément choqué, mais il suit. Passant près d’un globe lumineux, je ne peux m’empêcher de tirer dessus pour le détruire, me disant qu’il doit avoir un rôle dans la cérémonie impie. Le souffle d’une explosion violente me jette au sol, et il est heureux que je ne sois pas blessé. Un geyser de flamme et de feu s’en échappe maintenant, en torrent apocalyptique. Je récupère un morceau du globe, comme un cristal, et le mets dans la poche. Nous sentons les poursuivants à nos trousses, mais le brouillard du plateau nous laisse le temps de retrouver la crête que nous suivons et retrouvons rapidement le cordage indiquant le chemin. Des bruissements d’ailes nous alertent sur de possibles attaques du ciel. Nous dévalons la pente comme des furies. Dans notre fuite éperdue, chacun d’entre nous chute à son tour, mais malgré les blessures nous arrivons en vue des chaloupes rapidement. Nous hurlons pour que les marins se préparent à partir en urgence. Ils lâchent les caisses de vivre qu’ils étaient en train de charger, et positionnent les chaloupes dans le sens du départ, moteur allumé. Bizarrement le Dekkert est sur le flanc. Pas le temps de réfléchir, nous sautons dans les deux chaloupes motorisées, chacun tractant une autre chaloupe à rames pleine de vivres.
Nous voyons des centaines de formes humanoïdes s’agglutiner sur la plage, nous en profitons pour lancer un tir nourri. Mais nombre d’entre elles plongent dans l’eau, et continuent à nous poursuivre. On voit des vagues de bulles nous rejoindre et sentons les chaloupes percutées, nous tirons à l’aveuglette pour échapper au naufrage. Mais les voix dans nos têtes se calment rapidement, et nous voyons que nous échappons à nos poursuivants. Un dernier regarde vers l’ile nous étonne : elle semble s’être largement enfoncée dans les flots, et le sommet luit de multiples lumières et explosions illuminent le bord opposé de l'île. Nous entendrons encore pendant de longues minutes les détonations sourdes et violentes. Alors, dans une forme de révélation, il me vient à l’esprit que cette « Ile » n’en est pas une, mais un navire intersidéral, une nef de l’espace ou d’un autre monde. En tout cas, jamais il ne s’est agi d’une ile…
De retour au bateau, malgré notre effroi et notre fatigue, nous sommes assaillis de questions. Nous urgeons le capitaine de prendre le large au plus vite. Mais comme il est difficile d’expliquer en peu de mots l’inexplicable !
Franck a repris ses esprits mais a perdu tout souvenir de son passage sur « l’ile ». Il semble particulièrement touché par cet épisode. Le Docteur Greene s'occupe de lui et va essayer de le soigner (il découvrira sa phobie le lendemain en se lavant…).
David nous explique qu’il a vu ce qu’il y avait derrière une des portes du bâtiment : un autre monde ! Des planètes, des soleils, un autre monde !… Il est aussi particulièrement éprouvé par cette vision.
Edmund guide le capitaine vers les chaloupes qui ont été remontées et lui montre que leur fond a été griffé et mordu, comme si on avait voulu les faire couler depuis le fond de l’eau… La preuve que nous n’avons pas inventé l’histoire. Et puis les témoins sont nombreux maintenant et indiqueront à l’équipage que nous n’avons pas tout inventé…
J’en profite pour scruter le ciel clair, l’étoile mystérieuse qui était apparue depuis quelques jours a disparu. Il y a fort à parier que cette étoile et notre « ile » ne font qu’un… Frisson…
Nous sommes de suite auditionnés par Starkweather, le capitaine et son second. Edmund fait un récit complet. L’assistance reste très perplexe. Nous sommes désolés de n’avoir pu sauver les huit marins de la Gabrielle qui ont sans doute été sacrifiés sur l’ile, mais pensons avoir fait le maximum pour le faire, tout en préservant notre peau.
A la suite de l’entrevue, le capitaine me demande de venir à la barre pour observer les compas : il les ouvre et me montre que les aimants ont dû être déplacés, un sabotage. Il cherche à savoir si j’ai une idée de qui a les compétences pour faire cela dans l'expédition. Bien sûr non. Pour lui, seules les personnes ayant accès à la barre seuls peuvent avoir fait le sabotage. La liste est rapidement établie : le maître d’équipage Blunt, les quartiers-maîtres Oates et Houlihan, et les 5 matelots brevetés survivants Almondale, Cotter, Pellerin, Moseley et Pierce. Il est possible que l’un d’entre eux soit notre saboteur. J’insiste auprès du capitaine pour qu’on puisse faire une fouille discrète des cabines de ces suspects. Il est hésitant mais finit par accepter, mais c’est lui qui nous indiquera quand faire la fouille.
Je présente le caillou issu du « phare brisé » aux géologues Griffith et Porter : ce n’est ni du verre ni du quartz, rien d’évident pour eux.
Nils et Charlène sont interrogés sur les « singes marins » : ils indiquent que de nombreuses légendes parlent d’êtres humanoïdes marins, mais rien de très significatif à nous révéler.

Le lendemain 30 septembre
Nous réparons les 4 petites radios, pendant que Starkweather commande le matériel nécessaire pour réparer les 2 grosses radios à l’escale de Melbourne. Les pannes avaient été provoquées par une projection volontaire d’acide… Encore un sabotage. Nous inspectons les cales pour vérifier si le matériel de chimie embarqué n’a pas été utilisé pour ces sabotages, mais il est intact.
L’équipage me semble toujours plus parano à notre encontre. Seul Cotter est chaleureux.
Pendant ce temps Franck est désigné assistant officiel du radio. Edmund va discuter avec Starkweather pour préparer les explications officielles sur la mort des marins…
Nous avons maintenant 4 à 5 jours de retard, nous arriverons en Australie autour du 20 octobre.
Voilà. Ce matin 1er octobre je vais assister à la messe de Toussaint. Très à propos après tant de morts autour de nous… Seigneur, quel monde me fais-tu parcourir ? Quelles horreurs restent-ils encore à découvrir ?

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Aides de jeu / Re : Séance du 2017-03-10 : L'Océan
« le: mars 29, 2017, 17:38:47 pm »
Mullins s’inscrit donc aux cours de ski/raquette/escalade, et au maniement de la fondeuse et de la Pabodie (il aime bien la mécanique!).
Il propose des cours de navigation aux étoiles, et de bricolage/électricité.
A+

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CR / CR 2017 /01/ 27 (9 Septembre 1933, fin de journée) : RDV chez Roerich
« le: février 01, 2017, 19:41:08 pm »
Journal de Mike Mullins, 9 septembre 1933, 17h

Dieu tout puissant, quelle soirée nous as-tu fait vivre hier !... Si malheureusement de nombreux dockers y ont laissé la vie, je te remercie de m’avoir épargné, ainsi que tout le staff Starkweather-Moore. Franck a bien subi quelques blessures, mais il a pu sortir ce matin de l’hôpital avec une bonne ordonnance et des consignes strictes pour le traitement de ses brûlures. Quel courage hier soir ! Il a d’ailleurs reçu la visite de l’adjoint au maire, et a fait l’objet  de nombreuses photographies de presse ! Nous formons une belle équipe qui fera je suis sûr des miracles dans les blizzards de l’antarctique. La journée nous a d’ailleurs beaucoup associés, ainsi que Niels, ce qui est moins fréquent. Je comprends d’ailleurs ses réserves quant à nos « enquêtes » sur les sabotages en cours, et sais bien que son esprit est totalement tourné vers la science, voire la « crypto-science ». Mais j’aimerais quand même un peu plus d’engagement dans les préparatifs, on le sent uniquement tourné vers notre arrivée (encore hypothétique) dans les glaces. David et Bolt sont eux partis à l’aube au Canada pour un deuil familial (humain ou canin, je n’en sais rien). Ils devraient être de retour d’ici 2 ou 3 jours. Edmund est souffrant, le contrecoup physique et moral des événements de la veille sans doute. Il est encore alité.
Quelle effervescence ce matin à l’hôtel, « agressés » par les journalistes pendant que nous cherchions à identifier les pertes en matériel et tenter d’en récupérer du nouveau dans l’urgence. Nous avons réussi à ne perdre que des choses finalement faciles à se faire livrer : du carburant, des tentes, et quelques pièces détachées. Le plus ennuyeux sont les patins de nos avions. Je pense qu’on devrait en avoir de nouveaux quand même pour le départ d’ici 2 à 3 jours.
Je me sens, malgré la fatigue d’hier, dans un état grande excitation. Je me découvre d’ailleurs des comportements que je n’imaginais pas. N’ai-je pas quasiment harcelé ce « pauvre » Inspecteur Hansen à de multiples reprises aujourd’hui, en allant le déranger au commissariat, puis en l’appelant plusieurs fois pour lui soutirer des informations ? D’ailleurs, cela a plutôt bien marché, je crois qu’il m’apprécie malgré nos initiatives peu orthodoxes (la libération de Roerich, l’intrusion chez Acacia Lexington, qu’il a en effet apprise…). Bref, grâce à lui, j’ai pu apprendre diverses informations importantes. L’incendiaire Polk n’est qu’un pauvre délinquant alcoolique  multirécidiviste qui affirme (et Hansen le croit), avoir été payé pour faire le coup par un rouquin s’appelant Doyle. Si ce nom ne dit rien à Hansen, il m’a glissé penser pouvoir tenter de le cueillir dans un guet-apens sous peu, grâce aux infos de Polk. Il n’a pas souhaité m’en dire plus. Je l’ai questionné aussi sur Bo Weinberg. Il m’a confirmé que le rapport d’autopsie faisait état d’une mort très violente liée à une perte massive de sang entraînée par de multiples plaies « comme s’il avait été mordu à de nombreuses reprises par une mâchoire de bête féroce : requin, tigre, loup ou chien sauvage ». Ces mots me renvoyèrent de nombreuses années en arrière… Ce souvenir atroce… J’en ai eu la nausée pendant une heure au moins… Weinberg était bien connu de la police en tant que petit malfrat. Hansen ne comprend pas pourquoi il aurait volé ce camion avec cette marchandise sans valeur s’il n’avait pas été sous contrat pour le faire…
Mais ce qui m’a le plus frappé aujourd’hui reste l’invitation inattendue de Roerich. Tout d’abord, il ne m’empêchera pas de penser qu’Acacia est une ennemie dangereuse. Comment peut-il continuer à vouloir que nous « la protégions » alors qu’il sait sa responsabilité dans son enlèvement (en tout cas au moins le fait qu’elle ait indiqué où il se trouverait) ? Je comprends qu’elle est la fille de son ancien ami, qu’il l’a connue toute jeune. Je peux aussi intellectuellement imaginer qu’elle ne soit pas « responsable » de tout ce qui nous arrive, voire qu’elle soit l’objet d’une odieuse manipulation dont il faudrait la sauver, mais je ne risquerai pas ma vie pour elle. Tant pis si elle s’est brulée les ailes en fréquentant des groupes « borderline » ou autres sectes. Je serai cependant loyal avec Roerich et essaierai de lui donner des nouvelles dans la mesure du possible, et d’être magnanime s’il le faut. Je retiendrai aussi de notre échange son alerte sur le caractère menaçant de ce qui nous attend là-bas. Les expéditions concurrentes cachent sans doute de sombres desseins. Le danger ne sera pas lié uniquement au froid mais aussi sans doute à ceux qui sèment le chaos autour de nous. Déjà trop de morts ici. D’ailleurs, Roerich nous a bien alerté sur la mort « étrange » de Percival Lexington, la veille de la mise aux enchères de son exemplaire unique des « Aventures d’Arthur Gordon Pym » en version rallongée de quelques chapitres, livre qui a aussitôt disparu de la bibliothèque familiale… La mort rôde autour d’Acacia depuis longtemps…
Peut-être aurons-nous l’occasion d’avoir un contact avec Dyer dans son repaire au cœur du Pacifique Sud ? Ce qu’il sait nous serait d’une grande utilité. J’ai le sentiment que bien des choses concernant les terres australes et antarctiques nous échappent encore et permettraient de mieux comprendre les enjeux des événements passés et actuels.
Enfin je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit sa remarque sur le fait que PERSONNE n’avait pu voir le visage de l’assassin de Bo Weinberg, malgré les nombreux témoins en capacité de décrire sa silhouette et ses actions. C’est sans doute un hasard, et de l’ordre de l’anecdote. Pourtant… Quel être « humain » cachant son visage saurait déchiqueter en quelques instants un autre être humain, si ce n’est une créature du Diable dont le visage porterait la marque du Malin, une sorte de loup-garou des temps modernes ? Il faudra que j’en parle au Père Matthew. Ces événements m’excitent, m’épuisent, me font penser à des choses anormales, une forme de délire dont il faut que je guérisse. Aide-moi mon Dieu !
Seul sourire de la journée, l’aventure rocambolesque des maîtres chiens qui ont « sauvé » hier soir les célèbres Astor du vol de leur caniche. Amusant de voir que la seule personne qui leur ait échappé soit une femme, qui plus est dans Hell’s Kitchen ! J’essaierai de questionner quelques amis sur place pour savoir qui est cette Robin des Bois au féminin !

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CR / Re : CR 16 décembre 2016 - Le Kidnapping
« le: janvier 04, 2017, 09:31:47 am »
Yes, super, merci!

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