gfxgfx
 

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
 
gfx gfx
gfx
101907 Messages dans 7356 Sujets par 799 Membres - Dernier membre: carmeneu4 février 20, 2018, 22:34:40 pm
*
gfx*AssociationDonsForumMessagesgfx
gfx
Opale Campagnes  |  Profil de jeff75006  |  Voir les contributions  |  Messages
gfx
gfxgfx
 

Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.

Messages - jeff75006

Pages: [1] 2 3 ... 15
1
CR / CR 2017/11/25 - 8 et 9 décembre 1933
« le: janvier 06, 2018, 12:33:42 pm »
8 décembre 1933

Sidération.
Mike essaie de se persuader qu’il s’agit d’une hallucination liée à la « folie des neiges ».
David est perdu dans le brouillard, pas longtemps. Puis c’est au tour de Gilmore d’être secouru. Packard rejoint le groupe au bord du trou, puis tout le monde retourne au camp.
David évoque sa « rencontre ». Tout le monde se réchauffe avec un verre ou deux d’alcool.
Tout le monde est choqué.
Acacia quitte le camp en avion.
Que faire maintenant ? Mike souhaite continuer, mais Gavin souhaite faire demi-tour.
Franck parle avec Myers qui est très troublé. Il essaie aussi de nouer le contact avec Winslow.
Bryce demande si on a affaire à des fantômes.
Mike constate une connivence entre Bryce et Halperin.
Franck tente un contact radio, mais les conditions sont très mauvaises.
David va raconter à Niels la rencontre. Il remarque avoir une sorte de trace sur la peau de son contact avec le « fantôme ».
O’doole , Lopez, Edmund et Mike partent se recueillir au mausolée. Le brouillard se lève. Impression d’une « présence » très forte, et prière pour le repos des âmes.

Puis tout le groupe repart à la grotte. Un courant d’air y est perceptible. Beaucoup de fossiles. Environnement très vieux, de plusieurs millions d’années. Traces de pas de l’expédition Lake et de l’ESM. Mais aussi des empreintes palmées, ressemblant fortement aux « pieds » des « fossiles » en forme de tonneaux. Le groupe suit le sens du vent. Demi-tour au bout de 2h30 de marche. Retour au camp. L’avion d’Acacia est de retour.
Une tempête se prépare. Fiskarson, Sorensen et Myers inspectent les tentes, et préparent les abris.
Mike garde sur lui la feuille retranscrivant les délires de Franck. Il la lit à haute voix et retrouve des sonorités proches des mots prononcés par les entités bipèdes combattues sur l’ile.
Moore avance le repas du soir.
David « recharge » les talismans qu’il a donnés.
Les avions arrivent avec :
-   Greene, enthousiaste,
-   Halperin, Dewit, Huston et Miles,
-   du carburant et des équipements.

Le vent se renforce brutalement et tout le monde va dormir.
Edmund se réveille avec une inquiétude pour les chiens. Il réveille David et vont vérifier le chenil. Tout va bien. Mais au retour Edmund remarque que la tente de David sent très fort l’odeur des fossiles « tonneaux ».

Des hurlements dans le camp Lexington !
Tout le groupe part au mess et y retrouve Packard et Cole.
Ils s’encordent. Ils rejoignent Moore, Sykes, Sorensen et Fiskarson à leurs tentes. Ces derniers semblent troublés : David voit d’ailleurs des traces de mains sur la tente !
Ils vont au camp Lexington dans la tempête.
Agitation dans le réfectoire. Tout le monde y est réuni. Cela sent l’opium, Lexington fume. Williamson est au centre de la pièce, terrorisé. Il ne réagit pas aux sollicitations de Edmund. Il lui donne un sédatif et demande qu’il soit surveillé. Donovan raconte qu’il a été réveillé par Williamson qui hurlait debout dans la tente.
Tous les membres de l’expédition Lexington font des cauchemars la nuit, y compris Acacia. Beaucoup ont l’impression d’être disséqués vivants. Priestley dit quelqu’un a essayé de pénétré dans sa tente, et qu’il entendait des hurlements épouvantables dans sa tête. Acacia semble être très perturbée.


2
CR / Re : CR 2017/11/05 - Journal Edmund Mac Gavin 6 décembre 1933
« le: janvier 06, 2018, 10:26:58 am »
Mise à jour du CR le 6/01/2018 revu par Vincent

3
Depuis que nous avons quitté notre camp de base près de la barrière de Ross pour rejoindre l’emplacement de la précédente expédition Miskatonic-Lake, des évènements de plus en plus inquiétants et étranges s s’enchaînent. Certes les découvertes scientifiques sont au rendez-vous mais je me demande si cela ne sera pas au prix d’un coup exorbitant sur le plan humain.
Mercredi 06 décembre 1933 :
Début de journée plutôt classique, malgré la dureté du climat et les derniers évènements, je dors plutôt pas mal.
Durant le déjeuner j’ai une discussion avec Mike Mullins à propos des derniers évènements, en particulier ces étranges empreintes de pieds nus (manifestement humains) détectés autour de notre camp de base. Nous convenons qu’il est impératif d’établir des tours de garde, en arme. Peu de temps après nous rangeons Moore et Packard à nos arguments.
Mike a remarqué la présence d’un monticule de neige orienté au nord du camp de Lake à environ 30 mètres de la manche à air du terrain. Dans l’après-midi, nous nous y rendons pour déblayer. Au départ, nous pensons tomber sur des blocs de glaces découpés et empilés mais un bref examen nous révèle une horrible réalité : il s’agirait peut-être de l’ancien enclos des chiens de l’expédition Lake dans lequel nous trouvons un empilement de cadavres de ces pauvres bêtes.  En inspectant, l’une des dépouilles je constate qu’elle a subi une sorte de dissection minutieuse !
Notre musher, David Sunwell est tout naturellement horrifié par cette vision. Nous sommes face à une sorte de morgue pour chien de traineau. La variété des blessures et traumas est des plus surprenante. Pêle-mêle, je constate une colonne vertébrale brisée, des coups de couteaux mais pas de blessures par balles. Je trouve aussi un crâne de canidé parfaitement nettoyé et soigneusement décalotté. Ce qui est perturbant dans ce constat, c’est l’oscillation, en fonction des corps entre une impeccable technique chirurgicale et la boucherie la plus grossière.
Une autre équipe de déblaiement a trouvé un autre de cet étrange fossile en forme de tonneau ; Bolt, le chien mascotte de David et de l’expédition est très énervé à proximité du nouveau fossile. Moore est prévenu des découvertes. Je prie M. Albert Priesley (le photographe de l’expédition Lexington) de prendre des clichés des cadavres de chiens afin de renforcer le poids du futur récit de l’expédition.
Mike en bon pilote, s’acharne sur l’épave d'un des Dorniers, il souhaite voir si on peut en tirer quelque chose et aimerait bien comprendre. En effet, son réexamen de l’appareil a fait apparaître des éléments qui nous laissent perplexes. Selon lui, des éléments du tableau de bord ont été démontés, examinés puis remontés mais d’une façon complètement incohérente. Mais ce « détail » n’apparait qu’aux yeux d’un mécanicien / pilote expérimenté.
Avec quelques autres membres de l’expédition, nous continuons notre travail de terrassier des glaces à l’Est de la piste sur un tas de neige encore inexploré. On y trouve les latrines et la décharge de l’expédition. Nous repérons aussi l’emplacement et les marques laissées par 5 tentes appartenant à un camp plus petit attenant au camp principal de Lake (environ 100 mètres). Serait-ce le camp de l’expédition de secours ?
En tout cas, l’arrivé au camp de nouveaux membres de notre expédition : Albert Marles (météorologiste), Winslow et Griffith (respectivement glaciologue et géologue), me ragaillardit un peu.
Durant le diner, Mike, David, Franck et moi-même avons discuté avec cette chère Miss Acacia Lexington et apprenons que son défunt père possédait un livre qui avait inspiré au célèbre Edgar Allan Poe les Aventures d'Arthur Gordon Pym de Nantucket. Cet ouvrage serait un recueil assez complet de légendes d’origines maories et aborigènes compilées par un pasteur.
Peu après, Franck arrive à convaincre Moore de l’autoriser à espionner les communications radio de Miss Lexington avec son poste de fortune [il l'a même fait sans sa permission]. Moore accepte pour constater que la Némésis de cette prima dona de Starkweather est bien en relation secrète avec l’expédition allemande Barsmeyer-Falken. Moore est désormais convaincu qu’il a pu écouter un extrait incomplet de la conversation interceptée.
-   Lexington : « Je répète mon offre. Je peux vous emmener là-haut. Votre appareil ne peut pas monter si haut. Vous avez le matériel……
-   Réponse des allemands : L’offre est intéressante, les professeurs…..décideront et l’insistance….
-   Lexington : Las d’attendre le bon vouloir…Je discuterais avec vous dès qu’ils arriveront.
Peu après Mike et Franck me racontent leur nuit précédente. Franck a réveillé Mike qui était complètement trempé. Ce dernier se souvient d’avoir rêvé de la mer sans plus de détails. Franck était d’autant plus inquiet que ce pauvre Mike semblait délirer dans une langue inconnue qui lui semblait vraiment étrange ! D’ailleurs Franck explique qu’il est aussi victime de ce genre de cauchemar très inhabituel.
Pour ajouter à cette « joyeuse » ambiance, j’ai entendu du côté de l’ancien campement de Lake des grognements très bizarres avec une tonalité rocailleuse. Nous décidons d’y aller en reconnaissance et là nous tombons encore sur ces incompréhensibles / incohérentes empreintes de pieds nus, tous ce qu’il y a de plus humains ! Peu après, nous continuons sur notre lancée en matière d’empreintes hors-normes. Cette fois-ci il s’agit d’empreintes de chien dont l’espacement entre les pattes ne ressemble à rien de connu des zoologistes et de surcroît, elles ne mènent nulle part ! Encore une foutu aberration…
Encore plus étrange et incompréhensible : près du « charnier » de ces pauvres chiens, nous remarquons qu’à environ 5 mètres quelque-chose a laissé une sorte de trainée, à moins que quelque chose d’imposant ait été traîné. Quelque chose qui mesure de très loin plus de 2 mètres, d’un autre côté cela aurait pu se poser. D’ailleurs David nous surprend, comme touché par une sorte d’illumination, émet l’hypothèse que ces traces pourraient être l’œuvre d’une sorte de créature reptilienne ailée qui aurait pu se poser.
Décidément très inspiré, notre musher semble intuitivement comprendre qu’un symbole dont la forme rappelle un rameau (déjà vu dans nos rêves respectifs) pourrait être une sorte de protection spirituelle et se propose d’en tailler deux en bois pour nos compagnons Mike et Franck. Une fois son œuvre achevée, David va pour les offrir à nos deux amis qui semblent littéralement terrorisés à la vue du symbole. Néanmoins au prix d’efforts leur paraissant surhumains, Mike et Franck arrivent à porter les pendentifs fabriqués par David. Mais une fois passé la phase de terreur, ils se sentent bien mieux !
Si tout le monde arrive à dormir du sommeil du juste ce soir, ce sera une victoire Modeste mais réelle victoire sur les ombres qui menacent ce voyage !

jeudi 07 décembre 1933 :
Cette nuit je n’ai pas eu l’impression de faire un cauchemar mais mon rêve m’a troublé. Je me demande si mon imagination me joue d’inquiétants tours ou bien si comme dans l’antiquité, les Dieux ou du moins si notre seigneur ne m’envoie pas des songes à caractère prophétique. Ainsi j’ai revu dans mon rêve cette étrange silhouette, cet homme mystérieux que j’étais certain d’avoir aperçu lorsque je faillis me noyer en Ecosse alors que je n’étais encore qu’un enfant. Il m’a parlé. Ses mots énigmatiques me reviennent et m’inquiètent. Il a parlé de franchir les montagnes, tout en précisant que ce ne serait que le commencement, une étape car en réalité, il faut aller au-delà pour franchir la porte ! Malgré le caractère sibyllin de la « prophétie » mais après tout n’ont-elles pas toutes cette particularité, je pressens tout au fond de mon âme et de mes tripes que c’est important, peut-être même vital !
Ce matin, j’ai participé au déblaiement de la fosse où se trouvait encore un autre fossile. Parallèlement, Mike et Franck déblaient une tente sur le site de l’ancien campement de l’expédition Lake (la tente notée n°8 sur le plan établi visant à fouiller cette zone) et chose étonnante, une fois libérée de la glace, les piquets de la tente se sont redressés d’un coup et la construction de toile passa de l’état « aplatie » à sa forme originale.
Un rapide examen de la structure montra la présence sur ses côtés de 3 trous très probablement faits par des projectiles d’armes à feu ! En fouillant ce lieu, Mike arriva à déceler la présence de sang séché sur le sol gelé. Les lits à l’intérieur étaient en désordre mais durant la fouille, Franck a retrouvé une boîte de munitions. Nos amis découvrirent aussi à l’intérieur sur les parois de la tente et sur les lits, des giclées de sang.
J’ai aussi poursuivi, avec d’autres, la fouille d’un nouveau tertre et nous sommes tombés sur une pierre en forme d’étoile qui n’est pas sans rappeler la tête de l’une de ces créatures / fossile en forme de tonneau Il semblerait que la pierre soit en stéatite. Cette étrange pierre semble avoir été travaillée, polie puis piquetée. Le mystère ne fait que s’épaissir, avec cette trouvaille. En effet, cela a-t-il été sculpté par une civilisation humaine qui aurait vécu sur cette terre, il y quelques milliers d’années ou par ces étranges créatures ?
Mike et David ainsi que Franck se sont lancés dans le déblaiement d’une autre tente sur le site de l’ancien campement de l’expédition Lake (la tente notée n°1 sur le plan établi visant à fouiller cette zone). Ils y ont trouvé des vêtements, de l’équipement éparpillé ainsi que des fragments de porcelaine et des cartouches de fusil.
Mais le plus étonnant voir choquant, ce sont les restes de bottes. Ils ont retrouvés 2 demi-bottes qui permettent de reconstituer une botte complète. L’objet semble avoir été scié ou déchiré mais de façon plutôt « propre ». D’après l’étiquette qui s’y trouvait, ces morceaux de bottes servaient à chausser le malheureux Lake !
Les discussions avec Mike, David, Franck et Lorentz me mènent à penser que la sculpture d’étoile en pierre pourraient être en fait un signe mystique puissant, connu sous le nom de « signe des anciens ».
Á la demande de Mike et au vu des évènements récents, je contacte Packard et lui explique que pour mieux surveiller notre camp, il conviendrait de bâtir un abri spécifique à proximité de l’ancien campement de Lake pour améliorer la surveillance. Peu difficile à convaincre, il m’a adjoint pour cette tâche messieurs Cruz et Cole, deux des manœuvres de notre expédition.
Mike a entrepris de fouiller une nouvelle tente (la tente notée n°2 sur le plan des fouilles) et y a trouvé une montre portant gravées, les initiales D.A, les aiguilles de cette dernière sont bloquées sur 12 heures ou peut-être minuit ? De son côté, David a retrouvé des pièces métalliques dont l’origine n’est pas clairement établie. Elles pourraient être en cuivre. Mais nous n’avons pas d’autres éléments pour le moment.

Grande Nouvelle : La foreuse Pabodie a pu enfin déboucher le puits précédemment découvert par les membres de l’expédition Lake. Peut-être cela nous permettra-t-il d’en savoir plus sur la nature de leurs découvertes !

vendredi 08 décembre 1933 :
Un épais brouillard commence à se lever. Ça va encore nous compliquer la vie. Il va falloir être vigilant.
Dans la matinée, j’ai pu discuter avec notre distingué Cryptozoologue ! Bonne nouvelle, il a semblé avoir repris ses esprits. Il est assez disert sur les fossiles que nous sommes parvenus à collecter. Selon lui, ils n’appartiennent à aucune définition ou taxonomie connues. Elles constitueraient à elles seules, un classement inédit, d’ailleurs ce type de créatures semble être cité dans plusieurs ouvrages de chevet du sieur Lorentz, des ouvrages à tendance plus ou moins ésotérique…
J’avoue qu’au départ de cette expédition, je ne prenais pas Lorentz et certains de ses bouquins de référence au sérieux mais depuis quelque temps, j’admets être un peu perturbé dans mes convictions et je dirais qu’avec l’évènement que je vais vous relater, je suis véritablement bouleversé dans mes convictions.
Alors que le brouillard devenait de plus en plus épais,
[nous avons tous été alertés par des cris provenant de l'entrée du puits menant à la grotte aux fossiles que nous venions de rouvrir grâce à la foreuse Pabodie. Nous distinguâmes plusieurs membres de notre expédition qui courraient dans la brume. Ils semblaient terrorisés mais nous comprimes qu'ils avaient vu quelque chose d'horrible dans la caverne, une autre chose monstrueuse et apparemment terrifiante. N'écoutant que notre courage, nous avons foncé vers les lieux pour secourir les pauvres scientifiques perdus dans le brouillard. Mike repensa à la dynamite toute proche qui avait servi à libérer le passage et nous unir nos connaissances pour envoyer quelques bâtons dans la caverne. C'est alors qu]'un évènement incroyable c’est produit.]
 Nous étions tout près de l’entrée du puits. Certains d’entre nous, comme Franck, Winston ou Porter n’arrivent toujours pas à y croire, mais je sais ce que j’ai vu sortir de ce puits… Une sorte de gigantesque créature serpentiforme et ailée, jaillissant du fond des âges, dotée d’une redoutable mâchoire aux crocs acérés. Son corps puissants et ses imposantes griffes ont probablement contribuées à la destruction du camp de l’expédition Lake.
J’ai repensé à mes lectures récentes et aux discussions avec Lorentz et je crois que cette monstruosité serait aussi connue sous le nom d’horreur chasseresse !! Où est-elle partie ? Nous n’en savons rien, mais Dieu nous préserve de son retour car je ne suis pas certain que nos fusils en arriveront à bout, j’ai de sérieux doutes !
Dans cette purée de pois, nous arrivons à récupérer l’ensemble de l’expédition Moore ! En outre désormais plus personne ne doit sortir seul. Chacun devra sortir accompagné de 2 ou 3 camarades.


4
CR / CR 2017/09/23 : Antarctique, nous voici!
« le: septembre 30, 2017, 01:07:01 am »
Résumé des événements allant du 28/11/1933 au 5/12/1933 (19H32 heure antipodale)

28/11
Starckweather décide d’envoyer 2 traineaux au secours de l’expédition Lexington (une grosse explosion s'est d’ailleurs fait entendre malgré la distance), et avertit le Tallahassee. Impossible d’y aller par avion à cause de la brume qui masque le sol.
2 traineaux partent avec les principaux courageux de l’expédition. 2h très pénibles dans un « blanc » monotone voire désorientant. L’arrivée au camp est anticipée par une forte odeur de carburant brulé. Le camp a été fortement touché : des tentes et baraquements brûlés, ainsi qu’une partie notoire du carburant et des vivres. La radio est également hors d’usage, antenne fracassée au sol. L’avion semble intact cependant. Le personnel s’affaire et finalement fait peu cas de l’arrivée de l’équipe de l’ESM. Seul Beentje vient à notre rencontre, cordial. Starckweather est reçu par Lexington. Leur entrevue est très orageuse et « sonore », montrant que les tensions n’ont pas cessé entre les deux.
Certains membres de l’expédition Lexington sont courtois, d’autres particulièrement agressifs, en particulier ceux qui gardent l’avion.
William Kyle, un des pilotes, explique que ce sont 2 membres pourtant appréciés de l’équipage, Bradbury et Dinsdale (autre pilote), qui ont attaqué le camp subitement. Le médecin Curtis semble accuser une sorte de « Folie des neiges », Dinsdale, seul survivant (maîtrisé par Hopewell et Jenner) car le corps de Bradbury sera retrouvé plus tard à quelques centaines de mètres du camp, ayant déclaré à Mc Gavin qu’il se battait contre des milliers d’araignées qui envahissaient le camp. Sorte d’hallucination étrange.
Kyle explique que ce n’est pas le 1er sabotage de l’expédition (nourriture inexplicablement pourrie en une nuit sur le bateau, un marin qui s’est jeté de façon totalement insensée à la mer alors qu’il parlait avec Hopewell, un chien qui est devenu incontrôlable, une panne de gouvernail…). Manifestement, l’expédition Lexington a été visée autant que l’ESM. Et eux également pensaient que l’autre expédition était responsable. Cela explique aussi l’attitude très négative de certains membres de l’expédition qui sont donc méfiants.
Mc Gavin refait le pansement d’un des blessés (Priestley – le chef caméraman).
Des membres de l’expédition et sans doute de l’équipage du Tallahassee pensent que Lexington n’a pas la carrure.
Lexington, qui voulait être la 1ere femme à survoler le pôle, a réussi à la faire.
Des langues se délient et indiquent que cela serait plutôt elle qui aurait sauvé la peau de Starckweather lors de leur safari africain. Qu’il avait (très) mauvaise réputation et qu’il lui avait fait porter le chapeau.
Mullins force la porte de la pièce où discutent Starckweather et Lexington. Il essaie d’attirer l’attention de Lexington en lui parlant de son père, et du fait qu’il sait des choses sur sa disparition (petit mensonge…). Mais elle est dans un tel état de nerfs qu’elle ne fait que hurler « dehors ! ».
Le retour vers le camp de l’ESM est compliqué et Mullins se foule la cheville dans un trou. De retour, Starckweather s’enferme, très sombre. Mc Gavin affranchit Moore sur les événements. Moore se rappelle que la « folie des neiges » avait déjà été invoquée lors des événements de l’expédition Lake. Tout le monde part se reposer, épuisés.

29/11
Purée de pois. Impossible de voler. Mac Anish part faire de l’exercice, Mullins vérifie les avions, Sunwell va discuter avec les scientifiques.
Lexington débarque en début d’après-midi pour discuter avec Starckweather. Nouveaux éclats de voix. Mullins est surpris de l’apparence physique de Lexington : elle apparait légèrement différente de la veille, un peu plus pale, mais légèrement plus jolie, quoique les traits tirés. C’est la même, mais elle a changé. Mc Gavin, qui a déjà senti l’odeur caractéristique de l’opium, comprend de suite que Lexington est opiomane. De fait, on la voit régulièrement sortir de la tente et fumer…
Tuvinen et Priestley expliquent à Mullins que Lexington a beaucoup de sautes d’humeur, et conduit son expédition sous le sceau de l’émotion. Priestley reste très positif, il souhaite continuer et est content de la fusion des équipes.
Le soir arrivant (même en plein jour), il est organisé des tours de guet (par Packard mis au courant) au cas où un incident arriverait.

30/11
Halperin, le camarade de tente de Mullins, lui explique qu’il a eu une nuit très agitée. Mullins ne se souvient de rien, mais constate très circonspect que toute la partie basse de son lit, y compris le drap, est trempée (comme passée sous l’eau de mer, mais cela pourrait être aussi de la sueur). Mc Anish, de son côté, se souvient qu’il rêve de pouvoir se baigner dans la mer. Bizarre en plein Antarctique !
Mc Gavin veut créer un groupe d’appui psychologique.
Mullins va prier avec O’doole.
A 15h, Starckweather et Lexington sortent de leur tente, l’air sombre. Moore, lui, sourit. Starckweather annonce que les expéditions vont faire camp commun. Lexington met son avion à disposition et accepte d’aller jusqu’au camp de Lake, et l’expédition S-M fournit radio, générateur… Il reste d’humeur exécrable. Priestley et Tuvinen sont contents.

3/12
Il a fallu 2j pour tout rapatrier.
Dinsdale est évacué vers le Tallahassee.
Les équipes des deux expéditions font connaissance. Certains sont satisfaits, d’autres montrent leur hostilité. Donovan reste morose et crispé. Johnson et Wright les manœuvres sont particulièrement désagréables, et restent très protecteurs auprès de Lexington. Curtis voit les choses d’un bon œil. Sachs l’ingénieur semble accepter l’idée de cette fusion.
Curtis et Greene, les deux docteurs, ne se supportent pas. Mais Mac Gavin semble bien s'entendre avec le nouveau venu, un compatriote.
L’équipe de l’ESM est impressionnée par la qualité du matériel de l’expédition Lexington et de l’équipe.

4/12
Mac Anish et Mullins se réveillent une nouvelle fois avec les draps trempés, comme s’ils avaient été passés sous l’eau. Leur nuit a été très agitée, mais ils ne se souviennent de rien. Le docteur leur dit de beaucoup boire. Ils décident de dormir tous les deux dans la même tente (au grand soulagement de leur voisin de tente).
Myers, l’archéologue, a lu certains ouvrages que nous n’avons pas su déchiffrer. En particulier une traduction partielle du Kitab Al Azif/Necronomicon, dont Sunwell se souvient qu’il s’agit d’un livre de référence sur « le mythe de Cthulhu ». Il en est frappé. Avec Porter, ils n’excluent pas que de nombreuses choses échappent encore à la science. Morehouse est également très troublé par certains documents.
Mullins remarque de Lexington ne fume pas aujourd’hui. Curtis explique à Mc Gavin que Lexington ne fume que de temps en temps, et qu’elle a « des conflits internes ».

5/12
Le temps s’est levé. Un vol pourra avoir lieu aujourd’hui.
Starckweather annonce qu’il préfère partir à l’ascension du glacier Beardmore avec Fiskarson et Gunnar Sorensen, que de prendre part au vol vers les Monts Miskatonic et le camp de Lake.
Nous formons les équipages :
-   Mullins en pilote du Boeing Shackleton avec Mc Anish, Sunwell (et des chiens), et Mc Gavin ;
-   Dewitt sur l'Enderby avec Packard, avec O’Doole et Cole ;
-   Halperin sur le Weddell avec Moore et Sykes.
-   Kyle sur le Belle, avec Lexington, Priestley et Tuvinnen

Les avions s’éloignent dans le calme et l’immensité bleue du ciel vers les Monts Miskatonic.
Le relief est très riche, et cela monte vite.
Au bout de trois quarts d’heure sur les 5h de vol prévues (1300 km à parcourir), une grande barre noire apparait à l’horizon : les Monts Miskatonic. Rapidement, l’horizon est bouché par une chaine immense, sombre, sans doute au-delà de 10.000m. Son aspect est abrupt, et hostile. Les conditions de vol se dégradent à leur approche avec des turbulences de plus en plus fortes. La radio commence également à crachoter, avec beaucoup de parasites.
Mullins repère une piste sous la poudre blanche, il s’agit bien du camp de Lake. Il décide d’atterrir le premier. Alors que l’atterrissage se passe bien, l’avion, inexplicablement, craque violemment, une aile s’arrache, et l’appareil part en toupie. Il s'arrête brutalement dans un fracas épouvantable. Les passagers sont secoués, mais par chance, indemnes. Les chiens, eux, aboient frénétiquement.

5
CR / Re : CR 02/06/17 - Terre, terre !
« le: juin 11, 2017, 22:03:03 pm »
Cool! merci!

6
CR / CR 2017/05/06 - L'île noire, suite et fin
« le: mai 09, 2017, 14:41:58 pm »
Journal de Mike Mullins, Dimanche 1er octobre 1933, juste avant l’Office de Toussaint

Dans quel Enfer nous sommes nous aventurés ? Je vais tenter de coucher par écrit ce qui nous est arrivé sur cette « Ile » tant que j’ai l’esprit clair et lucide. Franck lui-même ne se souvient plus de rien. J’essaierai de n’omettre aucun élément, tant il est important que si nous ne pouvions revenir à New-York, le monde sache quels sont les mystères que nous avons découverts.
A peine avons-nous eu le temps de souffler suite à la première escarmouche avec ces marins dégénérés, que Franck aperçoit une silhouette claudicante quelques mètres plus loin. Pensant pouvoir l’intercepter pour l’interroger, je m’élance, mais au même moment une nuée d’ombres humanoïdes décharnées se précipitent sur nous. Franck se met à hurler et semble ne plus avoir toute sa tête. Une de ces formes se précipite sur moi sans que je puisse l’intercepter, elle me saute à la gorge. Quelle horreur ! Je sens ses « mains » me prendre le cou, et l’épouvante me saisit quand je vois son visage tout à fait non humain, ressemblant à un poisson, aux petites dents, aux yeux sombres, avec une crête, comme une nageoire sur le dessus du crâne. Je sens son odeur fétide, celle du poisson pourri. Sa peau est humide et froide, et des « griffes » tentent de pénétrer ma gorge. Je me débats, arrive à le toucher, mais c’est David qui arrive à assommer la chose qui s’affaisse, mourante. L’assaut se poursuit, et nous parvenons, sans trop de mal, à liquider les créatures. Franck est en pleine crise de paranoïa. Edmund arrive tant bien que mal à le raisonner, mais on sent bien qu’il ne va pas bien.
Nous insistons pour que quelques marins gardent les chaloupes, et partons inspecter le Dekkert. Sur le chemin, une autre créature s’enfuit, Franck la liquide. Elle était équipée d’une sorte de trident abîmé en alliage de cuivre, non rouillé donc, que nous récupérons. Nous passons un peu de temps à inspecter le corps et confirmons qu’il ne s’agit en rien d’un être humain dégénéré mais bien d’une espace bipède manifestement équipée également pour la nage, avec en particulier des mains et pieds palmés. De plus, la grande maigreur des individus nous amène à penser qu’elles seraient plutôt en mauvaise santé, ou très vieilles.
Nous profitons du chemin vers le Dekkert pour observer plus attentivement l’Ile. Il est clair que les formes que nous observons ne sont pas « normales ». La côte ne parait pas issue d’une érosion classique par la mer. Nous remarquons aussi qu’une espèce de « mousse » ou couche blanche recouvre de larges portions du sol. Nous l’identifions (merci aux connaissances scientifiques de l’équipe !) comme étant de l’hydrate de méthane (ou clathrates de méthane), plus communément connue sous le terme de « glace qui brule », cette substance présente dans certains fonds marins. Etrange.
Nous montons sur le Dekkert auquel il manque la chaloupe arrière tribord (et une autre sur le flanc bâbord). Nous échangeons avec la chaloupe de secours qui nous annonce arriver dans une dizaine de minutes. En attendant, nous pénétrons prudemment dans le Dekkert. Il y règne une très forte odeur de poisson. Nous commençons par la cuisine, qui a servi récemment. Nous découvrons dans la cabine du capitaine une carte avec la route suivie par le bateau jusqu’à l’Ile, un texte écrit à la main, mais dans un langage incompréhensible (quoiqu’en alphabet romain, donc sans doute codé), et le journal de bord (dont la dernière entrée remonte à huit mois lors d’une escale à Madagascar). Puis nous fouillons les cabines le long du couloir où nous récupérons des livrets et notes écrits dans des langues inconnues. La fin de la fouille nous amène dans les quartiers d'équipage et les espaces où la graisse de phoque était fondue et stockée. Enfin, et nous comprendrons plus tard pourquoi, nous découvrons une cale entière puant l’urine et les excréments, avec des chaines indiquant le transport de nombreux êtres humains réduits à l’esclavage. Sous une apparence de phoquier, se cachait un bateau « négrier » moderne ! Quelle horreur.
La chaloupe de secours arrivée, nous allons au-devant de son équipage. C’est à ce moment, qu’entre 2 vibrations du sol et bruits sourds provenant des entrailles de l’Ile, des hurlements épouvantables nous parviennent du sommet. Nous en sommes tous glacés jusqu’au sang.
Nous décidons, courageusement, mais ne sommes-nous pas venus pour sauver nos camarades disparus ?, de partir vers le sommet de l’Ile. Nous laissons Cole et 6 marins en protection des chaloupes, leur demandant de rester prêts en cas de départ précipité. Edmund, Franck, David, Sykes, Porter, Pulaski, "Colt", Cotter et moi-même partons à l’assaut de l’Ile.
Cela monte dur, et le froid devient rapidement de plus en plus intense. Les reliefs sont très étranges, et loin d’être « naturels ». Sommes-nous sur une immense construction ? Régulièrement, de nouveaux hurlements de terreur ou de souffrance nous parviennent. Et comme un malheur n‘arrive jamais seul, le sol vibre de plus en plus et les coups sourds redoublent. La brume s’éclaire de plus en plus, mais reste impénétrable. Nous atteignons le sommet de l’Ile qui se révèle, pour ce que nous en percevons, c'est-à-dire pas grand-chose, tout à fait plat. Des relents fétides nous parviennent. Nous avons le sentiment que de nombreuses « entités » peuplent ce plateau. Pour ne pas nous perdre, nous imaginons de laisser un cordage comme fil d’Ariane pour que nous puissions faire demi-tour rapidement et retrouver le chemin en urgence.
Le brouillard se lève légèrement. Des sortes de projecteurs très lumineux semblent posés sur le sol et projettent vers le ciel une très intense lumière blanche. Nous les évitons autant que possible et refusons de les regarder directement. Nous entendons des rumeurs devant nous. Franck s’approche doucement. Nous percevons, dans le brouillard, 10 silhouettes humaines, dont une avec un long manteau. Nous organisons discrètement une salve de tir qui décime le groupe, une deuxième l’anéantit dans la foulée. Nous avançons. D’un coup, Franck aperçoit une silhouette humaine accrochée en hauteur au-dessus d’un puits sombre. Nous arrivons à l’attraper en nous entraidant, mais il glisse légèrement dans le puits et semble être agrippé par une créature qui serait au fond. Nous luttons et arrivons à le dégager, mais le malheureux a une jambe arrachée. Edmund arrive à le stabiliser, et le prend sur ses épaules (pas pour longtemps, il sera abandonné dans la fureur de la prochaine escarmouche). On tire plusieurs fois dans le puits, mais cela semble toujours s’agiter à l’intérieur. Nous renonçons à en savoir plus et continuons à avancer. Nous avons dû abandonner notre fil d’Ariane.
Nous sentons qu’un groupe arrive sur nous, nous nous préparons à tirer encore en salve. 7 monstruosités humanoïdes, ces sortes de « singes des mers » que nous avons déjà vus avant, se précipitent sur nous. Nous arrivons à les liquider, sauf un qui se jette sur Porter qui peine à se libérer. Nous arrivons à éliminer la chose alors que Porter commençait à être sérieusement pris à la gorge.
Nous percevons un nouveau groupe qui psalmodie, à côté d’un de ces phares terrifiants. Comprenant que nous sommes en sous-nombre sur ce plateau (ils sont sans doute des centaines), et que nous ne pourrons les liquider un à un avec nos armes, je propose de semer le chaos en enflammant les plaques de « glace qui brule ». Cela fonctionne, mais le brouillard ne se lève pas. On entend des groupes surpris, mais les psalmodies ne cessent pas. Nous tombons sur un cadavre humain totalement déchiquetés. Sans doute l’un de ces esclaves transportés dans les cales du Dekkert.
D’un coup, nous arrivons près d’une grande dépression, sans doute au centre du plateau, qui nous apparait ainsi bien plus grand que ce que nous imaginions. Nous y descendons prudemment, comme sur des gradins sculptés, toujours protégés par le brouillard. Rapidement, le brouillard s’éclaircit… à notre grand malheur !... En effet, face à nous apparaît un spectacle abominable, impie. Au centre de la dépression s’érige un gigantesque bâtiment de pierre, sculpté, composé de 5 ou 6 faces chacune ouverte d’une immense porte. Le bâtiment doit faire plus de 100 m de haut, et chaque porte peut-être 90m ! Mais le plus étrange, c’est cette impression bizarre et dérangeante d’une architecture, voire d’une géométrie « anormale ». Edmund nous dit même qu’il lui semble que les faces semblent bouger tout en étant immobiles, tant et si bien qu’on dirait que toutes celles du bâtiment sont visibles d’un seul coup d’œil. Les immenses phares forment une forme de cône pointé vers le ciel, qui ceint le sommet du bâtiment. Mais au-delà, c’est la masse de centaines de formes humanoïdes (certaines humaines, d’autres non) rassemblées tout autour du bâtiment, et semblant chanter une mélopée ignoble et lamentable qui nous horrifie… Entre étourdissement et nausée, nous tentons de reprendre nos esprits en nous cachant derrière des rochers. Puis nous essayons d’agir : au milieu du plus grand groupe d’adorateurs, un homme, vêtu d’une longue toge, semble guider la cérémonie. Franck épaule le fusil longue distance de Starkweather, et prend tout son temps pour éliminer le grand leader. Un coup : il touche ! L’homme vacille, atteint au foie, un 2ème coup, près de l’épaule, le met au sol, certainement mort. La masse semble stupéfaite, totalement silencieuse, et nous n’attendons pas longtemps pour fuir d’autant plus que nous sommes repérés. C’est l’affolement pour nous comme pour nos ennemis.
Nous remontons en urgence vers le plateau envisageant de le traverser au plus vite pour rejoindre le talus et le suivre pour retrouver la corde et le chemin vers nos chaloupes. Le sol redouble de grondements. Des voix et grognements montent dans nos têtes, comme par une sorte de télépathie ignoble. Franck semble être en pilotage automatique, courant le regard vide. David est aussi semble-t-il profondément choqué, mais il suit. Passant près d’un globe lumineux, je ne peux m’empêcher de tirer dessus pour le détruire, me disant qu’il doit avoir un rôle dans la cérémonie impie. Le souffle d’une explosion violente me jette au sol, et il est heureux que je ne sois pas blessé. Un geyser de flamme et de feu s’en échappe maintenant, en torrent apocalyptique. Je récupère un morceau du globe, comme un cristal, et le mets dans la poche. Nous sentons les poursuivants à nos trousses, mais le brouillard du plateau nous laisse le temps de retrouver la crête que nous suivons et retrouvons rapidement le cordage indiquant le chemin. Des bruissements d’ailes nous alertent sur de possibles attaques du ciel. Nous dévalons la pente comme des furies. Dans notre fuite éperdue, chacun d’entre nous chute à son tour, mais malgré les blessures nous arrivons en vue des chaloupes rapidement. Nous hurlons pour que les marins se préparent à partir en urgence. Ils lâchent les caisses de vivre qu’ils étaient en train de charger, et positionnent les chaloupes dans le sens du départ, moteur allumé. Bizarrement le Dekkert est sur le flanc. Pas le temps de réfléchir, nous sautons dans les deux chaloupes motorisées, chacun tractant une autre chaloupe à rames pleine de vivres.
Nous voyons des centaines de formes humanoïdes s’agglutiner sur la plage, nous en profitons pour lancer un tir nourri. Mais nombre d’entre elles plongent dans l’eau, et continuent à nous poursuivre. On voit des vagues de bulles nous rejoindre et sentons les chaloupes percutées, nous tirons à l’aveuglette pour échapper au naufrage. Mais les voix dans nos têtes se calment rapidement, et nous voyons que nous échappons à nos poursuivants. Un dernier regarde vers l’ile nous étonne : elle semble s’être largement enfoncée dans les flots, et le sommet luit de multiples lumières et explosions illuminent le bord opposé de l'île. Nous entendrons encore pendant de longues minutes les détonations sourdes et violentes. Alors, dans une forme de révélation, il me vient à l’esprit que cette « Ile » n’en est pas une, mais un navire intersidéral, une nef de l’espace ou d’un autre monde. En tout cas, jamais il ne s’est agi d’une ile…
De retour au bateau, malgré notre effroi et notre fatigue, nous sommes assaillis de questions. Nous urgeons le capitaine de prendre le large au plus vite. Mais comme il est difficile d’expliquer en peu de mots l’inexplicable !
Franck a repris ses esprits mais a perdu tout souvenir de son passage sur « l’ile ». Il semble particulièrement touché par cet épisode. Le Docteur Greene s'occupe de lui et va essayer de le soigner (il découvrira sa phobie le lendemain en se lavant…).
David nous explique qu’il a vu ce qu’il y avait derrière une des portes du bâtiment : un autre monde ! Des planètes, des soleils, un autre monde !… Il est aussi particulièrement éprouvé par cette vision.
Edmund guide le capitaine vers les chaloupes qui ont été remontées et lui montre que leur fond a été griffé et mordu, comme si on avait voulu les faire couler depuis le fond de l’eau… La preuve que nous n’avons pas inventé l’histoire. Et puis les témoins sont nombreux maintenant et indiqueront à l’équipage que nous n’avons pas tout inventé…
J’en profite pour scruter le ciel clair, l’étoile mystérieuse qui était apparue depuis quelques jours a disparu. Il y a fort à parier que cette étoile et notre « ile » ne font qu’un… Frisson…
Nous sommes de suite auditionnés par Starkweather, le capitaine et son second. Edmund fait un récit complet. L’assistance reste très perplexe. Nous sommes désolés de n’avoir pu sauver les huit marins de la Gabrielle qui ont sans doute été sacrifiés sur l’ile, mais pensons avoir fait le maximum pour le faire, tout en préservant notre peau.
A la suite de l’entrevue, le capitaine me demande de venir à la barre pour observer les compas : il les ouvre et me montre que les aimants ont dû être déplacés, un sabotage. Il cherche à savoir si j’ai une idée de qui a les compétences pour faire cela dans l'expédition. Bien sûr non. Pour lui, seules les personnes ayant accès à la barre seuls peuvent avoir fait le sabotage. La liste est rapidement établie : le maître d’équipage Blunt, les quartiers-maîtres Oates et Houlihan, et les 5 matelots brevetés survivants Almondale, Cotter, Pellerin, Moseley et Pierce. Il est possible que l’un d’entre eux soit notre saboteur. J’insiste auprès du capitaine pour qu’on puisse faire une fouille discrète des cabines de ces suspects. Il est hésitant mais finit par accepter, mais c’est lui qui nous indiquera quand faire la fouille.
Je présente le caillou issu du « phare brisé » aux géologues Griffith et Porter : ce n’est ni du verre ni du quartz, rien d’évident pour eux.
Nils et Charlène sont interrogés sur les « singes marins » : ils indiquent que de nombreuses légendes parlent d’êtres humanoïdes marins, mais rien de très significatif à nous révéler.

Le lendemain 30 septembre
Nous réparons les 4 petites radios, pendant que Starkweather commande le matériel nécessaire pour réparer les 2 grosses radios à l’escale de Melbourne. Les pannes avaient été provoquées par une projection volontaire d’acide… Encore un sabotage. Nous inspectons les cales pour vérifier si le matériel de chimie embarqué n’a pas été utilisé pour ces sabotages, mais il est intact.
L’équipage me semble toujours plus parano à notre encontre. Seul Cotter est chaleureux.
Pendant ce temps Franck est désigné assistant officiel du radio. Edmund va discuter avec Starkweather pour préparer les explications officielles sur la mort des marins…
Nous avons maintenant 4 à 5 jours de retard, nous arriverons en Australie autour du 20 octobre.
Voilà. Ce matin 1er octobre je vais assister à la messe de Toussaint. Très à propos après tant de morts autour de nous… Seigneur, quel monde me fais-tu parcourir ? Quelles horreurs restent-ils encore à découvrir ?

7
Aides de jeu / Re : Séance du 2017-03-10 : L'Océan
« le: mars 29, 2017, 17:38:47 pm »
Mullins s’inscrit donc aux cours de ski/raquette/escalade, et au maniement de la fondeuse et de la Pabodie (il aime bien la mécanique!).
Il propose des cours de navigation aux étoiles, et de bricolage/électricité.
A+

8
CR / CR 2017 /01/ 27 (9 Septembre 1933, fin de journée) : RDV chez Roerich
« le: février 01, 2017, 19:41:08 pm »
Journal de Mike Mullins, 9 septembre 1933, 17h

Dieu tout puissant, quelle soirée nous as-tu fait vivre hier !... Si malheureusement de nombreux dockers y ont laissé la vie, je te remercie de m’avoir épargné, ainsi que tout le staff Starkweather-Moore. Franck a bien subi quelques blessures, mais il a pu sortir ce matin de l’hôpital avec une bonne ordonnance et des consignes strictes pour le traitement de ses brûlures. Quel courage hier soir ! Il a d’ailleurs reçu la visite de l’adjoint au maire, et a fait l’objet  de nombreuses photographies de presse ! Nous formons une belle équipe qui fera je suis sûr des miracles dans les blizzards de l’antarctique. La journée nous a d’ailleurs beaucoup associés, ainsi que Niels, ce qui est moins fréquent. Je comprends d’ailleurs ses réserves quant à nos « enquêtes » sur les sabotages en cours, et sais bien que son esprit est totalement tourné vers la science, voire la « crypto-science ». Mais j’aimerais quand même un peu plus d’engagement dans les préparatifs, on le sent uniquement tourné vers notre arrivée (encore hypothétique) dans les glaces. David et Bolt sont eux partis à l’aube au Canada pour un deuil familial (humain ou canin, je n’en sais rien). Ils devraient être de retour d’ici 2 ou 3 jours. Edmund est souffrant, le contrecoup physique et moral des événements de la veille sans doute. Il est encore alité.
Quelle effervescence ce matin à l’hôtel, « agressés » par les journalistes pendant que nous cherchions à identifier les pertes en matériel et tenter d’en récupérer du nouveau dans l’urgence. Nous avons réussi à ne perdre que des choses finalement faciles à se faire livrer : du carburant, des tentes, et quelques pièces détachées. Le plus ennuyeux sont les patins de nos avions. Je pense qu’on devrait en avoir de nouveaux quand même pour le départ d’ici 2 à 3 jours.
Je me sens, malgré la fatigue d’hier, dans un état grande excitation. Je me découvre d’ailleurs des comportements que je n’imaginais pas. N’ai-je pas quasiment harcelé ce « pauvre » Inspecteur Hansen à de multiples reprises aujourd’hui, en allant le déranger au commissariat, puis en l’appelant plusieurs fois pour lui soutirer des informations ? D’ailleurs, cela a plutôt bien marché, je crois qu’il m’apprécie malgré nos initiatives peu orthodoxes (la libération de Roerich, l’intrusion chez Acacia Lexington, qu’il a en effet apprise…). Bref, grâce à lui, j’ai pu apprendre diverses informations importantes. L’incendiaire Polk n’est qu’un pauvre délinquant alcoolique  multirécidiviste qui affirme (et Hansen le croit), avoir été payé pour faire le coup par un rouquin s’appelant Doyle. Si ce nom ne dit rien à Hansen, il m’a glissé penser pouvoir tenter de le cueillir dans un guet-apens sous peu, grâce aux infos de Polk. Il n’a pas souhaité m’en dire plus. Je l’ai questionné aussi sur Bo Weinberg. Il m’a confirmé que le rapport d’autopsie faisait état d’une mort très violente liée à une perte massive de sang entraînée par de multiples plaies « comme s’il avait été mordu à de nombreuses reprises par une mâchoire de bête féroce : requin, tigre, loup ou chien sauvage ». Ces mots me renvoyèrent de nombreuses années en arrière… Ce souvenir atroce… J’en ai eu la nausée pendant une heure au moins… Weinberg était bien connu de la police en tant que petit malfrat. Hansen ne comprend pas pourquoi il aurait volé ce camion avec cette marchandise sans valeur s’il n’avait pas été sous contrat pour le faire…
Mais ce qui m’a le plus frappé aujourd’hui reste l’invitation inattendue de Roerich. Tout d’abord, il ne m’empêchera pas de penser qu’Acacia est une ennemie dangereuse. Comment peut-il continuer à vouloir que nous « la protégions » alors qu’il sait sa responsabilité dans son enlèvement (en tout cas au moins le fait qu’elle ait indiqué où il se trouverait) ? Je comprends qu’elle est la fille de son ancien ami, qu’il l’a connue toute jeune. Je peux aussi intellectuellement imaginer qu’elle ne soit pas « responsable » de tout ce qui nous arrive, voire qu’elle soit l’objet d’une odieuse manipulation dont il faudrait la sauver, mais je ne risquerai pas ma vie pour elle. Tant pis si elle s’est brulée les ailes en fréquentant des groupes « borderline » ou autres sectes. Je serai cependant loyal avec Roerich et essaierai de lui donner des nouvelles dans la mesure du possible, et d’être magnanime s’il le faut. Je retiendrai aussi de notre échange son alerte sur le caractère menaçant de ce qui nous attend là-bas. Les expéditions concurrentes cachent sans doute de sombres desseins. Le danger ne sera pas lié uniquement au froid mais aussi sans doute à ceux qui sèment le chaos autour de nous. Déjà trop de morts ici. D’ailleurs, Roerich nous a bien alerté sur la mort « étrange » de Percival Lexington, la veille de la mise aux enchères de son exemplaire unique des « Aventures d’Arthur Gordon Pym » en version rallongée de quelques chapitres, livre qui a aussitôt disparu de la bibliothèque familiale… La mort rôde autour d’Acacia depuis longtemps…
Peut-être aurons-nous l’occasion d’avoir un contact avec Dyer dans son repaire au cœur du Pacifique Sud ? Ce qu’il sait nous serait d’une grande utilité. J’ai le sentiment que bien des choses concernant les terres australes et antarctiques nous échappent encore et permettraient de mieux comprendre les enjeux des événements passés et actuels.
Enfin je n’arrive pas à m’ôter de l’esprit sa remarque sur le fait que PERSONNE n’avait pu voir le visage de l’assassin de Bo Weinberg, malgré les nombreux témoins en capacité de décrire sa silhouette et ses actions. C’est sans doute un hasard, et de l’ordre de l’anecdote. Pourtant… Quel être « humain » cachant son visage saurait déchiqueter en quelques instants un autre être humain, si ce n’est une créature du Diable dont le visage porterait la marque du Malin, une sorte de loup-garou des temps modernes ? Il faudra que j’en parle au Père Matthew. Ces événements m’excitent, m’épuisent, me font penser à des choses anormales, une forme de délire dont il faut que je guérisse. Aide-moi mon Dieu !
Seul sourire de la journée, l’aventure rocambolesque des maîtres chiens qui ont « sauvé » hier soir les célèbres Astor du vol de leur caniche. Amusant de voir que la seule personne qui leur ait échappé soit une femme, qui plus est dans Hell’s Kitchen ! J’essaierai de questionner quelques amis sur place pour savoir qui est cette Robin des Bois au féminin !

9
CR / Re : CR 16 décembre 2016 - Le Kidnapping
« le: janvier 04, 2017, 09:31:47 am »
Yes, super, merci!

10
CR / CR 2016/11/28 : Tea Time chez Miss Stampson
« le: novembre 29, 2016, 22:06:08 pm »
Journal de Mike Mullins, 7/09/1933

Les événements prennent petit à petit une tournure vraiment inquiétante. Hier soir, David nous a montré une lettre qu’il venait de trouver, glissée sous la porte de sa chambre d’Hôtel. Une lettre de menaces, tout à fait explicite, signalant que Douglas « n’était que le premier » si nous décidions effectivement de partir cap au sud. Le ton de la lettre est d’ailleurs assez étrange. Il ne s’agit apparemment pas d’un concurrent qui souhaite nous devancer, mais de quelqu’un qui veut nous empêcher d’aller explorer les « monts » et leurs « funestes secrets », qui veut nous éviter « la souffrance et une fin amère », « la mort étant une bénédiction comparé à ce qui se passe là-bas »… Plus étrange encore, la lettre nous « conjure » de ne pas partir, je cite « pour votre propre salut, pour le nôtre », et est signée « le meilleur ami qu’il vous soit jamais donné d’avoir »… A l’évidence l’œuvre d’un fou, qui peut en effet nous menacer de mort et dans le même temps déclarer vouloir nous protéger ? Est-ce l’œuvre de « Sothkot », l’allemand fou voisin de chambre de Douglas ? Je pencherais plus naturellement pour un courrier de Danforth. N’a-t-il pas pénétré par effraction dans l’Université ? N’était-il pas dans un état d’esprit assez proche de ce courrier quand on relit le projet de lettre de Douglas à son frère ?... Plus que jamais, il faut que Starkweather et Moore prennent la mesure du danger qui nous guette, avec un ou plusieurs fous qui rôdent et en veulent à notre grand projet.
Pour nous changer les idées, j’ai guidé mes camarades vers ce petit cabaret discret de la 42nd street où l’ambiance est toujours au top. Ce jeune Coleman Hawkins ira loin avec son sax ténor, et l’orcheste de Fletcher Henderson a mis le feu au public. Un bon moment de distraction. Il faut en profiter, les mois qui viennent en seront pauvres… Nous nous sommes quittés sur des consignes de prudence, chacun doit maintenant barricader sa chambre et être attentif quand il est seul.
Ce matin, après un briefing où Starkweather n’a pas dit grand-chose, nous avons eu confirmation du rendez-vous chez Madame Stampson, en fin d’après-midi. Mc Anish a contacté par téléphone les départements de zoologie et de paléontologie de la Miskatonic, pas d’info notable, si ce n’est qu’on se demande bien où est passé Lorentz (ainsi que Giles, que Myers recherche activement).
Nous attendions beaucoup de l’entrevue avec Brackman, l’avoué de Douglas. Malheureusement, les informations sont minces. Douglas est venu le voir le 5 vers 14h. Ils ont parlé de certaines affaires personnelles sur lesquelles Brackman, logiquement, ne peut s’étendre étant entendu qu’elles ne concernent pas l’expédition. Mac Anish de son côté a tenté de cuisiner la secrétaire, sans succès. Brackman nous soutient n’avoir aucune idée de qui pourrait en vouloir à Douglas, et ne connait aucun motif possible à son meurtre. Il transmettra nos mises en garde à Philipp, ainsi que notre demande pour le rencontrer.
Il fallait dans l’après-midi que je m’occupe des derniers préparatifs sur les avions. Ce fut long et fatigant, mais quel bonheur de travailler sur ces merveilles de l’ingénierie américaine ! Même les montages et démontages sont facilités par une qualité de construction et de conception hors normes. Je ne doute pas une seconde de la capacité de ces engins à supporter les conditions de vol dantesques que nous allons rencontrer, et nous permettre, me permettre !, de survoler ces montagnes fantastiques, d’atteindre des altitudes inimaginables, et voler sur les traces de Byrd, au-délà du pôle sud géographique !
Nous avons pu en fin d’après-midi rencontrer Miss Stampson (pimpante bien qu’elle ait entre 55 et 65 ans…), la connaissance de Minerva Sinclair, la compagne de Mac Gavin. Quel luxe chez elle, mais quelle conversation inintéressante ! Elle semble au point sur tous les potins de la ville, mais je n’ai rien retenu de « concret » de cet échange, à part quelques éléments biographiques sur la miss Lexington : la fortune faite par son père PW Lexington, la mort prématurée de sa mère (accès de méningite), sa capacité à faire fructifier sa fortune dans les affaires boursières, avec une férocité qui lui a valu son surnom de « the Shark », à la mort de son père, suicidé (avec des rumeurs sur ses affaires). Elle a affirmé que c’était un meurtre, puis aurait changé d’avis. Elle semble intelligente et coriace, et reste très discrète semblant bouder les mondanités. Il faut dire que le fait qu’elle soit une femme ne lui permet pas l’accès aux cercles économiques pour le moins « masculins ». L’expédition qu’elle mène brise d’ailleurs étrangement cette discrétion légendaire. Elle est toujours un cœur à pendre, et semble avoir brisé les espoirs de nombreux prétendants…
Il nous faut absolument la joindre dès que possible pour l’interroger, peut-être dès ce soir ?
Demain sera une longue journée, démarrant par les obsèques du Capitaine Douglas. Nous comptons bien en profiter pour discuter avec son frère qui semble au courant de beaucoup de choses sur l’expédition précédente.

11
CR / CR 2016/11/18 : qu'est-il arrivé au Capitaine Douglas?
« le: novembre 27, 2016, 18:17:08 pm »
M. Hansen est à l'œuvre, cuisinant Franck... ou est-ce l'inverse, bref rien de bien probant dans l'enquête de l'inspecteur, qui laisse nos investigateurs à leurs occupations.
Franck et David semblent assez remontés par la mort du capitaine et foi de canadien tireraient bien au clair cette histoire. Mike est plus réservé et semble plus s'inquiéter de la santé de ses deux coucous. Il a de nombreuses réserves quant aux projets de la paire canadienne qui semblent critiques vis à vis du travail de l'inspecteur Hansen et iraient bien fureter du côté de l'hôtel Westbury, dernier lieu de vie de feu Capitaine Douglas.
Le trio part donc vers les docks et le sinistre hôtel, premières constatations, un lieu décrépit, malfamé... la zone....
Ils entrent, un tapis mité, quelques affiches décrépies, un comptoir défraichi et le réceptionniste, non moins mité, décrépi et défraichi. Franck est à la manœuvre, son bagou et quelques dollars sapent les réticences de l'homme à nous ouvrir la chambre du Cap'.
La chambre de Douglas, la numéro 20, est surveillée par un agent de police, mais par chance, celle de "Sovcot" est libre, la 21 attenante à celle du capitaine. Le réceptionniste nous rencarde sur "Sovcot" et sur Douglas : le premier est allemand, a payé sa chambre d'avance, et a quitté les lieux, le second a passé de nombreux coup de fils, lors de ces appels le nom de « Lexington » est revenu à plusieurs reprises.
Un coup de fil à Moore nous conforte dans notre entreprise, il veut en savoir plus.
Nous sommes donc partis pour une petite sieste chambre 21, avec la bénédiction de notre réceptionniste favori.
David se charge de faire diversion avec l'agent, par chance celui-ci a un cousin propriétaire d'un élevage de labrador, quelle aubaine ! David et lui refont le monde de l'élevage canin pendant que Mike et Franck s'infiltrent dans la chambre de Douglas par la porte séparant les deux chambres.
Le mobilier spartiate de la chambre est éparpillé, cette pièce a été fouillé (seulement par la police ?), peut être une lutte a-t-elle eu lieu, mais nous ne trouvons pas de traces de sang. Une fouille minutieuse est entreprise. Découverte de deux photographies, l'une représentant deux navires et datée de 1930, l'autre montrant le capitaine et un homme qui doit être son frère Philip. Une liasse de lettres diverses, correspondances avec le frère, ainsi que des articles sur l'expédition Miskatonic. Une liasse de carnets comportant diverses remarques techniques et annotations, classés chronologiquement, mais rien de septembre 1930 à mars 1931.
Sur divers papiers froissés, les investigateurs repèrent les noms de Lexington avec un numéro de téléphone suivi de 8 batons, sur un autre Purple Cup et 3 noms de familles, sur un autre encore le nom de Philip suivi d'horaires, un dernier avec le nom « Brackman » suivi d’un numéro de téléphone.
Enfin, une lettre inachevée, froissée, datée du 5 septembre et adressée à Philip. Il y parle de Tsalal, des sauvages aux dents noirs et d'un homme nommé Pym. Il fait surtout référence à l'insistance de Starkweather, il explique à son frère que jamais il ne rejoindra l'expédition, et que son nom a été utilisé afin d'engager des marins de la première expédition.
L'arrivée de la police met fin à la fouille, Franck et Mike quittent tout juste la chambre du Captain Douglas.
La question du mobile se pose, expédition renégate, vengeance de Starkweather face au refus de Douglas, malheureux hasard et surin dans une ruelle new-yorkaise ?
Nous partons pour de nouvelles investigations, Mike se charge de la communauté scientifique, rien de probant, il part pour la bibliothèque. Franck baratine les journalistes et obtient l'adresse de Philip Douglas qui habite dans l'état de New York. David s'occupe des diverses notes récupérées dans la chambre de Captain Douglas : Brackman est le nom d'un cabinet de juriste entre la 8ème Avenue et la 91ème rue. Le Purple Cup est un bar près d'East River et des docks. Il s'y rend, un vieux rade de marin, le patron n'est pas très locace, mais un nain lâche quelques informations : Douglas était dans le bar la veille au soir, une discussion agitée avec 3 marins, les 3 noms retrouvés dans la chambre. Douglas était très réputé, une quasi légende, il est reparti seul en plein milieu de la nuit. Le nain ne connaît pas l'adresse des marins.
Pendant ce temps Mike et Franck se retrouvent à la bibliothèque. Dans "Commentaire sur l'œuvre de Poe", ils retrouvent le nom de Pym, qui est un héros d'une nouvelle de Poe, où Pym visite Tsalal (île perdue dans l’Antarctique) et rencontre ses habitants : des « sauvages aux dents noires ».
Les trois investigateurs se retrouvent et croisent les docteurs Greene et Mac Gavin dans un café. Après un bref échange, ces derniers devant encore porter des fournitures médicales au bateau, ils partent au cabinet Brackman & associés, une secrétaire les accueille et leur donne un rendez-vous le lendemain à 9h30 avec Mr Brackman.
Retour à l'hôtel Amherst, les journalistes sont partout, un peu lourd mais une bonne source d'information : nous apprenons que l'enterrement du cap' aura lieu la veille du départ à la chapelle Sainte Brigitte de Brooklyn.
Nous arrivons à négocier un entretien avec Starkweather. Lorsque nous lui parlons des réticences de Douglas, il nous dit qu'il aurait su le convaincre et que ce dernier lui aurait pardonné le fait d'avoir utilisé son nom. Il ne connaît ni Brackmann, ni les trois marins. Il est sur une piste pour remplacer Douglas, mais préfère être discret, il apprend... Lui parlant de nos suspicions vis à vis de l'expédition allemande, il nous informe que celle-ci est orientée vers la prospection et doute que l'assassinat soit de leur fait. Il nous donne un précieux conseil quant à Lexington - ne pas parler de lui - et finit par nous demander si nous pouvons aller à l'enterrement de Douglas.
Demain, rendez-vous chez Brackmann et appel à la Lexington... Mais qui a tué Douglas et pourquoi ??

12
CR / CR 2016/09/21 - Juillet 1933 : introduction
« le: septembre 22, 2016, 15:36:18 pm »
New-York, juillet 1933

Entretiens de candidature à l’hôtel Amherst avec Monsieur Starkweather (43 ans, ex capitaine d’infanterie anglais, très enthousiaste et charismatique) et le Professeur Moore (géologue-paléontologue à l’Université Miskatonic, 38 ans, calme, un peu vieux jeu).
Au moins 3 candidats, manifestement des sommités dans leurs domaines respectifs,  sont rencontrés ce jour :
-   David Sunwell, musher canadien de 30 ans, très buriné, un peu savage, mais poli.
-   Franck McAnish, spécialiste des montages électriques, canadien également mais d’origine écossaise. 32 ans, plutôt fin, brun, très chaleureux, une curieuse cicatrice sur le cou.
-   Mike Mullins, new-yorkais, pilote d’avion/mécano de 35 ans, petit et fin, visage buriné et émacié. Agréable mais peu bavard.
Starkweather mène les entretiens avec entrain et emphase. Il semble très motivé à l’idée de battre des records. Il attend énormément des 3 avions qui permettront de survoler l’antarctique : un Fairchild FC-2W et 3 Boeings B247 tout neufs.
Moore est plus silencieux, et ne s’épanche pas sur les questions concernant la tragique expédition Lake (de l’université Miskatonic aussi) en 1931.
Les 3 candidats sont recrutés. Il leur est donné rendez-vous le 1er septembre, l’essentiel du matériel nécessaire leur sera fourni.
Ils rencontrent Peter Syke, guide polaire, qui les alerte sur les tenues polaires à préparer. Mike lui donne l’adresse d’un excellent faiseur de NY qui pourra prendre les mesures et coudre les tenues adéquates, sur conseils de Syke.
Autour d’un verre de coca, ils décident d’un commun accord de se renseigner plus avant sur l’expédition Lake en allant fouiller les archives du NY Daily News. Ils se souviennent bien de la disparition tragique d’une partie de l’expédition, mais n’ont plus tous les détails en tête.
John Smith, journaliste au New-Yorker, les aborde pour avoir des infos de première main.
Les archives du NY Daily News sont riches d’enseignements : les découvertes faites par l’expédition Lake semblent être phénoménales et révolutionnaires, et la mort tragique d’une partie de l’équipe et de ses chiens bien mystérieuse. Les participants en ont même un léger frisson. Etrange que ni Starkweather, ni Moore, n’aient insisté sur ces deux points lors de l’entretien…

13
Personnages / Mike Mullins, pilote et mécano
« le: septembre 11, 2016, 18:58:19 pm »

Né à NY le 15 mars 1896. Famille classe moyenne ayant réussi dans le commerce alimentaire à Hell’s Kitchen. Catholiques fervents.
Petit gabarit, très sec, très résistant et endurant. N’a pas peur de l’effort.
Sympathique et souriant, mais peu bavard, plutôt économe de ses paroles. Direct et plutôt franc.
Très tôt débrouillard et la tête dans les nuages. Passe son temps à dessiner. Très adroit et précis. Bricole beaucoup, et dessine à 15 ans les plans d’un avion ! S’intéresse la mécanique et apprend le métier chez un des premiers mécanos automobiles de NY.
Dès qu’il possède assez d’argent pour apprendre à piloter (1920), il rencontre le principal imprésario de meetings aériens de l’époque, et monnaye son apprentissage au pilotage. Il se forme sur le tas et devient assez vite une petite vedette régionale par les acrobaties insensées qu’il arrive à faire au manche d’avions dont il assure en permanence l’évolution (motorisation, etc.). Entre deux démonstrations ou meetings aériens, il bricole, démonte, remonte… Il fait ce métier depuis 1922.
Il participe de temps à temps à des opérations commerciales ou « exploits » essentiellement aux USA. Il a battu le record d'altitude en avion, à la fin de l'été 1929, sur un Wright XF3W "Apache", histoire de ramener le record au states!
https://fr.wikipedia.org/wiki/Record_d%27altitude
Malheureusement le record n'a pas été homologué et c'est un dénommé Apollo SUCEK qui a officialisé la chose l'année suivante (même si il est sûr d'avoir fait mieux que lui!)... Mais cela a quand même attiré l'œil des spécialistes, en plus de ses participations à des vols polaires (il a raté de peu le siège de copilote avec Byrd en mai 1926, vers le pôle nord).
A côté de ça, il essaie de ne pas rater la messe du dimanche, et entretient une correspondance, quand il n’est pas à NY, avec le père Matthew qui officie à la Cathédrale Saint-Patrick.
Pas marié, pas d’enfant.
Il a rapidement été retenu pour participer à la nouvelle expédition antarctique qui va suivre les traces de l'expédition Miskatonic.
Il y a fait la connaissance des pilotes principaux de l'expédition, il y a déjà quelques semaines :
- Douglas HALPERIN,
- Ralph DEWITT.
Ils ont notamment testé 2 des 3 Boeings 247. Le dernier était en cours de finition (modification des portes, skis, etc...). Les ingénieurs de Boeing leur ont présenté les appareils en détail. Il a aussi essayé le Fairchild, qui est beaucoup plus simple et facile à piloter.
Il a pu rencontrer à cette occasion les mécaniciens et ingénieurs (pour certains) :
- Lawrence LONGFELLOW,
- Alan "Colt" HUSTON,
- Patrick MILES.
Les 3 lui paraissent parfaitement compétents en mécanique aéronautique.
Vu le nombre d'avions prévus, d'autres personnes devront également piloter ou servir de copilotes.


14
CR / Conclusion de la Campagne
« le: avril 10, 2016, 11:07:09 am »
Sur la base des CR des joueurs, j'ai assemblé un Recueil complet illustré et enrichi.
A lire sur TOC : http://www.tentacules.net/index.php?id=1067

Merci à tous, et à une prochaine campagne.

ZE END.

Pages: [1] 2 3 ... 15

gfxgfx
gfx
SMF 2.0.15 | SMF © 2011, Simple Machines
Helios Multi design by BlocWeb
gfx
Propulsé par MySQL Propulsé par PHP XHTML 1.0 valide ! CSS valide !