Opale Campagnes

Archives => IdF - Alcuin => Le salon de thé : la brioche française" => Discussion démarrée par: fredyl le mars 07, 2013, 19:43:34 pm

Titre: la résidence secondaire du pharaon noir
Posté par: fredyl le mars 07, 2013, 19:43:34 pm
http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/03/04/01008-20130304ARTFIG00455-decouverte-en-egypte-d-une-nouvelle-pyramide.php

Découverte en Égypte d'une nouvelle pyramide

Mis à jour le 05/03/2013 à 13:38 | publié le 04/03/2013 à 18:56

Une mission archéologique belge a découvert une nouvelle pyramide remontant à plus de 3000 ans à Louxor, en Égypte.

Les archéologues, emmenés par Laurent Bavay de l'Université Libre de Bruxelles et Dimitri Laboury de l'Université de Liège, ont trouvé une pyramide sur la rive occidentale de Louxor, lors de fouilles dans la tombe plus ancienne du chancelier Amenhotep. À l'origine, la pyramide mesurait une douzaine de mètres de large, et, grâce à la pente de 71° sur une partie bien conservée, il est possible de restituer une hauteur de 15 à 16 mètres. La construction a été largement détruite au VIIe et VIIIe siècle de notre ère, lorsque la tombe avait été transformée en ermitage copte.

Les campagnes de fouilles menées en 2012 et 2013 ont confirmé qu'il s'agit d'une pyramide. Un pyramidion - la partie constituant le sommet d'une pyramide - relativement bien conservé en apporte la preuve. Un vizir de Haute et Basse Egypte, nommé «Khay», en était le propriétaire, indiquent les textes hiéroglyphiques imprimés sur les briques utilisées pour la construction du monument.

Le vizir Khay est bien connu des égyptologues. Ayant occupé cette fonction importante pendant une quinzaine d'années sous le règne du pharaon Ramses II (vers 1279 - 1213 avant J.-C.), Khay était chargé de la gestion de la Communauté des artisans de Deir el-Medina. Il est aussi représenté par plusieurs statues, découvertes dans le temple de Karnak.

Sa pyramide, construite sur une colline, remonte donc à plus de 3000 ans et malgré son état de ruine, il reste des parties qui montrent très bien les matières utilisées pour sa construction. Des briques crues et des briques cuites ainsi qu'un enduit très clair faisaient «resplendir de soleil» ce monument particulièrement imposant qui dominait le Ramesseum de Thèbes (le temple funéraire de Ramsès II) depuis sa position élevée, dit Laurent Bavay sur FranceInfo.