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102266 Messages dans 7466 Sujets par 811 Membres - Dernier membre: cernunos_wolf avril 22, 2019, 19:54:57 pm
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Opale Campagnes  |  Ambre  |  IdF - Moona (Modérateur: Moona)  |  [CONTRIB] Des Sagas et des Gestes de nos Héros... (résumé des parties - commun)
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Auteur Sujet: [CONTRIB] Des Sagas et des Gestes de nos Héros... (résumé des parties - commun)  (Lu 3005 fois)

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Hors ligne Moona

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Vous l'aurez sûrement compris, ici à vous de mettre le résumé des parties réalisés - partie commune et rien de personnel ou propre à votre personnage (sauf si c'est voulu - ça sous-entend que cela aura été dit à l'ensemble du groupe de PJs).
Si possible, chacun son tour. Des points/Pex en plus en fonction de la Qualité et de la Quantité des résumés réalisés.

Hors ligne vann12

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Eian nous avait rejoint d'une manière quelque peu suspecte... Cela dit, j'ai tout autant de raison de me méfier des autres...
La fouille du château détruit d'Ambre avait révélé bien des choses, bien que la plupart se réfèrent à des personnes et des événements inconnus de la plupart d'entre nous... Cependant, au moins une chose était certaine : nous étions tous du sang d'Ambre.
Voilà ce qui se trouvait dans les notes du roi Random, retrouvés par Roderick et Quinlan ; mais il est probable que la plupart de ces informations date de plus de mille ans... :
-La sœur du roi, Mirella, aurait disparu sur Urozia, une archipel situé au-delà d'Elèze. Les notes décrivait succinctement la route pour s'y rendre, et mentionnait la présence de pirates.
-Les royaumes de Begma et Kashfa ne serait plus en guerre, suite à l'intervention d'Ambre en faveur de Kashfa, où se trouverait un certain Luke, lié d'une façon ou d'une autre à la famille d'Ambre. Un émissaire nommé Finley aurait représenter Ambre.
-Une certaine Jasra (?) serait parti vers les Cours du Chaos.
-Merlin, le roi du Chaos, aurait eu une aventure avec Corail, sa tante. Ces deux-là étaient apparu dans la Chapelle de la Licorne. Corail, enceinte, serait parti traverser la Marelle.
-Une certaine Julia devait accompagner Merlin aux Cours du Chaos, mais aurait été pris sous la tutelle de la susnommée Jasra.
-Des serviteurs du palais aurait vu le fantôme d'Eric(?).
-Corail, qui devait épouser Luke, serait revenu vers ce dernier.
-Alexandre, le frère de Julian, Caine, et Gérard, aurait repris l'Amirauté.
-Random aurait perdu le joyau du Jugement (enfin quelque chose qui sonnait familier... enfin, plus ou moins) alors que Dworkin le lui aurait emprunté... Un lien avec le "Dorka" habitant dans la montagne dont on nous avait parlé ?

Bref, bien qu'elles soient riches, ces notes ne nous apportent pas beaucoup plus d'éléments concrets...

Eian nous raconta partiellement, après quelque insistance, ce qui lui était arrivé pendant son absence. Il aurait croisé l'arbre de la Lune, séparé de celui du Soleil. Cette séparation est apparemment à la source d'une grande catastrophe, et la destruction d'Ambre pourrait n'être qu'une conséquence de celle-ci. Il a par ailleurs fait connaissance avec sa mère, nommée Sand. Cherchant de l'aide quant à la situation présente, Eian la contacta. Ainsi, elle put nous expliquer que ce mal se nommait l'Obscur, et qu'il était originaire de l'Abysse, c'est-à-dire la soupe originelle de la réalité. La séparation des deux arbres aurait détruit quoi que ce soit qui empêchait cette chose de se répandre. Pour résumer, l'ensemble de la réalité est menacé. Evarist suggéra une explication plutôt visuelle implicant une baignoire rempli d'eau et de mousse, mais contentons-nous des applications pratiques.
Par ailleurs, il semble que l'oncle d'Eian tente de rassembler des artefacts pareils à son anneau afin de parvenir à fermer cette faille qui a été ouverte, et recondamner l'Obscur.

Ambre, n'est apparemment pas la seule à être affecter aussi directement. Il semble que l'autre "pôle", les Cours du Chaos, soit également affecté, que des morceaux de Maisons disparaissent sans laisser de traces...

Lors de cette conversation, nous apprîmes également que le père de Dorick et de son frère serait un certain Wotan, de la 3ème génération (ce qui devrait se référer à la famille d'Ambre, si nous avons bien suivi).

Après cela, nous décidâmes de monter le camp dans une pièce fermé, éclairé par les petites pierres lumineuses de Klyde afin de ne pas laisser de prises aux ombres du château.

Au matin, il faisait toujours nuit. En réalité, le ciel était recouvert d'une pellicule d'ombre, qui se mit bientôt à pleuvoir sur le château, formant de petites ombres agressives. Il ne s'agissant en fait ni de la nuit, ni d'un nuage, mais d'une entité composé d'Ombre et d'Obscur, selon les mots de mes compagnons les plus initiés... Contre toute attente, alors que les soldats les ombres au sol, Klyde, puis Eian (qui se fit pousser des ailes pour l'occasion !) et Quinlan s'envolèrent pour aller combattre cette entité. Et bien plus étonnant encore, il finir par la détruire, du moins, apparemment. J'avoue que je demande parfois si tout ceci n'est pas un rêve...

Cela fait, nous descendîmes dans les souterrains. vers la source de pouvoir dont on nous avait parlé, et que nous soupçonnions d'être cette mystérieuse "Marelle"...

Et c'est bien ce que nous trouvâmes... Un motif gigantesque, d'où émanait un halo bleu. Mais cependant, ce motif était brisé. Par endroit, des coupures projetait vers le plafonds comme une pulsation zébrée et lumineuse.

Nous l'examinâmes quelques instants, mais, presque aussitôt, Quinlan s'engagea dans une de ces fissures !
Ce manque total d'hésitation ne pouvait que vouloir dire qu'il avait un dessein qui nous était inconnu. Je le mis en, joue, mais rapidement, il devint clair que je ne pourrais le garder à vue, tant la lumière de la Marelle et des coupures gênait la vision.
Evarist, mue par quelque instinct, s'était engagé sur le Motif, en un point précis. Et en l'examinant, il semblait effectivement évident que c'était là qu'une route s'ouvrait. Aussi, mon épée à la main, je posais également le pied sur la première ligne.
Aussitôt, je sus qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible ; je ne pouvais plus qu'avancer, et parvenir au terme du voyage que j'avais entrepris. De ce moment jusqu'à la fin, il me fût difficile de percevoir ce qui se passait autour de moi ; et si mon objectif initial était de rattraper Quinlan, le voyage était devenu en lui-même bien plus important.

Devant moi, Evarist avait franchi une brisure, non sans manifester une forte souffrance. Mais lorsque je m'engageai à sa suite, là où ses pas avait laissé une trace, je ressentis certes quelque chose, mais rien qui justifiât tant de simagrées...
La première véritable épreuve vint juste après. Soudain, se présentèrent à mon esprit les moments les plus noirs que j'ai vécus, lorsque je croupissais dans les geôles de l'Inquisition, soumis au pire sévices. Je vacillais, mais tins bon comme je l'avais fait lors de ces mêmes événements : en refusant de céder. Après tout, ils ne sont plus là, et je suis toujours là...
La deuxième épreuve était physique. Cette fois-ci, ce n'était pas des souvenirs, mais des sensations. La douleur, insupportable, de l'épée dans la chair, du feu, du givre. Je réagis comme lors d'un combat : se laisser distraire par la douleur, c'est mourir. Seule le mouvement importe, et la douleur ne fait que l'accompagner. Un de mes instructeurs appelait cela le Vide.
La troisième épreuve était encore d'une autre sorte. Mon être et ma conscience furent comme éclatés, dispersés le long de la Marelle, au point que je ne savais plus qui j''étais, où j''étais. Ce fut mon épée dans ma main qui me le rappella. Je l'ai porté si longtemps, après tout, qu'elle est devenu une partie de moi...
Enfin, alors que j'allais accéder au centre, mon passé, mon présent et mon futur se superposèrent devant mes yeux. Ce dernier montrait toutes les possibilités qui pouvait advenir, les pires comme les meilleures. Aux meilleurs, je n'y crois guère. Mais je ferais tout ce qui est en mon possible pour empêcher les pires...

Finalement, nous finîmes tous au centre de la Marelle (les autres s'étaient engagés à la suite de Evarist et moi-même). Et avec nous, se trouvait une jeune femme, entourée d'un mur de flammes bleues émanant du motif de la Marelle, et apparemment incapable de s'échapper de cette prison...





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« Modifié: octobre 18, 2017, 21:24:07 pm par vann12 »

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Arrivés au centre du motif de la Marelle, nous constatâmes que dans se trouvait un joyau rouge sang, qui pulsait à un rythme lent. Une partie du Joyau du Jugement. Et tout autour, sur son corps nu, un tracé rappelant celui qui s'étalait sur le sol.
nous nous mîmes à interroger la jeune femme. Qui était-elle ? Que faisait-elle là ? Qu'est-ce qui avait provoqué toutes ces fissures ?
Malheureusement, elle fut incapable (ou bien réticente...) de répondre à nos questions : elle ne savait qui elle était, d'où elle venait, si elle avait un nom... Tout ce qu'elle connaissant réellement se limitait à la Marelle et son dessin ; mais elle faisait aussi des rêves qui semblait englober une grande partie de ce que nous connaissions... Un événement, cependant, était arrivé depuis qu'elle s'était éveillée à la conscience : il était venu un vieillard, avec qui elle avait discuté, et qui avait tendu la main vers la pierre dans sa poitrine ; elle avait alors ressenti une vive douleur, puis perdu conscience. Une chose était sûre cependant : l'état de la Marelle était pire avant cela.
Parmi ses rêves-souvenirs, elle nous parla de celui d'un homme triste, amer, et prêt )à tout détruire, y compris ce qu'il aimait le plus au monde. Il y avait également une femme brune, très belle, heureuse, sur un bateau.
Elle nous dit que le Motif se reflétait à travers l'espace et le temps.

A cette jeune femme sans nom, nous en trouvèrent un, sur proposition de Quinlan, et elle l'adopta volontiers : désormais, elle se nommerait Rubis.

Alors que nous réfléchissions à comment sortir du tracé, Eian, Celwyn, et enfin Quinlan, disparurent soudain ! Ils avaient voulu rentrer chez eux, comme nous le dirait Rubis, et celle-ci, à moins que ce ne soit la Marelle (mais de plus en plus je pressentais qu'elle était lié par bien plus que le lieu), avait exaucé leur vœu. J'avoue que ce soudain abandon me prit quelque peu de court !
Evarist suggéra à Rubis de tenter de quitter la Marelle. Celle-ci hésitait, incertaine quant à l'effet que son départ aurait sur les lieux ; elle ne cessait de répéter qu'elle n'était pas sûre d'avoir le droit.
Mais elle finit par sauter le pas. Nous nous retrouvâmes en un instant à l'endroit d'où nous avions pénétré sur le motif. Klyde nous appris qu'entre deux et six heures s'étaient écoulés depuis que nous avions entamé le parcours de la Marelle.

Lors du trajet retour hors des souterrains, nous repassâmes devant le cachot avec des traces de griffes que nous avions vu à l'aller. A l'occasion, Rubis nous appris que des Garous avait vécu ici avant la création d'Ambre et de la Marelle. En disant cela, elle réalisa que cette connaissance était antérieure à sa propre existence, qui était lié à cette Marelle brisée. Cela sembla la troubler.
Elle nous informa qu'elle ressentait, lié au morceau de joyau dans sa poitrine, comme un manque, parfois, et une attirance ; elle serait probablement capable de localiser les autres morceaux du Joyau du Jugement !
Et par ailleurs, elle a confuse impression d'être en partie à l'origine de notre arrivée ici...

Lorsque nous émergeâmes à l'air libre, cela déclencha une frayeur superstitieuse parmi les guerriers de Dorick : il semble apparemment qu'elle corresponde à un personnage de la mythologie nommée la Dame Blanche, présage de mort. (Pourrait-il y avoir là-dedans quelque fond de vérité ? Peut-être devrions-nous nous méfier un peu plus de celle qui après tout est une inconnu ; non pas que mes compagnons, même si nous partageons apparemment des liens de parenté, soient encore beaucoup plus que ça pour moi...).

En examinant un des atouts que nous avions trouvé (celui de la salle du Trône, qui ne fonctionnait pas), Rubis fut mystérieusement capable de le restaurer. Evarist, dans un élan quelque peu téméraire, se prit à l'essayer. Et il disparut pendant plus d'une heure. Alors que nous nous interrogions, ainsi que Rubis, sur ce qu'il était devenu, il finit par apparaître, dans la salle du Trône, évanoui sur ce dernier. Après qu'il fut remis, il nous raconta ce qui s'était passé : il avait rencontré, dans une autre version d'Ambre, un enfant d'environ douze ans, qui portait sous des vêtements étrange ce qui semblait être un deuxième fragment du Joyau du Jugement. Il était très pressé, et après avoir sorti de sa poche une gigantesque montre qui ne pouvait absolument pas y tenir, il renvoya Evarist là où nous l'avions retrouvé d'une manière assez cavalière...
Rubis reconnut dans la description que nous fit Evarist le personnage de Dworkin, le conseiller royal. Elle l'avait vu dans ses rêves. Mais son apparence ne correspondait pas à ce que nous avions pu en voir dans nos propres rêves...
Il restait donc à trouver le dernier fragment du Joyau. Malheureusement, d'après Rubis, celui-ci était beaucoup moins accessible et beaucoup plus loin... sans beaucoup plus de précision.
Nous décidâmes donc, comme la nuit approchait, de la passer à nouveau dans les écuries.

Le lendemain matin, après une collation où Rubis fit montre d'un appétit peu commun, un tremblement de terre se fit sentir. Il semblait provenir des entrailles de la montagne. En hâte, nous nous remîmes en route vers les sous-sols et la salle de la Marelle. C'est le moment que choisit Quinlan pour réapparaître. Je crois qu'il comprit que je n'avais pas vraiment apprécier son départ dans dire un mot. Ce type est véritablement louche (mais n'oublions pas les autres).
Un deuxième séisme nous fit encore hâter le pas. Pour ma part, je m'élançais sans attendre les autres.
En bas, je découvris le premier une nouvelle fissure sur le tracé de la Marelle. Apparemment, le départ de Rubis de son centre avait tout de même eut des conséquences.
Evarist et Roderick se rapprochèrent des murs ; je les fréquentais depuis assez longtemps pour comprendre qu'ils tentaient tous les deux de stabiliser la zone et la Marelle. Rubis, en me demandant instamment de ne pas les déranger, confirma ce fait. De son côté, elle s'approcha du tracé et posa la main dessus, ce qui l’enveloppa aussitôt de flammes bleues comme celle qui l'encerclait lorsqu'elle se tenait au centre du tracé.
Ceci continua pendant un moment qui me sembla une éternité ; puis, presque soudainement, la fissure se résorba et Rubis tomba inconsciente là où elle s'était tenu.

Après ce moment de tension, nous nous reposâmes quelques instants, seulement pour nous rendre compte que nous ne savions guère comment agir : nous étions quelque peu dépassés par les événements.
En discutant avec Quinlan, notamment au sujet de son départ inopiné, il lâcha au détour d'une phrase qu'il possédait un atout de Dworkin, et qu'il l'avait même déjà contacté. Comme si nous avions besoin d'une raison de plus pour ne pas lui faire confiance, voilà maintenant qu'il fait de la rétention d'information !
Malgré ce ... désaccord, nous finîmes par nous entendre pour contacter Dworkin. La conversation fut fructueuse : nous apprîmes que celui qui avait brisé le Joyau du Jugement, et fait alliance avec des puissances de l'Abysse, était Merlin, roi du Chaos, le fils de Corwin, qui était mentionné dans les notes du roi Random. Et la troisième partie du Joyau semblait se trouver au-delà de la réalité sous l'influence de la Marelle. Celle-ci avait le pouvoir de nous emporter partout dans son domaine, mais pas nécessairement au-delà...
Dworkin nous appris également qu'il pouvait maintenir la stabilité de la Marelle même en l'absence de Rubis ; c'était d'ailleurs ce à quoi il s'employait. Nous eûmes également droit, grâce à l’insatiable curiosité d'Evarist, à tout un tas de détails que je n'oserais qualifier d'ésotériques, mais qui néanmoins manquait d'utilité pour notre situation actuelle ; par exemple, qu'il exemple plusieurs motifs différents (la Marelle d'Ambre, celle de Tir Na Nog, celle de Rebma, celle de Dworkin, celle de Corwin, deux motifs dans les Cours du Chaos, le Labyrinthe, motif des rêves, le Sceau, dans l'Abysse, ainsi qu'un dixième dont Dworkin n'arrivait pas à retrouver le nom).
Il nous raconta également ce qui se passerait en réunissant les trois morceaux du Joyau du Jugement : une sorte de "réinitialisation de la réalité".

Il nous restait donc à partir en quête du troisième fragment...

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**Séance 7**

Sur les directions de Rubis, nous empruntâmes de nouveau la Marelle, afin de nous rendre là où ses visions suggéraient que nous pourrions trouver le troisième fragment du Joyau.

Nous nous retrouvâmes dans une terre aride, un désert. L'arbre du Soleil semblait mort, et Roderick tenta d'en recueillir une graine.
Rubis partit dans une direction, et nous la suivîmes.  Alors que nous marchions, autour de nous, le paysage changeait, plus rapidement qu'il n'aurait dû. Apparemment, nous nous déplacions dans les Ombres...
Une petite bourgade apparut. Rien d'inhabituel. Mais après quelques temps à tenter de nous renseigner, nous sentîmes soudain souffler un vent de panique sur le patelin. La source en était une sorte de reptile, gigantesque, qui faisait un carnage. Et qui était monté, par un homme habillé tout de noir. Sur le saurien, était peint un symbole d'aigle noir, émaillé de rouge et de blanc.
Cet individu n'avait pas l'air très sympathique. Aussi, nous entreprîmes de le capturer. Il apparut que le reptile était en fait une sorte de machine, que son cavalier contrôlait à l'aide d'un assortiment de manette et de bouton.
Ce dernier nous apprit qu'il faisait parti du Saint d'Empire d'Arthurus, et qu'il menait des exercices. Sur des civils. Cela va sans dire, les méthodes de cet Empereur qui lâchait ses troupes sur la population me restaient en travers de la gorge.

Cependant, nous apprîmes quelque chose d'importance. L'empereur, Arthurus, possédait un rubis. Serait-ce notre fragment du Joyau ?

Quittant le théâtre des opérations pour planifier la suite, nous nous éloignâmes de deux ombres pour établir un camp de base, avant de décider de la suite.
Evarist fit venir les cinq gardes du corps que lui avait gagné ses succès aux épreuves de Dorrick, afin d'assurer nos arrières.

Nous décidâmes de nous rendre en ville. Et il se trouva que ce jour-là, se tenait une parade impériale, où l'empereur Arthurus devait paraitre pour saluer la foule. L'occasion idéale de l'apercevoir et d'éventuellement confirmer nos soupçons. Nous nous mîmes donc en position sur le trajet du défilé.

Alors que le cortège s'approchait, un sentiment curieux m'envahit. Cet Arthur ne pouvait pas être le même que le responsable des massacres que nous avions constater. Après tout, cet homme était visiblement un souverain avisé, juste et équitable. Et par conséquent, il devait pouvoir nous aider dans notre mission ! Je n'hésitais guère, et fendit la foule pour me précipiter au devant de la voiture d'Arthur. Celui, bien qu'il semblât un peu surpris (et qui l'en blâmerait) m'écouta patiemment lui dire notre quête et nos objectifs, et m'invita ensuite à me joindre à lui, avec mes compagnons, pour un festin qu'il donnait en son palais le lendemain. J'acceptais bien sûr avec joie.

Après cela, et notre retour au camp, Quinlan et Cendre semblait catastrophés ; Evarist quant à lui partageait mon juste enthousiasme. Avec le recul... Il est vrai que mon comportement avait été quelque peu étrange... Je me promis de prendre quelques précautions pour le festin.

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*Séance 8*

Rubis nous apprit que le garder le Motif à l'esprit pourrait peut-être nous protéger contre des influences extérieures, comme peut-être, celle qu'Arthurus exerçait sur Evaris et moi. Plusieurs heures avait passé, et je commençais effectivement à trouver mon comportement véritablement suspect.
Nous nous entrainâmes donc à conserver le Motif en nous tout en nous entraînant. Quinlan, quant à lui, poussa visiblement plus loin son exploration de ce nouveau pouvoir tant et si bien qu'il resta absent, le regard perdu, pendant un bon moment. Cet homme ne sait jamais quand s'arrêter.

Le lendemain, nous nous présentâmes au palais d'Arthurus, armes dissimulés et prêts à convoquer le Motif en notre esprit. L'endroit, outre des gardes omniprésents, était plein de runes et de magie diverses (un autre des avantages que nous conférait le Motif, une vision des effets magiques). Et également d'un faste extravagant. Nous entrâmes et furent accueillis par Arthur et son épouse Morgana. Il ne pouvait y avoir de doute, cet homme n'était pas un manipulateur, mais bien notre bienfaiteur à venir. Il nous présenta son père, Merlin. Mais le vieillard, qui avait l'air de s'ennuyer ferme, n'avait rien de commun avec l'homme représenté sur l'Atout du roi du Chaos. Serait-ce une simple coïncidence ? Cela m'étonnerait. D'autant plus qu'Arthur, Morgana et Merlin exhalait tous trois la même aura bleuté que nous avions remarqué sur nous lorsque nous gardions le Motif à l'esprit. Ils avaient du sang d'Ambre. À notre table, se trouvait également les seigneurs Perceval, Lancelot et Taradevac, et Armand de la Tour, et le seigneur Elias ; tous visiblement de personnalités de l'empire. Nous débutames le repas, et tandis que Merlin tentait de flirter avec Rubis et qu'Evaris faisait de même avec Morgana, je discutais avec Arthur. Je tentais de lui expliquer plus en détail le but de notre mission, mais Roderick, qui suivaiy notre conversation, rajoutait ses explications a grands renforts de mimiques et de gestes peu compréhensibles... Nous avons déjà du mal à le comprendre en temps normal, mais là, il embrouilla totalement la conversation, si bien qu'Arthur finit par orienter la discussion sur des sujets plus légers.

Après deux plats bien copieux, il y eut un "entracte", et la plupart des convives se levèrent pour aller discuter, se promener, ou fumer (leur pipes étaient bien courtes, cependant...). Puis Arthur se dirigea vers le balcon.
Mais soudain, le sol trembla, précipitant à terre quelques verres et certaines dames chaussées de trop instable façon.
Arthur, par le balcon, regardait un point à l'horizon. En suivant son regard, nous découvrîmes une sorte de nuage noir, au sein duquel se mouvait des formes, comme de gigantesques oiseaux noirs. Arthur nous assura qu'il n'y avait pas là matière à inquiétude, et partit avec son épouse, ses chevaliers et son père pour s'occuper de ce léger inconvénient.

Quinlan et Roderick, saisissant l'occasion, se mirent à la recherche du fragment du Joyau. J'avais un peu perdu de vue cela, mais je les accompagnais. En aidant Rubis à amplifier sa perception, ils furent capable de déterminer que le fragment se trouvait à une cinquantaine de kilomètres, au pied d'une montagne. Et par ailleurs, Quinlan pensait avoir perçu un pièce "intéressante" dans le bâtiment. J'étais partisan de chercher Evarist, que nous avions perdu de vue, mais faute de savoir où le chercher, nous nous dirigeâmes vers la source de l'"intérêt".
Il s'agissait en fait d'une porte dans les caves, dissimulant un tunnel visiblement très long. Il semblait possible qu'il mène à la montagne.

Evarist nous rejoignit alors. Il possède semble-t-il des affinités qui lui permettent de nous localiser dans la pierre...
Lui et Rubis furent capable de nous transporter très rapidement sur place. Là se trouvait une grotte baignée dans une brume écarlate. Le fragment du Joyau devait être là.
Dans la grotte, la brume, poisseuse, épaisse, nous collait à la peau, nous emplissait les poumons comme du sang ; elle en avait l'odeur et le goût.

À l'entrée nous tombâmes sur un improbable lapin blanc. La minuscule boule de poil faisait un peu tâche dans le décor, jusqu'à ce qu'elle ouvre une gueule révélant des crocs absolument disproportionnés. Visiblement c'était là l'étrange gardien du lieu. Je m'élançais, mais la bête fut plus rapide que moi, et emporta dans sa gueule une large bouchée de mon avant-bras droit. Quinlan le foudroya, il ralentit ; puis je m'élançai à nouveau, récupérai ma lame tombé à terre, et, avec l'aide du Motif, fut capable de lire le bond de la bête, et de lui ôter un quart du corps. Après cela, il était bien moins vif, et je l'achevai. Aussitôt son dernier souffle expiré, du fond de la grotte monta un rugissement de fureur qui ne pouvait provenir que d'une créature gigantesque.

Et dans le même temps, derrière nous apparut Merlin le vieillard, courroucé, et qui nous ordonna de sortir de là "où nous n'avions pas été invité". Je lui aurais bien détaché la tête du coup, à ce viel épouvantail, mais nous étions quelque peu amoché.. Nous choisîmes la prudence.
Rubis avait été traumatisé par l'entité à l'origine du rugissement. Celle-ci, semble-t-il, était équivalente en puissance au Joyau lui-même, ou à son fragment. Celui-ci aurait-il pris vie d'une certaine façon ?

Par ailleurs, la ville semblait toujours sous l'assaut de... dragons ?! C'était là l'occasion de gagner les faveurs d'Arthur. Peut-être pourrait-il nous aider à accéder au fragment ? Evarist nous transporta une fois de plus.

Sur place se livrait une bataille féroce. Au sol, Arthur livrait un combat dantesque avec une créature à la peau écailleuse, presque reptilienne. Merlin était blessé, et trainé à l'écart par Morgana. Et dans le ciel, six dragons restaient.

Evarist invoqua trois barques flottantes, dans lesquelles moi et ses hommes prirent place, pour partir a l'assaut des dragons. Rubis s'élèva aussi dans le ciel grâce à l'aide de Quinlan. Elle fonça comme un météore et traversa littéralement un dragon, le faisant exploser. Je profitai de la confusion momentanée pour en occire un second, en séparant sa tête de son cou dans une manœuvre acrobatique entre deux barques. Les quatre restant nous prirent pour cible, et Evarist nous fit plonger vers le sol à vive allure ; Rubis quant à elle, épuisée par son exploit, tomba inconsciente et fit une chute vertigineuse, mais apparemment sans mal.
Au sol, nous tuâmes deux autres dragons. Pendant ce temps-là, Arthur avait été blessé par son adversaire, et c'est Lancelot qui le maintenait en respect.
Mais à cet instant, l'homme-dragon rompit le combat en déclarant que sa mission ici était terminé. Paroles de mauvaises augures...
Mais tout bien pesé, nous avions sauvé la situation, et Arthur nous était redevable...

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Partie 28/08/18

L'île aux Pommiers

Après une escapade au monde des morts, dont nous ramenons Crystal, présumé fille (?) de Merlin, plus ou moins vivante, nous tentons d'atteindre la Marelle de Corwin pour raffermir sa réalité (celle de Crystal)


Après avoir franchi la Marelle du monde des morts, suivi par Roderick, Crystal, Quinlan et Evarist, je lui demandais de m'envoyer sur l'île aux Pommiers.
Je me retrouvais sur une plage, bordé d'une épaisse forêt. Je patientais quelque temps, en attendant que mes compagnons me rejoignent.
Mais au bout d'une quinzaine de minutes, il n'y avait toujours aucun signe d'eux. Pour une raison inconnue, il n'avait pas pu le suivre... Ou peut-être étaient-ils ailleurs sur l'île. Je grimpais au sommet d'un arbre à l'orée de la forêt pour reconnaître les environs. Une grande tour se dressait, à quelques heures de marche à vue de nez. Elle était surmonté d'un nuage sombre et orageux, et semblait bien trop fine pour être le résultat d'une architecture naturelle. Il y avait de la magie dans l'air.

Faute d'autres destinations, je me mis en route vers la tour ; si mes camarades étaient eux aussi arrivés sur l'île, j'espérais qu'ils eussent la même idée et se dirigeassent vers le point de repère le plus évident.

Je finis par tomber sur mes compagnons après un peu plus d'une heure.
Evarist, Quinlan et Roderick (qui était revenu à son mutisme habituel) avait chacun usé de leur magie pour chercher une route vers la Marelle que nous venions chercher ici, et elles convergaient vers la tour.

Quelques heures plus tard, nous arrivâmes au pied de celle-ci. À travers ses fenêtres, nous pouvions voir un escalier monter vers le sommet. La porte qui se trouvait au pied de la tour, cependant, était scellé.
J'escaladai la façade pour atteindre une fenêtre trois mètre au-dessus du sol, dans l'intention de redescendre pour ouvrir la porte de l'intérieur pour faire entrer les autres.
Mais en me laissant tomber à l'intérieur du bâtiment sur les marches de l'escalier, je fus soudain dans une autre pièce et bien plus haut !
Il n'y avait pas de fenêtre, et pourtant une lumière ambiante, et des arbres et lianes dans toutes la pièce. À trois mètres au-dessus du sol, j'eus le temps d'ajuster ma réception et de sortir deux dagues avant d'atterrir sans dommages.

La pièce était sans issue apparente et remplie de diverses plantes, ainsi que de grandes fleurs à l'aspect humanoïde, dotées d'un visage et d'un semblant de bras. Pour l'instant, elles semblaient assoupies.
J'examinai silencieusement la pièce en cherchant une issue derrière la végétation. Il y avait une porte sur l'un des murs, recouverte de lianes et de lierre. Je sortis mon épée pour la dégager, tout en surveillant la réaction des fleurs. Aussitôt mon débroussaillage commencé, elle ne se fit pas attendre, et les fleurs convergèrent vers moi avec des bruits colériques et en m'envoyant des piquants. Cela me ralentit quelque peu.

Pendant ce temps, mes compagnons s'impatientaient. Roderick et Quinlan finirent par passer eux aussi par la fenêtre, alors que je finissais d'ouvrir la porte et de régler son compte à la dernière plante.
Mais Evarist et Crystal ne nous rejoignaient pas. Roderick tenta de ressortir en utilisant les arbres de la pièce comme transport, mais sa capacité était inopérante. Nous avançâmes dans le couloir sombre qui s'ouvrait devant nous, espérant que les deux autres nous rejoindraient plus tard.
La pièce suivante semblait vide, mais abritait finalement plusieurs espèces de démon d'eau, auxquels je réglai rapidement leur compte. Il y eut ensuite un gouffre d'une dizaine de mètres de long, que nous réussîmes tous les trois à franchir. Mais juste après mon passage le gouffre fut soudain rempli par une colonne de feu. Nous ne repasserions pas par là, visiblement, et Evarist aurait du mal à bous rejoindre par ce chemin...
Nous débouchâmes sur un autre escalier, beaucoup plus resserré celui-ci. Roderick suggéra que nous descendions - jusqu'à présent, nous avions toujours trouvé les Marelles dans les profondeurs...
Mais il semblait en descendant que nous repassions toujours devant la même porte et le même couloir, avec la colonne de feu au fond. Quelque peu agacé, je tentais de nous ménager une sortie en découpant le mur à l'épée.
Cela ne fut visiblement pas du goût de la tour. Aussitôt, elle se mit à trembler et à tanguer, tandis que des pierres chutaient autour de nous. Nous n'hésitâmes pas longtemps avant de remonter en quatrième vitesse.

Nous émergeâmes sur une pièce circulaire ouverte, entouré par douze piliers. Nous devions être environ au niveau du nuage. Devant nous, un individu en robe s'agitait frénétiquement dans une incantation magique. Je tentai de m'assurer de lui, mais en fut empêché par mes compagnons ; du moins jusqu'à ce qu'il ait fini son incantation, qui avait apparemment pour but de stabiliser la tour.

Je m'emparai alors de lui. Le mage, "le Grand Arcaniste Ézéchiel", était apparemment missioné par Corwin pour garder cette tour et les passages qui se trouvaient entre les piliers. L'ascension de la tour avait constitué notre première épreuve, et il pouvait nous mener à la seconde, au terme de laquelle nous pourrions parcourir la Marelle de Corwin.
Son discours me sembla entièrement raisonnable. Mais je compris plus tard que j'avais été sous l'emprise d'une Compulsion... Je dois vraiment travailler ma discipline mentale...
Evarist et Crystal nous rejoignîmes ensuite par la voie des airs, sur l'une de ces barges qu'il capable de faire voler. Ce pouvoir au moins semblait toujours fonctionner. Il était accompagné d'une étrange golem qu'il présenta comme "un ami".
Après quelques discussions, au cours desquelles notre hôte nous donna le récit - quelque peu lénifiant - de la garde qu'il monte ici pour l'éternité, soit disant, et des rares passages qu'ils notent dans son grimoire complètement surdimensionné, il nous dirigea vers l'un des passages entre les piliers, qui nous mènerait à la seconde épreuve et à la Marelle.
Nous arrivâmes dans un jardin ou des jeunes femmes vêtu de drapés blancs cueillaient des pommes dorées. Selon leurs dires, celle-ci recelaient la Connaissance. L'une d'elles nous proposa de goûter ces pommes.
Evarist, Roderick puis Quinlan acceptèrent ! À croire parfois que je sois le seul doté d'un zeste de prudence !
Et je fis bien de m'abstenir, puisque non seulement ils furent saisi d'une étrange transe, mais les femmes qui nous entouraient se révélèrent être effectivement les Amazones qui gardait la Marelle de Corwin. Crystal et moi, n'ayant pas touché aux pommes, avions réussi l'épreuve ; et nous étions libre de continuer. Mais les trois autres y avait échoué, et les lances indiquaient clairement qu'on ne les laisserait pas partir facilement.
Cependant, après quelques discussions - tendues - avec les Amazones, ils n'étaient pas en danger immédiat. Ils devraient se racheter, sans plus de précision.
Le but de l'expédition étant avant tout de faire franchir à Crystal la Marelle, nous décidâmes que je l'y accompagnerais seul, et que nous nous retrouverions ensuite.

Nous laissâmes donc Evarist, Quinlan et Roderick pour nous engager sur le chemin que nous désignaient les Amazones. Nous ne tardîmes pas à arriver devant un grand frêne, si fascinant que je faillis, en m'avançant vers lui, poser le pied sur le tracé qui entourait ses racines. Mais Crystal, heureusement, me retint.
Nous nous engageâmes sur la Marelle de Corwin, moi devant, ouvrant la voix entraînant Crystal à ma suite.
C'était de loin le plus dur des Motifs que j'avais eu à franchir jusqu'à maintenant. Et plusieurs fois, je sentis derrière moi la volonté de Crystal fléchir. Mais il était absolument hors de question qu'elle abandonne maintenant ; je ne le permettrai pas !
Pendant la traversée, je sentis que ce Motif était lié, reflété par trois autres, dont celui du monde des morts, et leur emplacement.

Et finalement, nous atteignîmes les pieds de ce grand frêne...
« Modifié: juillet 24, 2018, 00:51:57 am par vann12 »

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Partie 14/04


La Marelle restaurée


Crystal poignardée par une arme ténébreuse et laissée pour morte mais soignée par Roderick, Rubis kidnappée ; nous nous lançons à la poursuite de Dworkin...


La situation n'était pas des plus idéales, mais il nous fallait faire avec. Alors que nous réfléchissions à la marche à suivre, Nouj apparut de nulle part au milieu du château de New Avallon. Je ne fais toujours pas confiance à ce personnage, et il faut dire que ces manières étranges n'arrange rien... Mais pour l'instant, il fait route avec nous, et semble coopérer ; il est probablement lui aussi du sang d'Ambre...

Pour décider de la suite de notre action, nous commençâmes par examiner la dague qui avait servi à poignarder Crystal ; Quinlan l'avait conservée. Nouj demanda à la toucher ; ce faisant, il se transforma (involontairement, visiblement) en sorte de démon cornu. Mais il ne nous appris rien de plus : c'était bien Dworkin qui avait enlevé Rubis.
Evarist ayant également disparu, nous partîmes d'abord pour le camp de Gunnar et ses sbires, situé peu loin en Ombre ; ce dernier possédait un atout de notre compagnon.
Mais lorsque nous tentâmes d'utiliser celui-ci pour contacter Evarist, la carte devînt chaud, au point qu'insister la réduisit en cendres. Suite à cet échec, Gunnar décida de nous accompagner vers notre prochaine destination, le palais d'Ambre ; nous espérions y trouver la trace de Dworkin.
Quinlan avait toujours son croquis de la cathédrale d'Ambre, et nous l'utilisâmes pour nous y rendre aussitôt.

Les ruines et les lianes avait repris possession des lieux depuis notre dernier passage, mais nous ne nous attardâmes pas. Une fois arrivés dans le hall du palais, Nouj suggéra d'utiliser la dague de ténèbres pour retrouver Dworkin. Mais cela me donna une autre idée : plutôt que de retrouver Dworkin, tenter de retrouver Rubis grâce au fragment du Joyau du Jugement que nous avions récupéré. Elle semblait y être liée et pouvoir trouver la direction grâce à celui dans sa poitrine, et l'inverse était peut-être vrai...

Je sortis donc le fragment de son étui pour me concentrer dessus. Bientôt, tout autour de moi fut comme voilé de rouge, et je distinguais un Motif. Semblable à d'autres que j'avais déjà rencontré, mais différent... par certains aspects. Je n'en dirais pas plus, mais en en faisant usage, je fus capable de tracer une route, vers Rubis.
Je sentis que mes compagnons s'était engagé derrière moi, et à cette occasion, j'appris plusieurs choses, notamment sur Nouj.

Je débouchais bientôt sur un plateau qui aurait pu être le Kolvir décapité. Là, près d'encore une autre Marelle, se tenait Dworkin le Jeune, tenant dans sa main deux fragments du joyau, ruisselants de sang ; et à ses pieds, Rubis, inconsciente ou morte.
Dés que j'émergeais de la sorte de passage qui m'avait mené jusque là, le fragment de joyau que je tenais commença à m'échapper des mains et se diriger vers les deux autres. Je n'attendis pas que Dworkin finisse son œuvre : en enlevant Rubis et poignardant Crystal, il s'était déclaré notre ennemi.

Je courus donc l'épée au clair, tentant toujours de retenir le joyau dans ma main. Mais Dworkin perçut ma présence, et m'intima, par une injonction, de m'arrêter. Mes jambes refusait d'avancer, alors que le sorcier commençait à se métamorphoser en dragon, qu'il achevait la fusion des pierres et que mes compagnons commençait à émerger à ma suite du passage. Je tentais de lancer la dague de ténèbres sur Dworkin, mais elle n'eut aucun effet sur lui, disparaissant simplement dans sa chair.

Je distinguais du coin de l’œil Quinlan commencer à lancer des éclairs sur le dragon et Roderick incanter quelque chose ; quant à moi, en désespoir de cause, je tentais de réutiliser le motif qui m'avait permis de venir jusqu'ici. Et cela marcha au-delà de toute attente. Je me retrouvais entre Rubis et le dragon, sous la patte de ce dernier qui tenait le Joyau reforgé. Avant qu'il puisse réagir, je prenais appui sur son membre inférieur, Vague trancha, et la griffe vola. Je la rattrapais, toujours serré autour du Joyau.
J'étais maintenant face à un dragon enragé, et en train d'incanter quelque chose de visiblement... très très dangereux. Je tentais de passer sous le dragon, mais il balaya de sa queue le sol pour m'envoyer vers la Marelle. Je saisis la griffe entre mes dents pour pouvoir planter mon épée et clouer cette queue au sol, et c'est alors que je perdis conscience en sentant le sang de Dworkin couler dans ma bouche.

Roderick (assisté de Crystal, car il est toujours aussi peu causant) me raconta la suite. Alors que Dworkin devenait fou de rage, envoyant d'un souffle Quinlan on ne sait où, il réussit à l'aveugler d'un flash et ce fût la flèche de Crystal qui sonna son trépas.

Je revins à moi alors que nous étions interpellé par une voix féminine. Une femme rousse, que nous avions déjà vu sur les représentations des Ambriens, se présenta à nous comme notre tante Fiona. Selon ses dires, l'ancien Dworkin (le dragon était un reflet ? Un clone ? Venu d'un autre cycle ?) l'avait chargé de garder cette Marelle primitive qui se trouvait là. Et maintenant que nous avions tué Dworkin, il fallait que nous restaurions la Marelle nous-mêmes. Selon elle, quatre d'entre nous était à même d'accomplir cette tâche, qui nécessitait d'avoir parcouru un Motif 'Primordiale' : Nouj, Crystal, moi-même et enfin Fiona elle-même. Il fallait par ailleurs du sang d'un être lié à la Marelle ; et celui de Rubis semblait être le plus puissant, toujours selon Fiona.

La nuit porte conseil. Aussi nous attendîmes le lendemain.

Au matin, Rubis était réveillé, et apparemment remise, et accepta de donner son sang pour réparer la Marelle. Ce serait donc moi et Crystal qui réparerait le tracé, tandis que les autres se tiendraient au centre.

Ce fut une expérience éprouvante, mais nous sortîmes victorieux. Alors que Crystal et moi nous écroulions au centre du nouveau tracé, la Marelle s'enflamma d'une onde bleu qui partit bientôt en 'vagues de réalité' dans toutes les directions.

Alors que le calme retombait, Rubis s'allongea au centre de la Marelle, comme frappé d'une torpeur. Et puis, sous nos yeux, son corps se désagrégea en poussières tourbillonnantes, qui elles-mêmes devînrent un escalier spectral en colimaçon...
« Modifié: avril 17, 2019, 14:44:40 pm par vann12 »

Hors ligne Moona

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Petite précision : Crystal fut soignée par Roderic et donc allait mieux lorsque vous avez voyagé jusqu'à Ambre.
Deuxième chose : Rubis s'allongea au centre du centre de la Marelle, comme épuisée... s'endormit pour l'éternité. Elle se désintégra, ses 'cendres' s'envolant en tourbillon vers les cieux, formant des ainsi l'escalier spectral en forme de colimaçon.

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